• Les nuits Solidor Nouv.

    Les nuits Solidor

    Charlotte Duthoo

    Suzy Solidor incarne l'esprit débridé, moderne et festif des Années folles. Muse, rebelle, femme de la nuit qui règne sur son cabaret, elle séduit la France entière de sa voix rauque jusqu'à ce que la guerre éclate. Ouvertement bisexuelle, elle fascine de très nombreux artistes jusqu'à devenir la femme la plus peinte au monde. Foujita, Picabia, Lempicka, Cocteau, Bacon... plus de deux cents artistes ont été séduits par sa beauté à la fois anguleuse et charnelle.

    Cette femme au parcours hors du commun rêvait de devenir mannequin chez Lanvin : la voici nue devant l'objectif de Man Ray, en robe de soirée récitant les poèmes de Cocteau, ou ivre de bonheur au bras de son amant, l'aviateur Jean Mermoz.
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    Après la guerre, après la fête, elle choisit la Provence pour ses vieux jours, et le monde l'oublie peu à peu.

    Charlotte Duthoo fait entendre à nouveau la voix si particulière de Suzy Solidor et retrace ce destin unique, emporté par le tourbillon des amours et celui des arts. Un portrait de femme qui est aussi celui d'une époque éprise de liberté.

  • Trompeuse gentillesse Nouv.

    Angelica Garnett (1918-2012), nièce de Virginia Woolf, a grandi au coeur du Bloomsbury Group, qui réunissait d'influents écrivains, artistes et intellectuels anglais. Dans sa maison de campagne du Sussex ou dans celle de Gordon Square à Londres, on pouvait ainsi croiser, entre autres, Leonard et Virginia Woolf, Roger Fry, E. M. Forster, David Garnett - qui, lorsque Angelica était née, avait annoncé qu'il l'épouserait.
    La vie de la jeune fille bascule lorsque, à dix-sept ans, celle-ci apprend qu'elle est le fruit d'une liaison entre sa mère et le peintre Duncan Grant. Et, plus tard, un second choc : elle découvre que David Garnett, devenu son époux, a été dans le passé l'amant de Duncan...
    Avec cette autobiographie publiée en 1985, Angelica Garnett nous offre un portrait vibrant et sans concessions de sa mère, et démythifie un milieu fascinant, aujourd'hui entré dans la légende.

  • La femme qui en savait trop Nouv.

    En 1933, à 19 ans, Hedy Kiesler, séduisante actrice viennoise d'origine juive, épouse Friedrich Mandl, un riche marchand d'armes proche de Mussolini. Conscients de la menace qui vient d'Allemagne, ses parents cherchent, par ce mariage, à la protéger, quitte à accepter pour cela une conversion au catholicisme. Malheureusement, Mandl s'avère être un homme possessif et opportuniste. D'abord opposé à l'Anschluss, il finit par retourner sa veste et obtient les faveurs de Hitler. Horrifiée, Hedy décide de s'enfuir.
    Installée aux États-Unis, elle rencontre le directeur de la MGM et devient sous ses mains Hedy Lamarr, superstar hollywoodienne. Malgré le faste et les mondanités, elle ne peut cependant oublier l'Europe et décide de contribuer à sa façon à l'effort de guerre. Grâce à son intelligence et avec l'aide d'un musicien, elle conçoit un système de codage des transmissions révolutionnaire - technologie qui sera à l'origine, entre autres, du Wifi et de nos téléphones portables. Mais comment accorder le moindre crédit scientifique à la plus belle femme du monde, d'origine autrichienne de surcroît ?
    Dans ce récit à la première personne, Marie Benedict redonne vie à une femme hors du commun, dont le plus grand rôle fut oublié, voire ignoré, durant des décennies...

  • Miarka Nouv.

    Miarka

    Antoine de Meaux

    Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier jusqu'au jour de son arrestation, le 18 juin 1944. Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. C'est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu'au même moment sa famille, dont sa petite soeur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah. Antoine de Meaux retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s'appuyant sur des archives inédites. Une oeuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

  • Fille du réalisateur Dario Argento et de l'actrice Daria Nicolodi, Asia a passé une enfance chaotique entre une mère violente et un père absent, totalement dévoué au cinéma. Cette absence de cadre a forgé chez elle, très jeune, un désir farouche de liberté que la vie - les hommes en particulier - n'a cessé de lui faire payer très cher.

    Ses débuts dans le cinéma à 9 ans, ses rapports compliqués avec sa mère, sa découverte de l'amour et du sexe, tout comme celle de la drogue et des excès, sa carrière mais aussi les jeux de pouvoir et les rouages de l'industrie du 7e art... Victime parmi tant d'autres d'Harvey Weinstein, Asia Argento pose un regard lucide et sans complaisance sur sa vie et sur son monde, animée par la franchise de ton et la soif de liberté qui l'ont poussée à faire voler en éclats l'omerta qui y règne.

    On connaissait ses films, on découvre une autrice, une forte personnalité qui parle d'elle et de notre société sans fard mais avec beaucoup d'humour, une conteuse véritable dotée d'un grand sens du rythme. C'est sa psychologue qui a conseillé à celle qui se qualifie souvent de survivante d'écrire pour se reconstruire. On ne peut qu'approuver.

  • Premières

    Dorica Lucaci

    Défier les règles, affronter les préjugés de chaque époque, pousser les frontières sociales ou raciales, vaincre tous les obstacles mis en travers de leur route... Cléopâtre, Ada Lovelace, Maria de Roumanie, Virginia Woolf, Joséphine Baker... toutes ces femmes épatantes ont fait cela, et bien plus encore.
    Chaque portrait de ces héroïnes célèbres ou plus discrètes permet de nous remémorer leurs premières : en politique, en sciences, en arts ou dans la culture, leurs actes et leurs exploits ont fait vaciller l'ordre établi et avancer la société tout entière.
    L'Histoire leur dit merci !
    Personnalités inspirantes, modèles de courage, de bienveillance, d'énergie ou de détermination, ces 50 femmes méritent l'attention toute particulière portée par Dorica Lucaci dans ses portraits hommages. Elles ont tout osé, tout combattu, pour avancer, vivre ou survivre. Aux suivantes !

  • En imaginant un va-et-vient entre la trajectoire et l'oeuvre de la comtesse de Ségur, sa propre expérience de psychanalyste et sa vie personnelle, Caroline Eliacheff nous fait redécouvrir une auteure en avance sur son temps. Une femme engagée, qui a sans relâche défendu la cause des enfants et épinglé les parents maltraitants. Une pionnière dans la compréhension des plus jeunes, dont les intuitions se sont trouvées confirmées par les théories psychanalytiques, de Freud à Françoise Dolto. Et bien sûr la romancière à succès qui a formé des générations de lecteurs:des Malheurs de Sophie au Général Dourakine en passant par François le bossu et Un bon petit diable, les écrits de la comtesse hantent notre imaginaire collectif. La famille, l'éducation, la féminité, l'héritage et la transmission sont au coeur de ces pages délicates.

  • Cet ouvrage entend offrir un accès à l'oeuvre de Simone de Beauvoir en présentant toutes les dimensions de son oeuvre, dont on redécouvre actuellement les aspects philosophiques.

    À partir de douze extraits de ses textes, connus ou oubliés, ce Découvrir explore les différentes facettes de sa pensée, de ses premiers textes existentialistes à son essai tardif La Vieillesse, en passant bien sûr par Le Deuxième Sexe mais aussi par ses réflexions sur la justice à la Libération ou son dialogue continu avec le marxisme. L'occasion d'expliciter plusieurs thèmes qui travaillent son oeuvre : existentialisme, morale, justice, liberté, aliénation, oppression, rapport à la littérature.

  • Une introduction à l'oeuvre de la théoricienne allemande et dirigeante de premier plan du mouvement ouvrier à travers une sélection de douze textes commentés qui présentent les débats et les conflits auxquels elle a pris part ainsi que les grands thèmes de sa pensée : l'impérialisme, la guerre, la démocratie, le nationalisme et le socialisme.

  • Jeune Américaine expatriée en France, Mary Louise Reynolds (1891-1950), entraînée dans le cercle des surréalistes, devient une artiste reconnue à la pointe de l'avant-garde et s'engage dans la Résistance en 1941.
    Veuve de guerre, la belle Mary débarque dans le Paris des années folles qui swingue au son du jazz et ferraille autour de Dada et du surréalisme. Du Dôme à Saint-Germain-des-Près, du Jockey à l'emblématique Boeuf sur le toit, Mary règne sur les nuits de la capitale et se lie avec Henri-Pierre Roché, Constantin Brancusi, Man Ray, Peggy Guggenheim, Jean Cocteau, André Breton et, surtout, le séduisant Marcel Duchamp dont elle s'éprend. Friande d'esthétisme, l'époque la conduit à la reliure d'art et ses réalisations, recherchées par une clientèle exigeante, rivalisent d'audace et d'humour.
    Alors que la France est à la merci des nazis, Mary entre dès mars 1941 dans la Résistance aux côtés de Gabrièle Picabia. Mais le réseau est donné : Mary échappe de peu à la Gestapo et, après une folle épopée, regagne clandestinement les États-Unis. Rentrée à Paris après-guerre, elle dirige une revue d'art, avant de s'éteindre, frappée par la maladie, veillée par Duchamp. Christine Oddo nous restitue dans un style alerte et limpide cette histoire d'amour et d'art.

  • Héritière d'une richissime famille juive américaine, Peggy Guggenheim (1898-1979) a rassemblé une des plus belles collections au monde d'art moderne.
    Excentrique, anticonformiste, libertine, Peggy Guggenheim éprouve un goût effréné pour l'art et les artistes. Après-guerre, sur les conseils d'André Breton, elle expose à Londres Kandinsky, Calder ou Brancusi. Venue à Paris, elle achète un tableau par jour, aide Giacometti et Picasso, puis elle part à New York où elle épouse Max Ernst. En 1942, sa galerie Art of this Century révèle au public les surréalistes européens et la jeune avant-garde américaine - Jackson Pollock, Mark Rothko. En 1949, installée à Venise, au bord du Grand Canal, dans un palais du XVIIIe siècle, elle expose une somptueuse collection que le monde entier admire encore aujourd'hui.

  • « Si je suis la première femme à occuper ce poste, je ne serai pas la dernière. » C'est ainsi que Kamala Harris a conclu son discours après la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles américaines. Quelques semaines plus tard, cette fille d'un père jamaïcain et d'une mère immigrée indienne marquait l'histoire de son pays en devenant la première femme à occuper le poste de vice-présidente.
    Une enfance marquée par la contre-culture californienne, une ascension au mérite où, après des études en sciences politiques et en droit, la native d'Oakland, dans la baie de San Francisco, accède au prestigieux poste d'adjointe de district avant de diriger le département des enquêtes criminelles de San Francisco. Puis, une élection au poste de sénatrice de Californie qui la révèle au grand public et, enfin, une candidature à la primaire démocrate de 2020 qui conduit Joe Biden à la choisir comme colistière pour gagner l'élection présidentielle de 2020.
    Mais au-delà de ce parcours hors norme où cette femme de 56 ans a brisé avec une facilité déconcertante tous les plafonds de verre, qui se cache vraiment derrière cette pionnière qui bouscule toutes les certitudes et dont les actes et les paroles sont désormais scrutés au microscope ? Au-delà du symbole que représente son élection, Kamala Harris pourra-t-elle incarner le futur apaisé d'une Amérique au bord de l'implosion ?

  • Dans une série d'entretiens avec l'icône altermondialiste Vandana Shiva, Lionel Astruc nous livre le regard que porte cette femme combative sur les problématiques du monde contemporain. Et nous aide à comprendre pleinement les enjeux actuels tels que le maintien de la paix et de la démocratie, la souveraineté alimentaire et la préservation des ressources, l'écoféminisme ou encore la liberté des semences.

  • Printemps 1972 : le New York Times Magazine publie un long article qui connaît un immense succès. La signataire de ce discours original sur la jeunesse, Joyce Maynard, dix-huit ans, en première année d'université à Yale, reçoit des centaines de lettres enthousiastes, parmi lesquelles celle de J. D. Salinger, cinquante-trois ans (dont elle n'a jamais lu une ligne). S'ensuit une correspondance soutenue entre la jeune étudiante et l'auteur culte de L'Attrapecoeurs. Très vite, sur les instances de celui-ci, Joyce abandonne Yale et ses études pour aller partager avec son admirateur une vie faite d'un splendide isolement et d'ascétisme alimentaire. Mais, au fil des mois, les problèmes se multiplient au sein de ce couple improbable. Acupuncture et homéopathie n'y pourront rien: laissée en proie à un désarroi total, Joyce est congédiée d'une manière aussi cruelle qu'inattendue.

    Vingt-cinq ans plus tard, divorcée et mère de trois enfants, devenue ellemême un écrivain confirmé, elle tente de raconter cette histoire et d'y trouver une explication. Elle décrit son adolescence entre un père poète alcoolique et une mère décidée à faire de sa fille un prodige littéraire, mais surtout, avec une franchise parfois jugée choquante, elle analyse son combat désespéré pour retrouver son équilibre après que Salinger a mis fin à leur liaison. Une liaison étrange et dévastatrice dont le récit porte un éclairage peu banal sur l'idole des lettres américaines.

  • Jamais une First Lady n'a été aussi populaire qu'Eleanor Roosevelt (1884-1962). Connue pour son humanisme, ses fortes convictions et sa générosité, l'épouse de Franklin Delano Roosevelt donne une dimension politique au rôle d'hôtesse de la Maison Blanche en défendant les plus démunis, les femmes, les pauvres et les Noirs.
    Grâce à des témoignages inédits, Claude-Catherine Kiejman raconte le destin singulier d'une femme de tête dont la vie se confond avec l'histoire des États-Unis.

  • Rosa Bonheur (1822-1899) vécut riche, célèbre, heureuse. en exerçant dès l´adolescence le métier qu´elle s´était choisi : peintre animalière. Pour une femme du XIXe siècle, une exception, un défi ! Grâce à un immense talent et une puissante force de travail, elle accomplit la promesse faite à sa mère, sa mère morte. Sophie X-Bonheur mourut à 36 ans dans d´insupportables circonstances. Rosa avait onze ans. Cette tragédie aurait pu l´anéantir elle lui transmit au contraire la force d´accomplir ce qui devint une mission de vie : « relever la femme, venger la mère ». Par la voix de Rosa Bonheur, ce livre nous raconte les arêtes vives de sa vie. Il nous parle d´elle comme elle aurait pu nous parler, en tête à tête, avec confiance. Ce monologue, adaptable au théâtre, devient notre dialogue avec elle, portrait choisi, rencontre.

  • Quel personnage, cette Marthe Richard ! Romancière de sa propre vie, elle se forge un destin à la mesure de son siècle. Après avoir fui la misère familiale, cette femme-caméléon devient tour à tour pionnière de l'aviation, espionne durant la Grande Guerre, femme d'affaires et politicienne à la Libération... Dans une biographie sensible et truculente, Nicolas d'Estienne d'Orves rend hommage au fabuleux destin de cette femme qui, à travers ses rébellions et combats, n'a cessé de se réinventer.

  • Juillet 1937. L'aviatrice américaine Amelia Earhart disparaît dans des circonstances mystérieuses au coeur du Pacifique, lors de l'ultime étape de son tour du monde. Simple accident ? Mission d'espionnage qui aurait mal tourné ? Un secret d'État dont Bernard Marck nous livre ici la clé. Mais cette histoire est avant tout celle d'une femme qui chercha toujours à repousser les limites pour éprouver le vertige de la liberté. Son parcours, brillamment relaté dans cette fresque biographique, insuffla aux unes le désir de conquérir le ciel, à d'autres l'énergie de briser les carcans.

    Prix Guynemer 2011.

  • Wolfgang Amadeus Mozart était un génie. Mort ruiné, enterré sans grande pompe, il aurait pourtant pu sombrer dans l'oubli... Si Constanze Mozart ne l'avait pas adoré au point de sacrifier leurs propres enfants à la gloire de son défunt mari. Si elle ne lui avait pas survécu cinquante-et-un ans, bataillant jour et nuit pour la postérité de son oeuvre. Si elle n'avait pas gratté la terre à mains nues pour retrouver son squelette, ni rebaptisé son jeune fils « Wolfgang Mozart II » pour le produire dans toutes les cours d'Europe...

  • Publié pour la première fois en 1994 et régulièrement réédité et enrichi depuis, Des histoires vraies revient cette année pour la septième fois augmenté de six récits inédits. Sophie Calle continue à nous raconter ses histoires, dans un langage précis et sobre, avec le souci du motjuste. Tantôt légères et drôles, tantôt sérieuses, dramatiques ou cruelles, ces histoires vraies, toutes accompagnées d'une image, livrent dans un work in progress les fragments d'une vie.

  • Fille d'un peintre de l'école de Pont-Aven et ami de Gauguin, descendante d'armateurs et de marins, Odette du Puigaudeau (1894-1991) fut d'abord dessinatrice au Collège de France et styliste chez Jeanne Lanvin. Puis elle participa à des campagnes de pêche sur des thoniers bretons et devint journaliste, jusqu'en janvier 1934, moment où elle se lança, avec sa compagne la journaliste et exploratrice Marion Sénones, « pieds nus à travers la Mauritanie ». Ce voyage fut une révélation : Odette consacra dès lors sa vie au Sahara occidental, vie d'aventures au temps des derniers rezzous, puis vie scientifique et littéraire tournée vers le peuple maure. Ce livre préfacé par Théodore Monod est la seule biographie de cette grande dame du désert, qui en défendit le fragile écosystème et ses civilisations nomades menacées.

  • Ces femmes, souvent méconnues, ont fait et sont l'Algérie. Découvrez les portraits de quarante femmes, qui, chacune dans leur univers (la politique, la musique, l'aventure, l'écriture, etc) ont laissé leur marque. Du IVe siècle à nos jours, ces portraits sont illustrés en pleine page à l'aquarelle. La militante Wassyla Tamzali préface cet album à mettre entre les mains des grands et des enfants.

  • Librement inspirée par la vie d'Emily Dickinson (1830-1886), aujourd'hui considérée comme l'une des plus grandes poétesses anglo-saxonnes, La mélodie sans les paroles retrace le parcours d'une créatrice au 19e siècle, en Amérique, alors que les femmes n'avaient pas encore le droit de vote et appartenaient corps et âme à leur mari.
    Emily Dickinson refuse un monde qui ne lui laisse pas de place. Consciente de son génie et flirtant de plus en plus avec la folie, elle va s'enfoncer de façon radicale dans la claustration et le silence. Autrice de 1800 poèmes et plus de 1000 lettres, Emily Dickinson n'a pas été publiée de son vivant. Pourtant, son premier recueil connut immédiatement un succès phénoménal.
    La fiction théâtrale de Catherine Benhamou met en scène l'entourage proche de la poétesse, son père avec qui elle a une relation très forte, sa soeur qui s'est sacrifiée pour s'occuper d'elle et qui est la seule à croire en son talent, son amie Suzy dont le départ va la désespérer, celui qu'elle choisit comme « guide », qui lui déconseille l'édition et enfin Mabel qui vient jouer et chanter pour elle sans jamais la voir. C'est cette dernière qui fera paraître le premier recueil de la poétesse.
    « Il ne s'agit pas d'une biographie théâtralisée mais plutôt d'approcher, par le moyen du théâtre la vie et le rapport à la création d'une poétesse de génie, encore trop peu connue en France et totalement incomprise de son vivant. Il m'a paru intéressant de faire du théâtre avec quelqu'un qui a passé la plus grande partie de sa vie à se soustraire aux regards mais qui mettait en scène chacune de ses apparitions. » C.B.

  • Nièce du général, bien moins connue que cet oncle qui l'aimait beaucoup, Geneviève de Gaulle-Anthonioz a pourtant tracé un chemin exemplaire. À vingt ans, résistante déportée à Ravensbrück, elle fait l'expérience de la fraternité, de la solidarité qui sauve. De ces heures noires et d'un inébranlable sens du devoir et de la justice, elle tire la force de dédier sa vie à la défense des plus pauvres. Engagée pendant trente ans auprès d'eux à travers ATD Quart Monde, elle est aussi, ce qu'on ignore, à l'origine de la loi anti-exclusion adoptée par le parlement en 1998.Voici donc le portrait intime d'une Française courageuse, d'une « petite dame » à la volonté d'acier, d'une épouse amoureuse et mère attentive, d'une femme entière qui, face aux injustices, a toujours refusé de détourner le regard. Bernadette Pécassou-Camebrac raconte comme un roman la vie inspirante de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, dont les combats et le sens de la fraternité sont plus que jamais d'actualité.

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