Flammarion

  • Je vais me permettre de te tutoyer, tu ne m'en veux pas ? On ne se connaît pas, c'est vrai. Mais vu ce qu'il vient de t'arriver, je crois qu'on a quelques points communs. Alors on va faire un truc, si tu veux bien : je t'écris maintenant, et toi, tu me lis quand tu veux. D'accord ? Moi, j 'ai des choses à te dire. Toi, sens-toi libre d'en faire ce que tu veux. D'ailleurs, c'est peut-être par là que je devrais commencer : sens-toi libre de tout, tout le temps, et surtout de refuser. Ton « non » est un droit élémentaire. Au-delà de respectable, il est inaliénable. Même si on vient de te le piétiner. Alors, par exemple, tu peux dire : « Non, Giulia, je ne te lirai pas, pas tout de suite, et peut-être même jamais.» Mais je vais juste poser ça là

  • En quittant la radio après des années d'antenne, Pascale Clark est déstabilisée par cette extinction de voix. C'est à ce moment troublé de sa vie que sa mère tombe, devient dépendante et perd l'usage de la parole. Plongée dans un monde où deux silences se font face dans une époque bruyante, Pascale Clark remonte le fil des années et retrace l'histoire croisée de cette mère et de sa fille, fragiles en même temps, continuant d'échanger autrement. C'est ce récit en stéréo qu'elle nous livre avec Mute.

  • "Madame, le 30 septembre 1956 en fin d'après-midi, habillée en élégante jeune femme européenne, vous vous êtes dirigée vers le centre-ville d'Alger.
    Dans votre sac de plage, vous transportiez une bombe. Ce même 30 septembre 1956, ma grand-mère m'avait emmenée manger la dernière glace des vacances au Milk Bar. Nos vies ont basculé en même temps :
    C'est ainsi que, sans que nous nous soyons jamais rencontrées, nous nous connaissons." Danielle Michel-Chich a cinq ans quand son histoire croise la grande Histoire. Des décennies plus tard, elle livre le récit d'une vie réinventée en toute liberté.
    Et elle fait de Zohra D. la destinataire de cette lettre placée sous le signe de l'insoumission.

  • Plongée dans le quotidien d'un président de la République : ce livre est une chronique des dernières années de la vie de François Mitterrand à l'Elysée.
    Le premier des palais de la République demeure aussi le plus secret. C'est ce qui a incité la journaliste Laure Adler à y mener une enquête quasi ethnologique.
    Dans le ballet des courtisans, parmi le cercle toujours plus restreint des intimes, de cérémonies officielles en entretiens privés, elle a pu suivre le président tout au long de l' « année de ses adieux ».
    Elle nous en rapporte un document inédit, à la fois récit et journal de bord, qui dessine un autre portrait de François Mitterrand. Ici, il commente l'actualité politique et les petites tensions de la cohabitation ; là, il parle de ses rapports à l'argent, de sa maladie qui ne désarme pas. Il revient aussi sur la période de Vichy et s'explique sur ses amitiés controversées : Bousquet, Pelat, le suicide de François de Grossouvre.
    Histoire de vie, d'amitié, de combat, Mitterrand esquisse en somme le premier bilan de ses quatorze années à l'Elysée.

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