Sciences humaines & sociales

  • Une revue qui se donne pour mission de démocratiser les savoirs universitaires et militants pour déconstruire le patriarcat et donner à chacun des moyens d'émancipation au quotidien. Le premier numéro est consacré à la question du genre, sur la manière dont on devient un garçon ou une fille, sur la transition de genre ou encore l'aspect politique de la naissance.

  • Flic

    Valentin Gendrot

    Que se passe-t-il derrière les murs d'un commissariat??

    Pour répondre à cette question, Valentin Gendrot a mis sa vie entre parenthèses. Il a suivi la formation de l'école de police de Saint-Malo et a fini par atteindre son objectif : devenir policier dans un quartier populaire parisien.

    Durant six mois, Valentin a intégré le commissariat du 19e arrondissement de Paris. Une arme à la ceinture, le journaliste sous couverture a rejoint une brigade dont certains membres tutoient, insultent et distribuent régulièrement des coups à des jeunes hommes noirs et arabes qu'ils surnomment «les bâtards».

    Valentin Gendrot ne cache rien. Il relate la précarité des conditions de travail, le suicide d'un collègue du commissariat survenu lors de son immersion, mais aussi les propos racistes émis par des agents de l'Etat, les bavures, la violence. Il raconte, en détail, comment il assiste au tabassage d'un adolescent noir par un collègue policier. Alors que le jeune homme de 16 ans a porté plainte pour violences policières, Valentin découvre, de l'intérieur, comment sa brigade étouffe l'affaire.

    Cette infiltration unique nous délivre les secrets que seuls les policiers partagent ; Valentin Gendrot nous ouvre l'antichambre où personne n'est jamais entré.

  • "Attention, lecture addictive ! On n'envoie pas impunément la balle de l'actualité à une philo-sophe véloce comme Adèle Van Reeth. Elle vous la renvoie avec une puissance et une érudition jamais dénuée de fantaisie, qui chaque fois vous emportent et vous emplissent de gratitude autant que de gai savoir. On n'imaginait pas - même si on s'en doutait un peu, à la longue... - qu'en la mettant au défi de philosopher sur, dans le désordre, le sport, les jeunes, les femmes, le pétrole, l'opinion ou encore ces fous d'Anglais ou cette étrange madame Merkel, qu'elle nous saisirait chaque fois par tant de profondeur [...
    ] Maintenant, bon voyage, Adèle Van Reeth a de bonnes nouvelles pour nous. Avant que d'apprendre à mourir, les philosophes nous aident à vivre." Eric Fottorino Directeur de l'hebdomadaire Le 1 Productrice et animatrice des Chemins de la philosophie sur France Culture, Adèle Van Reeth est philosophe. Elle anime également D'Art d'Art sur France 2. Elle est notamment l'auteure de La vie ordinaire (Gallimard, 2020).

  • Blues et féminisme noir

    Angela Davis

    Blues et féminisme noir s'intéresse à trois chanteuses de blues qui incarnent les racines et l'identité de la culture musicale noire américaine : Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith et Billie Holiday. Angela Davis, universitaire et féministe, analyse les paroles des chansons pour en extraire la substance revendicative :
    Autonomie - qu'elle soit sexuelle, géographique ou financière - et égalité - de sexe et de race. En croisant contexte historique, social et politique de cette époque, qui va des années 1920 aux années 1940, elle démontre que sous des aspects sous-culturels véhiculés par la culture dominante, le blues reste « la » musique de l'émancipation, des Noirs et, plus encore, des femmes noires.

  • En plus d'e^tre fe´ministe, celle qui a invente´ la Journe´e internationale des femmes, ce´le´bre´e tous les 8mars, e´tait aussi re´volutionnaire, pacifiste et antifasciste, de´pute´e pendant treize ans et amie fide`le de Rosa Luxemburg. Ce livre, coordonne´ et introduit par la journaliste Florence Herve´, rassemble des lettres, des discours et des textes the´oriques, une biographie et des portraits par diffe´rents auteurs de celle qui voulait se battre « partout ou` il y a de la vie».

  • En 1969, à Boston (États-Unis), des femmes commencent à diffuser sous forme de brochures leurs échanges sur la sexualité, la santé et le corps. Devenu un manuel politique et féministe, "Our Bodies, Ourselves" est publié en 1973. Il sera traduit ou adapté dans 35 langues, y compris le français, en 1977, chez Albin Michel. Et vendu à plus de 4 millions d'exemplaires.
    Ce guide couvre toutes les étapes de la vie des femmes, de l'enfance à la vieillesse, en abordant la puberté, la contraception, l'accouchement, l'avortement, la ménopause, mais aussi les violences auxquelles les femmes sont exposées et comment y répondre. Construit à partir de très nombreux groupes de parole et entretiens, il donne à entendre les voix des femmes et fournit de nombreuses informations scientifiques et médicales.

  • L'Oracle féministe est composé de 50 cartes et d'un livret d'accompagnement. 50 femmes icôniques, choisies pour leur parcours hors du commun ou leur engagement, sont ainsi mises à l'honneur. Elles livrents chacune, sur la carte qui leur est consacrée, des prévisions ou des conseils dans trois domaines : travail, société, bien-être. Ces conseils sont tirés de leur vie et de leur pensée, développées dans le livret d'accompagnement.
    La sélection met à l'honneur quelques figures historiques et beaucoup de contemporaines, dans les domaines de la politique, du sport, de l'art, du militantisme... Des femmes de tous les continents sont représentées.

  • En faisant du capitalisme patriarcal le dénominateur commun de l'oppression des femmes et de l'exploitation de la planète, Françoise d'Eaubonne offre de nouvelles perspectives au mouvement féministe et à la lutte écologiste. Pour empêcher l'assassinat généralisé du vivant, il n'y a aucune alternative sinon l'écoféminisme. C'est le féminisme ou la mort. Longtemps inaccessible, ce texte devenu référence est introduit par deux chercheuses et militantes.
    A l'aune de leur engagements et d'une lecture croisée de ce manifeste visionnaire, Myriam Bahaffou et Julie Gorecki soulignent les ambiguïtés de ce courant en pleine résurgence et nous proposent des pistes pour bâtir un écoféminisme résolument radical, intersectionnel et décolonial.

  • Depuis la Seconde Guerre mondiale, le «réfugié» préfère en général l'appellation de «nouvel arrivant» ou d'«immigré», pour marquer un choix, afficher un optimisme hors pair vis-à-vis de sa nouvelle patrie. Il faut oublier le passé : sa langue, son métier ou, en l'occurrence, l'horreur des camps. Elle-même exilée aux États-Unis au moment où elle écrit ces lignes dans la langue de son pays d'adoption, Hannah Arendt exprime avec clarté la difficulté à évoquer ce passé tout récent, ce qui serait faire preuve d'un pessimisme inapproprié.
    Pas d'histoires d'enfance ou de fantômes donc, mais le regard rivé sur l'avenir. Mais aux yeux de ces optimistes affichés, la mort paraît bien plus douce que toutes les horreurs qu'ils ont traversées. Comme une garantie de liberté humaine.

  • «Tiens, voilà du boudin...» ; «Vous êtes un aberration de la nature.» Voilà le genre de phrase que Gabrielle, 36 ans, 140 kg pour 1,54m, entend quotidiennement sur son passage. Après vingt ans d'humiliations, elle a envisagé deux possibilités : s'armer d'un revolver ou d'un stylo. Elle a préféré s'en tenir à la seconde option.
    Gabrielle reconstruit son parcours au fil d'une double enquête. Elle retrace sans tabou son histoire personnelle. En parallèle, elle dresse un réquisitoire contre l'attitude des institutions - éducation, travail, santé - envers les personnes obèses. Pour enquêter depuis son propre corps, l'auteure débute une procédure de chirurgie bariatrique.
    Avec ce livre, Gabrielle Deydier interroge le rapport que notre société entretient au corps des femmes.

  • "Le texte que l'on va lire permet de donner une assise solide à ce qui pourrait n'apparaître que comme des affirmations sans fondement. Il apporte la preuve scientifique que la crise sanitaire a révélé et exacerbé des inégalités sociales trop souvent invisibilisées. Il constitue un travail de première importance qui fera sans aucun doute date, comme la publication de La misère du monde de Pierre Bourdieu en 1993 avait fait date, en révélant au public les fractures à l'oeuvre dans la société française".
    Dominique Méda Anne Lambert et Joanie Cayouette-Remblière, sociologues à l'Ined, codirectrices de l'unité de recherche List (Logement, inégalités spatiales et ¬trajectoires) et responsables de l'enquête Coconel "Logement et Conditions de vie" , ont dirigé cet ouvrage.

  • "On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, parangon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.
    Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.
    Nul doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés.

  • Cette Invitation à philosopher , un peu à la manière d'une invitation au voyage, s'adresse à ceux qui ont aperçu les contrées de la philosophie sans jamais y accoster, et qui peuvent alors éprouver cette « nostalgie du pays qu'on ignore », comme l'écrit Baudelaire. Elle veut simplement être une incitation à s'embarquer, à visiter non pas le pays tout entier, mais à y faire quelques incursions et tâter le terrain.
    En donnant à réfléchir à partir d'expériences ordinaires et de sentiments communément éprouvés, elle propose un certain dépaysement, en une dizaine de chapitres comme autant de destinations possibles. Les dix textes rassemblés dans cet ouvrage ont initialement été publiés dans la collection « Philo ado » aux éditions Rue de l'échiquier.
    Conçus d'abord pour être lus à partir de 14 ans, ces livres ont aussi su toucher un public adulte, désireux d'aborder la philosophie ou de renouer avec elle. Le souci premier d'allier clarté et simplicité, rigueur et accessibilité, explique le choix des thèmes abordés :
    - Mentir / Dire la vérité ;
    - Perdre son temps / Prendre son temps ;
    - Se venger / Pardonner ;
    - Tomber amoureux / Être indifférent ;
    - Rêver / Être terre à terre ;
    - Être jaloux / Faire confiance ;
    - Voler / Posséder ;
    - Avoir peur / Être confiant ;
    - Désobéir / Obéir ;
    - Mourir / Ne jamais mourir.

  • En mars 2019, Libertalia publiait la première édition d'Une culture du viol à la française.
    Ce livre a accompagné l'émergence d'une nouvelle génération féministe.
    En un an, la cause des femmes a considérablement avancé : mise au ban de la Ligue du Lol, révélations d'Adèle Haenel, mobilisations croissantes contre le féminicide, dénonciation du harcèlement dans le monde du cinéma, émergence de nouvelles figures iconiques, batailles pour la féminisation de la langue, etc.
    Cette nouvelle édition, actualisée et complétée, fait le point sur l'immense travail qui reste encore à accomplir pour en finir avec la culture du viol.
    Elle paraîtra en même temps que le second livre de Valérie Rey-Robert : Le Sexisme, une affaire d'hommes.

  • "Et la planète mise au féminin reverdirait pour tous !".

    Écrivaine libertaire et prolifique, militante chevronnée, pionnière du mouvement féministe et de la décroissance, Françoise d'Eaubonne (1920-2005) est à l'origine du concept d'écoféminisme. L'oppression patriarcale des femmes et l'exploitation capitaliste de la planète découleraient des mêmes mécanismes de domination et doivent donc être combattues ensemble.

    Incompris voire tourné en dérision en France, son projet de muter vers une société autogestionnaire, fondée sur l'égalité des sexes, des peuples et la préservation de la nature fait largement écho aux idéaux de la décroissance.

    Caroline Golbldum nous montre la pertinence et l'actualité des idées et modes d'action écoféministes dans un contexte d'urgence climatique.

  • Cofondatrice du Mouvement de Libération des Femmes, pionnière d'un certain « féminisme », Antoinette Fouque est aujourd'hui une théoricienne inclassable. On sait que le mouvement des femmes se divise depuis l'origine en deux branches. La première privilégie le social et milite pour les droits des femmes. La seconde est plus philosophique. Elle s'interroge : qu'est-ce qu'une femme ? C'est tout le travail d'Antoinette Fouque. En quoi consiste l'être-femme ? Très critique à l'égard du féminisme, Antoinette Fouque place notamment la maternité au coeur de la féminité et en tire toutes les conséquences même les plus anticonformistes.

    Un ouvrage court et synthétique. Plus qu'une introduction à Antoinette Fouque, ce livre est un témoignage unique sur la pensée et le parcours d'une des plus importantes militante et intellectuelle d'aujourd'hui.

  • Louisa

    Lou Syrah

    Le 30 juin 1994, à Roubaix, Louisa Lardjoune, 19 ans, fait une énième "crise". Sa famille appelle un imam exorciste. Quand Mohamed Kerzazi entre chez elle, il attrape la jeune femme par le cou. Verdict : "Possession. " Cinq heures plus tard, après d'étranges rituels, le coeur de Louisa cesse de battre. La presse nationale s'emballe. La famille ne porte pas plainte, et nombre de religieux musulmans, chrétiens et juifs défendent ces pratiques païennes ancestrales et codifiées.
    En reconstituant ce fait divers, Lou Syrah plonge dans sa propre histoire : sa ville Roubaix, ses insomnies, son grand-père exorciste, son père exorcisé. Une quête aux frontières de la folie qui la conduira devant la porte de l'imam condamné à sept ans de prison pour "l'homicide involontaire" de Louisa.

  • Nées dans les années 1930-1940, Rose, Luce ou Adèle, jeunes adolescentes à la Libération, trentenaires lors des soulèvements de Mai 1968, sont aujourd'hui grands-mères. Issues des milieux populaires, elles ont grandi dans les faubourgs parisiens et les petites villes de province. Et toutes ont été considérées, dans la société de l'après-guerre, comme des « délinquantes » : des traces de leur vie sont consignées dans les archives judiciaires... Qu'est-ce qui a conduit ces jeunes filles à être étiquetées comme telles ? Quels ont été leur vie, leurs rêves, leurs amitiés, leurs amours ? Et qu'ont-elles transgressé ? N'ont-elles pas été plus libres de travailler et d'avoir des aventures que leurs soeurs de l'entre-deux-guerres ?
    Il semble qu'avoir seize ans pendant les Trente Glorieuses implique, pour une jeune fille, d'obéir à un code de conduite précis : sortir, mais surtout avec des copines, flirter, mais du bout des lèvres, ne pas boire, et jamais dans des cafés. Car il faut avant tout s'attacher à trouver un mari, fonder un foyer... Et tous - familles, voisins, police - veillent au respect de ces règles. Une fugue, la fréquentation d'une amie « dévergondée », un fiancé peu apprécié... Autant d'éléments qui conduisent la jeune fille « fautive », « vagabonde », « voleuse » ou « vicieuse », sur les bancs de la justice - surtout lorsqu'elle incarne en plus une classe « dangereuse ».
    À travers une étude nourrie de témoignages, Véronique Blanchard pose ainsi un regard neuf sur la déviance juvénile féminine, son histoire et son évolution, qui permet aussi de questionner ses avatars actuels.

  • L'histoire de "La Retrouvée" raconte une conquête à double sens. Car cette maison, initialement parée de toutes les disgrâces, a dû conquérir le coeur de sa propriétaire, tandis que celle-ci s'acharnait à faire sien un lieu "qui n'était pas son genre" . Comment s'approprie-t-on une maison, un jardin ? Comment devient-on finalement habité par le lieu qu'on habite, réparé par le lieu qu'on répare ? L'exploration de ce kaléidoscope d'expériences, à la fois bien particulières et familières à beaucoup d'entre nous, fait l'objet de cet atypique récit par fragments, allant de l'anecdote drolatique à l'exploration psychanalytique, du traité de décoration à la philosophie et de la botanique à la mystique.
    Nathalie HEINICH est sociologue au CNRS. Elle a publié une quarantaine d'ouvrages, parmi lesquels Maisons perdues (Thierry Marchaisse 2013) et Une histoire de France (Les Impressions nouvelles, 2018), qui appartiennent à la même veine autobiographique.

  • Sylvia Pankhurst (1882-1960) est une féministe britannique, fille d'Emmeline Pankhurst aux côtés de laquelle elle a animé le mouvement des suffragettes avant de s'en émanciper, le trouvant trop bourgeois. Elle fait partie des fondatrices du Parti communiste britannique mais en fut expulsée pour "gauchisme".
    Féministe et anticolonialiste avant l'heure qui faisait fi des conventions de son époque (se marier), elle appartient au panthéon des femmes révolutionnaires au même titre que ses contemporaines Emma Goldman, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxemburg et Clara Zetkin.
    Figure méconnue dans le monde francophone, ceci est sa première biographie.

  • Ce livre réunit des entretiens et des articles écrits depuis les années 1970 (de L'Humanité aux Cahiers du genre en passant par Le Monde), mettant ainsi en lumière à la fois l'histoire du féminisme depuis plus de 40 ans et la constance de l'engagement de Geneviève Fraisse pour les droits des femmes.
    Les questions théoriques du féminisme ont pris et continuent de prendre forme dans l'histoire en acte ; Geneviève Fraisse, dans des entretiens stimulants, relève mille exemples à travers l'Histoire, depuis la situation de tutelle civile des femmes au XIXe siècle, l'obtention du baccalauréat par Julie Victoire Daubié, l'établissement du divorce ou la lutte pour l'avortement, jusqu'à la question de l'emploi des femmes aujourd'hui, de la parité, de la prostitution, du service domestique, la révolution que représente la maîtrise du vivant, la situation des femmes au Maghreb, l'affaire DSK...
    Elle reconstitue avec limpidité le puzzle de la domination masculine.

  • Steaksisme : en finir avec le mythe de la végé et du viandard Nouv.

    Pourquoi y a-t-il si peu de femmes dans les kebabs ? Qui a décidé que les hommes n'aimaient pas le rosé ? Pourquoi le végétarisme est-il perçu comme un régime dévirilisant ? Les femmes jouissent-elles vraiment en mangeant un yaourt ?
    Rien n'échappe aux injonctions genrées, surtout pas la nourriture. En matière de bouffe, ces règles, tacites ou officielles, sont partout : de la Rome antique aux menus des restaurants, en passant par la publicité et les repas de famille. Elles façonnent le genre et renforcent les stéréotypes sexistes, avec des conséquences réelles sur la planète et la santé des femmes et des hommes qui les subissent.
    Entre goûts innés, constructions culturelles et pensée magique, Steaksisme met les pieds dans le plat pour en finir avec les préjugés.

  • « Quel rapport entre le patriarcat et une entrecôte ? Où se cachent les cheffes ? L'agriculture est-elle une affaire de mecs ? » Dans une époque devenue si sensible au slow food, si attentive aux tendances culinaires, nous nous voilons trop souvent la face sur la place de la femme dans l'organisation de cet acte essentiel qui est celui de (se) nourrir. Rapports ambigus ou destructeurs entre chair et chère, domestication et émancipation, genre et gastronomie...
    Avec ce livre, nous tentons d'expliquer par le menu comment nourriture, sexe et genre féminin demeurent intimement liés, et comment l'alimentation a toujours permis d'asservir les femmes.

  • Comment comprendre la persistance des inégalités en France alors que l'égalité est proclamée centrale au pays des droits de l'H(h)omme ?
    C'est à cette question que Réjane Sénac répond dans cet essai dérangeant, bousculant et original. Elle remet en cause la conception française de l'égalité, comme un mythe à déconstruire pour tendre vers une égalité sans condition : en deça du sexe, de l'origine sociale et ethno-raciale, de la religion et de l'orientation sexuelle. Autrement dit, nous ne serons égaux que si nous nous reconnaissons comme semblables et non comme complémentaires au regard d'identifiations figées et figeantes.
    À travers une relecture critique de la devise républicaine, elle montre que l'égalité n'existera qu'en se libérant du récit de la performance de la mixité, incarné par des slogans tels que « la diversité, c'est bon pour le business » ou « la mixité est une valeur ajoutée », en particulier entre les femmes et les hommes. Si on ne veut pas vivre dans une société où même l'égalité devient une histoire de rentabilité et de success-story, il est urgent de se réveiller de ce « compte » de fée.

    Avec une argumentation explosive, Réjane Sénac développe une pensée féministe novatrice et audacieuse. Des analyses de Thomas Piketty et de Raphaël Enthoven, en passant par le succès d'un rappeur comme Orelsan, elle montre comment on peut se dire pour l'égalité tout en participant à la reproduction des inégalités. Elle revient sur les combats actuels du féminisme français, de l'écriture inclusive aux polémiques suscitées par le mouvement #MeToo et les réunions non-mixtes féministes et anti-racistes.

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