Jacques Marie Laffont - Les Presses Du Management

  • Le 5 janvier 2011, une femme prend la plume en rentrant de l'enterrement d'un jeune homme, Mohamed Bouazizi, 26 ans, qui vient de mourir de ses blessures dans un hôpital, près de Tunis, après s'être immolé par le feu quelques jours plus tôt devant la préfecture de Sidi Bouzid, une petite ville agricole pour protester contre la confiscation des fruits et légumes qu'il était en train de vendre dans la rue. Si cette femme prend la plume, c'est aussi parce que ce jour-là vient de naître sa petite fille, Yasmina, dont le nom signifie que le désespoir est une erreur...
    Dans ce journal, au fil des évènements du Printemps arabe jusqu'à aujourd'hui, une femme de Carthage confie à sa petite fille qui grandit et qu'elle veut instruire dans la liberté et la fierté de son statut de femme, ce qu'a été le destin de toutes les femmes d'exception qui ont précédé sa venue sur cette Terre d'Islam. Page après page, l'auteur nous raconte comment ces femmes sont arrivées à un degré d'émancipation inégalé. Elle relate les destins de toutes ces figures de proue de la liberté, de l'Antiquité à nos jours. Elle met l'accès sur le rôle des femmes dans la lutte pour l'indépendance et pendant le Printemps arabe. De Didon aux bloggeuses militantes d'aujourd'hui, elle raconte le parcours des mères, des veuves et des martyres, de toutes ces femmes anonymes aussi grâce auxquelles son pays ne sera jamais soumis.
    Grâce à la forme du journal et à un vrai talent de conteur, l'auteur suscite l'empathie. Ce récit est un appel aux femmes à ne jamais se soumettre aux intégrismes, quels qu'ils soient. Son propos est d'une actualité brûlante.

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