Langue française

  • Une revue qui se donne pour mission de démocratiser les savoirs universitaires et militants pour déconstruire le patriarcat et donner à chacun des moyens d'émancipation au quotidien. Le premier numéro est consacré à la question du genre, sur la manière dont on devient un garçon ou une fille, sur la transition de genre ou encore l'aspect politique de la naissance.

  • Flic

    Valentin Gendrot

    Que se passe-t-il derrière les murs d'un commissariat??

    Pour répondre à cette question, Valentin Gendrot a mis sa vie entre parenthèses. Il a suivi la formation de l'école de police de Saint-Malo et a fini par atteindre son objectif : devenir policier dans un quartier populaire parisien.

    Durant six mois, Valentin a intégré le commissariat du 19e arrondissement de Paris. Une arme à la ceinture, le journaliste sous couverture a rejoint une brigade dont certains membres tutoient, insultent et distribuent régulièrement des coups à des jeunes hommes noirs et arabes qu'ils surnomment «les bâtards».

    Valentin Gendrot ne cache rien. Il relate la précarité des conditions de travail, le suicide d'un collègue du commissariat survenu lors de son immersion, mais aussi les propos racistes émis par des agents de l'Etat, les bavures, la violence. Il raconte, en détail, comment il assiste au tabassage d'un adolescent noir par un collègue policier. Alors que le jeune homme de 16 ans a porté plainte pour violences policières, Valentin découvre, de l'intérieur, comment sa brigade étouffe l'affaire.

    Cette infiltration unique nous délivre les secrets que seuls les policiers partagent ; Valentin Gendrot nous ouvre l'antichambre où personne n'est jamais entré.

  • Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l'Armée furieuse.

    - Qui ?

    - L'Armée furieuse, répéta la femme à voix basse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.

    - C'est une association ? Quelque chose autour de la chasse ?

    Madame Vendermot regarda Adamsberg, incrédule.

    - L'Armée furieuse, dit-elle à nouveau tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?

    - Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.

    - Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle.

    - Je suis désolé, répéta Adamsberg. Veyrenc, l'armée furieuse, vous connaissez cette bande ? La fille de Mme Vendermot a vu le disparu avec elle.

    - Et d'autres, insista la femme.

    Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc. Comme un homme à qui on apporte un cadeau très inattendu.

    - Votre fille l'a vraiment vue ? demanda-t-il. Où cela ?

    - Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.

    - La nuit ?

    - C'est toujours la nuit qu'elle passe.

    Veyrenc retint discrètement le commissaire.

    - Jean-Baptiste, demanda-t-il, vraiment tu n'as jamais entendu parler de ça ?

    Adamsberg secoua la tête.

    - Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il.

    - Pourquoi ?

    - Parce que, pour ce que j'en sais, c'est l'annonce d'une secousse. Peut-être d'une sacrée secousse.



    Nul doute que la fratrie « maudite » du village normand rejoindra la galaxie des personnages mémorables de Fred Vargas. Quant à Momo-mèche-courte, il est le fil conducteur de la double enquête que mène ici le commissaire Adamsberg, confronté à l'immémorial Seigneur Hellequin, chef de L'Armée furieuse.

  • "Attention, lecture addictive ! On n'envoie pas impunément la balle de l'actualité à une philo-sophe véloce comme Adèle Van Reeth. Elle vous la renvoie avec une puissance et une érudition jamais dénuée de fantaisie, qui chaque fois vous emportent et vous emplissent de gratitude autant que de gai savoir. On n'imaginait pas - même si on s'en doutait un peu, à la longue... - qu'en la mettant au défi de philosopher sur, dans le désordre, le sport, les jeunes, les femmes, le pétrole, l'opinion ou encore ces fous d'Anglais ou cette étrange madame Merkel, qu'elle nous saisirait chaque fois par tant de profondeur [...
    ] Maintenant, bon voyage, Adèle Van Reeth a de bonnes nouvelles pour nous. Avant que d'apprendre à mourir, les philosophes nous aident à vivre." Eric Fottorino Directeur de l'hebdomadaire Le 1 Productrice et animatrice des Chemins de la philosophie sur France Culture, Adèle Van Reeth est philosophe. Elle anime également D'Art d'Art sur France 2. Elle est notamment l'auteure de La vie ordinaire (Gallimard, 2020).

  • En plus d'e^tre fe´ministe, celle qui a invente´ la Journe´e internationale des femmes, ce´le´bre´e tous les 8mars, e´tait aussi re´volutionnaire, pacifiste et antifasciste, de´pute´e pendant treize ans et amie fide`le de Rosa Luxemburg. Ce livre, coordonne´ et introduit par la journaliste Florence Herve´, rassemble des lettres, des discours et des textes the´oriques, une biographie et des portraits par diffe´rents auteurs de celle qui voulait se battre « partout ou` il y a de la vie».

  • Trencadis

    Caroline Deyns

    "Je montrerai tout. Mon coeur, mes émotions. Vert - rouge - jaune - bleu - violet. Haine -amour - rire - peur - tendresse". Niki hait l'arête, la ligne droite, la symétrie. A l'inverse, l'ondulation, la courbe, le rond ont le pouvoir de déliter la moindre de ses tensions. Délayer les amertumes, délier les pliures : un langage architectural qui parlerait la langue des berceuses. Aussi vit-elle sa visite au parc Güell comme une véritable épiphanie.
    Tout ici la transporte, des vagues pierrées à leur miroitement singulier. Trencadis est le mot qu'elle retient : une mosaïque d'éclats de céramique et de verre. De la vieille vaisselle cassée recyclée pour faire simple. Si je comprends bien, se dit-elle, le trencadis est un cheminement bref de la dislocation vers la reconstruction. Concasser l'unique pour épanouir le composite. Broyer le figé pour enfanter le mouvement.
    Briser le quotidien pour inventer le féérique. Elle rit : ce devrait être presque un art de vie, non ? "J'aime l'imaginaire comme un moine peut aimer Dieu".

  • En 1969, à Boston (États-Unis), des femmes commencent à diffuser sous forme de brochures leurs échanges sur la sexualité, la santé et le corps. Devenu un manuel politique et féministe, "Our Bodies, Ourselves" est publié en 1973. Il sera traduit ou adapté dans 35 langues, y compris le français, en 1977, chez Albin Michel. Et vendu à plus de 4 millions d'exemplaires.
    Ce guide couvre toutes les étapes de la vie des femmes, de l'enfance à la vieillesse, en abordant la puberté, la contraception, l'accouchement, l'avortement, la ménopause, mais aussi les violences auxquelles les femmes sont exposées et comment y répondre. Construit à partir de très nombreux groupes de parole et entretiens, il donne à entendre les voix des femmes et fournit de nombreuses informations scientifiques et médicales.

  • En chacun de nous sommeille une petite fille cruelle. Zigouiller son petit frère, torturer sa poupée : ce n'est pas conseillé mais il n'est pas interdit d'en rêver...

  • L'Oracle féministe est composé de 50 cartes et d'un livret d'accompagnement. 50 femmes icôniques, choisies pour leur parcours hors du commun ou leur engagement, sont ainsi mises à l'honneur. Elles livrents chacune, sur la carte qui leur est consacrée, des prévisions ou des conseils dans trois domaines : travail, société, bien-être. Ces conseils sont tirés de leur vie et de leur pensée, développées dans le livret d'accompagnement.
    La sélection met à l'honneur quelques figures historiques et beaucoup de contemporaines, dans les domaines de la politique, du sport, de l'art, du militantisme... Des femmes de tous les continents sont représentées.

  • En 1801, une jeune Bretonne de 30 ans dont on ne sait, aujourd'hui, presque rien, s'adresse aux femmes de son temps pour les prendre à témoin des interdits, servitudes et violences qu'il leur faut encore affronter, passé le grand souffle de la Révolution.
    « Esclave dans la famille et nulle au sein de la Patrie », mais aussi, et c'est alors impensé, encline, par la force des préjugés sociaux, à intérioriser sa propre domination, la femme, dit Fanny Raoul, n'a pas même accès à l'expression légitime de ses opinions. Elle n'en proclame pas moins la sienne avec force, et après 200 ans d'oubli, il est temps de découvrir enfin de joyau de précocité et de radicalité qu'est Opinion d'une femme.
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  • Vladivostok circus

    Elisa Shua Dusapin

    • Zoe
    • 20 Août 2020

    A la morte saison, dans l'enceinte désertée d'un cirque à Vladivostok, un trio à la barre russe s'entraîne. Nino pourrait être le fils d'Anton, à eux deux, ils font voler Anna dans les airs. Ils se préparent au concours international de Oulan-Oude, visent le quadruple triple saut périlleux sans descendre de la barre. Si Anna ne fait pas confiance aux porteurs, elle tombe et ne se relève plus.
    Dans ce troisième roman d'Elisa Dusapin, le lecteur retrouve son art du silence, de la tension et de la douceur. Son sens puissant de l'image nous rend le monde plus perceptible, plus proche sans pour autant en trahir le secret.

  • En faisant du capitalisme patriarcal le dénominateur commun de l'oppression des femmes et de l'exploitation de la planète, Françoise d'Eaubonne offre de nouvelles perspectives au mouvement féministe et à la lutte écologiste. Pour empêcher l'assassinat généralisé du vivant, il n'y a aucune alternative sinon l'écoféminisme. C'est le féminisme ou la mort. Longtemps inaccessible, ce texte devenu référence est introduit par deux chercheuses et militantes.
    A l'aune de leur engagements et d'une lecture croisée de ce manifeste visionnaire, Myriam Bahaffou et Julie Gorecki soulignent les ambiguïtés de ce courant en pleine résurgence et nous proposent des pistes pour bâtir un écoféminisme résolument radical, intersectionnel et décolonial.

  • «Tiens, voilà du boudin...» ; «Vous êtes un aberration de la nature.» Voilà le genre de phrase que Gabrielle, 36 ans, 140 kg pour 1,54m, entend quotidiennement sur son passage. Après vingt ans d'humiliations, elle a envisagé deux possibilités : s'armer d'un revolver ou d'un stylo. Elle a préféré s'en tenir à la seconde option.
    Gabrielle reconstruit son parcours au fil d'une double enquête. Elle retrace sans tabou son histoire personnelle. En parallèle, elle dresse un réquisitoire contre l'attitude des institutions - éducation, travail, santé - envers les personnes obèses. Pour enquêter depuis son propre corps, l'auteure débute une procédure de chirurgie bariatrique.
    Avec ce livre, Gabrielle Deydier interroge le rapport que notre société entretient au corps des femmes.

  • "Le texte que l'on va lire permet de donner une assise solide à ce qui pourrait n'apparaître que comme des affirmations sans fondement. Il apporte la preuve scientifique que la crise sanitaire a révélé et exacerbé des inégalités sociales trop souvent invisibilisées. Il constitue un travail de première importance qui fera sans aucun doute date, comme la publication de La misère du monde de Pierre Bourdieu en 1993 avait fait date, en révélant au public les fractures à l'oeuvre dans la société française".
    Dominique Méda Anne Lambert et Joanie Cayouette-Remblière, sociologues à l'Ined, codirectrices de l'unité de recherche List (Logement, inégalités spatiales et ¬trajectoires) et responsables de l'enquête Coconel "Logement et Conditions de vie" , ont dirigé cet ouvrage.

  • La campagne est vivante, comme lieu de vie et comme imaginaire. La pandémie de 2020 a encore accéléré ces tendances?: vivre à la campagne serait «?la?» solution face aux crises sanitaires, écologiques, économiques ou sociales de nos vies citadines contemporaines. Pour aller au-delà d'un certain fantasme, Valérie Jousseaume réalise un état des lieux et remet la campagne en perspective. Elle interroge le rôle et les atouts des territoires dans la transition sociétale. Et, surtout, elle redonne aux ruraux une place d'acteurs dans ce changement de civilisation en cours.
    Le livre déconstruit les cadres de pensée et les vocabulaires, pour sortir la «?France périphérique?» du ­cul-de-sac intellectuel où elle se trouve. L'ouvrage valorise la parti­cipation contemporaine de la ruralité à l'invention du nouveau monde par la convergence des mémoires, et ­propose un renouvellement de l'aménagement du terri­toire susceptible d'exprimer dans le concret des existences la transition culturelle en cours. Au coeur d'un monde où toute certitude a disparu, cet ouvrage s'appuie sur l'expérience rurale pour imaginer un futur désirable.

  • Pour Barbara, capitaine de l'équipe des Roses de Rosigny, le foot passe avant le bac. Les filles ne se ménagent pas pour le championnat et c'est pas son histoire avec le beau Bilal qui va lui faire louper un entraînement. Quand les subventions au club sont drastiquement réduites, la présidente décide de tout miser sur l'équipe masculine et veut retirer les Roses du championnat. Barbara, abasourdie par cette injustice, propose une autre manière de décider : un match filles contre garçons...

  • "On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, parangon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.
    Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.
    Nul doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés.

  • Vous verrez dans ces pages que j'ai des choses à vous reprocher. Mais ce que j'ai lu de vous sonne en moi comme un appel à fouiller la mémoire, à lire l'Histoire à travers elle aussi pour aller de l'avant". S. B. Hannah Arendt occupe une place particulière dans la pensée du XXe siècle. Elle en a vécu les tragédies, a tenté d'en expliquer les causes et les manifestations. Cette expérience l'a conduite à s'intéresser à la genèse du sionisme et de la création de l'Etat d'Israël et à poser un regard visionnaire sur le destin de ce nationalisme particulier.
    Dans un aller-retour entre les guerres du vieux monde et les défis actuels, Sophie Bessis dialogue avec la philosophe, la conteste parfois, l'admire toujours. Cette lettre se veut un propos libre, personnel et politique, et une interrogation sur notre devenir collectif. Et le texte de 4e du roman "Le silence des horizons" de Beyrouk C'est l'histoire d'une course éperdue contre des passions impossibles.
    Un jeune homme tourmenté s'enfuit et rejoint un ami parti accompagner quelques touristes dans le Sahara. Parcourant l'immensité brûlante et les anciennes cités des sables, le héros tente de se délester des images qui le poursuivent : un premier amour déçu, le rictus affreux d'une femme qui l'a trop aimé, un père honni par la société - mais était-il vraiment coupable ? Seule la tendre attention des enfants, lorsque le soir venu il s'improvise conteur, console son errance.
    Tour à tour enquête policière, émouvante introspection, conte contemporain, ce roman nous emporte aux confins du désert, dans un décor majestueux. Portée par l'écriture singulière et poétique de Beyrouk, grand écrivain mauritanien, c'est aussi une ode à la beauté de la nature et à l'écoute des autres.

  • Charlotte et les quarante poules de la basse-cour en ont assez d'être les seules à ranger le nid, couver les oeufs et surveiller les poussins, pendant que Hadoc le coq et les poulets se prélassent et paradent la crête en l'air. Les poulettes manifestent, couvrent le cocorico matinal de leurs caquètements et font la grève des ailes. Cela cloue le bec d'Hadoc qui accepte de négocier.

  • Cette Invitation à philosopher , un peu à la manière d'une invitation au voyage, s'adresse à ceux qui ont aperçu les contrées de la philosophie sans jamais y accoster, et qui peuvent alors éprouver cette « nostalgie du pays qu'on ignore », comme l'écrit Baudelaire. Elle veut simplement être une incitation à s'embarquer, à visiter non pas le pays tout entier, mais à y faire quelques incursions et tâter le terrain.
    En donnant à réfléchir à partir d'expériences ordinaires et de sentiments communément éprouvés, elle propose un certain dépaysement, en une dizaine de chapitres comme autant de destinations possibles. Les dix textes rassemblés dans cet ouvrage ont initialement été publiés dans la collection « Philo ado » aux éditions Rue de l'échiquier.
    Conçus d'abord pour être lus à partir de 14 ans, ces livres ont aussi su toucher un public adulte, désireux d'aborder la philosophie ou de renouer avec elle. Le souci premier d'allier clarté et simplicité, rigueur et accessibilité, explique le choix des thèmes abordés :
    - Mentir / Dire la vérité ;
    - Perdre son temps / Prendre son temps ;
    - Se venger / Pardonner ;
    - Tomber amoureux / Être indifférent ;
    - Rêver / Être terre à terre ;
    - Être jaloux / Faire confiance ;
    - Voler / Posséder ;
    - Avoir peur / Être confiant ;
    - Désobéir / Obéir ;
    - Mourir / Ne jamais mourir.

  • Hors de moi

    Claire Marin

    Claire marin est née en 1974. hors de moi est son premier roman

  • Artemisia Gentileschi, Élisabeth Vigée-Lebrun, Camille Claudel, Sonia Delaunay, Frida Kahlo, Louise Bourgeois, Yayoi Kusama, Niki de Saint Phalle,... Si vous lisez DADA, vous les connaissez forcément !
    Les femmes ont dû lutter pour être reconnues, dans la vie... comme dans l'art. On les a souvent cantonnées au rôle de muse ou de modèle. Quand ont-elles pu accéder aux formations artistiques ? Quand les a-t-on autorisées à s'emparer de tous les genres, et pas seulement ceux dits « mineurs » ?
    Pour autant, des femmes artistes, il y en a eu et de tout temps. Du Moyen Âge à nos jours, voici des oeuvres qui valent bien ces tableaux, ces dessins, ces sculptures, ces photographies... faits par des hommes. Car tout cela est une « histoire », et il est temps de changer de narrateur !

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