Littérature générale

  • Méfiez-vous des femmes qui marchent Nouv.

    Les nombreuses femmes qui ont eu l'audace d'entreprendre de longs voyages ont pour la plupart disparu dans les brumes de l'histoire. Aujourd'hui, leurs récits sont redécouverts.
    Grâce à la marche, ces femmes ont trouvé leur indépendance et se sont parfois même autorisé un changement de vie radical. Nan Shepherd, poétesse écossaise ; la peintre galloise Gwen John ; Clara Vyvyan, voyageuse et randonneuse ; l'écrivaine et philosophe Simone de Beauvoir ou Georgia O'Keeffe, célèbre peintre américaine, en témoignent.
    Artistes, philosophes, écrivaines, ces femmes ne marchaient pas pour jouir de toute la liberté dont peut jouir un homme, ni pour faire de l'exercice.
    Elles marchaient afin de penser par elles-mêmes, de mettre de l'ordre dans leurs émotions, d'affirmer leur indépendance. Elles marchaient pour exister.

  • Pendant qu'Ulysse parcourt le monde et enchaîne les exploits, Pénélope demeure immobile, supporte l'attente, tisse et détisse son ouvrage, restant au passage fidèle à son époux. Quand l'homme part, la femme attend son retour. Les femmes étant historiquement des êtres captifs, le voyage est l'un des moyens les plus symboliques pour qu'elles s'affranchissent de leur condition : voyager est toujours pour la femme un acte fondateur ; c'est dire « je vais où je veux, je ne suis qu'à moi ». S'inspirant des histoires vraies de la littérature de voyage et de son expérience personnelle (dix ans d'arrivées et de départs), l'auteure évoque les territoires érotisés (comme le harem), dénonce la vision masculine de l'aventure et s'intéresse à la tension entre voyage et maternité. Lucie Azema le constate : il faut être libre « de » voyager et être libre « pour » voyager. Les femmes aussi sont du voyage s'adresse aux femmes qui sont déjà parties et à celles qui n'oseraient pas encore.

  • "Les pages qui suivent consistent en des évocations de mon insouciante jeunesse... dès mon plus jeune âge j'ai tâté de radeaux faits de planches et de rondins. Que par la suite, et durant maintes années, j'ai consacré à la voile toutes mes heures de loisir, toutes mes vacances d'été. Des dériveurs, d'abord, et autres coques de noix. Jusqu'au jour où on m'a confié un vrai bateau." Ella Maillart, grande voyageuse à travers les terres d'Asie, amie d'Alain Gerbault, fut la première femme à disputer les jeux Olympiques en épreuves de yachting, à Paris en 1924.

  • Dix ans qu'elle n'était pas remontée sur une moto ! Le jour de ses 60 ans, notre «biker» de choc cède de nouveau à l'appel de la route, enfourche une BMW800 et part faire un tour de France de l'amitié pour fêter son anniversaire avec les gens qu'elle aime. Son «road trip» se révèle autant un récit de voyage qu'une méditation tonique sur la vie et une exaltation des sensations à moto. Si "le bonheur est dans l'errance", comme elle aime à dire, le nouveau livre d'Anne-France Dautheville brosse le portrait d'une mémé flingueuse ayant décidé que la vieillesse serait joyeuse et son corps, "moelleux". Toujours nature, habitée par le seul plaisir de vivre, elle manifeste à chaque page une liberté et une ouverture sur le monde qui remettent à leur place nos "horizons" actuels, parfois si étriqués...

  • Les aventures de la pionnière du journalisme infiltré réunies pour la 1ère fois avec un texte inédit.
    Un voyage de six mois seule avec sa mère au Mexique en 1886.
    Un internement volontaire dans un asile d'aliénés de New York un an plus tard.
    En 1889, une traversée du monde en 72 jours pour défier Jules Verne.
    Et en septembre 1914, sur le front de la première guerre mondiale qui commence...
    Il n'en fallait pas plus pour que Nellie Bly devienne une figure des plus étonnantes, audacieuses, pétillantes, féministes et libres d'un journalisme et d'une condition en devenir.

  • Rien ne prédisposait Isabella L. Bird (1831-1904) à voyager. Cette fille de pasteur anglais était de santé fragile et traînait sa neurasthénie de fauteuil en sofa, jusqu'à ce qu'un médecin perspicace lui prescrive le voyage pour remède. Ce fut une révélation : elle découvrit en solitaire Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis, Maroc, Tibet, Chine, Corée et Japon. Ses séjours en Asie lui valurent en 1892 d'être la première femme à entrer à la Royal Geographical Society de Londres. En 1873, elle s'en va explorer les Rocheuses dans son costume hawaïen. Elle va demeurer quatre mois dans ce Colorado qui n'est pas encore un État, partageant le quotidien rude des colons et parcourant à cheval des centaines de kilomètres en compagnie de desperados tels que Mountain Jim, dont elle tombe follement amoureuse.

  • C'est par une nuit de Noël et de tempête que disparaissait en 1997 à Douarnenez celle que les marins surnommaient "la Dame de la mer". Première Française océanographe, seule femme à avoir accompagné les légendaires terre-neuvas, embarquée à bord des dragueurs de mines pendant la dernière guerre, chargée du développement des pêches traditionnelles en Afrique de l'Ouest, Anita Conti relate dans son plus beau livre un demi-siècle d'aventures et de recherches en mer.

  • Daphné Sheldrick, celle qu'on surnommera «la mère des éléphants», voit le jour en juin 1934 dans une ferme de colons britanniques, au Kenya. Tout la prédestine à vivre au plus près de la nature, surtout son extraordinaire empathie envers les animaux. Mais rien n'annonce qu'elle se lancera à corps perdu dans la guerre contre les chasseurs d'ivoire, ni qu'elle consacrera sa vie aux bébés orphelins victimes du braconnage.
    Le récit de cette femme d'exception traverse le XXe siècle et rend compte des soubresauts de l'histoire : les guerres mondiales, la révolte mau-mau, l'indépendance kenyane...
    Un destin romanesque, au coeur du monde sauvage, plein de chair, de passions et de violence.
    Décédée en 2018, Daphné Sheldrick a reçu de nombreuses distinctions et s'est fait connaître dans le monde entier par son travail pour la protection des éléphants. Le David Sheldrick Wildlife Trust, qu'elle a fondé en l'honneur de son mari, oeuvre pour la sauvegarde de la faune sauvage au Kenya.

  • En 1935, après une tentative de suicide, Annemarie Schwarzenbach épouse un diplomate français en poste à Téhéran. La légation britannique les invite tous deux à camper dans la vallée du Lahr (la mal nommée Vallée Heureuse), au pied du mont Demavend. C'est là que commence ce voyage intérieur où les paysages de ces lieux extrêmes, tels d'impitoyables miroirs, la renvoient à elle-même. Annemarie se noie dans un pays trop immense pour elle et l'impression de vide l'assaille face au désert et aux ruines de Persépolis. Une seule échappatoire : sa relation amoureuse avec la jeune Yalé, fille de l'ambassadeur de Turquie...

  • Au printemps 1926, Vita Sackville-West (1892-1962), grande amie de Virginia Woolf, décide de suivre avec son mari, le diplomate Harold Nicolson, une ancienne piste de montagne au sud-ouest d'Ispahan fréquentée par les caravanes et jadis empruntée par Alexandre le Grand pour gagner l'Inde. À dos d'âne et en voiture, le truculent périple du couple très «british» sera émaillé de scènes de ménage, Harold ne perdant pas une occasion d'accabler de reproches cette épouse qui l'a emmené se perdre au milieu des nomades.

  • Le 12 octobre 1933, en gare de Genève, Annemarie Schwarzenbach monte à bord de l'Orient-Express. Destination : Istanbul. La journaliste-photographe accompagne un groupe d'archéologues pour une mission de six mois à travers la Turquie, la Syrie, la Palestine, l'Irak et la Perse, alors que le poison nazi se répand sur l'Europe. Ce voyage la marque profondément. Au cours de périples ultérieurs, l'Orient deviendra pour elle le symbole de l'égarement existentiel de l'être humain. «Hiver au Proche-Orient» est un récit de voyage où se mêlent découvertes archéologiques, observations politiques sur la fin d'un empire (Ottoman) et journal intime.

  • Défier Jules Verne et son Phileas Fogg ? C'est l'ambitieux projet de Nellie Bly et de son journal, le New York World. C'est en femme, en journaliste et en solitaire qu'elle entame cette traversée en novembre 1889, chargée d'un unique sac à main. Une première. Et en 72 jours, elle boucle cette expédition, qui est autant une ode à l'audace et à la détermination qu'une lutte pour l'émancipation des femmes.

    Elizabeth Jane Cochrane, dite Nellie Bly (1864-1922), est une figure légendaire de la presse américaine. Pionnière intrépide du reportage clandestin, elle a fait de l'infiltration sa marque de fabrique.

  • 1972 : Anne-France Dautheville participe à un raid moto entre Paris et Ispahan (Iran), seule femme sur près de cent pilotes. Depuis Ispahan, elle poursuit en Afghanistan puis au Pakistan avec onze motards. Mais des rumeurs circulent dans le milieu : elle serait lesbienne, voire nymphomane, et surtout n'aurait terminé le raid qu'en camion. Furieuse (c'est le début de notre livre), elle débarque à «Moto Revue» et déclare : « Je repars, toute seule ! » : Alaska, Afghanistan, Canada, Japon, Australie... Un périple où les rencontres prennent le pas sur les paysages. La fureur de vivre de cette icône «biker» nous fait rêver, avec nostalgie, à cette planète des années 1970 qui était encore un espace ouvert.

  • Récit d'un voyage effectué en 1932 par l'écrivaine suisse à travers l'Asie centrale en proie à une intense agitation politico-religieuse. Elle part à la rencontre des nomades et, à cheval, traverse le pays des Kirghizes jusqu'aux monts célestes, puis traverse le désert des sables rouges à dos de chameau.

  • «Par une nuit d'hiver, je fis mes adieux à mes quelques amis journalistes et me mis en route avec ma mère pour le Mexique. Cela faisait quelques mois à peine que j'étais reporter mais j'en avais déjà assez d'être cantonnée aux tâches réservées aux femmes dans les rédactions et j'étais résolue à devenir correspondante à l'étranger. Trois jours après notre départ de Pittsburgh, nous nous réveillâmes dans le giron de l'été. Sur le moment, j'eus l'impression d'être dans un rêve. Lorsque le porteur avait préparé nos couchettes la veille au soir, la campagne était encore emmitouflée sous un blanc manteau. Mais à présent, les arbres étaient couverts de feuilles et la douce bise riait de nous voir en châles. Pendant les trois jours qui suivirent, de l'aube jusqu'au crépuscule, nous restâmes assisesau bout de la voiture pour contempler le panorama unique du glorieux Ouest dans l'air embaumé. Fait inédit, j'aperçus des femmes tirer la charrue sous le regard de leurs maîtres qui fumaient, juchés sur une barrière. Qu'est-ce que j'aurais aimé faire déguerpir ces tire-au-flanc!»Ainsi débute 6 mois au Mexique, dans le pur ton entêtant et entêté d'une jeune Nellie Bly de 21 ans désireuse de devenir correspondante à l'étranger. Nous sommes en 1885, quelques années avant son voyage autour du monde. Elle est alors journaliste pour The Dispatch où elle est cantonnée aux pages féminines.Accompagnée de sa mère, elle décide de partir pour le Mexique, en quête d'aventures et de bonnes histoires à ramener dans ses bagages.Avec sa verve pétillante et son regard toujours acéré, Nellie Bly nous fait voyager dans un Mexique séculaire où l'on croise cow-boy coiffés de vastes sombreros, cavalcades époustouflantes, ruelles exiguës, tortillas savoureuses, escarpins colorés, combats de taureaux, où l'on plonge dans la folie de la loterie - certains mexicains y laissant même leurs vêtements en gage pour se procurer des tickets. Là-bas, elle rencontre aussi des auteurs, diplomates et journalistes qui lui fournissent des informations essentielles sur la vie et l'histoire mexicaine, parmi lesquels Joaquin Miller, Theo Gastefeld ou encore Charles Dudley Warner.

  • Engagée en 1887 au New York World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly a pour mission de se faire passer pour folle et d'intégrer un asile d'aliénés, le Blackwell's Island Hospital à New York. Elle y reste dix jours et en tire un brûlot. Dans ce reportage « undercover », elle met en lumière les conditions épouvantables d'internement des patientes ainsi que les méthodes criminelles du personnel.

    Elizabeth Jane Cochrane, dite Nellie Bly, est née le 5 mai 1864 en Pennsylvanie et morte le 27 janvier 1922 à New York. Figure légendaire de la presse américaine, pionnière intrépide du reportage clandestin, elle a fait de l'infiltration sa marque de fabrique.

  • « Je ne dois pas me promener seule au Népal. Je ne l'ignore pas mais je ne vise qu'à éluder cette servitude. Moi, j'ai mauvais caractère, je n'admets pas les entraves à ma liberté. » (Alexandra David-Néel).

    Au début du XXe siècle, le Népal est encore pratiquement interdit aux étrangers. Grâce à ses amitiés et à une connaissance subtile de l'âme orientale, Alexandra David-Néel parvient à y entreprendre le plus étonnant des voyages. Publié en 1949 mais longtemps demeuré introuvable, Au coeur des Himalayas relate le pèlerinage que « Jétsunema » (la « Dame-Lama ») effectua durant l'hiver 1912-1913 sur les lieux mêmes où vécut le Bouddha. Son récit éclaire une civilisation à la fois cruelle et mystique qui échappe à tous les critères d'analyse de la pensée occidentale. C'est une très riche leçon d'histoire humaine autant qu'une captivante expérience vécue.

  • « J'aurais voulu respirer l'odeur de fleur de votre visage ».

    En juin 1939, alors que l'Europe s'apprête à basculer dans la guerre, Ella Maillart et son amie Christina (en réalité Annemarie Schwarzenbach) décident de partir au volant d'une Ford vers l'Afghanistan, pour découvrir « comment on peut vivre en accord avec son coeur ». Dans ces paysages somptueux, tout oppose les deux femmes, l'une robuste, l'autre blessée. Ella n'arrachera pas Christina à la souffrance et à la drogue, mais elle tirera de cette expérience un récit magnifique et poignant, un récit qui « fait travailler l'imagination » - son meilleur livre.

  • En partageant avec délicatesse et humour quelques-uns de ses nombreux souvenirs personnels, Ly San ouvre à ses lecteurs une fenêtre rare sur la profondeur de l'âme cambodgienne. Guidée par un destin extraordinaire, cette femme au courage sans faille et à l'esprit élevé a traversé cinq régimes différents et survécu au terrible génocide khmer rouge. La trajectoire de vie de cette bouddhiste fervente suit mystérieusement les prédictions qui ont jalonné le cours de son existence.

  • À l'été 1716, quelques années seulement après la traduction en Angleterre des Mille et une nuits, Lady Mary Wortley Montagu, alors âgée de 27 ans, suit son époux à Constantinople. Il a été investi d'une mission de négociateur entre l'Autriche et l'empire Ottoman, alors en guerre.
    Sa correspondance est passée à la postérité. Elle se promène vêtue à la turque, apprend la langue, préfère de loin les musulmans aux catholiques ou encore fait le surprenant éloge du harem et du voile comme gages de bonheur et de liberté pour les femmes.
    Lors de son voyage de retour, qui dura plusieurs mois, elle découvre la cour de Vienne, la Hongrie ravagée par les guerres et puis Paris, le Paris de la Régence grouillant de créatures ridicules.
    On a repris une scrupuleuse traduction de 1795 pour restituer toute la saveur de cette correspondance.

  • En l'année 2012 qui marque le 70e anniversaire de la disparition d'Annemarie Schwarzenbach, c'est cet aspect de sa production que les Editions Zoé ont voulu privilégier. De son vivant, elle a publié près de 300 articles dans la presse quotidienne et les magazines. Les rédactions de l'époque appréciaient son professionnalisme, ses connaissances d'historienne, la pertinence avec laquelle elle interrogeait les conditions de vie faites aux hommes sur les quatre continents, son style tour à tour alerte et poétique, l'humanité du regard qu'elle portait sur le monde des années 30.
    Les quelque 60 reportages sont présentés chronologiquement, depuis le premier long séjour au Proche-Orient (1933-34) jusqu'au voyage au Maroc espagnol (1942), en passant par les USA (1936-37 et 1940-41), l'Europe de l'Est (1937-38), l'Afghanistan (1939-40) et le Congo (1941).

  • Anna d'Arabie

    Anna Blunt

    Trente-cinq ans avant Lawrence, une femme se risque dans les déserts du centre de l'arabie, mais se voit autorisée, elle, à fréquenter l'intimité des harems. une inoubliable évocation de le vie bédouine.

  • 1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet !
    Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordianire ! Huit mois d'un long périple à travers les immenses solitudes du « pays des Neiges ». Huit mois d'une vie rude et dangereuse sous l'apparence d'une mendiante tibétaine !
    À une époque ou personne ne parle de « raid », et encore moins quand il s'agit d'une femme, c'est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l'auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu'elle porte sur la civilisation tibétaine.

  • Nouvelle édition revue et augmentée du premier reportage en français entièrement consacré au kazakhstan d'aujourd'hui.
    Avec humour et mélancolie, laurence deonna raconte ce pays de steppes et de légendes, richissime en pétrole mais à l'économie chaotique, pays charnière entre l'europe et l'asie, cinq fois plus grand que la france. témoignages de ceux qui pleurent le communisme, parce qu'ils sont tombés dans la plus extrême pauvreté. témoignages de fanatiques de la pureté ethnique. de russes qui n'ont plus leur place ici.
    D'allemands survivants des goulags. d'habitants du grand sud ouzbek. de rabbins new-yorkais vantant leur nouvelle " synagogue des steppes". de popes. de poètes. de journalistes. de féministes. d'artistes. récit d'une pasionaria au destin tragique. portraits d'un président un tantinet satrape, et de musulmans souriants car l'islam, là aussi, a le vent en poupe.

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