Albin Michel

  • Les femmes s'emmerdent au lit, et ça se voit - ou du moins voit-on si une femme est satisfaite et heureuse ! Mais pourquoi ?
    S'appuyant notamment sur son expérience personnelle, l'auteur en déduit l'existence de nouveaux archétypes de l'homme et de la femme : le « garçon nouveau » et la « féminette » (contraction de « féministe » et « midinette »). Le premier, rejeton d'une mère engagée, féministe, qu'il vénère, n'est pas viril, surtout inquiet de rester « féministement » correct ; la « féminette » n'ose pas s'avouer qu'elle aime la virilité quand la liberté à jouir s'est heurtée à la menace de l'asservissement, à une image consumériste du corps des femmes.
    Ces deux archétypes sont l'objet d'une subtile réflexion qui met en exergue les préjugés et contradictions qui s'y attachent, et que l'un et l'autre traînent avec eux jusqu'au fond du lit, avec des attentes de chaque côté respectables.
    Qu'est-ce qu'une femme attend d'un homme ? Qu'il la désire ardemment mais ne soit pas brutal. Qu'est-ce qu'un homme attend d'une femme ? Qu'elle le désire, mais aussi qu'elle montre sa satisfaction parce que le plaisir féminin ne se prouve pas et qu'il a toujours l'angoisse de ne pas faire jouir sa partenaire. Et la question du livre se révèle ainsi dans toute sa complexité : comment se comporter en homme respectueux mais désirant ? En femme désirée mais respectée ?

    Facile à lire, cet essai prône une seconde libération de la femme, qui, après s'être débarrassée des carcans machistes, doit maintenant se débarrasser des diktats féministes excessifs, accepter l'ambiguïté de son désir. Ainsi, les femmes ne s'emmerderont plus au lit et les hommes n'auront plus à craindre qu'elles simulent un plaisir qu'elles n'éprouvent pas !

  • Dans ce recueil d'essais, Arnold Davidson s'interroge sur les conditions qui ont permis aux sciences humaines de mettre en lumière, avec toute la force des concepts scientifiques, le rôle de la sexualité dans la formation de notre personnalité, sa place privilégiée au coeur de notre vie psychique. S'attachant à la description d'une expérience qui doit être problématisée, A. Davidson montre qu'il faut nous en déprendre en sorte qu'elle perde sa transparence et devienne un objet d'analyse historique et philosophique. Qu'en est-il alors si la sexualité elle-même est historique, si son histoire a introduit une discontinuité dans notre être même ? Cette question est au coeur de la démarche de Davidson, qui propose ici une véritable épistémologie historique de la sexualité. Au carrefour de plusieurs disciplines - l'histoire des sciences, de la médecine, de la psychiatrie, la théorie critique,la philosophie -, cette étude originale et d'une étonnante érudition est à la fois une enquête sur les sources de l'émergence de la sexualité, la nature de l'argumentation historique, la nature de la « monstruosité » ou de la « perversion » et aussi une interprétation de l'oeuvre de Foucault.

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