• La tristesse est un mur entre deux jardins : Algérie, France, féminisme Nouv.

    Ce livre est le fruit d'une rencontre inédite entre une historienne française et une avocate algérienne, toutes deux différemment engagées dans le mouvement de libération des femmes.
    Leurs échanges nourris portent sur les sujets qui traversent le débat intellectuel et la société française : la France et l'Algérie, la mémoire et l'histoire, la domination masculine, le retour du religieux, le féminisme et les vifs débats qui l'animent autour de la question de la différence et de l'universel.
    Un texte d'une grande richesse qui renouvelle notre approche du féminisme.

  • La petite fabrique de l'inhumain Nouv.

    « Inhumain » n'est pas un mot que l'on prononce à la légère. Dans l'imaginaire collectif, il convoque les images sidérantes de l'horreur d'une guerre, la cruauté de la torture ou encore la haine pure d'un attentat terroriste. L'inhumain est toujours associé à des phénomènes suffisamment anormaux pour revêtir à nos yeux l'apparence d'un scandale absolu.
    Mais est-il à ce point une exception ? À la fin de La Peste, Camus nous mettait en garde contre le fléau éponyme qui « ne meurt ni ne disparaît jamais ». En proposant une autre lecture de ce roman et une galerie de portraits des petits pestiférés de notre époque ? l'identitaire, le claniste, le victimaire, le censeur... ?, Marylin Maeso fissure la confortable ignorance volontaire qui nous immunise contre la prise de conscience douloureuse de notre propre inhumanité.
    Pour elle, l'inhumain est ce poison que nous distillons quotidiennement sans le moindre soupçon, jusque dans nos discours et nos modes de pensée. Et la vraie maladie, notre incapacité à percevoir l'inhumain en-deçà de ses manifestations spectaculaires.

  • Le mirage #metoo Nouv.

    La révolution #MeToo est-elle une bonne nouvelle pour le féminisme, et pour la société toute entière ? La propagation immédiatement virale du hashtag, en ses diverses déclinaisons, est-elle le signe que cette « libération de la parole » n'avait que trop tardé ? Ne faut-il pas se réjouir que les violences faites aux femmes, et l'arrogance odieusement sexiste de certains comportements inacceptables, se voient de cette façon publiquement dénoncées ? Ce « moi aussi » ne porte-t-il pas un espoir neuf ?
    Tous ou presque ont d'emblée passionnément voulu le croire, concédant tout au plus quelques regrettables excès. Portée par les #MeToo, #BalanceTonPorc, et autres piloris virtuels, la parole des victimes sexuelles auto-proclamées est alors apparue comme exclusive source de vérité. Et le mot d'ordre « On vous croit ! » a fermé tout questionnement sur le bien-fondé du mouvement #MeToo, comme sur la nature de ses promesses.
    En prenant appui sur l'analyse du cas français, durablement marqué par le « moment Adèle Haenel », ce livre ouvre le débat interdit. Il entreprend de décrire, et de discuter précisément les croyances théoriques qui cimentent le hashtag désormais sacré. Et il démontre combien les conséquences en sont en réalité funestes, pour les femmes et pour tous.

  • Le boys club Nouv.

    Ils sont tournés les uns vers les autres. Ils s'observent et s'écoutent. Ils s'échangent des idées, des armes, de l'argent ou des femmes. Dans cet univers clos réservé aux hommes, le pouvoir se relaie et se perpétue. Le boys club n'est pas une institution du passé. Il est bien vivant : État, Église, armée, université, fraternités, firmes... et la liste s'allonge. Des clubs privés londoniens à la Silicon Valley, Martine Delvaux met en lumière ces regroupements d'hommes qui ensemble se relaient le pouvoir et font en sorte de le conserver.

  • Le prix à payer : ce que le couple hétéro coûte aux femmes Nouv.

    « Où passe l'argent des femmes, celui qu'elles ont et celui qu'elles n'auront jamais ? À force d'écrire sur la vie des femmes, leur travail, leurs enfants, leur corps, leur vie affective, leur argent depuis des années, j'ai réalisé tout ce que l'idéal du couple hétéronormé leur coûtait. Et me suis demandé : le couple est-il une arnaque ?

    J'ai voulu faire la grande addition : avant, pendant et après le couple et voir ce qu'elle révélait de la condition des femmes. J'ai réfléchi à l'argent et au temps investis dans la beauté, la contraception, la séduction, à la façon dont les couples gèrent leur budget et répartissent leurs dépenses, aux vies professionnelles si souvent freinées au nom de la famille, au temps altruiste, non rémunéré et non reconnu passé au soin du foyer et à la gratitude qu'elles récoltaient après une rupture ou un veuvage.

    Plus je soulevais le sujet de l'argent - encore tabou dans le royaume du don de soi qu'est l'amour -, plus je découvrais une somme importante de calculs défavorables aux femmes. J'ai aussi découvert que la logique même de l'État les appauvrit et, loin de les émanciper, les maintient dans un patriarcat décomplexé.

    Aussi, ce ne sont pas seulement les hommes qui ont une dette envers elles, c'est la société tout entière. Ensemble, il est temps de reconnaître leurs dévotions invisibles, et le bénéfice qu'en tirent les autres. Et de se demander : dans quels autres accomplissements, vers quelle émancipation n'investissons-nous pas ce prix à payer ? »

  • Les hommes et les femmes : notes sur l'esprit du temps Nouv.

    La seconde moitié du XXe siècle a vu l'avènement des femmes dans la sphère publique sous le signe de leur égalité avec les hommes, valeur fondamentale en France comme en Europe. Ce formidable progrès connaît aujourd'hui des développements hasardeux. Dans le tumulte d'une époque où les passions prennent le pas sur la raison, à la revendication d'une égalité juste se substitue progressivement la quête utopique d'une égalité totale entre les individus, les sexes, les genres, qui implique l'éradication du patriarcat, source de tous les maux. Exit le père de famille, symbole de l'autorité, voici le règne de l'amour universel comme projet politique consacré par les lois. Étrange amour, qui tend à opposer l'homme et la femme, à produire de la violence, à fracturer la société, à détruire la beauté du monde.
    Avec son esprit pénétrant et sa plume inspirée, Jean-Michel Delacomptée examine la révolution des moeurs en cours, amplement importée des États-Unis, où s'invente une modernité aveugle aux conséquences de ses choix. Devant l'avenir qu'obscurcit le sectarisme de revendications sans limites, il se livre à une ardente défense de notre souveraineté morale, clé d'une indispensable préservation de l'humanisme et de la haute culture sur lesquels repose la fragile grandeur de notre civilisation.

  • Je suis une personne née sous X, qui ne possède rien de son passé : ni antécédents médicaux, ni arbre généalogique, ni mémoire familiale. Je dois donc écrire mon histoire pour ne pas être qu'une somme de silences, de traumas et de dépossessions. Ce livre est une trace, une archive, une pièce du puzzle que je tente de compléter grâce à l'analyse politique de ce qui m'arrive.
    On oublie trop souvent que si des familles sont constituées par l'adoption, c'est parce que d'autres, plus précaires, ont été détruites. Qu'il s'agisse des rapports de classes, des inégalités mondiales ou du continuum colonial, en contexte occidental, l'adoption est inscrite dans une histoire de violences. C'est de cette histoire que les personnes adoptées héritent ; contre ses persistances qu'elles luttent.
    Devons-nous être une tabula rasa pour que l'adoption fonctionne ? Qui sont nos vrais parents ? Est-ce une chance d'être adoptée ? Suis-je une vraie Noire ? Cet essai autobiographique invite à s'interroger sur l'identité, la filiation et la parentalité à partir du regard que nous, personnes adoptées, posons sur la famille et la société.

  • Si le confort est l'une des principales raisons évoquées par les adeptes du « No Bra », il est aussi un véritable acte militant. Gala Avanzi, longtemps acheteuse compulsive de push-up, a un jour décidé d'accepter sa poitrine telle qu'elle est, sans chercher à la faire correspondre aux normes dictées par la mode et la publicité.
    Dans la veine du « body positive », un mouvement féministe en faveur de l'acceptation de toutes les beautés, le « No Bra » dénonce les injonctions, souvent contradictoires, à la beauté subie par les femmes et l'hypersexualisation de la poitrine, sans cesse exposée aux jugements : trop petite, trop grosse, trop décolletée, trop rembourrée, trop découverte, trop cachée, etc.
    A la lumière de sa propre expérience, d'études scientifiques et de l'Histoire, Gala Avanzi donne des clés pour se libérer des diktats et avancer vers un peu plus de liberté.

  • Nous n'avons cessé de représenter les diverses manières que l'amour a de faire miraculeusement irruption dans nos vies. Pourtant, cette culture qui a tant à dire sur la naissance de l'amour est beaucoup moins prolixe lorsqu'il s'agit des moments, non moins mystérieux, où l'on évite de tomber amoureux, où l'on devient indifférent à celui ou celle qui nous tenait éveillé la nuit, où l'on cesse d'aimer.
    Eva Illouz fait du « désamour » un problème sociologique de première importance et examine l'ensemble des façons qu'ont les relations d'avorter à peine commencées, de se dissoudre faute d'engagement, d'aboutir à une séparation ou un divorce, ce qu'elle désigne comme des « relations négatives ». L'amour semble aujourd'hui marqué par la liberté de ne pas choisir, faisant du non-choix une nouvelle modalité de l'action. La sociologie, non moins que la psychologie, a beaucoup à dire sur le désarroi qui règne dans nos vies privées.

  • Alors que Rosalie traverse le parc, elle se fait aborder par 3 garçons. La rencontre tourne vite au harce`lement a` caracte`re sexuel. C¸a va la marquer profonde´ment a` un moment ou` son corps est en train de changer sans qu'elle mai^trise quoi que ce soit. En fait, tout dans sa vie commence a` changer : sa meilleure amie Anna qui ne parle plus que de garc¸ons, la pression des adultes qui l'entourent, sa poitrine qui se de´veloppe et tout ce qui va avec. Pour Rosalie, c'est difficile a` accepter, elle n'est pas pre^te a` subir tout ce qu'impliquent ces changements, l'entre´e dans l'ado- lescence (encore moins dans le corps d'une femme).
    Ce roman raconte les petites e´tapes de cette transition, celles qui sont douces et agre´ables, comme la rencontre avec Matte´o, et celles qui sont plus effrayantes et intimidantes, comme l'achat d'un premier soutien-gorge, ou la fuite face aux trois garc¸ons qui la harce`lent.

  • Les années 1980 furent le témoin de progrès économiques fulgurants pour les femmes. À la fin de cette décennie, plus éduquées en moyenne que les hommes, elles accédaient à des métiers dont elles étaient auparavant exclues. Et pourtant, depuis lors, les femmes sont restées bloquées sous un plafond de verre, notamment en ce qui concerne les métiers les plus prestigieux et les plus rémunérateurs. Quant à toutes celles qui restent cantonnées dans les professions les moins rémunérées, elles continuent de cumuler de piètres conditions de travail avec des charges domestiques qui ne diminuent pas.
    Pauline Grosjean rend compte tout à la fois des progrès des femmes au cours du XXe siècle et de leur stagnation récente. Elle dévoile ce qu'elle nomme le patriarcapitalisme, c'est-à-dire comment la structure de domination, la culture et l'identité de genre interagissent avec la structure économique pour faire obstacle à l'égalité. Elle indique aussi les moyens d'en sortir. Car ce livre de combat offre des propositions novatrices pour clore le dernier chapitre du patriarcapitalisme. Pour notre bien à toutes et à tous.

  • Vieille. Le mot lui-même est tabou. Alors que la société elle-même vieillit, elle a un problème avec les vieux en général et les vieilles en particulier, soumises à une double injonction contradictoire : être authentiques, mais rester minces et jolies.
    Si elles sont moins regardées, invisibilisées, mises de côté passé un certain âge, de nombreuses « vieilles » se découvrent en contrepartie une liberté nouvelle. Alors pourquoi a-t-on, malgré tout, peur de vieillir ?
    Mêlant témoignages, analyses historiques et sociologiques, références culturelles et réflexions de l'autrice sur son propre rapport à la vieillesse, Qui a peur des vieilles ? apporte un regard rafraîchissant sur une question politique toujours tabou et démonte les stéréotypes sur les femmes ménopausées.

  • Comment résister aux stigmatisations ? Ce classique de la sociologue afro-américaine Patricia Hill Collins est une des principales références pour qui s'intéresse aux thèmes associant féminisme, genre et race, et donc à l'intersectionnalité.

  • Une femme française

    Anne Hidalgo

    Laïcité, égalité, écologie, féminisme... À quelques mois de la présidentielle, Anne Hidalgo défend les valeurs républicaines qui la nourrissent depuis toujours, et les combats qu'elle veut mener pour la France.
    Fille d'ouvrier espagnol, arrivée à Lyon à l'âge de 2 ans, Anne Hidalgo, classée par le Time parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde, est devenue l'une des femmes les plus puissantes de France, particulièrement attendue à moins d'un an de l'élection présidentielle. Destin exceptionnel ? Destin français, plutôt.
    Celui d'une femme qui n'est ni héritière, ni haute fonctionnaire.
    Nourrie par la passion d'une République laïque et sociale, elle a façonné sa vie comme des millions de femmes françaises, sous le double signe de la liberté et de l'égalité : liberté obtenue grâce à l'école, à la culture et au travail ; égalité conquise pour celle qui entre en politique au début des années 2000 et gagne Paris à deux reprises.
    Aujourd'hui encore, ces valeurs animent les combats d'Anne Hidalgo : comment tenir la promesse républicaine sans la traduire dans une égalité réelle qui rendrait à tous les citoyens leur capacité à espérer dans la France ? Comment réussir la transition écologique sans mettre au coeur de celle-ci les nouvelles questions sociales et territoriales qui ont émergé avec les Gilets jaunes ? Comment, enfin, reconstruire notre pays après la pandémie sans accorder à chaque Français la considération due à tous ceux qui répondent du nom de « citoyen » ? Ceux-là ne rêvent pas d'un nouveau monde, ils demandent seulement à trouver leur place dans celui-ci.

  • Issu du féminisme noir américain, le concept d'intersectionnalité est au coeur des mouvements féministes d'aujourd'hui. Il vise à révéler la pluralité des discriminations de classe, de sexe et de race. Ce livre, inédit en poche, propose une introduction à cette notion et à ses applications concrètes. Il comprend notamment la première traduction en France du célèbre article de Kimberlé Crenshaw qui est à l'origine de cette approche.

  • Cet essai novateur et subtil est le premier livre à s'attacher à l'intimité des lesbiennes en s'appuyant sur des récits de vie aussi bien hétérosexuels que lesbiens. Décrivant les trois parcours qui mènent à la construction de soi comme lesbienne, il s'intéresse au coming out, montrant en particulier que la mise en couple est une manière privilégiée de se dire et de se révéler socialement lesbienne. S'il étudie les modalités de la rencontre et les manières d'être en couple, il titre aussi son originalité de l'analyse des "scripts sexuels" des lesbiennes et comporte en outre un très utile petit glossaire du vocabulaire lesbien.

  • La question trans

    Claude Habib

    Le phénomène « trans » est en expansion. En nombre croissant, des enfants et des adolescents expriment ce qui était naguère inexprimable, inaudible, insensé : la conviction d'être nés dans le mauvais corps. À la surprise des praticiens, les filles sont à présent majoritaires dans la demande de transition.
    Ce sont les tenants et aboutissants de ce phénomène émergent qu'interroge Claude Habib. Elle ne prétend pas en donner une interprétation, elle s'efforce d'en circonscrire le mystère, en examinant, sans polémique ni complaisance, les innombrables questions, tant théoriques que pratiques, qu'il soulève. Comment l'identité de genre est-elle devenue une affaire de choix personnel ? À quelle source rapporter le projet de se recréer qui supplante, chez beaucoup de jeunes, l'acceptation du donné ? Pourquoi la difficulté de supporter la condition sexuée, autrefois invisible, surgit-elle au grand jour ? Peut-on reconnaître à des enfants la capacité de juger de leur futur destin social ? Faut-il autoriser la participation des transgenres aux compétitions sportives féminines ?
    Une question et des questions qui n'ont pas fini de nourrir le débat public et d'alimenter la réflexion.

  • Ce livre s'intéresse aux représentations de l'arme nucléaire dans l'art et la culture, et à la manière dont elles façonnent nos perceptions et notre imaginaire collectif. Réunissant 35 auteurs aux profils et aux modes d'expression très divers (chercheurs, diplomates, artistes, critiques, conservateurs, etc.), tels le dessinateur Plantu ou le réalisateur Antonin Baudry (Le Chant du loup), il dresse un vaste panorama invitant à penser la représentation de l'arme nucléaire?: lire les oeuvres littéraires, les romans, la bande dessinée qui la mettent en scène?; regarder la bombe sur le grand et le petit écran, au cinéma et dans les séries télévisées?; écouter la musique qui en parle?; ou jouer aux jeux vidéo qui la représentent. Ses chapitres s'intéressent aussi à ceux qui montrent la bombe, par la photographie ou l'exposition?; qui bâtissent les villes en fonction de cette menace et les bunkers pour s'en protéger?; qui la promeuvent dans des stratégies nationales?; et la contestent par l'humour, l'art et la culture. Cet ensemble inédit et les 170 illustrations qui l'accompagnent font de cet ouvrage de référence un objet unique en son genre.

  • Ceci n'est pas un livre sur le maquillage.
    C'est un voyage inédit, une plongée dans un univers peu connu, fait de paillettes et de gloss, mais dont les règles et les acteurs, les produits et les valeurs, en disent long sur notre société consumériste et numérique.
    Une enquête sur une industrie qui vaut des milliards de dollars et fait rêver des millions d'individus à travers la planète.
    Une méditation féministe sur l'un des symboles de ce qu'on dit être « la femme ».
    Une réflexion philosophique sur la beauté, le paraître, l'identité.
    Un récit personnel où Daphné B. pense en se livrant.
    Tout part d'elle, en effet, Daphné B., poète et féministe. Le texte s'ouvre, elle est dans son lit et remplit online son panier Sephora. Elle se demande pourquoi elle dilapide son argent et son temps pour acheter des fards, rouges, poudres. Pourquoi elle se peint le visage ? Pour se cacher ? S'écrire ? Qu'est-ce que le maquillage représente, symboliquement, économiquement, socialement ? Pourquoi le dit-on frivole alors qu'il fait désirer, dépenser ? A mesure qu'elle s'enfonce dans ses recherches Internet et passe d'une fenêtre à une autre (un tutoriel où une influenceuse livre ses secrets de beauté en même temps que ses hontes ; le lancement d'une palette déchainant les passions de milliers de clients ; un reportage sur le Mica, matière première des fards, que des enfants extraient de mines en Inde ; la mise à mort d'une Youtubeuse ; le récit de prisonnières pour qui se maquiller, c'était survivre ) elle s'interroge et mêle aux images qu'elle voit ses références - Ovide, Platon, Derrida, Foucault, Anne Carson ou bell hooks - pour penser le maquillage absolument : comme un objet de consommation dont la production détruit la planète et creuse les inégalités. Un paradoxe, artéfact louant la perfection, promu par des êtres se disant authentiques. Le signe d'une soumission aux diktats de la beauté et aux logiques capitalistes. Mais aussi une arme de libération, de résistance, de révolte.
    Virtuose, Daphné B. nous emporte dans une Odyssée numérique et poétique pour nous parler de nous, nos fards, nos failles, nos manières de briller. La porte d'entrée, c'est le maquillage, mais le monde derrière, c'est le nôtre.

    LE LIVRE A ÉTÉ COURONNÉ PAR LE PRESTIGIEUX PRIX DES LIBRAIRES DU QUÉBÉC 2021

  • Sexe et mensonges

    Leïla Slimani

    • Arenes
    • 2 Septembre 2021

    SEXE ET MENSONGES, c'est la parole, forte et sincère, d'une jeunesse marocaine bâillonnée dans un monde arabe où le sexe se consomme pourtant comme une marchandise. Les femmes que Leïla Slimani a rencontrées lui ont confié sans fard ni tabou leur vie sexuelle, entre soumission et transgression. Car au Maroc, la loi punit et proscrit toute forme de relations sexuelles hors mariage, tout comme l'homosexualité et la prostitution.
    Dans cette société fondée sur l'hypocrisie, la jeune fille et la femme n'ont qu'une alternative : vierge ou épouse. SEXE ET MENSONGES est une confrontation essentielle avec les démons intimes du Maroc et un appel vibrant à la liberté universelle d'être, d'aimer et de désirer.

  • Depuis une trentaine d'années, les revendications identitaires et religieuses liées à l'islam frappent aux portes de l'école. Comment en est-on arrivé là ? Comment est-on passé d'une mobilisation civique à l'époque des Marches pour l'égalité et contre le racisme (1983-1984) à une mise en visibilité de l'islam (à partir des années 1990), telle que l'école est perçue aujourd'hui par certains comme assiégée ? Cet ouvrage tente de comprendre les raisons et les enjeux de cette évolution en croisant enquêtes théorique et empirique.
    Sur le plan théorique, il s'appuie sur le concept de reconnaissance tel que défini par la philosophie sociale du chercheur allemand Axel Honneth : une dynamique qui vise l'émancipation individuelle au sein d'une communauté de réciprocité.
    Sur le plan empirique, l'enquête se fonde sur des entretiens réalisés dans une ville de la banlieue lyonnaise, Vénissieux. Sont interrogées sur leur rapport à l'école des familles françaises de culture musulmane issues de l'immigration algérienne, ainsi que des enseignants et des chefs d'établissement qui décrivent comment eux perçoivent ces familles et leurs enfants. Ici, pour une fois, la parole est donnée aux premiers concernés.
    Ce croisement fructueux entre approche théorique et enquête de terrain met en lumière les « ratés » de l'intégration touchant les générations issues de l'immigration musulmane et les interrogations qu'ils suscitent sur les concepts d'identité, d'universalité, de laïcité au sein de ces populations. Au terme de l'ouvrage, il apparaît que la compréhension de ces questionnements est une exigence politique qui engage l'avenir.

  • Le travail du care a été rendu plus visible par la pandémie. Mais connaissons-nous vraiment ces travailleurs. ses et la diversité de leurs expériences, pratiques et conditions de travail ? Dans cet ouvrage, Helena Hirata, sociologue de renommée internationale et directrice de recherches émérite au CNRS, explique de manière pédagogique et vivante les théories du care. La comparaison des trajectoires des travailleurs.
    Ses et des politiques de soin en France, au Japon et au Brésil permet de comprendre les configurations différentes des rapports sociaux de sexe, de classe et de race dont dépendent la dévalorisation du travail de care. L'ouvrage est précédé d'une préface d'Evelyn Nakano Glenn, chercheuse pionnière et internationalement reconnue au sein des études du care.

  • Refusant la réduction des réalités trans à des questions d'identité, cet ouvrage assume une perspective féministe matérialiste : il s'agit d'aborder les conditions sociales des personnes trans, leurs positions dans les rapports sociaux de sexe, de race et de classe, ainsi que leurs inscriptions dans les mouvements féministes. Diverses par leurs thèses et leurs ancrages disciplinaires, ces contributions se rejoignent par leur exigence de tenir ensemble élaboration théorique et engagement militant pour repenser en profondeur les problématiques et les luttes trans et féministes.

  • Sensible

    Nedjma Kacimi

    À l'approche des soixante ans de l'Indépendance de l'Algérie, Nedjma Kacimi propose un premier récit dans lequel elle part du constat des discriminations dont elle a fait l'objet - longtemps sans même s'en rendre compte - pour disséquer une société française qui se remet difficilement de ses blessures post-coloniales et dans laquelle les "minorités visibles" se trouvent toujours largement déclassées. Un récit percutant où l'intime, la mémoire collective et le politique entrent en collision.

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