Cercle D'art

  • Béatrice Englert peint sans modèle de multiples têtes, en puisant inlassablement autour d'elle et dans son passé, le souvenir d'autant de profils entrevus, réinventés et sertis sur des supports marbrés et embrumés. Dans sa production la plus récente apparaît ce tour de main particulier qui courbe et enroule la forme sur la compartimentation rigoureuse qui structure toujours ses toiles. Réceptacle des replis enfouis de nos semblables, son oeuvre nous dit avec pudeur et fermeté des choses essentielles sur la nature humaine.

  • Au vu de la nature des matériaux - terre cuite, acier, fonte ou bronze - les figures de hanneke beaumont vibrent d'une légèreté paradoxale.
    Toute sa conception et tout son processus de réalisation sont marqués par sa quête d'un arrangement syntaxique à même de conférer aux différentes parties de l'oeuvre une unité de composition à travers un subtil jeu d'équilibre spatial. le message de l'artiste n'est pas, et ne se veut pas, ouvertement politique. ses sculptures représentent autrement l'être humain ; les figures ne sont pas simplement formes mais signifiants de l'esprit et du corps, de l'humanité luttant pour faire de la pensée un sentiment et pour découvrir, simultanément, le sentiment au travers de la pensée.
    C'est leur immédiateté intuitive et spontanée qui en fait des figures " universelles ".

  • Colette deble

    Jean-Luc Chalumeau

    De fait, depuis l'Antiquité jusqu'il y a peu, ce sont les hommes qui ont peint, sculpté, dessiné les femmes.
    Colette Deblé affronte aujourd'hui l'histoire de l'art dans une démarche iconoclaste. "Je tente de reprendre les diverses représentations de la femme depuis la préhistoire jusqu'à nos jours afin de réaliser une analyse visuelle des diverses postures, situations, mises en scène." La figuration, chez Colette Deblé ne part pas du sujet en soi, mais de l'interprétation qui en est déjà faite dans l'oeuvre historique, donc chargée de connotations culturelles, allégoriques, symboliques.
    Pour Colette Deblé, "la citation picturale ne saurait être une citation littérale comme est la citation littéraire, parce qu'elle passe par la main et la manière du citateur. D'où un léger tremblé doublement allusif entre l'oeuvre citée et le citateur. Mon projet explore ce tremblé parce qu'il suppose un exercice extrêmement long de la citation vers son usure et sa fatigue." Pas moins de deux mille dessins et lavis donnent à chaque femme regardée une personnalité, une vérité et une réalité charnelle qui, indirectement, provoquent l'interrogation sur un ordre depuis longtemps établi.

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