Livres en VO

  • Le Louvre invite dès ce printemps l'artiste Eva Jospin dans la cour Carrée. Son installation Panorama, déclinaison monumentale de ses forêts de cartons, propose au visiteur de s'immerger au coeur d'une forêt mystérieuse. Le pavillon fermé, dont les parois de miroirs reflètent le bâtiment de Pierre Lescot, est posé sur la fontaine, qui devient à la fois pivot et support.
    Eva Jospin travaille le carton à découper, medium rarement utilisé, pour créer des oeuvres sous formes de bas-relief, voire de haut-relief. Avec Panorama, la perspective et la profondeur, composantes fondamentales du vocabulaire de l'artiste, sont travaillées à une échelle plus grande. L'oeuvre, spécialement conçue pour la cour Carrée du musée du Louvre, entreprendra ensuite un tour du monde dans plusieurs villes.

    Beaux Arts éditions accompagne cette installation avec un hors-série bilingue. Une rencontre avec l'artiste permet de mieux comprendre son oeuvre.

  • Enquête itinérante sur les modalités de la perception. Au cours d'une balade silencieuse d'une heure dans une ville, une relation particulière se tisse entre marcher, voir et toucher. Le guide propose à la personne guidée de fermer les yeux et de les rouvrir le temps d'un flash sur une dizaine d'images qu'il extrait tout au long du parcours.

  • Yoko Ono est une artiste pluridisciplinaire (film, son, participation, instruction, architecture, installation, environnement...) qui crée depuis le début des années 1950 avec une assurance et une inventivité hors du commun des oeuvres conceptuelles. Dès ses débuts, elle s'évertue à déconstruire l'art tel qu'on le conçoit à l'époque dans les musées, à interpeller, à militer pour la paix et pour l'égalité des sexes, souvent par le biais de performances.
    Après une rétrospective à Francfort en 2013 et au MoMA de New York, c'est le MAC de Lyon qui lui consacre sa première rétrospective française sur le principe d'une exposition à pratiquer, à voir, à entendre.
    Beaux Arts a été choisi pour éditer un hors-série sur cette artiste qui a traversé la seconde moitié du XXe siècle. L'édition retrace sa vie semée de souffrances terribles et de gloire.

    Exposition au macLyon, du 9 mars au 10 juillet 2016.

  • À l'occasion de la grande exposition consacrée à Niki de Saint Phalle au Grand Palais : une immersion dans le jardin des tarots à la découverte de ces 22 sculptures monumentales.
    Peintre et sculptrice, Niki de Saint Phalle (1930-2002) est l'auteure de célèbres sculptures, comme la Fontaine Stravinsky (en collaboration avec son époux, Jean Tinguely) devant Beaubourg, à Paris, ou ses plantureuses Nanas.
    Pendant vingt ans, Niki de Saint Phalle a également réalisé de monumentales sculptures au Jardin des Tarots, à Capalbio, en Toscane. Dans ce jardin fantastique, 22 sculptures recouvertes de céramiques polychromes, de miroirs ou de verres précieux, reprennent les figures des cartes du tarot divinatoire. Elle y a d'ailleurs vécu plusieurs années, en famille, car ces sculptures sont habitables.

  • La Casa Encendida à Madrid présente jusqu'au 13 janvier 2013, une grande exposition Louise Bourgeois. Elle regroupe plus de 60 oeuvres, produites par l'artiste dans les dix dernières années de sa vie.

  • Letizia Galli

    Collectif

    • Silvana
    • 16 Octobre 2012

    Née à Florence en 1944, diplômée de la faculté d'Architecture, Letizia Galli enseigne le dessin à des enfants avant de s'installer à Milan et y écrit son premier livre pour enfant en 1975. Elle décide par la suite, après son installation à Paris dès 1990, de se consacrer alors à l'illustration d'ouvrages destinés à la jeunesse.
    Reconnue au niveau international, elle collabore avec plusieurs éditeurs étrangers et réalise plus de soixante albums qui sont publiés dans le monde entier. Ses thèmes d'inspiration sont variés, notamment l'histoire de l'art. De nombreuses expositions, du Centre Pompidou, à Paris en passant par Moscou, Naples ou encore Londres, lui ont été consacrées.
    En 2010 elle fait don au musée de l'illustration jeunesse, de 2.906 dessins originaux venant enrichir le fonds du musée.
    Ainsi, sa monographie permet à un large public d'apprécier le parcours de Letizia Galli, de ses débuts, pour la presse et la publicité, à son passage à l'illustration, et nous offre une meilleure connaissance de son travail d'illustratrice citoyenne du monde.

  • Kristin McKirdy, céramiste

    Collectif

    • Norma
    • 19 Septembre 2012

    Née au Canada de parents américains, mais vivant en France depuis son plus jeune âge, Kristin McKirdy s'est abreuvée aux sources des différentes cultures auxquelles elle s'est trouvée confrontée. Elle a suivi des études d'histoire de l'art à Paris et de beaux-arts à l'université de Californie, Los Angeles (UCLA). Sa vocation de céramiste fut pour elle le moyen de réaliser une synthèse libre et enrichissante d'influences parfois antagonistes.
    Son itinéraire professionnel se vit comme une suite de défis et de questionnements. La connaissance approfondie de l'histoire de sa discipline et la parfaite maîtrise de ses savoir-faire conditionnent à ses yeux l'épanouissement d'une production originale et puissante.
    Tout en demeurant convaincue que son art devait rester ancré dans ces traditions, elle a appris des artistes céramistes, notamment Adrian Saxe et Kenneth Price, que le temps était venu pour la céramique de s'affranchir de son enfermement dans le monde des arts décoratifs pour s'inscrire dans la grande nébuleuse des arts plastiques.
    Étrangère au débat d'arrière-garde qui agite la scène européenne, elle bâtit sa carrière avec une foi et un détachement absolu de qualité indispensable pour transformer toute inquiétude existentielle ou métaphysique en un terreau fertile, aux origines de toute création. Forte et fragile, Kristin McKirdy livre une oeuvre savante et spontanée, rigoureuse et sensible. Jouant avec virtuosité des archétypes universels (vases, coupes, bols, amphores) qui peuplent sa discipline, elle fait naître de ses mains des pièces dont le biomorphisme mesuré est vecteur de sens et d'émotion.
    La Cité de la céramique donne carte blanche à Kristin McKirdy pour réaliser un rapprochement historique et esthétique entre son travail et certaines pièces conservées dans les collections nationales.
    Une exposition monographique « Kristin McKirdy. Vingt ans de création » présente à la fois les créations de ses quatre années de résidence à Sèvres entre 2008 et 2012 et une sélection de pièces parmi les plus représentatives des vingt dernières années provenant de collections privées.
    Parallèlement à l'exposition à Sèvres, les créations réalisées lors de la résidence de Kristin McKirdy seront mises en vente à la galerie parisienne de Sèvres, au Palais-Royal. Les galeries Pierre-Marie Giraud à Bruxelles et Jousse à Paris présenteront aussi des pièces.
    Le livre servira de catalogue.

  • Courants à quelque continent lointain et venues s'échouer sur nos rivages [...] Les formes étranges de ces souches noueuses, écorcées, nues, nues d'une obscène nudité, la masse inerte, putride, monstrueuse de ces débris d'embarcation, offrent à Danièle Perré des stimulants de création, le plaisir et le tourment d'inventer à partir du réel ces objets fantastiques, ces puissants ensembles de lignes et de couleurs qu'elle expose aujourd'hui, après des années de silence, de labeur et d'ingrate patience ".
    Frank Elgar

  • Saïkali

    Collectif

    • Somogy
    • 11 Septembre 2011

    Nadia Saïkali est née en 1936 à Beyrouth.
    Avant-gardiste, l'artiste s'est très rapidement détachée des modes de représentation dits conventionnels pour élaborer un langage propre dont la sophistication se nourrit à la fois d'éléments occidentaux et de réminiscences orientales. Collages, reliefs et mobiles lumino-cinétiques, autant de moyens d'expressions artistiques explorés par la peintre et jalonnant un parcours exceptionnel, qui aujourd'hui en revient aux techniques traditionnelles (huiles sur toile) et aux fondements de l'art. Dans la série Empreintes-Mémoire et Empreintes-Autoportraits, la peinture de Saïkali porte les traces des empreintes corporelles de l'artiste qui, comme la marque première sur la paroi des grottes de la préhistoire, tendent à exprimer un art qui se veut universel. Cet ouvrage retrace le riche parcours artistique de Nadia Saïkali dont chaque tableau est perçu par elle-même comme un fragment, un rivage, une île de son voyage immobile dans l'archipel du temps.

  • Chaque tableau de Nicole Bottet étonne, surprend. Il séduit.
    Il suppose une élégance imprévue, un charme soudain, une simplicité harmonieuse. Il propose des variations, des rythmes modifiés, des fugues discrètes, les jeux de l'équilibre et des instabilités, les oscillations, l'espace mouvant, les sillages, les transparences, les traces, les empreintes.
    Chaque tableau est une chance, une baraka, une aubaine. Il est une occasion, un sort. A chaque coup de pinceau, l'artiste ose, elle se lance. Elle risque sans cesse. Dans le champ de la création, elle est une aventurière.
    Elle tente et décide. Elle essaie et fonce. Elle agit à la bonne occasion, dans le lieu convenable, au moment favorable, par les gestes appropriés, à la belle heure, pour la joie et par la joie.
    L'opportunité est irréversible, comme le premier chant du coq à l'aube. L'artiste voyage à l'intérieur de l'inexploré.
    Gilbert Lascault

  • Cet ouvrage accompagne la prochaine exposition que consacre le Musée d'art moderne de Saint-Etienne à Sandra Vasquez de la Horra, artiste chilienne née en 1967 (elle vit et travaille actuellement à Berlin).
    Avec cette artiste, le dessin contemporain est véritablement un art à part entière. Ses dessins sont exécutés au graphite, puis trempés dans la cire. Les papiers utilisés - qui sont souvent de la récupération de feuillets d'anciens carnets trouvés, déjà jaunis - sont encore vieillis par ce processus de fixation du graphite. La couche de cire donne non seulement un aspect terni, mais aussi une impression de matière, une rugosité à l'ensemble. Ses dessins apparaissent ainsi hors du temps, indatables et présentent tous une douce violence.
    Les thèmes de prédilection de l'artiste - le sexe, la mort, la religion et la politique coloniale - sont souvent traités de manière brutale grâce à un tracé approximatif, brut, sans fioriture, sans décor. Ses dessins vont à l'essentiel. Les figures sont des silhouettes, des motifs désincarnés devenus icônes.
    Icônes de l'amour et de la mort et de l'ambivalence des sentiments, icônes des figures de l'opprimé et de l'oppresseur, des rapports de force, des stéréotypes de l'altérité coloniale.
    Les figures noires, souvent énigmatiques et morbides de Goya et d'Odilon Redon planent au dessus de celles de l'artiste chilienne.
    Les installations de ses dessins, épinglés directement au mur et composant des frises ou des figures à part entière, offrent une lecture à la fois narrative et ouvert de ses dessins, pas tout à fait une histoire de l'humanité en vignettes, mais des indices des violences subies par celle-ci incorporée à un monde fantasmé et légendaire.

  • Die Toteninsel

    Anne-Laure Sacriste

    • Silvana
    • 16 Février 2011

    Le prix des Partenaires, doté d'une exposition et d'une publication, est attribué à un jeune artiste vivant en France par le Club des Partenaires du Musée d'Art Moderne de Saint- Etienne Métropole. Pour cette initiative unique en France, le jury a récompensé Anne-Laure Sacriste (2ème lauréate du Prix), née à Paris en 1970, autour d'un projet graphique produit pour l'occasion : une installation intitulée « Toteninsel ».
    « L'île des morts » de Boecklin est la source d'une fragmentation du temps et de l'espace qui est recomposée dans l'espace du Musée. Anne-Laure Sacriste peint des paysages nocturnes, parfois inquiétants, toujours fluides, souvent d'après une réalité observée avant d'être synthétisée par un prisme qui lui est propre, à la fois romantique et formel. Elle peint aussi des reflets, des scintillements, des brillances, jouant sur les surfaces miroitantes, sur la lumière qui transforme l'objet que l'on voit. Ce sont ses « Paradis Artificiels ».
    Dans « Toteninsel », Anne-Laure Sacriste décrypte les masses de volumes mises en jeu dans le tableau de Boecklin pour nous les donner à voir sous la forme d'un jeu de cimaises posées au sol telles des paravents, peintes sur les deux faces, l'une sombre et l'autre lumineuse. Le spectateur est ainsi invité à recomposer mentalement une image en deux dimensions devant un objet en trois dimensions, à l'inverse de ce que la peinture perspectiviste nous propose.

  • Le volume présente le dernier travail de Claire Chevrier (Pau 1963), personnalité toujours plus présente dans le monde de la photographie. Plusieurs points apparaissent dans ce travail, intitulé «Un jour comme les autres»: l'absence d'anecdote, d'évènement, de récit, et la banalité des motifs comprise comme le refus du spectaculaire. Il y semble que son travail relève du registre de la description mais sans la dimension technique ostentatoire de l'école allemande qui se complaît dans une froide objectivité. Sa neutralité est plus anodine, ce qui n'est pas à comprendre ici comme un jugement de valeur. Nous serions ainsi au-delà de l'enregistrement littéral du monde et de la question du document. L'ambivalence de l'espace de représentation est qu'une telle dénomination désigne à la fois l'image (cadrée, composée, etc.) et les décors urbains qui eux aussi s'inscrivent parfois dans un registre scénique. Il y a une mise en forme de l'espace social.

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