Circe

  • Emilia Galotti

    Lessing/G.E.

    • Circe
    • 19 Mai 1998

    La tragédie d'" une fille assassinée par un père qui trouve plus de prix à sa vertu qu'à sa vie ", à laquelle lessing pensait d'abord, est devenue au cours des années, un tableau de groupe, le tête à tête tragique d'hommes et de femmes qui croient encore s'aimer, se haïr, exercer les uns sur les autres leur puissance ou leur fascination, mais qui, séparés par leurs conditions, ne peuvent plus dialoguer, ni trouver un accord entre eux, pour le meilleur ou pour le pire, comme c'était le cas dans la tragédie d'antan.

  • " terrifiante, dans l'immobilité de sa posture, la statue.

    Terrifiante cette éternelle solitude des formes immuables arrachées au temps.
    A une seule condition, mesdames et messieurs, peut à nouveau se convertir en vie et recommencer à se mouvoir ce que l'art a ainsi fixé dans l'immuabilité d'une forme ; à la condition que cette forme recouvre grâce à nous, le mouvement, une vie multiple, diversifiée et passagère : celle que chacun de nous sera capable de lui donner.
    ".

  • Bonsai

    Thorup/Kirsten

    • Circe
    • 1 Septembre 2004

    Dans Bonsaï ; Kirsten Thorup raconte une histoire d'amour entre deux êtres que tout oppose. Nina est une jeune provinciale issue d'un milieu modeste. Arrivée à Copenhague pour faire des études, elle rencontre Stefan, jeune artiste et fils de grands bourgeois. Éblouie par lui, elle l'épouse. Ce n'est qu'après la naissance de leur fille Elin qu'elle découvre la bisexualité de son mari. Elle prend alors des amants, vit sa vie et finit par divorcer, mais reste indéfectiblement attachée à Stefan. Et lorsque Stefan apprend qu'il est atteint du sida, c'est vers Nina et Elin qu'il se tourne pour leur demander de l'aider à mourir. Mais à travers cette histoire d'amour, c'est aussi la naissance d'un écrivain que Kirsten Thorup nous raconte. Car à la fin, la jeune et naïve provinciale s'est muée en une artiste reconnue. Et le livre est peut-être né de ce défi que lance Stefan à Nina sur son lit d'hôpital : Écris notre histoire ! Bonsaï apparaît donc comme une exploration des formes romanesques. Composé de sept parties d'égale longueur, le livre joue avec les changements de point de vue et mobilise les ressources du roman par lettres, du monologue intérieur, du récit à la première et à la troisième personne. Tantôt racontée par un narrateur omniscient, tantôt par un narrateur subjectif et peu fiable, encadrée par un prologue et un épilogue qui la met en perspective, l'histoire de Nina et de Stefan est vue sous de multiples éclairages et ne cesse d'interroger le lecteur.

empty