• L'enfant casse - l'inceste et la pedophilie Nouv.

    La vérité sur l'inceste et la pédophilie est-elle insoutenable au point qu'il soit préférable de la nier ?
    A la fin du siècle dernier, à l'heure des premières révélations sur ces pratiques, la société hésite entre déni et banalisation, partagée entre le désir de dénoncer et celui de taire des actes qui remettent en cause ses fondements mêmes. Aujourd'hui, après la prise en considération, dans les années quatre-vingt, des ravages provoqués par l'inceste et la pédophilie, après la scandaleuse affaire Dutroux, on voit se ranimer la suspicion à l'égard des victimes.
    Catherine Bonnet, médecin, psychiatre, psychanalyste et spécialiste de la maltraitance, tente ici de comprendre ce phénomène et apporte son témoignage afin d'éviter que la chape de plomb, une fois de plus, ne retombe. Comparant le syndrome post-traumatique des enfants victimes d'abus sexuels à celui des victimes de la guerre, elle démontre par des faits précis - dessins, propos, comportements - que la majorité de ces enfants sont crédibles. Incitant à ne négliger aucun symptôme, elle évoque la manière d'aborder la question avec l'enfant, le rôle des parents, la stratégie de l'agresseur.
    Fondé sur de rigoureux rappels historiques et d'impressionnantes données cliniques, l'ouvrage de Catherine Bonnet est un cri d'alarme et de protestation face à une situation dangereuse et paradoxale : alors que les professionnels signalent leurs soupçons de violences sexuelles envers des enfants, la parole des victimes et des adultes qui tentent de les protéger est de plus en plus refusée.

  • Dans l'analyse qui a permis à l'auteure d'accepter ses origines, son sexe biologique et la maternité, Lacan a recouru très largement à la séance dite courte. Betty Milan témoigne de la pertinence de cette pratique.

    Lacan n'était pas guidé par le temps de Kronos, celui de la durée qui s'écoule, mais par celui de Kairos, moment fugace où se présente une opportunité qu'il faut savoir saisir. Pour lui, le discours de l'analysant primait sur le temps de la pendule : dès lors que l'essentiel avait été dit, la séance était terminée, l'analyste avait rempli son rôle. La séance n'était pas courte comme on dit couramment, sa durée était variable. Mais il y avait aussi des séances très courtes, pour des raisons analytiques et non pas mercantiles... rien à voir avec time is money. En empruntant cette voie, Lacan a bouleversé la psychanalyse et lui a rendu la virulence de ses débuts. Plus que ça, il nous a appris à ne pas gaspiller le temps, ce qui est fondamental dans n'importe quelle activité humaine, aujourd'hui plus qu'hier.

  • «?Un vent léger souffle sur la féminité au long de ces pages.
    Il s'agit de la retrouver, délivrée de ses clichés, de ses «on-dit», au-delà des mises à l'écart dont elle a souffert chez les autrices féministes et chez Freud lui-même.
    Nichée à l'intime de soi et des désirs qui nous habitent, la féminité, délivrée de ses attaches exclusives au sexe féminin, retrouve une vie nouvelle à travers la parole et l'écriture, en particulier celle de Marguerite Duras qui la montre à l'oeuvre chez ses personnages favoris?: des femmes bien sûr mais aussi des hommes.?» D. B.

    Un autre regard sur notre monde intérieur avec la féminité en partage.

  • On croit bien connaître l'oeuvre de Freud et sa vie. Mais que sait-on réellement de l'homme, de ses goûts, de ses choix, de son rapport au féminin... ?

    C'est ce Freud-là, saisi « sur le vif », que nous invite à découvrir cet ouvrage qui révèle des facettes méconnues de l'Homme et du chercheur. Quel rôle le savant homme a-t-il joué dans les choix amoureux et la vie sentimentale de ses enfants ? Quelle place et quelle fonction reconnaissait-il au « petit personnel » qui l'accompagna toute sa vie ? Et comment ce « spécialiste de l'amour » a-t-il accueilli les revendications de la Princesse Marie Bonaparte quant au plaisir féminin ?

    La psychanalyse n'est pas sortie toute armée de la tête de Sigmund Freud : elle est le résultat de sa propre expérience vécue. Celle d'un homme parmi les hommes, un être bien vivant, avec lequel on ne peut que partager cet ordinaire familier dont il a su, lui, extraire les lois universelles qui régissent les conduites humaines.

  • "Avez-vous observé à quel point chaque jour, les médias et les réseaux sociaux nous énumèrent des mauvaises nouvelles ? Avez-vous ressenti, comme moi, une sensation d'impuissance ? Vous êtes-vous dit : On ne peut rien y changer. Ce n'est pas moi, à mon petit niveau, qui vais faire la différence. J'ai eu les mêmes interrogations et découragements. Puis, petit à petit, une force de vie m'a poussée à m'informer, à chercher des solutions, à m'impliquer.
    J'ai compris que si je suis alignée intérieurement, les actes que je pose ne sont plus des efforts initiés par la peur mais des évidences. Et j'ai envie de croire que tout est possible".

  • Voici enfin en édition de poche le troisième recueil d'essais de féminologie d'Antoinette Fouque, paru initialement en 2012, après "Il y a deux sexes. Féminologie I" (Gallimard, coll. « Le Débat », 1995 -2004 ; Folio 2015) et "Gravidanza. Féminologie II" (éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2007) qui paraît en même temps au même format de poche.

    « La pensée qui m'a poussée à agir, en créant le Mouvement de libération des femmes en octobre 1968 avec Monique Wittig et Josiane Chanel, questionne [...] la compétence de procréation de toute femme comme productrice de richesse, comme moteur de l'évolution de l'Homo erectus à aujourd'hui », écrit Antoinette Fouque en introduction à "Génésique".

    Dans cet ouvrage, qui regroupe des textes écrits entre 1974 et 2012, elle poursuit son questionnement sur ce qu'est une femme, à travers une pensée originale de la gestation comme « paradigme de l'éthique » c'est-à-dire de l'accueil de l'autre, de l'hospitalité charnelle.

    De la gestation pour autrui comme levant « la forclusion sur le corps d'une femme comme producteur de vivant », à l'élaboration d'une écologie humaine qui n'oublie pas que le premier environnement de l'être humain est le corps d'une femme, et s'attache à souligner la transmission entre mère et fille, Antoinette Fouque pose les bases d'une alternative à l'économie phallique dominante et affirme : « Libérer la libido creandi de chaque femme, c'est donner sens, signification et orientation, à ce qui vient, à l'Avenir. Du creux du corps à la sculpture la plus accomplie, de l'oeuvre d'être à l'oeuvre d'art, la génésique, à la fois nature et culture, transcende la capacité spécifique des femmes en compétence symbolique, en mouvement de civilisation. »

  • CENTO FIORI

    ROGER DADOUN

    • Xxx
    • 29 Décembre 2020
  • Violence, agressivité, haine, hainamoration...
    De Freud à Lacan en passant par quelques autres, où en sommes-nous de ces concepts ?
    La haine est-elle seulement ce qui peut rendre compte de ce que nous rencontrons en termes de violences ? N'y a-t-il pas un « audelà » où la haine de l'autre n'est même plus présente et permet sa froide élimination sans qu'une quelconque forme d'identification ait lieu ? Les dernières exactions « terroristes » auxquelles nous assistons semblent indiquer une piste en ce sens. C'est donc toute la question de « qu'est-ce qu'un autre pour le sujet ? » qui se trouve posée et du comment se constitue dès la plus tendre enfance un espace psychique qui puisse supposer l'existence d'un autre différent de soi-même.
    Examiner les différentes sources qui alimentent la haine et la violence permet de déconstruire le mythe selon lequel la haine serait une chose naturelle donnée a priori.
    Évidemment, le réel est aux portes de toutes ces problématiques et nous force à réfléchir à la façon dont la question de la loi symbolique peut nous amener à interroger le réel de la mort.

  • Avec Le Pouvoir au féminin, paru en 2016, le public français a redécouvert la figure fascinante de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780), la souveraine la plus puissante de son temps. Son art de la diplomatie et sa finesse psychologique ont marqué les esprits, tout comme ses seize enfants et son affection jamais démentie pour son mari volage.
    Puisant dans des archives inédites, Elisabeth Badinter revient sur cette figure majeure par le biais de la maternité. Ce nouveau portrait révèle un aspect caché de sa personnalité: une mère complexe, fort soucieuse de ses enfants, capable de la plus grande tendresse, mais aussi parfois de dureté, voire d'injustice.
    Une femme souvent tiraillée entre les choix que lui dicte son coeur et ceux imposés par la raison d'État.

  • Devenir mère

    Monique Bydlowski

    Comment devient-on mère ? À quoi rêve la femme qui attend cet événement banal, mais pour elle tellement extraordinaire : la naissance de son enfant ? Comment s'y prépare-t-elle psychiquement ?

    Comment expliquer le blues ou la dépression postnatale ? Que sait-on aujourd'hui des causes psychiques de l'infertilité ? Comment comprendre les dénis de grossesse ou les infanticides ? Comment faire le deuil d'un enfant à peine né ?

    Sur toutes ces questions, et sur beaucoup d'autres encore, Monique Bydlowski, grande pionnière en France de la dimension psychique de la maternité, répond avec finesse et précision, en puisant dans sa très longue pratique auprès des femmes qu'elle a suivies à la maternité ou accompagnées en thérapie.

    Réunis en un seul livre, tous les grands thèmes qui sont au coeur du travail de Monique Bydlowski depuis plus de quarante ans, de la dette de vie à la transparence psychique si caractéristique de la grossesse.

  • « On a longtemps dit que j'étais réservée, voire "muette comme une tombe". En fait, il ne s'agissait ni de froideur ni d'indifférence. J'étais en deuil. Et je ressentais comme une nécessité d'habiter un monde lisse, impersonnel et protecteur vis-à-vis, non pas de la mort, mais de la séparation qu'elle inflige avec la disparition de l'autre. » Ginette Raimbault a consacré sa vie aux questions du deuil et de la mort. Ce n'est pas un hasard. Dans ce livre limpide, émouvant, probablement l'un des plus personnels qu'elle ait écrits, elle donne la parole aux endeuillés et explore le « cataclysme intérieur » provoqué par la mort de l'être aimé.

  • Dans la suite des livres précédents traitant de l'individuation, de l'Etat de droit (La fin du courage, 2011 et Les Irremplaçables, 2015), et des rapports pathologiques entre ces deux dynamiques, ce nouvel essai revient ici plus spécifiquement sur la question du ressentiment.Dans une première partie, l'auteure opère un retour clinicien : pour un patient en analyse, l'objet de la cure n'est pas seulement la vérité mais la vérité capacitaire, autrement dit, la lutte contre le ressentiment personnel et la possibilité de faire quelque chose de sa souffrance. C'est à une approche capacitaire de la vulnérabilité à développer. L'auteure entreprend de se réinscrire dans une historiographie des philosophes psychanalystes ou des psychiatres rompus à la phénoménologie : Cassirer, Binswanger, Jaspers, etc. Il s'agit de définir une spécificité de l'analyse, son fonctionnement individuel et collectif, ou comment les analysants s'analysent entre eux via leur analyste. Donc une première partie autour de la clinique individuelle du ressentiment et de sa sublimation, et des ferments déjà « politiques » de la psychanalyse.Une deuxième partie, qui renvoie aux processus collectifs du ressentiment, très actifs à l'heure d'aujourd'hui dans le monde contemporain et mondialisé. Soigner, Gouverner, Eduquer. Cynthia Fleury développe ce continuum-là bien posé par Freud et d'autres. Là aussi, en quoi l'Etat de droit, le gouvernement démocratique n'est pas seulement une procédure institutionnelle, de scrutin, mais nécessairement un « soin », un prendre soin des individus pour éviter qu'ils ne basculent dans le ressentiment et ne soient dès lors plus à même de protéger l'Etat de droit.Avec ce nouveau projet, Cynthia Fleury avance dans cette veine qui lui est spécifique et qui se situe à la croisée de la philosophie, de la psychanalyse et de la politique. En outre, le sujet abordé, celui du ressentiment (personnel ou collectif), est au coeur des enjeux de société actuels.

  • Bien des gens qui viennent voir un psychanalyste ou un rabbin ont d'abord l'idée qu'il va interpréter pour eux les mots et rendre explicite le non-explicite du langage, du signe ou des images qui les habitent. C'est la démarche très caricaturale de celui qui veut à tout prix que son psychanalyste interprète son rêve et lui traduise son sens sans ambiguïté. Celui-là attend de l'interprétation un éclaircissement, une sorte de sortie d'ambivalence de sens. Il veut que la vérité soit comme désobscurcie par l'autre qui détiendrait la vraie lecture et le sens authentique. Or une interprétation qui serait une théorie du signe perdrait toute sa puissance jusqu'à sa définition même, au lieu d'ouvrir le sens elle l'enfermerait dans une fidélité stérile. Tel est exactement le contraire de ce qu'exige toute interprétation. C'est ce que nous explique dans ce court texte Delphine Horvilleur, en confrontant les théories rabbiniques et psychanalytiques.

  • Remercier et rendre grâce, en pensée, en parole et en acte, est souvent difficile. Notamment pour ceux que le malheur personnel épargne ou au contraire pour ceux qui sont trop éprouvés. Comment donc une vie à première vue condamnée à ignorer ce sentiment de gratitude peut-elle donc le découvrir, soudain ou peu à peu ? La crise sanitaire mondiale du printemps 2020 peut-elle jouer un rôle dans cette découverte ? Comment penser que la gratitude reste si souvent un tourment ? Pourquoi certaines personnes estiment-elles que celui qui remercie atteste son infériorité, par rapport à celui qu'il remercie ? Probablement parce que remercier place dans une position où les êtres humains affrontent une asymétrie entre eux.
    Reconnaître cette asymétrie, la voir comme une fragilité, mais aussi une richesse, voilà le chemin philosophique et spirituel que propose dans ce beau texte la philosophe Catherine Chalier.

  • « Lou offrit l'amitié à Nietzsche, qui voulait une épouse et perdit une amie. Elle offrit la fraternité à Rilke, qui voulait une amante et devint son ami. Elle offrit le mariage à Carl Andreas, qui l'épousa mais n'obtint jamais qu'elle devînt mère ni même, vraisemblablement, amante. Freud, pour qui la femme resta un mystère, chercha en Lou Andreas-Salomé une éclaireuse sur les sentiers de la féminité, mais il dut bientôt reconnaître qu'elle resterait une dangereuse énigme : "c'est une femme éminente, même si toutes les traces, chez elle, conduisent dans l'antre du lion et aucune n'en ressort". N'est pas le sexe faible celui que l'on croit.» (Dorian Astor) Narcissisme, féminité, complexe d'oedipe... Trois textes psychanalytiques, denses et sinueux, par celle que Freud nommait la "compreneuse".

  • "En réunissant ici les chroniques qu'elle a données à «Libération», on donne à tous les lecteurs la possibilité de voir comment la psychanalyste et la philosophe a su, dès leur apparition symptômale, déceler les pathologies, les travers, les difficultés que connaît une société, et qui pour se révéler empruntent parfois les voies les plus inattendues." (Robert Maggiori).
    Toutes les chroniques qu'Anne Dufourmantelle a écrit pour« Libération» (2015-2017) présentées par Robert Maggiori. Du Taser, à la valeur du travail, des Pokemon ou l'art de l'enfance, on retrouve toute l'acuité et la subtilité qui ont fait son succès.

  • Pourquoi rêve-t-on ? Comment rêve-t-on ? Quel sens donner aux rêves ? Ces trois questions sont au coeur du rêve de l'injection faite à Irma que Freud fit dans la nuit du 23 au 24 juillet 1895 et qui est sans doute le rêve le plus célèbre de toute l'histoire de la psychanalyse. C'est en l'analysant en profondeur que Freud, en effet, élabore pour la première fois sa méthode d'interprétation des rêves...

  • La vie la mort est l'un des séminaires les plus féconds de Jacques Derrida. En jeu : penser la vie et la mort en vertu d'une logique qui ne poserait pas la mort comme l'opposé de la vie. La pureté de la vie n'est-elle pas, par essence, contaminée par la possibilité même de la mort puisque seul un vivant peut mourir ? interroge d'emblée le philosophe. En renversant la perspective classique, Derrida entreprend d'enseigner à ses étudiants que c'est la mort, au contraire, qui rend la vie possible.

    En quatorze séances érudites et palpitantes délivrées au cours de l'année 1975-1976, Derrida déconstruit l'opposition traditionnelle entre la vie et la mort à travers des lectures multiples et délibérément pluridisciplinaires, élaborant sa pensée aussi bien au contact de la philosophie (Hegel, Nietzsche, Heidegger) et de l'épistémologie des sciences (Georges Canguilhem), que dans la confrontation à la génétique contemporaine (François Jacob) et à la psychanalyse (catégories freudiennes de pulsions de vie et de mort).

    L'édition de ce séminaire inédit a été établie par Pascale-Anne Brault et Peggy Kamuf.

  • Lacan, lecteur de Joyce

    Colette Soler

    • Puf
    • 27 Février 2019

    Avec son titre Joyce le symptôme, Lacan faisait un retour à Joyce pour lequel il avait déjà formulé un diagnostic en 1967, le rangeant parmi les Pères des « diologues », entre Moïse et Maître Eckart. Dire symptôme n'exclut pas la logique mais ajoute autre chose, le métabolisme de la jouissance. Tout ce qui dérive de l'OEdipe freudien en tient le père pour responsable. Lacan, lui, s'inscrit en faux, le discours analytique procédant sans « recours au nom du Père ». Ici se place son appel à Joyce.
    Ce que Lacan cherchait alors pour la psychanalyse, James Joyce l'a réussi par son art.
    Il fournit alors à Lacan l'exemple pour ainsi dire spontané, non analytique, qui apporte latéralement de l'eau au moulin de sa thèse d'une psychanalyse... réinventée, qui se passe du Père. Mais surtout il fournit un exemple qui montre ce qu'il faut bien appeler l'efficace du sujet, qui loin d'être seulement un effet du langage ou du discours comme il l'a d'abord développé, est aussi origine, origine possible d'un dire constituant.
    Exemple sans prix, dans notre époque de déploration des carences du discours.

  • Les femmes ? Elles sont depuis le début le moteur de la psychanalyse : elles ont fait son histoire aussi bien en étant étudiées par elle qu'en tant que théoriciennes, créatrices, penseuses ; fougueuses, parfois excessives, pleines de feu, elles ont refusé de se couler dans la norme et les assignations liées à leur sexe. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en une cinquantaine de courts chapitres, la relation de la psychanalyse au sexe et à l'amour. En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique-t-elle ce qu'est une femme libre ? Peut-on désirer sans dominer, contrairement à ce que fit Jung avec Sabina Spielrein ? Pourquoi certains, comme Victor Tausk, se suicident-ils au moment où l'amour entre dans leur vie ? Comment en venons-nous à haïr notre conjoint, comme Winnicott avec sa femme ? Que faire quand, comme la Lol V. Stein de Duras relue par Lacan, la jalousie nous crucifie ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Wool, Keynes et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester l'analysant(e) de la personne avec qui l'on vit une grande histoire d'amour, comme Catherine Millot et Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ?

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