• Kahina Bahloul est la première femme imame en France. Née d'un père kabyle issu d'une famille de marabouts et d'une mère française d'origines juive et catholique, elle a grandi en Algérie où elle a vécu au plus près la montée de l'intégrisme. Spécialiste de la mystique musulmane et plus particulièrement de l'oeuvre d'Ibn 'Arabi, le grand mystique andalou, elle décide de s'engager plus activement à la suite des attentats de 2015.
    Revendiquant, sur la base de sources classiques, la légitimité pour une femme d'être imame, de diriger les prières et d'enseigner, elle fonde en 2019 la mosquée Fatima, d'inspiration soufie, ouverte aux femmes voilées ou non, mais aussi aux non-musulmans. À l'image de la reine berbère résistante dont elle a hérité le prénom et le caractère, Kahina Bahloul est aujourd'hui présente sur tous les fronts pour évoquer la possibilité d'un islam moderne et libéral.
    Pour la première fois, cette femme de dialogue et de paix nous fait partager sa pensée. C'est l'occasion pour elle d'explorer la diversité et la spiritualité inscrite dans ses origines, de témoigner de son parcours et d'expliquer sa vision d'un islam enfin affranchi des peurs et des scléroses.

  • Pourquoi un juif se couvre-t-il dans une synagogue alors qu'un chrétien se découvre dans une église ? Pourquoi juifs et musulmans ont-ils interdiction de consommer du porc ? Sur quels principes reposent la circoncision et le baptême ? Quelles différences entre Halakha, droit canon et charia ? La kabbale est-elle une secte ? Où se trouve l'arche de Noé ? La charité serait-elle l'apanage du christianisme ? Homme et femme ont-ils une âme ? Le plaisir sexuel est-il sacré ?
    En répondant de façon objective et neutre à près de 200 questions essentielles, Isabelle Lévy explique avec clarté les origines, l'histoire, les dogmes, les croyances, les rites, les pratiques des trois religions monothéistes, et en expose avec clarté les convergences et les divergences. Elle aborde également de nombreux thèmes en résonance avec l'actualité, tels l'euthanasie, l'interruption de grossesse ou le don d'organes.
    Remontant aux sources des traditions religieuses et s'appuyant sur de nombreux entretiens avec des spécialistes des trois religions, elle démontre que juifs, chrétiens et musulmans partagent aussi des valeurs communes.

  • Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d'une féminité artificielle exploitée par la publicité, l'heure est venue d'explorer le sens du féminin.
    À partir d'une lecture du texte biblique en hébreu, l'auteur du Symbolisme du corps humain nous introduit dans cette dimension essentielle. Scrutant la Genèse, elle s'inscrit en faux contre l'image d'une Eve "sortie de la côte d'Adam", pour mettre en évidence Isha, "l'autre côté d'Adam", la réalité féminine présente en chacune de nous. Elle réinterprète ensuite d'autres grandes figures de la Bible - Marie, Marie-Madeleine, Lot ou Lazare pour les replacer dans une perspective mystique dans laquelle l'âme de l'homme est une "fiancée" promise aux noces divines.

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. » Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • Louisa

    Lou Syrah

    Le 30 juin 1994, à Roubaix, Louisa Lardjoune, 19 ans, fait une énième "crise". Sa famille appelle un imam exorciste. Quand Mohamed Kerzazi entre chez elle, il attrape la jeune femme par le cou. Verdict : "Possession. " Cinq heures plus tard, après d'étranges rituels, le coeur de Louisa cesse de battre. La presse nationale s'emballe. La famille ne porte pas plainte, et nombre de religieux musulmans, chrétiens et juifs défendent ces pratiques païennes ancestrales et codifiées.
    En reconstituant ce fait divers, Lou Syrah plonge dans sa propre histoire : sa ville Roubaix, ses insomnies, son grand-père exorciste, son père exorcisé. Une quête aux frontières de la folie qui la conduira devant la porte de l'imam condamné à sept ans de prison pour "l'homicide involontaire" de Louisa.

  • Alors que partout dans le monde des femmes se rebellent, souvent même au péril de leur vie, afin d'échapper au joug des islamistes, pourquoi en France, certaines d'entre elles décident d'adhérer à une idéologie archaïque et mortifère ?

    Alger, Téhéran, Ryad, Djakarta : des jeunes musulmanes revendiquent le droit de ne pas porter le hijab, le tchador ou la burqa. Le prix pour cette liberté est pourtant élevé car beaucoup sont arrêtées, torturées et parfois même assassinées comme Katia qui n'avait que dix-sept ans.

    Amsterdam, Londres, Paris : des féministes et des idéologues défendent le port du voile comme un progrès et un symbole d'émancipation. Le réguler serait une atteinte à la liberté des femmes.

    D'où vient notre aveuglement ? Au nom de quoi passe-t-on sous silence les actes de bravoure de ces héroïnes des temps modernes qui se rebellent contre un voilement qu'elles n'ont pas choisi ?

    Donnant une voix aux victimes, décryptant les non-dits de nos politiques, Jeannette Bougrab nous exhorte à désobéir à la bien-pensance.

  • Alors qu'elle a 16 ans, en Ukraine, la vocation de Claire lui apparaît : sa vie est à Dieu. Quelques années plus tard, elle entre au Carmel en France, avec le désir d'y trouver le silence sonore de la contemplation. Idéaliste, elle doit affronter la réalité d'une communauté vieillissante, dans un monastère insalubre. Comme dans un puits noir, elle va tomber dans le silence oppressant de l'isolement.
    Peu après ses voeux solennels, un carme devient son frère spirituel. Une relation de confiance se noue, dont le prêtre va se servir : l'accompagnement s'étend jusqu'à devenir une mainmise qui culmine avec les abus physiques.
    Claire se décide finalement à parler - sans se douter qu'elle se heurtera, là encore, à un silence funeste : ses signalements seront étouffés. Malgré tout, elle avance, change de vie et alerte le procureur de la République ainsi que les instances ecclésiastiques supérieures.
    Dans ce récit poignant, elle met enfin des mots sur la double emprise et entrouvre les portes du Carmel, lieu secret s'il en est. Si, jusqu'à maintenant, les abus spirituels et sexuels étaient associés aux déviances des communautés dites nouvelles, cette fois-ci, la question se pose dans un ordre aussi ancien et prestigieux que le Carmel.

  • Sartre avait montré dans Réflexions sur la question juive comment le juif est défini en creux par le regard de l'antisémite. Delphine Horvilleur choisit ici de retourner la focale en explorant l'antisémitisme tel qu'il est perçu par les textes sacrés, la tradition rabbinique et les légendes juives.
    Dans tout ce corpus dont elle fait l'exégèse, elle analyse la conscience particulière qu'ont les juifs de ce qui habite la psyché antisémite à travers le temps, et de ce dont elle «  charge  » le juif, l'accusant tour à tour d'empêcher le monde de faire «  tout  »  ; de confisquer quelque chose au groupe, à la nation ou à l'individu (procès de l'  »élection  »)  ; d'incarner la faille identitaire  ; de manquer de virilité et d'incarner le féminin, le manque, le «  trou  », la béance qui menace l'intégrité de la communauté.
    Cette littérature rabbinique que l'auteur décortique ici est d'autant plus pertinente dans notre période actuelle de repli identitaire que les motifs récurrents de l'antisémitisme sont revitalisés dans les discours de l'extrême droite et de l'extrême gauche (notamment l'argument de l'  »exception juive  » et l'obsession du complot juif).
    Mais elle offre aussi et surtout des outils de résilience pour échapper à la tentation victimaire  : la tradition rabbinique ne se soucie pas tant de venir à bout de la haine des juifs (peine perdue...) que de donner des armes pour s'en prémunir.
    Elle apporte ainsi, à qui sait la lire, une voie de sortie à la compétition victimaire qui caractérise nos temps de haine et de rejet.
     

  • "Dans ses diverses études, Nelly Las montre que le féminisme est plus qu'une lutte pour l'égalité. C est aussi une réflexion sur soi, une éthique, une solidarité et une confrontation avec autrui. Au centre de ses préoccupations, deux facticités qui ont déterminé le cours de son existence : sa judéité et sa condition femme. Dans ce recueil d'articles et conférences, elle nous présente une synthèse des débats auxquels elle a participé, essayant d'éviter tout dogmatisme religieux ou politique : les théories du genre, le rejet de « l'autre », l'impact des religions sur les femmes, les engagements pour la paix, le souci pour l'avenir de l'État juif... - "

  • Alors que les courants salafistes et dhjihadistes imposent une lecture atemporelle du Coran, ce livre passionnant analyse le discours du Prophète à la lumière du contexte historique et anthropologique où vivait Mahomet : l'Arabie tribale et désertique du début du viie siècle. Jacqueline Chabbi montre ainsi que les trois caractéristiques du divin correspondent aux trois piliers de la société tribale : Dieu est représenté avant tout comme celui dont l'alliance, la guidance et le don répondent aux nécessités vitales imposées par l'environnement.

    Cet éclairage inédit permet d'élucider un grand nombre de notions et renouvelle le sens de celles qui ont été figées par une certaine doctrine musulmane (djihâd, charia, etc.), tout en faisant apparaître combien elles ont pu évoluer au fil du temps et des transformations sociales.

  • Comment les islamistes, qui manient à merveille les techniques de la Taquiya cet art de la dissimulation et de la tromperie , sont-ils parvenus à piéger des Occidentaux ligotés par le respect de leurs propres lois  ? Par quelles ruses les maîtres-penseurs du terrorisme ont-ils réussi, avec l'aide de quelques médias et d'un contingent d'idiots utiles, à anesthésier idéologiquement les défenses d'un Occident qui a peur d'être soupçonné d'islamophobie  ? Et pourquoi, surtout, celui-ci tarde-t-il tant à réagir contre ceux qui ont juré sa perte  ?
    Tel est l'objet de cet essai dans lequel Chahdortt Djavann passe au crible plusieurs concepts susceptibles de devenir des armes efficaces contre l'offensive islamiste. Pour ce faire, elle identifie et analyse les dix «  piliers  » de l'idéologie islamique avant de proposer leur déconstruction méthodique.

    Un livre virulent.  Thomas Mahler, Le Point.

  • Les discours religieux fondamentalistes expriment une obsession croissante de la pudeur des femmes. Réduite aux parties de son corps susceptibles d'éveiller le désir, la femme est « génitalisée » à outrance. Faut-il la renvoyer à son destin : le voilement ?

    Delphine Horvilleur analyse les sens de la pudeur et de la nudité, l'obsession du corps de la femme pour proposer une autre interprétation des textes et de la tradition. Elle met à mal les lectures qui font de la femme un être tentateur, et de la pudeur l'instrument de sa domination.

    Ainsi montre-t-elle comment la nudité recouverte d'Adam, d'Ève ou de Noé renvoie à une culture du désir et non à une volonté de le tuer. Comment le voile est à l'origine destiné à approcher l'autre. Comment les hommes endossent, dans la prière et la pratique, les attributs des femmes et du maternel.

  • « J'ai découvert que toute notre histoire était falsifiée, fabriquée de toutes pièces et que ceux qui avaient créé la civilisation arabe et sa grandeur furent bannis, condamnés, rejetés, voire crucifiés. Il faut relire cette civilisation et la revoir autrement : avec un nouveau regard et avec une nouvelle humanité ».

    Dans ce livre d'entretiens, Adonis prolonge sa réflexion sur les thèmes abordés dans ses poèmes et dans nombre de ses essais - la religion, la radicalisation, les attentats, l'échec du Printemps arabe, la femme et la féminité... -, en plongeant avec audace dans les profondeurs de la culture arabe et en dénonçant les dérives des mouvements politico-religieux.

  • Contrairement à ce qu'affirment tous les fondamentalismes, la transmission d'un héritage ne doit pas être une réplication à l'identique. Elle dépend d'une infidélité partielle, garante de surgissements inattendus, aujourd'hui comme hier.
    Mariant filiation et rupture, la tradition juive ne se renouvelle qu'en étant bousculée et nourrie par sa rencontre avec d'autres. Delphine Horvilleur illustre brillamment cette vision ouverte de la religion et revisite, loin des interprétations convenues, quelques épisodes fameux de la Genèse. Elle montre aussi sa capacité à repenser les grands problèmes contemporains à partir de la tradition rabbinique.
    Procédant avec clarté et humour, elle aborde successivement trois thèmes : comment, selon le judaïsme, se fabriquent un parent, une identité et un désir, c'est-à-dire la possibilité d'enfanter l'avenir.
      Pétillant d'intelligence. Jean-François Birker, La Croix.

  • Constatant que le voile est devenu un emblème identitaire de l'islam, l'auteur met en évidence un paradoxe : au sein d'une religion qui interdit les images, le voile fait image. Il transforme les femmes en icônes vivantes du refus de la figure. Analysant le «Coran», l'art orientaliste et l'actualité, il propose une lecture inédite des stratégies à l'oeuvre derrière le voile.

  • «Nous les avons accueillis avec sympathie, un brin amusés par leur accoutrement folklorique, leur bigoterie empressée, leurs manières doucereuses et leurs discours pleins de magie et de tonnerre, ils faisaient spectacle dans l'Algérie de cette époque, socialiste, révolutionnaire, tiers-mondiste, matérialiste jusqu'au bout des ongles, que partout dans le monde progressiste on appelait avec admiration «la Mecque des révolutionnaires». Quelques années plus tard, nous découvrîmes presque à l'improviste que cet islamisme qui nous paraissait si pauvrement insignifiant s'était répandu dans tout le pays».
    Après avoir brossé un tableau d'ensemble des courants musulmans, Boualem Sansal s'interroge sur les acteurs de la propagation de l'islamisme : les États prosélytes, les élites opportunistes, les intellectuels silencieux, les universités, les médias, «la rue arabe»... Il questionne aussi l'échec de l'intégration dans les pays d'accueil des émigrés.
    Ainsi, l'islamisme arabe tend à s'imposer, mal évalué par les pouvoirs occidentaux qui lui opposent des réponses inappropriées, tandis que les femmes et les jeunes, ses principales victimes, sont de plus en plus à sa merci.
    Boualem Sansal, devenu l'une des grandes voix de la littérature algérienne, propose une synthèse engagée, précise, documentée, sans pour autant abandonner les prises de position humanistes intransigeantes qui, au fil de ses romans, l'ont amené à dénoncer à la fois le pouvoir militaire algérien et le totalitarisme islamiste.

  • A travers divers interviews accordés à des journalistes de la presse internationale et à quelques sites français, Hamid Zanaz nous donne les clés nécessaires à la compréhension de l'islamisme et son bras armé : le terrorisme. Ce spécialiste de l'islam déconstruit un mythe partagé en France par les médias et les politiques qui, par opportunisme et lâcheté, refusent de voir en l'islamisme l'ombre portée de l'islam.
    L'auteur passe au scalpel le slogan du « rien à voir », démontrant aux journalistes algériens, russes, suisses, arabes, kurdes, italiens l'impossibilité d'adapter le dogme islamique aux exigences des temps modernes. Une pensée à contrecourant du politiquement correct français. Les réponses d'Hamid Zanaz aux questions posées apportent un nouveau regard sur les problèmes posés par l'islam à la laïcité, aux droits de l'homme, à la démocratie, au rôle de la femme, à l'esprit critique...
    Au fil des interviews, l'auteur évoque nombre de questions brûlantes souvent esquivées ou censurées dans les débats médiatiques : l'islam peut-il être réformé ? La théorie du choc des civilisations est-elle fondée ? Est-il vrai que ce sont certains États arabes et d'autres pays musulmans qui islamisent les sociétés et enseignent l'intégrisme à l'école ?
    Peut-on se demander si le djihad guerrier, loin d'être une déviance de l'islam, n'en serait pas le coeur ? Qu'en est-il des « révolutions arabes » : manipulation ou mouvement populaire récupéré ? Qu'en est-il enfin de la menace islamiste pesant sur l'Europe, des porteurs de valises français de l'intégrisme terroriste ?
    À la différence de la plupart des chercheurs, l'auteur ne s'interdit pas de pointer dans l'islam les raisons endogènes qui facilitent l'apparition d'une religiosité violente.
    Ce livre, comme les précédents livres d'Hamid Zanaz, est un manifeste libertaire contre la doxa imposée par la gauche et la droite pour tout ce qui touche à l'islam et à ses dérives sectaires en France et en Europe. Un livre qui s'attaque à la racine du mal islamiste et dénonce les illusions des peuples comme les rassurantes explications des élites au pouvoir.

  • Après l'immense émotion qui a suivi l'attentat contre Charlie Hebdo, Caroline Fourest revient sur ces voix, ces « oui mais », qui, au nom de la « responsabilité », de la peur d'« offenser » ou du soupçon d'« islamophobie », n'ont pas voulu « être Charlie ».
    Dans cet essai pédagogique sans concessions, elle recadre les débats sur la liberté d'expression et alerte sur les dangers d'une mondialisation de l'intimidation. Elle clarifie la ligne de fracture entre laïcité à la française et relativisme anglo-saxon. Entre droit au blasphème et incitation à la haine. Entre Charlie et Dieudonné. Entre rire du terrorisme, et rire avec les terroristes.

    « Caroline Fourest continue le combat, avec une soif intacte de convaincre. » Anne Rosencher, Marianne.

  • Un livre contenant plus de 50 questions d'élèves pour alimenter la réflexion. Un message de tolérance, un dialogue sans tabou, pour relever le défi d'un vivre-ensemble et proposer une place et un avenir à chaque jeune.

    Dans cet ouvrage, les réponses de Latifa Ibn Ziaten aux questions des élèves qu'elle a pu rencontrer dans leurs établissements :

    « Pourquoi certains croient que c'est la religion qui leur demande de faire des attentats ? ».
    « Pourquoi je respecterais mes profs alors qu'eux ne me respectent pas ? ».
    « Vous ne pensez pas que la réussite de chaque jeune est utopique quand on habite dans une cité ? ».

    Ils s'appellent Kloé, Aïda, Abdelkrim, Sofian, Aurélie... Ils sont élèves de primaire, de collège ou de lycée. Dans le dialogue sans tabou qu'elle engage avec eux, elle leur délivre un message fort :

    Non, la spirale de la violence au nom de la religion n'est pas une fatalité.
    Oui, pratiquer sa foi dans la paix, le respect des valeurs républicaines et des convictions de l'autre est à notre portée.
    Oui, il est possible de relever le défi d'un vivre-ensemble qui propose une place et un avenir à chaque jeune.

    Latifa Ibn Ziaten est la mère d'Imad Ibn Ziaten, assassiné par Mohammed Merah le 11 mars 2012 à Toulouse.
    Elle a fondé l'Association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix afin d'ouvrir un dialogue avec les jeunes tentés par les discours radicaux, conjuguer l'expression de leur foi, le dialogue avec l'autre et le respect des valeurs de la République.
    Elle est l'auteure de Mort pour la France (Flammarion, 2013).

    Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Anne Jouve.

  • Si les islamistes ne représentent qu'une minorité des musulmans, leur stratégie consiste pourtant à se proclamer les porte-parole de cette communauté large et diversifiée. Multipliant les requétes au nom de l'islam en invoquant leur droit à la liberté de religion, récusant toute critique comme une manifestation d'intolérance et d'islamophobie, ils réussissent à se faire passer pour les défenseurs de leur foi et à réduire au silence leurs coreligionnaires.
    Ils tirent même parti de la discrimination dont sont trop souvent victimes les immigrants musulmans pour favoriser un repli communautaire qui leur donne encore plus de pouvoir.
    Cette stratégie des islamistes, Djemila Benhabib la connaît bien. Elle l'a vue appliquée en Algérie, en France et au Québec, et elle estime qu'il est temps que d'autres voix de culture musulmane se fassent entendre. Elle dénonce donc haut et fort les manoeuvres des islamistes, qu'elle expose ici dans un témoignage solidement documenté, auquel elle donne de touchants accents personnels, parce qu'il remue en elle une histoire encore douloureuse.

  • Il faut desserrer l'étau dans lequel les théories psychanalytiques traditionnelles, centrées sur la place du père, ont enfermé l'étude des religions. Or, l'expérience religieuse renvoie aussi au maternel : dans certaines religions - hors des monothéismes -, et de façon centrale dans les aventures mystiques. Le livre développe cette proposition selon trois axes. Le premier est une relecture inédite des grands textes de Freud révélant qu'il a souvent approché cette dimension maternelle du religieux, sans pour autant pouvoir lui donner toute sa place.
    Le second explore des cas cliniques qui manifestent ce lien entre le maternel et le religieux. Le troisième est le témoignage troublant des mystiques : Bataille, et surtout Madame Guyon, admirable écrivain du XVIIe siècle. En contrepoint de L'avenir d'une illusion de Freud, ce livre propose de prendre en compte ce qui, dans l'illusion religieuse, prend sa source du côté maternel. Il s'agit également de sortir du dualisme qui imprègne notre imaginaire et conduit à penser le spirituel du côté du père et du masculin, et à figurer le sensible du côté de la mère et du maternel.
    On retrouve alors la spiritualité du maternel. Il faut desserrer l'étau dans lequel les théories psychanalytiques traditionnelles, centrées sur la place du père, ont enfermé l'étude des religions. Or, l'expérience religieuse renvoie aussi au maternel : dans certaines religions - hors des monothéismes -, et de façon centrale dans les aventures mystiques. Le livre développe cette proposition selon trois axes.

  • À vieilles civilisations, vieilles idées reçues... L'Iran est le pays des poètes et des roses, la patrie des Mille et Une Nuits, celle de Farah Diba, de Khomeini et de la République des mollas. C'est aussi le pays qui cherche à se doter de la « bombe islamique », celui où la condition féminine est déplorable et dont le peuple aspire à sortir de la révolution religieuse.
    Pour dépasser ces idées reçues, il faut d'abord commencer par parler de l'Iran comme d'un pays ordinaire, façonné par son histoire longue et différenciée selon les époques. Il faut aussi prendre appui sur l'observation des pratiques sociales concrètes des Iraniens et de leurs effets, parfois inattendus, sur l'avenir du pays.
    3e édition, revue et augmentée, de l'édition de poche qui s'est vendue à 3 000 exemplaires.

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