Littérature générale

  • Saint Phalle : monter en enfance Nouv.

    Redécouvrir Saint Phalle ? C'est partir, avec Gwenaëlle Aubry, explorer un jardin, un ailleurs, où l'adulte annule la distance avec l'enfance, où l'artiste s'exprime de tout son corps, de tout son regard. Cet ailleurs, avec ses sculptures monumentales et miroitantes, se situe à mi-chemin entre Pise et Rome: « Il Giardino dei Tarocchi ». « Le Jardin des Tarots », car la vie est jeu, la vie est pari, elle est une réponse énigmatique et ritualisée aux violences de l'enfance.

    Niki de Saint Phalle a été violée par son père à onze ans, pendant « l'été des serpents », et maltraitée par sa mère. De ce saccage inaugural, elle est sortie victorieuse, déterminée à « voler le feu aux hommes » et à « faire la révolte ». Elle a peint à la carabine, créé des Accouchées sanglantes et des Mariées livides, des Nanas bariolées et des Skinnies filiformes, des Black Heroes, des films hallucinés. Avec Jean Tinguely, elle a inventé « 36 000 façons d'être déséquilibrés ». Le Jardin est son Grand oeuvre, son « destin », où rage et rêve se mêlent dans des figures vengeresses mais aussi magiciennes. En les sculptant, elle a rencontré La Force, Le Magicien, Le Soleil, La Papesse, Le Fou, La Mort, Le Monde. Elle a vécu dans L'Impératrice.

    Puisque le mystère de la vie est colossal, ses répliques le seront aussi : immenses, à la démesure de l'enfance.

    « On dit tomber en enfance» comme tomber amoureux» : mais Saint Phalle n'est pas tombée, elle est montée en enfance. Son lourd legs elle l'a, comme on souffle un métal, transmué en légèreté. » Gwenaëlle Aubry traverse le miroir pour nous montrer cette puissance de vie et de métamorphose à l'oeuvre chez une des plus célèbres artistes du XXe siècle. Elle joue au tarot avec Saint Phalle, rebat ses cartes, rencontre les artisans du Jardin qui, jour après jour, lui en livrent les clefs. Avec eux, elle part à la recherche de l'enfance fugitive : « Je suis venue te chercher, tu vois, un peu en retard mais je suis là, allez viens, n'aie pas peur, on va au Jardin. ».

    Une évocation littéraire menée avec une précision qui le dispute à l'émotion. Un portrait magistralement écrit.

  • Avec ce manuel, plongez le regard dans une collection chatoyante de petites annonces à l'intention des « femmes à la poitrine trop petite ».
    Collectés dans la presse des années 60- 70, ces encarts publicitaires sont traités graphiquement pour un rendu sensuel qui met en relief leur érotisme teinté de charlatanisme.
    Voici un panorama des différents procédés pour embellir et gonfler les seins en usage dans la France d'alors. Ouvrage fantaisiste à mettre entre toutes les mains, il réjouira aussi bien les femmes que les hommes sensibles à la poésie du quotidien.

  • Retour sur le destin hors du commun de Moishe Zakharovich Shagalov, pauvre gamin d'un shtetl russe, à qui André Malraux propose la rénovation du plafond du palais Garnier en 1964. Le peintre accepte, refusant d'être rémunéré pour ce qu'il considère comme la consécration ultime par son pays d'adoption. Les douze panneaux sont l'illustration éclatante de son énergie créatrice. Il a alors soixante-dix sept ans.
    Dès son arrivée à Paris en 1911 à l'âge de vingt-trois ans, Chagall n'aura de cesse de croire en ses rêves face aux échecs et aux drames qui viendront bouleverser le XXème siècle. À ses côtés, pendant trente-cinq ans et par-delà sa mort en 1944, son amour légendaire, Bella, qui fut sa muse, son modèle et sa première femme. Ils firent ensemble le choix absolu de la beauté, de la couleur et de l'art comme remparts face à l'adversité.

    Prêtant sa voix à Bella, l'éternelle fiancée qui survole ses compositions oniriques, Caroline Grimm revisite les toiles, comme autant d'expression des états d'âme du peintre. Invitation au voyage dans l'univers incomparable d'un artiste de génie, Ma double vie avec Chagall célèbre la gloire du coeur, credo du peinte et du couple. De Vitebsk à Paris en passant par Berlin et New York, l'histoire d'une passion flamboyante, à l'image des toiles du maître.

  • En tenue d'Eve est le récit véridique du jour où Marcel Duchamp a inscrit la scène underground de la Côte Ouest sur le planisphère culturel en jouant aux échecs à Pasadena avec l'auteure, à l'époque une jeune femme dénudée ayant encore beaucoup à apprendre.

  • Tour à tour monstres sanguinaires, divinités secourables, entités cosmiques, ou prostituées, les Sirènes suscitent dès l'Antiquité une mythologie paradoxale et sont parées d'ambivalence.
    La Bible les désigne comme des êtres essentiellement démoniaques, mus par la séduction et la luxure. Au Moyen Âge, la sirène continue d'incarner le vice et l'inquiétante féminité, quand elle n'est pas reléguée à une simple fonction ornementale.
    Mais les hommes du passé croyaient-ils vraiment à l'existence de ces êtres dont la voix pouvait tout aussi bien guider les âmes errantes à travers les cieux, ou ensorceler ? Pour les philosophes et les théologiens, les sirènes semblent avoir surtout constitué un symbole. Pour les artistes, elles étaient un motif dont la plasticité se prêtait à toutes les fantaisies formelles.
    Mais c'est la littérature populaire qui offrit aux sirènes leur plus belle postérité, à travers romans, légendes et contes merveilleux, avant que Théophile Gautier ou Apollinaire ne viennent rappeler que le destin de ces femmes insaisissables s'achève souvent... en queue de poisson.

  • « Tout en attendre. Ne rien espérer. Aller à sa rencontre comme si on tombait amoureux. » Qu'est-ce qu'un oloé ? Un lieu quelque part où lire ou écrire ? Un état d'esprit ? Une idée, un rêve, une envie ? Un livre, pour commencer. Dans ce livre, Anne Savelli interroge à la fois ses propres pratiques créatives (comment se consacrer à la littérature quand on est perpétuellement en mouvement ? ) et la possibilité de faire de l'écriture, domaine de la solitude par excellence, un territoire du commun. À qui sommes-nous reliés quand nous lisons ? Comment n'écrit-on jamais seul quand on écrit ? Reflet de la diversité qui l'a inspiré, le néologisme "oloé" est passé dans notre langage courant. Il est utilisé par tous : des auteurs invités dans cette nouvelle édition à s'approprier le concept aux lecteurs qui pourront, grâce à plusieurs propositions d'écriture façon "atelier", prolonger l'expérience pour que chacun puisse écrire, à son tour, dans l'énergie des oloés. Élastique, forcément. Avec la participation de Thierry Beinstingel, Pierre Cohen-Hadria, Virginie Gautier, Maryse Hache, Olivier Hodasava, Christine Jeanney, Pierre Ménard, Juliette Mézenc, Franck Queyraud, Joachim Séné et Lucien Suel.

  • Publié en 2013 par les Éditions Circe (Barcelone) est le fruit de plus de vingt ans de travail de Victoria Combalía sur la photographe, compagne de Picasso, femme de talent au caractère passionné, mélancolique et fantasque mais aussi très humaine et pleine d´humour. Elle avait été l'amante de Picasso entre 1936 et 1943, avait photographié Guernica et avait été le modèle exceptionnel de la série La femme qui pleure du peintre de Malaga.
    Dora Maar était fille d'un père yougoslave et d'une mère française mais avait été élevée en Argentine. Elle a tourné le dos à ses origines bourgeoises en devenant une militante politique de gauche, membre du groupe Contre-Attaque et amoureuse du philosophe et révolutionnaire Georges Bataille. En tant que membre du groupe surréaliste, Paul Eluard la présente à Picasso. Dans une scène célèbre au café Les Deux Magots, Dora le séduit en jouant d'un couteau entre ses doigts et ses longs ongles peints en rouge. Avec lui, elle vécu une passion tumultueuse, et mis en sourdine son activité créatrice. Elle devient sa muse, mille fois dépeinte dans sa beauté, mais surtout comme un masque souffrant et tourmenté. Abandonnée par l'artiste, elle se réfugie dans la religion et la peinture, vivant isolée dans son appartement parisien et dans sa maison de Ménerbes, dans le sud de la France. Dora Maar est décédée en 1997, laissant derrière elle une aura mystèrieuse. Victoria Combalía a eu le rare privilège de pouvoir parler longuement avec Dora Maar en 1994 et d'organiser une première rétrospective de son travail photographique et pictural en 1995. L'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la vie de Dora Maar grâce aux documents inédits mis à disposition par ses héritiers et à leur reproduction.
    Victoria Combalià est contributrice de l'exposition rétrospective présentée au MNAM/Centre Georges Pompidou du 5 juin 2019 au 29 juillet 2019.

  • «  Berthe Morisot est au coeur sinon le coeur de la grande aventure impressionniste. Ni grâce ni muse, mais peintre à part entière dans un univers d'hommes qui admirent son pinceau, sa palette autant que ses yeux noirs , elle figure parmi les artistes les plus audacieux de son époque.
      Degas, Monet, Renoir furent ses amis et la tenaient en haute estime. Manet l'a peinte inlassablement, elle porte son nom pour l'état-civil. Provocation...  ? C'est un monde sans sexe et sans violence que j'ai choisi de peindre à travers ce portrait d'une femme résolument pudique, secrète, étrangère à toute forme d'exhibitionnisme, et pourtant passionnée, ardente, dont toute la vie est habitée par les démons du désir et du rêve.  »D. B.

  • Oscar, un écrivain mexicain dont je n'avais jamais entendu parler, m'a contacté via Internet pour une rencontre. Il a juste précisé que cela concernait mon père. J'étais intrigué car celui-ci est mort depuis plus de vingt ans. Notre rendez-vous eut lieu à l'angle de la rue du Temple et de la rue du Petit-Thouars. Voilà, me dit-il, j'ai découvert que votre père a eu une relation amoureuse avec Frida Khalo quand elle est venue à Paris en 1939. Je savais qu'elle et lui s'étaient connus et qu'elle lui avait offert un tableau intitulé Le Coeur, mais jamais il n'avait évoqué une quelconque liaison avec elle.

    Ainsi commence le livre de Marc Petitjean. Par une première rencontre qui le plonge soudain dans la vie tumultueuse de Frida Kahlo, artiste engagée, anticonformiste, bisexuelle, redécouverte par les féministes aux États-Unis et en Europe dans les années 80, devenant l'icône que l'on connaît aujourd'hui - mais aussi dans les zones secrètes de la vie de son propre père.

    Qui était ce curieux Michel Petitjean ? Quelle a été la relation entre lui et Frida durant les quelques semaines de son séjour en Europe, en compagnie d'André Breton, de Picasso de Dora Maar, de Marcel Duchamp ? Et pourquoi lui a-t-elle offert ce tableau énigmatique et si intime ?

    Le mystère de cette relation, à l'image de Frida Kahlo, est d'une telle force qu'elle traverse tout le livre comme un trait de lumière.

  • Traverser les murs

    Marina Abramovic

    • Fayard
    • 4 Octobre 2017

    En 2010, plus de 750 000 personnes se sont pressées au Museum of Modern Art de New York pour avoir la chance d'assister à la performance célébrant les cinquante années de carrière de Marina Abramovic. Traverser les murs, récit saisissant, épique et d'un humour impitoyable, raconte comment une jeune femme élevée par une mère folcoche, qui a grandi dans la Yougoslavie communiste de Tito, est devenue, en quelques décennies, une icône mondiale de l'art contemporain.
    En repoussant les limites du corps humain, la peur, la douleur, la fatigue, dans une quête sans compromis de transformation émotionnelle et spirituelle, Marina Abramovic, qui compte parmi ses admirateurs Lady Gaga et Jay-Z, a révolutionné l'art de la performance, devenant l'une des plus importantes inspiratrices de l'esthétique de la pop culture au XXIe siècle.

  • Le labyrinthe de Versailles Date de l'édition originale : 1677 Appartient à l'ensemble documentaire : IledeFr1 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • De 1939 à sa mort en 1978, Marcel Bascoulard hanta les rues de la ville de Bourges. Autodidacte, clochard hirsute, souvent habillé en femme, ce personnage hors norme est l'auteur d'une oeuvre graphique considérable, d'une très grande virtuosité. Pendant près de quarante ans, avec une technique parfaite, il a représenté avec un parfait réalisme les rues, les places, les monuments de Bourges et de sa périphérie. À la plume, au crayon, au pastel, à la gouache, ses dessins révèlent dans une sorte de vertige un sens aigu du moindre détail, du proche et du lointain, des matériaux et de leur texture, avec une connaissance parfaite de la perspective. Il en émane une intense poésie du lieu, proche de celle d'un Rembrandt ou d'un Dürer. Maître du dessin figuratif, Bascoulard laisse une oeuvre de plusieurs centaines de dessins, ainsi que des oeuvres abstraites, des cartes géographiques et des photographies dans lesquelles il se présente en femme, confectionnant lui-même ses robes.
    Son oeuvre est ici rassemblée, accompagnée d'un texte de Patrick Martinat qui reconstitue sa biographie et son cadre de vie. Artiste virtuose et clochard magnifique, Marcel Bascoulard fut un personnage hors norme, à la vie romanesque. Il laisse une oeuvre dessinée très importante. Ce livre est à la fois une biographie détaillée et un livre d'art, riche de plus de 300 reproductions, dessins, photographies et documents pour la plupart inédits.

  • Au coeur de l'enquête, Rachel, la tragédienne la plus célèbre sous la Monarchie de Juillet, petite jeune fille arrivée à moitié illettrée dans la capitale et qui devint, à 17 ans, la coqueluche du Tout-Paris. Son morceau de bravoure ? La fameuse « Prière d'Esther », ce long monologue au cours duquel, dans la pièce de Racine, la reine révèle au roi qu'elle est juive au moment où il s'apprête à massacrer son peuple.
    Juive, Rachel l'est aussi, et lorsque les amis de Chateaubriand et de madame Récamier la pressent de se convertir à la bonne religion catholique, c'est la prière d'Esther qu'elle leur récite.
    A plus d'un demi-siècle de distance, une autre Rachel surgit sous la plume de Marcel Proust, lequel semble superbement ignorer la grande Rachel au moment où il dépeint la petite maîtresse de Saint-Loup que celui-ci présente au narrateur.
    Au terme de l'enquête, il apparaît pourtant que Proust n'aura pas tant ignoré la grande Rachel qu'il l'aura dépouillée de son génie, en l'affublant d'un sobriquet emprunté à une autre, qu'il l'aura dégradée en quelque sorte.
    Rien à reprocher à personne, la littérature a tous les droits. Mais que cette entreprise de déconstruction est instructive sur l'esprit français et ses démons !

  • À l'origine, Passage des arts est le nom d'une petite rue de Paris, une de ces venelles quipermettaient autrefois d'aller d'un atelier d'artiste à l'autre. Bruno Doucey a-t-il donné ce nom à la collection qu'il vient de créer pour rappeler que la poésie relève de l'espace public, qu'elle est un lieu de rencontres, un passage, une passerelle entre les êtres? Oui, mais pas seulement.
    Les livres de la collection Passage des arts sont avant tout des livres de dialogue entre deux artistes, l'un poète, l'autre photographe, peintre, graveur ou musicien.
    Des livres dans lesquels les images de l'un font naître la poésie de l'autre, et inversement.
    Des livres ouverts comme des fenêtres aux ressources de l'imagination créatrice.

  • Des lettres échangées entre 1978 et 1985 par Jean Dubuffet et Valère Novarina, rien ne devrait nous permettre de dire qu'elles sont de l'ordre de l'amitié, de la déférence, ou de l'admiration. Bien plus, on ne saurait à les lire tenir pour assuré, quoi qu'en disent les biographes, que l'un est un des peintres majeurs de son temps, arrivé au grand âge, et l'autre un écrivain au tout début de sa reconnaissance, peintre au vif et dramaturge.
    Pour un peu c'est l'inverse qui pourrait être vrai, tant ce qui paraît compter n'est pas de cet ordre-là. Pas de croustillant dans l'entretien d'un vieil homme avec un plus jeune sur l'art et la langue, mais un vivant essor, réciproquement salué. (P.V.) Préface de Pierre Vilar Édition complète de la correspondance entre les deux artistes, largement inédite, augmentée d'un entretien, et de textes de Valère Novarina en échos à la figure de Jean Dubuffet. Avec la reproduction de 46 documents et oeuvres tous inédits.

  • Sarah Bernhardt, dont on commémore cette année le quatre-vingt-dixième anniversaire de la mort, est toujours présente dans l'imaginaire du public. " La voix d'or" de Victor Hugo était en avance sur son temps. Outre ses dons artistiques, elle a été la première star des temps modernes par son sens de la publicité: que l'on parle d'elle en bien ou en mal, qu'importe, pourvu qu'on en parle.
    Elle considérait que sa vie privée ne concernait qu'elle et s'est amusée, dans ses fantaisistes mémoires, à égarer sur ses origines, ses goûts et ses amours. Ce monstre sacré était la fille d'une juive hollandaise appartenant à une fratrie de six enfants ; cousins, oncles et tantes l'entouraient et ont pesé sur sa vie. Sa tante Rosine, avec l'appui de son vieil ami le duc de Morny, la dirigea vers le conservatoire en vue d'un avenir qui ne l'enchantait pas.
    La suite est connue.

    Marie-Louise Barberot descend directement d'Edouard Bernhardt, l'oncle de Sarah. Monteuse de films, récompensée par un Oscar pour la reconstitution des ambiances sonores du Jour le plus long, elle a eu envie, le temps venu, de se plonger dans les aventures romanesques de sa famille dont Sarah Bernhardt a été le fleuron.

  • Dix femmes parentes, amies, rivales ou amantes ont jalonné la vie et parfois inspiré l'oeuvre de l'auteur de Mrs Dalloway et Orlando, et parmi elles, une soeur taciturne (Vanessa Bell), une artiste énigmatique (Dora Carrington), un écrivain complexe (Katherine Mansfield), sans oublier l'aristocratique Vita Sackville-West et la compositrice Ethel Smyth. Avec elles, Virginia Woolf pouvait se montrer d'une intransigeance absolue ; car si son exigence intellectuelle était grande, sa demande d'affection et son besoin d'attention ne l'étaient pas moins.

  • Artemisia

    Alexandra Lapierre

    La première femme peintre qui gagna sa liberté à la force de son pinceau.
    En 1611, à Rome, dans un atelier du quartier des artistes, la jeune Artemisia se bat avec fureur pour imposer son talent. Son adversaire le plus redoutable n'est autre que son père, son maître, le célèbre peintre Orazio Gentileschi. Il voudrait cacher au monde la sensualité et surtout le génie de sa fille. Mais la vie va bouleverser ses plans...

  • Cadre, seuil, limite. Il s'agit ici d'envisager la question de la limite (et des notions qui lui sont apparentées) pour elle-même, avant qu'elle ne reçoive une caractérisation déterminée, autrement dit, de la saisir dans sa signification intrinsèque et dans ce qu'elle peut éventuellement comporter d'implicite, d'instable et, donc, d'insaisissable. Cette question, avec ce qu'elle charrie d'équivocité, concerne en particulier toutes les voies de l'esthétique, de la philosophie et de la théorie de l'art. Nombre d'études relevant de ces domaines, qu'elles soient anciennes ou actuelles, et qui portent sur la peinture, l'architecture, la littérature, le théâtre ou les arts plus récents que sont la photographie, le cinéma et la vidéographie, témoignent de la place cardinale qu'y occupe, en chaque genre, le traitement spécifique de la bordure et, corrélativement, celui de son possible débordement, du cadrage et du décadrage, des frontières et de leur passage. Les investigations théoriques engagées visent à en dégager les enjeux majeurs lorsque, une fois mise à l'oeuvre et à l'épreuve par les multiples activités créatrices comprises dans leurs spécificités génériques, cette notion se trouve soumise à un traitement artistique.

  • Ecrivaines, plasticiennes, danseuses ou journalistes : toutes les créatrices évoquées dans cet ouvrage font la preuve éclatante de la richesse de l'humour au féminin.
    Certes, l'humour des femmes varie au gré de leur humeur, mais il reflète également les humeurs du temps et du monde où elles vivent. Surtout il met à jour les humeurs masculines longtemps, souvent encore, tenues pour expression d'une sorte d'humanité universelle.

  • « Je viens d'apprendre que j'ai un cancer du sein. En faisant ma valise pour aller à l'hôpital, j'ai l'impression de partir pour un long voyage dont je ne connais ni la destination ni le sens. Curieux sentiment, à la fois inquiétant et excitant. » Estelle Lagarde combine journal intime et compositions photographiques. Avec détermination mais aussi avec distance et humour, elle témoigne de la puissance de la volonté, de la création, de l'amour et de son identité de femme.

  • À l'occasion du 150e anniversaire du décès de Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), les services culturels de la ville de Douai s'associent pour présenter cette personnalité passionnante, à la fois comédienne, chanteuse, femme de lettres et. grande amoureuse.
    Talentueuse et touchante, née à Douai (ville à laquelle elle resta très attachée), Marceline Desbordes-Valmore est une figure importante du romantisme français, tant du point de vue de ses écrits que de sa vie même.
    Nous découvrons la personnalité de Marceline à la fois mélancolique, pensive, doloriste à travers différents portraits, manuscrits, lettres et recueils de ses oeuvres.
    Elle fut saluée par les plus grands poètes français d'Hugo à Aragon et Yves Bonnefoy.
    De la publication de son premier recueil en 1819, Élégies, Marie et Romances, jusqu'à la fin de sa vie, le talent de Marceline Desbordes-Valmore (Élégies et poésies nouvelles, 1824, les Pleurs, 1833, Pauvres fleurs, 1839 et Bouquets et prières, 1843) fut en effet remarqué et apprécié pour le lyrisme et la hardiesse de versification qui s'en dégageaient.
    Les liens qui l'unissaient aux personnalités du monde théâtral, lyrique et littéraire de son époque seront mis en évidence (Balzac, Dumas, Sainte-Beuve, Hugo, Lamartine, Vigny, Talma.) ainsi que l'attachement de l'artiste à sa ville natale, de son vivant jusqu'à nos jours.

  • La déesse des serpents Manasa, sculpture exposée au musée du quai Branly, est le point de départ d'un voyage en Inde.
    À partir des textes de Gita Wolf qui rassemble mythes et légendes hindouistes et bouddhiques sur les serpents, tanna Andréadis recrée un univers graphique fascinant, proche de l'abstraction. Imprimé en sérigraphie, fabriqué de manière artisanale en Inde, ce livre est le deuxième titre d'une collection dans laquelle Ianna Andréadis fait le lien entre les pièces du musée du quai Branly et leur pays d'origine, pour quatre continents Amériques, Afrique, Asie, Océanie.
    Le premier est consacré au Bestiaire aztèque (coédition avec Petra Ediciones, Mexique).

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