Points

  • La nuit je regarde ton cou et je veux le serrer comme tu voulais m'étrangler par terre dans la cuisine Tel un journal de la condition féminine contemporaine, les textes de Sofi Oksanen donnent à voir les violences conjugales dans tout ce qu'elles ont de plus cru, pour mieux les dénoncer. Adoptant un ton volontairement féroce et teinté d'humour noir, l'auteure fait la lumière sur les injustices quotidiennes que subissent les femmes. Elle renverse l'image récurrente de la femme victime, laissant place à l'idée de vengeance, le bras armé d'un couteau de cuisine.

    C'est un cri saisissant, habituellement étouffé, qui résonne ici haut et fort.

  • Ma Douce, entrons dans le jardin abandonné, / Dans le jardin sauvage, exquis et funéraire / Où l'autrefois se plaît à rôder, solitaire / Et farouche, tel un vieux roi découronné.

    Renée Vivien était brillante, amoureuse des femmes, désarmante de candeur et de perversité feinte. Elle était surtout une poétesse admirable en proie à la solitude, hantée par d'impossibles désirs. Celle qu'on surnomma « Sapho 1900 » se voyait comme une nouvelle Anne Boleyn, la reine décapitée. Elle nous laisse des vers d'une beauté et d'une puissance insensées. Dans sa poésie flamboie l'esprit de décadence qui, selon les mots de Verlaine, est « l'art de mourir en beauté » - ce que Renée Vivien a fait tout au long d'une vie trop courte, uniquement dédiée à l'amour et à la littérature.

    Pauline Mary Tarn (1877-1919) est la fille d'une Américaine et d'un Britannique fortunés. Cette aisance lui permet de voyager à travers le monde. Elle finit par s'installer à Paris, et adopte Renée Vivien pour nom de plume. Elle s'éteint à 32 ans, après deux ans d'une lente agonie durant laquelle, ne se nourrissant plus, elle sombre dans l'alcool et la drogue.

  • Françoise Chandernagor nous convie à la lecture des textes de femmes poètes francophones de tous horizons et nous raconte leurs vies si souvent tumultueuses. De ces regards de femmes sur l'amour émerge peu à peu, au sein d'un patrimoine poétique jusqu'ici essentiellement masculin, un chant singulier.
    De la très sensuelle Béatriz de Die à la romantique Marceline Desbordes-Valmore, de la sulfureuse Renée Vivien à la pieuse Marie Noël, des « troubadouresses » aux « garçonnes », des plumes québécoises aux plumes libanaises, voici un panorama incomparable de l'amour à travers neuf siècles d'expression poétique.

  • Cahiers de poemes

    Emily Brontë

    Ces cahiers personnels, composés de poèmes épars, offre un panorama de l'évolution psychologique, morale et poétique de l'auteur des Hauts de Hurlevent. Emily Brontë, partagée entre extases et désenchantements, entre foi et doute profond, vision sombre et amère de l'humanité, livre ici une oeuvre d'une troublante beauté où le poème se fait source de l'imagination romanesque de l'une des plus grandes écrivaines Anglaises.

  • Ce volume réunit plus de cent cinquante poèmes de L'une des plus grandes poétesses du XIXe siècle. Hantée par le néant, Emily Dickinson n'a eu de cesse de questionner La nature, la folie, la foi, l'amour et la mort. Sa poésie, habitée de fulgurances mystiques, joue autant de la gravité que de l'ironie, de l'émerveillement que de la dérision, mêlant sentiments intimes et thèmes universels avec une audace stylistique et rythmique d'une modernité saisissante.

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