J'ai Lu

  • "Chaque larme, chaque cri est pour moi comme un cri de vie" .
    Le 3 avril 2018, sur le chemin de notre maison, un homme multirécidiviste a percuté si violemment ma voiture que mes filles, Lila, trois ans et demi, et Adélaïde, vingt-six mois, n'ont pas survécu. Quant à mon fils Isaac, âgé d'à peine un mois à l'époque, ainsi que moi-même, nous aurons des séquelles à vie. A travers ce livre, Nadia Kermel revient sur l'événement sans nom qui a coûté la vie à ses filles et qui aurait pu être évité.
    Elle veut rappeler que, utilisée n'importe comment, une voiture peut devenir une arme et mettre en danger quiconque croise sa route. "Chaque fois que nous prenons le volant, posons-nous ces questions : ne suis-je pas en train de me mettre en danger et de mettre en danger les autres ? Pourrai-je embrasser mes enfants ce soir ou permettre aux autres usagers de le faire en agissant de la sorte ? "

  • Camille rencontre Augustin, son tout premier amour, à 15 ans. Lorsqu'elle s'installe avec lui dans la ferme où il élève des porcs, elle découvre que la vie d'éleveur est tout sauf paisible. Pris entre le travail aux champs, les soins quotidiens à apporter aux bêtes, les imprévus sanitaires ou mécaniques et un contexte économique difficile, le couple est étranglé. Très vite, il croule sous les dettes.
    Epuisé par ce quotidien insupportable et l'absence d'aide, Augustin, âgé de 31 ans, se donne la mort. Avec sincérité et lucidité, Camille témoigne de cette misère qui s'est emparée des campagnes au point d'en tuer ses fils. Comment un agriculteur passionné et aimant a-t-il pu en arriver là? Y a-t-il des coupables qui l'ont poussé au suicide ?

  • En mars 2015, Françoise Hardy est hospitalisée à la suite d'une longue maladie. Prise dans une spirale infernale, elle se croit définitivement condamnée, mais un miracle se produit grâce à une thérapie de la dernière chance. Une renaissance. Avec subtilité et humour, Françoise Hardy retrace ce voyage au bout de la nuit et au bout de la vie, entre cauchemars et réalité. Elle exprime son admiration pour le personnel soignant et son attachement à des valeurs à ses yeux essentielles comme la discrétion, la modestie et le pragmatisme.
    L'écriture est déliée et élégante, les masques tombent.

  • Catherine Millet a entrepris ce récit où elle raconte son enfance, son père et sa mère, pour essayer de comprendre comment on peut grandir sans se fabriquer une morale, et comment peut naître le désir d'écrire.

  • Jeannette Bougrab est une femme insoumise. Athée dans une famille de musulmans, fille d'ouvriers immigrés devenue maître des requêtes au Conseil d'Etat, ministre passionnée dans un gouvernement conformiste, elle a transgressé les règles pour honorer celle à qui elle doit tout : la République française. Mais que sont devenus nos institutions et nos principes fondamentaux dans une société où règnent les inégalités et les discriminations, où le communautarisme religieux menace, et où la laïcité, l'école et l'armée, sont en danger ?
    En nous entraînant dans les coulisses du pouvoir, elle nous donne à voir l'envers d'une France fissurée. Analyse d'une société fragile, confessions d'une femme atypique, ce témoignage est surtout un manifeste où le politique retrouve un visage humain.

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