• Ce livre explore les différents aspects que la mère adoptive laisse entrevoir de sa réalité psychique, notamment : l'intérêt, voire la fascination envers les parents biologiques de son enfant et l'idéalisation de la mère de naissance, la transformant, puisqu'elle est inconnue et que la mère adoptive sacralise la venue au monde, en véritable incarnation de la figure mythique de la mère. Le livre présente un fait clinique remarquable : l'enfant adopté propose à sa mère le jeu de sa mise au monde, un vrai levier de la renaissance qu'il attend visiblement de son adoption.
    Cet ouvrage interroge les paradoxes du désir d'enfant chez la mère renonçant à l'enfant qu'elle a mis au monde et le syntagme de " déni de grossesse ". Il interroge la pratique de " don d'enfant " présente en Océanie, où la relation réelle entre la mère de naissance et la mère adoptive diffère de celle purement imaginaire entre les deux femmes en France.

  • Lorsque, à trente-cinq ans, Brune se rend compte que l'homme parfait n'existe pas, elle décide de bouleverser l'ordre naturel des choses et de faire un enfant... toute seule ! Accompagnée de l'espiègle Justine, sa meilleure amie militante végane convaincue, elle se rend au Danemark où les pères potentiels sont proposés sur catalogue. Sur place, elles rencontreront Gunnar, capitaine Haddock à l'accent belge, qui les aidera à trouver leurs repères.
    L'aventure danoise de Brune ne fait que commencer !

  • « J'ai avorté deux fois et je suis la preuve qu'un avortement peut provoquer l'indifférence ou une déflagration. Je suis la preuve qu'il peut occuper vingt ans ou les seules semaines nécessaires à son accomplissement. Qu'il peut être l'unique issue envisageable ou simplement permettre d'attendre un meilleur moment.
    Alors, j'ai été lasse des discours péremptoires sur les raisons pour lesquelles les femmes devraient y avoir recours et sur ce qu'elles devraient, ou non, ressentir à son occasion. J'ai eu envie d'écouter certaines d'entre elles raconter ce qu'elles avaient vécu, en refusant que d'autres parlent pour elles.
    Ma préoccupation n'était pas le droit à l'avortement mais le droit à la parole de celles qui l'ont expérimenté.
    Le droit à l'avortement est inscrit dans la loi depuis 45 ans mais son exercice doit toujours être discret, si ce n'est secret. La loi nous autorise à avorter, la société nous empêche d'en parler. Nous sommes nombreuses à nous plier à cette loi du silence, parce que la gêne et la culpabilité sont toujours là.
    Je suis cependant convaincue que ce droit sera toujours fragile si nous n'assumons pas pleinement d'y avoir recours comme bon nous semble et si nous pensons le protéger en faisant profil bas, laissant alors au passage certains professionnels de la santé nous malmener.
    Voici donc ce livre, mélange de témoignages et d'une quête personnelle qui m'a transformée.
    Ce sont quelques histoires d'interruption.
    Douloureuses ou anodines. Singulières.
    Une interruption aussi je l'espère, quand bien même furtive, du silence, de la honte et de la colère. ».
    S. V.

  • En février 2020, Illana Weizman, militante féministe, lance le hashtag #MonPostPartum, après la censure d'une publicité de la marque Frida Mom, spécialisée dans les produits post-accouchement, lors de la diffusion de la 92e Cérémonie des Oscars, sous prétexte qu'il était peu esthétique de voir les souffrances d'une femme venant d'accoucher... L'autrice encourage alors les femmes à partager leurs expériences pour dénoncer les injonctions qui pèsent sur les jeunes mères, censées ne vivre qu'un bonheur absolu et surtout taire les souffrances et difficultés qui l'accompagnent dans la grande majorité des cas.
    Dans cet essai rigoureusement documenté, Illana Weizman s'emploie à déconstruire toutes les croyances liées au post-partum et met à jour les nombreux tabous qui l'entoure afin de rendre visible et légitime ce vécu commun à des millions de femmes.
    Elle y avance de nombreuses propositions politiques pour changer la donne.

  • La maternité symbolique a toujours existé : mettre au monde des idées, des oeuvres d'art, des livres, l'enfant intérieur ; aider à grandir, prendre soin de l'autre, guérir les âmes... La culture patriarcale le sait qui a limité cette maternité symbolique aux figures de Vierges rédemptrices et miséricordieuses, entretenant la séparation entre le corps (maternel) et l'esprit (divin). Ce qui explique pourquoi la maternité symbolique est si peu connue.
    Si, dans les années 1970, on a pu croire que l'accès des femmes à la maitrise de leur fécondité allait permettre de vivre enfin la libre maternité, il a fallu déchanter. Les techniques de procréation artificielle ont repris le contrôle du corps des femmes, réactivant la hantise de la stérilité tout stigmatisant les femmes qui n'ont pas d'enfants.
    Des cultes aux déesses mères à la maïeutique Socratique en passant par Thérèse d'Avila, Jeanne Guyon ou, plus près de nous la Mère d'Auroville, Niki de Saint Phalle, l'éco-féminisme et les Chamanes, Marie-Jo Bonnet ouvre le débat en démontrant que la maternité symbolique fait partie de l'expérience universelle. Elle est la fois une alternative à la maternité obligatoire et un moyen d'exprimer son élan créateur, qu'il soit mystique, artistique ou guérisseur.

  • « J'ai commencé à vouloir un enfant au début de la trentaine, à l'âge où nos mères en avaient déjà plusieurs. Puis je me suis séparée de mon amoureux. Et la course contre la montre a démarré à ce moment-là, en faisant des allers-retours pour Barcelone puisque mon pays, la France, ne me permettait pas cette bataille. L'horloge biologique est d'une sévérité implacable parce que c'est la nature, la défier n'est pas si simple.
    J'ai traversé la frontière pour d'abord congeler mes ovocytes, puis à 40 ans, pour faire un bébé, seule.
    Ce récit est mon histoire, mais il est surtout révélateur d'une génération qui fait des enfants de plus en plus tard, qui se sépare de plus en plus, qui se recompose, qui redessine la carte des liens familiaux. A l'aube d'un assouplissement de la loi en France, il porte la voix de milliers de femmes, célibataires, à l'approche de la quarantaine, qui n osent pas s exprimer et que la société ignore. »

  • Histoire de lui épargner vingt ans de psychanalyse - ou de les préparer -, une mère écrit à son enfant in utero pour lui raconter d'où il vient et quels genres d'énergumènes sont ses parents - deux êtres que tout aurait dû séparer : origine, famille, culture, et presque trente ans de différence.

    Si vous aimez Groucho Marx, Philip Roth, Woody Allen et les boulettes aux artichauts, si vous attendez un enfant, si vous voulez connaître la vie secrète de vos parents avant votre naissance, si la béatitude convenue des femmes enceintes vous exaspère, alors bienvenue dans le plus drôle et le plus impudique des anti-manuels de grossesse.

  • Fred et Valérie sont mariés depuis plus de vingt ans. En apparence, c'est un couple soudé et amoureux. Fred, gestionnaire de patrimoine, gagne très bien sa vie. Valérie est professeure de français dans un prestigieux lycée parisien où arrive une jeune prof, Virginie, avec qui elle se lie d'amitié. Très vite, la complicité des deux femmes agace Fred. Aidée par Virginie, Valérie prend peu à peu conscience de l'emprise psychologique exercée par son mari...

  • Les dessous du plaisir

    Alexia Bacouel

    • Ideo
    • 12 Juin 2019

    On croit tout savoir sur la sexualité féminine. Les magazines affirment que l'époque est au plaisir débridé et libre pour tous... la réalité est très différente  ! L'auteur, sexologue et thérapeute, s'est rendue compte que de nombreuses femmes ne vivent pas une sexualité épanouie.

    Pour aider à mieux comprendre et améliorer les relations de couple, mais pas que, elle répond à toutes les questions sans interdit ni tabou. Non, le clitoris n'est pas un bouton sur lequel il suffirait d'appuyer pour avoir un orgasme. Le point G et les zones érogènes, c'est quoi  ? Comment retrouver le plaisir quand on l'a perdu  ? Peut-on pratiquer sans honte le sexe anal, les plaisirs solitaires ou en groupe  ?

    Grâce à des témoignages et aux dernières découvertes scientifiques, ce livre offre des conseils précieux pour profiter d'une sexualité heureuse. Le plaisir est une science qui s'apprend parfaitement... et à tous les âges  !

     

  • Olivia a toujours voulu être maman. À l'aube de la quarantaine, son désir résonne comme une urgence : elle décide de faire un bébé toute seule.
    Avec une détermination à toute épreuve et une bonne dose d'autodérision, elle se lance dans le parcours épineux et rocambolesque de la procréation médicalement assistée. Nous voilà embarqués avec elle dans cette incroyable aventure : choix d'un pays (puisque la démarche est à ce jour interdite en France), d'une clinique, d'un médecin, et même... d'un géniteur pour ce bébé. Au rythme de ses émotions et de ses déceptions, on attend, presque aussi fébrilement qu'elle, la petite croix positive sur le test. On déteste ceux qui la malmènent, ses amies deviennent les nôtres et, au fil des pages, on espère avec elle que son ventre finira par s'arrondir...
    En prenant le parti de l'humour et de la légèreté, Olivia dédramatise cette autre façon de concevoir un enfant.

  • Le point sur la législation française en matière de techniques de procréation, réservées aux couples hétérosexuels et infertiles. L'auteure analyse les conséquences juridiques pour les familles ayant eu recours à la GPA à l'étranger, et réfléchit aux enjeux éthiques et légaux d'un assouplissement des lois.

  • Dans un contexte où la société redéfinit la place de la femme, où la structure familiale se modifie et où la façon de donner la vie évolue,  voici le guide idéal pour vivre sa grossesse à deux, de manière totalement libre et éclairée, loin des clichés sexistes et des injonctions culpabilisantes  !
      Avec beaucoup de bienveillance et d'humour,  Pihla Hintikka et Élisa Rigoulet se sont employées à abattre les préjugés liés à la grossesse, en abordant sans complexe tous les sujets a  priori  tabous de la conception à l'accouchement. L'objectif  : donner toutes les informations nécessaires pour aider les futurs parents à effectuer leurs choix sans pression familiale, sociale ou culturelle.
      Mois après mois, vous trouverez  :
      Des informations pratiques pour savoir ce qui vous attend, vous et votre bébé.Des exercices à faire en couple  pour vous poser les bonnes questions et parfois briser le silence.Des conseils de spécialistes  pour connaître les différentes alternatives possibles.Des éclairages transculturels pour prendre conscience des enjeux féministes autour de la grossesse.Des chiffres clés et focus  pour bien comprendre les problématiques. Des témoignages personnels  pour découvrir diverses expériences.

  • Pour la PMA

    François Olivennes

    • Lattes
    • 2 Mai 2018

    « En trente ans, les possibilités de la PMA se sont développées au-delà de ce qu'avaient pu imaginer les pionniers de ce domaine. En marge de la majorité des demandes, provenant de couples stériles, d'autres ont vu le jour, plus contestées : celles des femmes homosexuelles et des femmes seules, qui souhaitent bénéficier de l'insémination avec donneur de sperme, ou encore congeler leurs ovocytes pour plus tard.
    C'est l'exaspération devant certains leaders d'opinions, politiques, philosophes, psychanalystes hostiles à la PMA - qui entendent réguler la vie des autres en brossant un portrait caricatural des candidates aux nouvelles formes de procréation et des risques pour leurs enfants - qui m'a donné envie de rapporter les faits, rien que les faits.
    Il est temps que la France, très en retard sur de nombreux autres pays, se mette au diapason de l'évolution de la société, du couple et de la famille, et accepte ces nouveaux modes de procréation. Car le développement harmonieux de ces enfants dépend aussi de la façon dont ils seront accueillis dans notre société.
    Il est temps d'arrêter d'imposer aux femmes de courir l'Europe pour bénéficier de ce qu'on leur refuse dans leur pays d'origine, au prix d'un stress démultiplié et d'une sélection par l'argent inacceptable.
    Faisons place enfin à une valeur fondamentale de toute démocratie digne de ce nom : la tolérance. C'est la souffrance de ces femmes que je rencontre et que j'essaie d'aider qui m'amène à crier haut et fort à tous ces opposants à la procréation moderne : ça suffit, foutez leur la paix ! »

  • Prenant au mot la formule féministe « Le personnel est politique », des activistes, sages-femmes et doulas des États-Unis accompagnent les expériences de grossesse et d'accouchement en leur redonnant leur dimension politique. Alana Apfel, l'une de ces activistes de la naissance, a recueilli leurs histoires et témoignages. Elle propose dans ce livre une nouvelle manière créative de penser les trajectoires reproductives. Le livre s'ouvre sur une préface de Silvia Federici.

  • Les mères ont-elles une histoire ? Les sciences humaines ne s'y intéressent qu'indirectement pour comprendre les transformations de la famille ou les varia- tions de la fécondité. Peut-être cette histoire est-elle encore sujet de débats :
    La fonction maternelle absorbe l'individualité de la femme, et la « production » d'enfants demeure toujours un enjeu de pouvoir.

  • Dans un manifeste publié dans Le Monde du 17 mars 2016, signé par 200 spécialistes, René Frydman, pionnier de la médecine procréative, assume « avoir aidé, accompagné certains couples ou femmes célibataires dans leur projet d'enfant dont la réalisation n'est pas possible en France ».D'une certaine manière, il admet avoir bousculé une législation désuète.
    Dans ce livre, rédigé à la première personne, il nous dit pourquoi. Lanceur d'alertes en blouse blanche, il choisit ses combats. S'il tire aujourd'hui la sonnette d'alarme, c'est dans l'espoir de changer la législation française sur l'assistance médicale à la procréation, dont il dénonce les blocages et les incohérences. René Frydman se fait le porte-parole de gynécologues, biologistes, psychologues et obstétriciens : face au progrès de la connaissance scientifique et aux changements des modes de vie et des aspirations, le médecin doit-il, peut-il, rester spectateur, comme l'y engage la loi française ?

  • L'actualité politique récente a été marquée par le surgissement à l'échelle internationale de grands rassemblements populaires : Occupy, les Indignés, les printemps arabes...
    C'est l'occasion pour Judith Butler de s'interroger sur les dynamiques des manifestations publiques, sur leurs conditions et leurs implications politiques. Que signifie se rassembler ? Quelles sont les forces qui empêchent ou rendent possible une telle action plurielle ? Quelle est la nature dé­mocratique d'un tel mouvement ? Et son efficacité ?
      Pour répondre à ces questions, Judith Butler est amenée à redéfinir la théorie de la performativité. Elle montre comment celle-ci permet de comprendre autrement l'action concertée des corps. Quand des corps se rassemblent, ils sont dotés d'une expression politique qui ne se réduit pas aux revendications ou aux discours tenus par les acteurs.
      La mobilisation manifeste des corps à la fois qui luttent contre la précarité (notamment néolibérale) mais aussi qui utilisent cette précarité comme une force mobilisatrice et un point de départ pour l'action. En mettant en oeuvre une forme radicale de solidarité qui s'oppose aux forces économiques et politiques, une nouvelle signification de l'« espace public » et du « peuple » émerge alors, qui conduit à repenser les principaux concepts de la théorie et de l'action politiques.
      Judith Butler est philosophe, professeure à l'Université de Californie à Berkeley. Elle est notamment l'auteure de Trouble dans le genre (La Découverte, 2005), Ce qui fait une vie (Zones, 2010), et Vers la cohabitation (Fayard, 2013).

  • Toute mère est sauvage. Sauvage en tant qu'elle fait serment, inconsciemment, de garder toujours en elle son enfant. De garder inaltéré le lien qui l'unit à lui. Ce serment se perpétue, secrètement, de mères en filles et en fils. L'enfant doit rompre ce serment pour devenir lui-même, accéder à sa vérité, à son désir. Cet essai expose au grand jour le versant noir de la maternité. Il cherche à cerner, à travers des séances de psychanalyse ou des oeuvres littéraires, ce noyau inconscient de la transmission maternelle et ses conséquences sur le psychisme humain.

  • Toutes les femmes sont citoyennes, quelques femmes sont artistes. La citoyenne et l'artiste sont-elles les semblables des hommes ? Oui. Tout autant concernées par la politique et par l'art ? Oui.
    Au commencement de l'ère démocratique, initiée par la Révolution française, ces affirmations furent pourtant sources de débats et de polémiques : aux femmes la famille plutôt que la cité, la muse plutôt que le génie, arguaient bien des hommes qui n'étaient pas tous réactionnaires. Deux cents ans après, nous en discutons encore.
    L'ouvrage revient sur les conséquences de ce moment fondateur. Il rend compte du travail sans fi n de la démonstration de l'égalité, dans une « démocratie exclusive » où chacun - donc chacune - peut théoriquement se voir individu, sujet, citoyen, créateur, un, une parmi tous et toutes. De Poulain de la Barre, philosophe du XVIIe siècle, à Jacques Rancière, penseur contemporain, avec Virginia Woolf comme avec Simone de Beauvoir, les textes réunis ici montrent à quel point ces questions demeurent essentielles pour la modernité : celle de la jouissance revendiquée, celle de la stratégie subversive, celle de la mesure de l'émancipation des femmes, celle du féminisme comme dérèglement de la tradition occidentale.

  • A l'âge des premières amours et du baccalauréat, la romancière se découvre enceinte. Elle décide de ne pas garder l'enfant, mais l'épreuve de l'avortement transforme la jeune fille désinvolte qu'elle était et la fait passer dans l'âge adulte.

  • Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la " tyrannie du look " affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du " complexe mode-beauté " travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au coeur de la sphère culturelle.

    Sous le prétendu culte de la beauté prospère une haine de soi et de son corps, entretenue par le matraquage de normes inatteignables. Un processus d'autodévalorisation qui alimente une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.

  • Un face-à-face intimiste entre René Frydman, le célèbre obstétricien, et une femme qui attend un enfant. Sous la forme d'une longue lettre écrite lors de leurs rendez-vous neuf mois durant, il lui raconte le bébé qui grandit en elle, et son émotion devant le miracle de la vie. Un texte rare et bouleversant.
    «Une écriture juste et beaucoup d'émotion. Toutes, nous avons dévoré ces 65 pages de grâce et de beauté. » Elle.

  • En 1975, la loi Veil consacrait le droit à l'avortement. L'interruption volon taire de grossesse (IVG) est alors deve nue en France une liberté acquise qui a mis fi n à la barbarie des avor tements clandestins (avant cette loi, entre une et dix femmes mouraient chaque jour des suites d'un avortement clandestin pra tiqué en dehors du milieu hospitalier).
    Mais voilà qu'en 2014, ce droit est menacé.
    De façon frontale en Espagne, et plus insidieusement en France où l'on restreint les moyens des centres qui le pratiquent, obligeant nombre d'entre eux à fermer.
    Très explici te ment, le Front national prône le non-rembour sement de l'IVG.
    Ailleurs en Europe - Irlande, Pologne, Malte. -, des femmes se voient toujours dénier le droit au libre choix. Chaque année à travers le monde, plus de 20 millions de femmes inter rompent leur grossesse dans des condi tions dangereuses en raison de la clandes tinité à laquelle elles sont condamnées. Des avorte ments à risque qui entraînent la mort de près de 50 000 femmes.
    En 2014, dans les manifestations de protestation des jeunes générations, on a vu resurgir des termes ces mots qu'on pensait à jamais enfouis dans le passé :
    Aiguilles à tricoter, faiseuses d'anges, bidons d'eau de javel, cintres, queues de persil.
    En septembre 2014, Médecins du Monde décide de lancer une campagne inter nationale pour dénoncer la situation.
    Cet appel, « Names not Numbers », « Des noms, pas des chiffres », a été signé par 420 praticiens du monde entier.
    Alarmée par ces risques de régression durant l'actuelle période de crise et de pressions religieuses et intégristes, Xavière Gauthier, déjà auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet, reprend son bâton de pèlerine et décide d'écrire un nouveau livre en reprenant certains des témoignages qu'elle avait récoltés pour les précédents.
    « Pour que les jeunes générations mesurent la valeur de la légalisation de l'avortement, comprennent qu'il y a eu un avant et un après la loi Veil ; pour que l'on n'oublie pas que, chaque jour, dans certains pays du monde, des femmes souffrent et meurent encore d'avortements clandestins. » Dans ce livre, l'auteure s'implique person nellement et témoigne pour la première fois de son propre avortement.

  • Il y a tout juste 40 ans, était promulguée une loi fondamentale pour le droit des femmes?: la loi Veil, libéralisant l'IVG en France. Mais, loin d'être une évidence, cette loi et les débats qui l'ont précédée ont divisé profondément le pays pendant plusieurs années.
    Pétitions, éditoriaux, discours, plaidoiries?: ces archives remettent en lumière les ¬débats souvent violents et les actions militantes qui ont conduit à l'adoption de la loi. Elles nous replongent dans une époque où les militants pro-choix étaient comparés aux nazis par les conservateurs, où des députés brandissaient des photos de foetus et faisaient entendre leurs battements de coeur à l'Assem¬blée nationale, et où le Mouvement pour la libéralisation de l'avortement et de la contraception (Mlac) organisait des avortements «?sauvages?» pour défier l'interdiction qui pesait sur cet acte.
    Les arguments utilisés dépassent le contexte dans lequel ils ont été élaborés et trouvent une résonance frappante aujourd'hui, alors que ce droit est remis en question dans des pays comme l'Espagne ou les États-Unis, et que sa défense mobilise toujours autant l'opinion publique à travers le monde.

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