Sciences humaines & sociales

  • Pour avoir enlevé son voile en public et incité d'autres femmes à l'imiter, l'Iranienne Shaparak Shajarizadeh a été condamnée en 2018 à deux ans de prison et à 18 ans de probation. Mère « ordinaire » au courage extraordinaire, cette femme de 43 ans est devenue une figure de proue du mouvement des Filles de la rue de la Révolution en Iran qui protestent contre le port obligatoire du hijab. Après être descendue dans la rue cheveux au vent, son foulard blanc hissé comme un drapeau au bout d'un bâton en mai 2017, la militante est menacée, arrêtée, emprisonnée et torturée. La bravoure de cet acte magnifiquement symbolique, elle le paiera dès lors au prix fort. Sans se plaindre. Et sans jamais baisser la tête.
    De son enfance en Iran jusqu'à son douloureux exil au Canada en passant par les horreurs de ses séjours en prison, Vivre libre raconte le destin hors du commun d'une superbe battante, Shaparak Shajarizadeh, distinguée en 2018 par la BBC comme l'une des 100 femmes les plus inspirantes au monde.

  • Le 5 janvier 2011, une femme prend la plume en rentrant de l'enterrement d'un jeune homme, Mohamed Bouazizi, 26 ans, qui vient de mourir de ses blessures dans un hôpital, près de Tunis, après s'être immolé par le feu quelques jours plus tôt devant la préfecture de Sidi Bouzid, une petite ville agricole pour protester contre la confiscation des fruits et légumes qu'il était en train de vendre dans la rue. Si cette femme prend la plume, c'est aussi parce que ce jour-là vient de naître sa petite fille, Yasmina, dont le nom signifie que le désespoir est une erreur...
    Dans ce journal, au fil des évènements du Printemps arabe jusqu'à aujourd'hui, une femme de Carthage confie à sa petite fille qui grandit et qu'elle veut instruire dans la liberté et la fierté de son statut de femme, ce qu'a été le destin de toutes les femmes d'exception qui ont précédé sa venue sur cette Terre d'Islam. Page après page, l'auteur nous raconte comment ces femmes sont arrivées à un degré d'émancipation inégalé. Elle relate les destins de toutes ces figures de proue de la liberté, de l'Antiquité à nos jours. Elle met l'accès sur le rôle des femmes dans la lutte pour l'indépendance et pendant le Printemps arabe. De Didon aux bloggeuses militantes d'aujourd'hui, elle raconte le parcours des mères, des veuves et des martyres, de toutes ces femmes anonymes aussi grâce auxquelles son pays ne sera jamais soumis.
    Grâce à la forme du journal et à un vrai talent de conteur, l'auteur suscite l'empathie. Ce récit est un appel aux femmes à ne jamais se soumettre aux intégrismes, quels qu'ils soient. Son propos est d'une actualité brûlante.

  • L'ultime livre de la « psy de Charlie Hebdo », assassinée lors de la tuerie du 7 janvier. Pour pouvoir aimer l'autre et être aimé, il faut d'abord être capable de s'aimer soi-même. Un bréviaire anti-haine, pour ne plus vivre dans un monde "déshabité".

  • En se basant sur les témoignages de survivantes des camps, rvlarieselo Bonnet dresse le portrait de l'amitié féminime qui unît les femmes dans les camps et leur permit de supporter la vie quotidienne au sein des camps nazis et de survivre.

  • « Nous savions. Le monde en avait entendu parler. Mais jusqu'à présent aucun d'entre nous n'avait vu. C'est comme si nous avions enfin pénétré à l'intérieur même des replis de ce coeur maléfique. » Buchenwald, Dachau, Bergen-Belsen. La découverte des camps de concentration nazis par les Alliés en avril et mai 1945 se fit au hasard de la progression des troupes. Libérer les déportés n'était pas un but de guerre et rien ou presque n'avait été prévu pour eux. Dans chaque camp où ils pénètrent, les soldats alliés découvrent les corps décharnés des survivants, les pyramides de cadavres laissés par les nazis.
    Correspondants de guerre, deux hommes sont parmi les premiers à entrer dans cet enfer. Le premier s'appelle Meyer Levin. Il est américain, écrivain et journaliste. Le second est un Français : Éric Schwab est photographe de l'AFP. Tous deux circulent à bord d'une jeep aux côtés de l'armée américaine. Tous deux sont juifs. Tous deux sont animés par une quête obsédante : le premier recherche ce qui reste du monde juif, le second recherche sa mère déportée.

  • Jeannette Bougrab est une femme insoumise. Athée dans une famille de musulmans, fille d'ouvriers immigrés devenue maître des requêtes au Conseil d'Etat, ministre passionnée dans un gouvernement conformiste, elle a transgressé les règles pour honorer celle à qui elle doit tout : la République française. Mais que sont devenus nos institutions et nos principes fondamentaux dans une société où règnent les inégalités et les discriminations, où le communautarisme religieux menace, et où la laïcité, l'école et l'armée, sont en danger ?
    En nous entraînant dans les coulisses du pouvoir, elle nous donne à voir l'envers d'une France fissurée. Analyse d'une société fragile, confessions d'une femme atypique, ce témoignage est surtout un manifeste où le politique retrouve un visage humain.

  • Après plus de huit ans d'exil entre Londres et Dubaï, Benazir Bhutto rentre au Pakistan en 2007 malgré les menaces de mort qui pèsent sur elle. À son arrivée, elle réchappe d'un double attentat et sauve de l'explosion le manuscrit qui deviendra son testament politique : Pour une réconciliation. Dans ce livre-confession, publié à l'occasion du sixième anniversaire de sa mort - et alors que Pervez Musharraf vient d'être inculpé du meurtre de son ancienne rivale -, Benazir Bhutto prône une coopération étroite entre le Pakistan, les États-Unis et les pays occidentaux pour rétablir son pays dans un modèle alternatif modéré et réaliste de démocratie. S'appuyant sur l'exemple du Pakistan, cet essai nous livre également une brillante analyse géopolitique, économique et sociale de la radicalisation religieuse dans les pays musulmans.

  • Le 25 janvier 2011, le peuple égyptien a déclenché une véritable révolution pour se libérer de l'oppression qui l'écrase depuis 60 ans. Après avoir obtenu la destitution de Moubarak, il s'est heurté au véritable pouvoir dictatorial, dont l'épine dorsale est constituée par le haut commandement militaire, le Conseil Suprême des Forces Armées. Cette lame de fond démocratique, dont l'épicentre est symbolisé par la place Tahrir, est porteuse des revendications sociales et des aspirations profondes de tout un peuple dans sa diversité. Rabha Attaf nous offre ici un récit unique de la première phase de la révolution égyptienne en cours, qui va du 25 janvier 2011 à l'élection présidentielle de juin 2012, conclue, provisoirement, par un coup de force de l'armée.
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  • Nous, femmes africaines, ne sommes audibles que lorsque nos voix confortent le discours misérabiliste et condescendant sur notre situation, souvent réduite à celle de femmes « pauvres, mutilées et enceintes ». Les politiques néolibérales qui saignent notre continent à blanc avec la complicité de dirigeants « démocratiquement élus » mais corruptibles et corrompus sont, elles aussi, mutilantes. En d'autres termes, une excision peut en cacher une autre. Cette réalité doit se savoir, être dite et inscrite au coeur du débat politique pour la seconde libération de l'Afrique et plus particulièrement du Mali.

  • Je voudrais retrouver l'épisode la poste de la rue Dupin.
    Vous y êtes allé pour téléphoner à Marie-Louise, la soeur de Robert, comme vous le faisiez avant de rentrer. Une voix vous a répondu : " Vous faites erreur, monsieur. " Vous avez recommencé à faire le numéro de Marie-Louise. La voix a crié : " N'insistez pas, monsieur, puisqu'on vous dit que c'est une erreur. " Alors vous en avez été sûr : la Gestapo était dans l'appartement. Et vous avez encore pris le temps de me téléphoner.
    Vous m'avez dit qu'il y avait le feu où vous étiez, qu'il se propageait très vite et qu'il fallait que je parte dans les dix minutes. Marguerite Duras et François Mitterrand se sont rencontrés en 1943. Dans ces cinq entretiens, réalisés en 1985 et 1986, ils évoquent en amis de longue date l'Histoire de la France, celle de l'Afrique, la poésie, les démons de l'Amérique et les souvenirs d'un épisode tragique, l'arrestation de Robert et de Marie-Louise Antelme dans un appartement de la rue Dupin.

  • "Madame, le 30 septembre 1956 en fin d'après-midi, habillée en élégante jeune femme européenne, vous vous êtes dirigée vers le centre-ville d'Alger.
    Dans votre sac de plage, vous transportiez une bombe. Ce même 30 septembre 1956, ma grand-mère m'avait emmenée manger la dernière glace des vacances au Milk Bar. Nos vies ont basculé en même temps :
    C'est ainsi que, sans que nous nous soyons jamais rencontrées, nous nous connaissons." Danielle Michel-Chich a cinq ans quand son histoire croise la grande Histoire. Des décennies plus tard, elle livre le récit d'une vie réinventée en toute liberté.
    Et elle fait de Zohra D. la destinataire de cette lettre placée sous le signe de l'insoumission.

  • C'est le portrait paradoxal d'une terre à la fois martyre et, par la force des choses, préservée du modernisme, de la course au profit, où une bourgeoisie vautrée dans des palaces décatis du bord de mer, côtoie dans un ballet irréel des paysans victimes des assauts de l'armée israélienne, des fondamentalistes, des humanitaires idéalistes, des enfants violentés et perdus. On y trouvera, et ce n'est pas le moindre mérite de ce petit livre qui sonne comme un chant d'amour à Gaza, un document humain exceptionnel : la conversation en direct, pendant la terrible « Opération Plomb Durci » où Tsahal frappa Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, entre un éducateur palestinien de La Voix de l'Enfant et ses partenaires postés en France, dont Christiane Hessel Chabry elle-même.

  • Plongée dans le quotidien d'un président de la République : ce livre est une chronique des dernières années de la vie de François Mitterrand à l'Elysée.
    Le premier des palais de la République demeure aussi le plus secret. C'est ce qui a incité la journaliste Laure Adler à y mener une enquête quasi ethnologique.
    Dans le ballet des courtisans, parmi le cercle toujours plus restreint des intimes, de cérémonies officielles en entretiens privés, elle a pu suivre le président tout au long de l' « année de ses adieux ».
    Elle nous en rapporte un document inédit, à la fois récit et journal de bord, qui dessine un autre portrait de François Mitterrand. Ici, il commente l'actualité politique et les petites tensions de la cohabitation ; là, il parle de ses rapports à l'argent, de sa maladie qui ne désarme pas. Il revient aussi sur la période de Vichy et s'explique sur ses amitiés controversées : Bousquet, Pelat, le suicide de François de Grossouvre.
    Histoire de vie, d'amitié, de combat, Mitterrand esquisse en somme le premier bilan de ses quatorze années à l'Elysée.

  • « Quoi qu il soit arrivé à l humanité, quoi qu il arrive à l humanité en cet instant, c est à chacun d entre nous que cela arrive. »Alice WalkerEn 2006, à l initiative de l organisation féministe Women for Women International, Alice Walker se rend au Rwanda et au Congo pour rencontrer les rescapées du génocide rwandais. En 2009, le groupe pacifiste Code Pink l invite à entreprendre un nouveau voyage en Palestine et en Israël. Dans ces régions du monde marquées par les conflits et les bouleversements politiques, elle recueille les récits de femmes et d hommes meurtris dans leur chair par la violence des guerres.De retour aux Etats-Unis, elle écrit ce court essai, à la fois incisif et d une grande poésie, puisant dans son expérience d Afro-américaine pour éclairer ces destins brisés par l oppression. Se confrontant à l indicible, elle cherche à « conjurer le silence » qui semble inexorablement recouvrir les atrocités dont est capable le genre humain.

  • Sandra Laing vient au monde en 1955 dans l'Afrique du Sud de l'apartheid. Elle devrait être née du « bon côté » puisque ses parents sont des commerçants afrikaners, donc blancs ; or il y a eu un Noir parmi ses ascendants et une combinaison de gènes l'a faite métisse.
    À l'âge de dix ans, elle est expulsée par la police de l'école pour Blancs et reclassée « Coloured ». Victime des aberrations du système, elle changera encore officiellement deux fois de couleur, mais c'est parmi les Sud-Africains noirs, dans la précarité des townships, qu'elle choisira de vivre, reniée par son père.
    En se liant d'amitié avec elle, la journaliste new-yorkaise Judith Stone a su démêler avec pudeur les fils d'un destin hors du commun, et par là même sonder l'âme d'un pays pluriel, des années 1950 à nos jours.

  • Après un séjour au Sénégal où elle a rencontré Tamsir, un pêcheur qu'elle a épousé et dont elle a eu des enfants, Marielle Trolet Ndiaye, en proie à des crises de paludisme, décide de revenir en France avec sa famille.
    Cette nouvelle vie ne leur convient pas. Ils ont la nostalgie de leur petit village du Sénégal. Un jour, ils décident de repartir pour l'Afrique. Le déménagement, le voyage, l'installation sont pleins d'embûches. Mais, portés par l'enthousiasme de vivre dans l'endroit qu'ils aiment, ils vont peu à peu aménager le terrain dont ils ont hérité et faire l'expérience d'un autre mode de vie où le temps passe plus doucement.

  • Zanan: femmes en iran

    Sherkat Shahla

    • Cnrs
    • 26 Février 2009

    « A l'instar du feu sous la cendre, ces mêmes femmes simples, ordinaires, qui étaient négligées par les intellectuelles à l'époque du Chah, ce sont elles qui, aujourd'hui, incarnent le mouvement. Etant sorties hors des quatre murs de leur maison à la faveur de la révolution, elles ont commencé à se rencontrer et à se raconter dans les files de ravitaillement et ont enfin compris qu'elles ont une histoire, qu'elles sont l'histoire ».
    Shahla Sherkat 1979. L'Imam Khomeiny demande la création d'une presse féminine « islamique ».
    1992. Shahla Sherkat fonde Zanan, « Femmes », qui s'impose vite comme le premier, le plus libre, le plus critique, et le plus détonnant des magazines iraniens.
    2008.L'hebdomadaire est fermé pour « raison administrative ».
    2009.Trente ans après la révolution, CNRS éditions donne à lire, au public français, cet autre Iran que dévoile Zanan, de A comme Ayatollah à Z comme Zarathoustra, en passant par la guerre, l'embargo, le nucléaire, mais aussi la mode, le cinéma, la fête.

  • Vietnam du Nord, 1972. Les bombardements américains redoublent d'intensité. Thi Hien a 17 ans. Volontaire et ambitieuse, elle est sélectionnée, dans le cadre de la propagande communiste du gouvernement vietnamien, pour partir étudier en Pologne et participer à l'effort de reconstruction du pays.
    A l'issue de quatre ans d'études, Thi Hien rencontre Piotr, jeune enseignant tout juste rentré du Vietnam. De leur amour naît un enfant. Pour Thi Hien, c'est un déchirement terrible : elle ne peut pas repartir au Vietnam où elle risque d'être arrêtée. Commencent alors les heures cruelles d'une vie clandestine, dans un pays exsangue qui manque de tout. Elle décide en 1981 de se rendre en France, laissant derrière elle son mari et sa fille. L'état d'urgence décrété par le gouvernement polonais en décembre 1981 l'obligera finalement à retser à Paris. Il lui faudra traverser de nouvelle épreuves avant que les siens puissent la rejoindre.

    Thi Hien Tran nous livre ici le témoignage émouvant d'une femme, rebelle et insoumise, éprise de liberté. Rongée par la culpabilité d'avoir "trahi" ses proches pour pouvoir vivre son propre destin, elle ne retournera au Vietnam que 19 ans après son départ.

  • « aujourd'hui, le présent est humilié. naguère, il fut arrogant. assez pour convoquer l'histoire et la révolution, comme si elles venaient de naître. j'ai pris part à cette arrogance. je m'appuie encore sur elle pour m'interroger à son propos. le gauchisme, mai 68, le maoïsme, qu'en puis-je dire aujourd'hui qui soit à la hauteur de ce que je sais ? les noms donnent la clé de l'énigme. des noms imaginaires - ouvrier, mao, france -, le maoïste que j'ai été passe aux noms réels. parmi les noms réels, le plus réel d'entre tous s'est fait entendre : le nom juif. après avoir confronté l'europe à ses propres penchants, après avoir dessiné la figure du juif de savoir, j'ai rencontré le juif de révolution. grandeurs et vanités, le triptyque est achevé. qu'on le replie ou le déplie, on y reconnaîtra le lieu des discordes à venir. » j.-c.m.

  • Anna Politkovskaïa a été assassinée à Moscou le 7 octobre 2006. Ceux qui ont voulu sa mort voulaient la faire taire. Sa voix dérangeait.
    En 2007, pour le premier anniversaire de sa mort, paraissait à Moscou, sous le titre Za Chto, " Pour quoi ? " - c'est-à-dire : " Pour quelle raison l'a-t-on tuée ? " -, un recueil posthume de ses articles, qui donne la mesure de l'importance de son engagement. Les textes des deux dernières années de sa vie restaient à ce jour presque totalement inconnus du lecteur occidental. Leur publication montre que la voix d'Anna Politikovskaïa ne s'est pas tue.
    Je parle encore réunit une trentaine de textes dont le grand public français n'a pas eu connaissance, qui redisent avec force son opposition à la guerre en Tchétchénie, à la dérive autoritaire du régime du Kremlin, au glissement de la société vers l'indifférence, la violence, la cruauté et la xénophobie. S'y ajoutent les témoignages de son mari, d'une de ses amies d'enfances et de la plus proche de ses collègues de Novaïa Gazeta.

  • En septembre 2007, dans plusieurs villes de Birmanie, des cohortes de moines ont défilé en rangs serrés sous un soleil ardent ou une pluie battante, à la stupeur de la junte au pouvoir depuis 1962. En faisant la grève des offrandes - c'est-à-dire en refusant de recevoir leurs oboles et donc de les absoudre -, les bonzes protestaient pacifiquement, au nom du peuple opprimé contre la dictature, et défiaient ouvertement les militaires. À la mode bouddhiste. Le 27 septembre, le régime a choisi de leur répondre en faisant parler les armes : monastères et pagodes furent « nettoyés » par une répression brutale.
    Pourquoi, dans ce pays singulier rebaptisé Myanmar, les moines sont-ils soudain apparus comme l'ultime recours contre l'injustice sociale et l'incurie des militaires ? Pourquoi la grève des offrandes s'est-t-elle révélée une arme politique ? Comment l'opposition démocratique s'organise-t-elle autour des bonzes ?
    Il se joue un curieux bras de fer autour de la revendication par la junte d'un héritage bouddhique que refuse de lui reconnaître la communauté monastique.
    De leur voyage aux portes de la Birmanie fermée, les auteurs nous racontent le silence des temples et nous rapportent les propos de moines et d'opposants exilés. Pour comprendre la révolte récente, ils nous livrent les secrets d'un pays vivant depuis trop longtemps en autarcie et s'inquiètent de son avenir.

  • Marina, jeune iranienne chrétienne fut arrêtée et emprisonnée, à 16 ans, en compagnie de centaines d'autres adolescents. Interrogée et torturée, elle est condamnée à mort pour avoir refusé de se soumettre au Coran. Ali, l'un de ses geôliers, tombe amoureux d'elle et obtient que sa peine de mort soit commutée en prison à vie. Mais le prix à payer est élevé : Marina doit pour cela épouser Ali et se convertir à l'Islam. Peu de temps après, Ali est abattu par une faction révolutionnaire rivale et meurt dans les bras de sa femme. Marina est relâchée après deux ans passés à la prison d'Evin, et fuit l'Iran en 1991 pour s'installer au Canada en compagnie de son amour de lycée.
    C'est le témoignage bouleversant d'une femme iranienne, dont le destin bascule dans l'horreur. Marina a dû fuir son pays pour se réfugier au Canada où elle a enchaîné les petits boulots avant de se reconstruire.
    On retrouve l'âme de Marjane Satrapi dans cette description de l'Iran au temps de la Révolution, avec comme personnage fort, la grand-mère de Marina, symbole de transmission de valeurs culturelles, dans ce pays déchiré par les partisans et les opposants au Shah d'Iran et au retour de l'Ayatollah Khomeiny.

    L'auteur, Marina Nemat, vit toujours au Canada. Son livre a été publié en Suède, en Italie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Angleterre, au Canada, en Israël et aux Etats-Unis et a rencontré un énorme succès. Une adaptation en film est prévue en Angleterre.

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