Cerf

  • Alors que partout dans le monde des femmes se rebellent, souvent même au péril de leur vie, afin d'échapper au joug des islamistes, pourquoi en France, certaines d'entre elles décident d'adhérer à une idéologie archaïque et mortifère ?

    Alger, Téhéran, Ryad, Djakarta : des jeunes musulmanes revendiquent le droit de ne pas porter le hijab, le tchador ou la burqa. Le prix pour cette liberté est pourtant élevé car beaucoup sont arrêtées, torturées et parfois même assassinées comme Katia qui n'avait que dix-sept ans.

    Amsterdam, Londres, Paris : des féministes et des idéologues défendent le port du voile comme un progrès et un symbole d'émancipation. Le réguler serait une atteinte à la liberté des femmes.

    D'où vient notre aveuglement ? Au nom de quoi passe-t-on sous silence les actes de bravoure de ces héroïnes des temps modernes qui se rebellent contre un voilement qu'elles n'ont pas choisi ?

    Donnant une voix aux victimes, décryptant les non-dits de nos politiques, Jeannette Bougrab nous exhorte à désobéir à la bien-pensance.

  • Relire l'ensemble du corpus biblique avec le souci de prendre en compte la présence des deux sexes, ou des deux genres les femmes et les hommes, et cela à tous les moments de l'histoire biblique, tel est le travail exégétique entrepris par I. Fischer. Dans ce premier volume d'une trilogie qui étudie successivement les récits des origines d'Israël, les figures multiples de la prophétie, les développements de la sagesse, l'auteur analyse tous les textes où des femmes interviennent dans l'histoire naissante du peuple d'Israël. Au fur et à mesure de ce parcours, le lecteur prend conscience, non sans étonnement, que les femmes ne sont pas mentionnées pour l'anecdote, pour jouer les utilités domestiques : en même temps que les hommes, elles tiennent des rôles décisifs, qui fondent cette histoire. Alors, Dieu est-il le " Dieu d'Abraham "oe Oui, mais en même temps Dieu de Sara et d'Hagar. Dieu d'Isaac mais en même temps et plus encore Dieu de Rébecca. Dieu de Jacob oui, mais aussi et en même temps Dieu de Léa et de Rachel. Les promesses faites aux Pères sont des promesses faites aux "parents ancêtres ". Irmtraud Fischer le montre par une exégèse précise des textes. C'est ensemble qu'elles et ils sont les figures fondatrices.

  • les courts passages des évangiles de marc et de matthieu qui mettent en scène salomé ont donné naissance à toute une littérature et une production artistique iconographique, musicale, chorégraphique et cinématographique.
    depuis les pères de l'eglise en passant par les mystères médiévaux et jusqu'aux salomés des xixe et xxe siècle, il est clair que la figure de salomé constitue un des mythes majeurs de l'inconscient collectif occidental à la richesse interprétative extraordinaire. un pathétique psychodrame à quatre personnages (hérode, hérodiade, salomé et jean baptiste) se joue dans un contexte dramatiquement festif où s'exacerbent les passions, et qui a donné lieu aux mises en scène les plus inventives : la danse de salomé, danse d'eros et de thanatos, y est une expérience-limite, une danse quasi mystique du décollement de l'être.
    ange ou démon, la jeune fille - dont historiquement on ne sait quasiment rien - semble échapper à toute prise derrière ses voiles : soumise, dévoratrice, séductrice froide et cruelle ou / et jeune fille dévorée d'amour fou pour jean baptiste qu'elle veut séduire, qu'elle aime peut-être, et dont par dépit elle va demander la tête... elle envoûte jusqu'à incarner l'eternel féminin inaccessible, vu sous les feux du désir masculin.
    son dévoilement n'ouvre pas seulement sur une nudité, mais sur un être épris d'absolu.

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