• La malédiction d'être fille Nouv.

    Une fille sur cinq, dans le monde, subit des violences sexuelles avant 18 ans. Des millions subissent des mutilations sexuelles, sont mariées avant 16 ans, sont tuées. En France, 40 % des viols et tentatives de viol concerneraient des mineures de moins de 15 ans. Au Royaume-Uni, 21 % des filles de moins de 16 ans ont été victimes d'abus sexuel. Pourquoi ? Sinon en raison d'un ordre de domination, écartant le légitime désir des filles de ne pas être violées, mutilées, maltraitées et d'accéder à leur propre désir ? Loin de se limiter à recenser des faits dans toute leur brutalité, Dominique Sigaud réunit pour la première fois des situations contemporaines affectant universellement les filles.Une enquête terrible et indispensable. Il faut la lire pour connaître la réalité et réagir. Christilla Pellé-Douël, Psychologies magazine.Cette lecture devrait provoquer un raz-de-marée de décisions politiques, un état d'urgence pour enrayer ce mouvement mortel. Fabienne Faurie, La Montagne.Préface inédite.Édition mise à jour.Prix livre et droits de l'homme 2019.

  • Tout le monde savait Nouv.

    Tout le monde savait

    Valérie Bacot

    • Fayard
    • 12 Mai 2021

    Tout le monde savait. Tout le monde se doutait. Beaucoup de gens avaient leur petite idée de ce qui pouvait m'arriver dans l'intimité du foyer. Les coups, la violence banalisée, les humiliations quotidiennes... Tous les invariables de cette vie qui n'en est pas vraiment une. Un jour, pour qu'il ne nous tue pas, je l'ai tué.

    Depuis cette nuit-là, celle du 13 mars 2016, le sommeil ne m'a plus jamais trouvée.

    Je pense à mon procès. Ces cinq jours devant la cour d'assises de Chalon-sur-Saône, au cours desquels la société va me demander de raconter mon histoire. C'est encore un combat entre lui et moi.

    Est-il possible qu'on me comprenne ? Vais-je être écoutée, ou entendue ? Est-il encore capable de me faire du mal, de m'envoyer finir ma vie en prison ?

    Dès l'âge de douze ans, Valérie Bacot connaît la peur et l'emprise auprès de Daniel, son beau-père, son violeur, puis son mari et proxénète. Elle raconte ici sa vérité, celle de la tyrannie quotidienne et de l'abandon.

  • Alias Nouv.

    « Les enfants ne savent pas se venger de l'injure que le monde leur fait. » Est-ce en racontant leur histoire que la narratrice de ce livre saura leur faire justice ? Cette femme de cinquante ans s'est occupée d'Alias, le fils de ses voisins et amis, depuis toujours. Le couple s'est rapidement séparé et, quand l'enfant a eu dix ans, il a révélé les sévices physiques et psychologiques que sa mère lui faisait subir. S'ensuivent des plaintes, une enquête et un dossier qui atterrit à la Protection de l'enfance, une institution qui va, au mépris de ce que l'enfant a enduré, rendre sa vie plus cauchemardesque encore. Alias est le récit de cette témoin d'un naufrage, qui croise les expériences d'autres parents et enfants meurtris à jamais. Un livre puissant qui nous montre que « l'amour, comme les nuages, peut prendre des formes inimaginables ».

  • Peau d'âne et l'ogre : viol et inceste sur mineurs en France, l'enquête explosive Nouv.

    En France 400 viols et tentatives de viols sur mineur sont commis chaque jour.
    80% sont intrafamiliaux.
    80% touchent des filles.
    90% ne conduisent à aucun procès.
    Quelle est la réalité de l'inceste et du viol sur mineur en France ? Qui concernent-ils ? Commis dans quelles conditions ? Avec quelles conséquences ? Sur les victimes ? L'entourage ? Quelles séquelles ?
    S'appuyant sur de nombreux témoignages, des entretiens avec des victimes et avec des professionnels, cette enquête dresse un état des lieux, soulève des tabous comme le déni des droits des victimes, les viols commis chez les nounous ou la question des orgasmes contraints, mais elle aborde aussi ce qui peut aider les victimes à s'en relever et dessine des pistes pour combattre ce fléau.
    Utile, pédagogique, ce livre donne conseils juridiques, numéros de téléphone, adresses, et noms d'associations.
    Il ouvre enfin une véritable réflexion sur l'état d'une société dont les viols et incestes, mais aussi leur traitement, constituent un symptôme inquiétant. Au passage, il soulève une question essentielle, rarement abordée : comment accompagner ces enfants, violés et incestés, dotés sans le vouloir et beaucoup trop tôt d'un savoir sur les pulsions sexuelles adultes ?

  • En finir avec la culture du viol Nouv.

    Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la « nature humaine » ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une « culture du viol ». Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions.
    En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confi ance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justifi cation et de terreau à ces actes, afi n de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.

  • Tous les jours, près de chez vous, un bon père de famille couche avec sa petite fille de neuf ans. Ou parfois elle lui fait juste une petite fellation. Ou c'est une grande soeur avec sa petite soeur. Dans cette anthropologie de l'inceste, Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l'inceste est couramment pratiqué dans l'intimité des foyers français.
    À la faveur du réel, et de la banalité des abus sexuels commis sur les enfants, l'inceste se révèle structurant de l'ordre social. Il y apparaît comme un outil de formation à l'exploitation et à la domination de genre et de classe. Cinq ans d'enquête ethnographique sont restitués dans ce livre : un voyage subversif au coeur de familles que rien, ou presque, ne distingue des vôtres.

  • Consentement.

    En droit, ce mot utilisé pour valider un mariage, un contrat, une opération médicale, sert aussi à juger la qualité des relations intimes : le défaut de consentement est ce qui permet de distinguer un rapport sexuel d'un viol, une caresse d'une agression, les « avances » du harcèlement. Or cette approche renforce l'asymétrie des rapports hommes-femmes en reconnaissant aux premiers un rôle actif de proposition, de demande, voire d'exigence, et aux secondes la seule possibilité de « consentir » ou non. Elle n'interroge qu'à la marge la coercition portée par l'hétéro-normalité, sans voir que l'intériorisation de la domination peut paradoxalement s'exprimer par un « consentement » à la violence.

  • À quinze ans dans le Maroc des années 1950, Maya est mariée à un homme qui la violera chaque soir. D'abord inaudible, son murmure Pourvu qu'il soit de bonne humeur deviendra son mantra.
    Comment être libre quand l'idée même de liberté ne peut s'envisager ? Résister dans une guerre où les bruits des armes sont ceux de l'intimité, de clés tournant dans une serrure ou de pas approchant doucement ?
    Quand, malgré le silence familial, la mémoire du viol conjugal se transmet d'une génération de femme à l'autre, c'est la peur qui s'insinue dans les couloirs du temps.

  • « Je vais me permettre de te tutoyer, tu ne m'en veux pas? On ne se connaît pas, c'est vrai. Mais vu ce qu'il vient de t'arriver, je crois qu'on a quelques points communs. (...) Alors on va faire un truc, si tu veux bien: je t'écris maintenant, et toi, tu me lis quand tu veux. D'accord? Moi, j'ai des choses à te dire. Toi, sens-toi libre d'en faire ce que tu veux. D'ailleurs, c'est peut-être par là que je devrais commencer: sens-toi libre de tout, tout le temps, et surtout de refuser. Ton «non» est un droit élémentaire. Au-delà de respectable, il est inaliénable. Même si on vient de te le piétiner. Alors, par exemple, tu peux dire: «Non, Giulia, je ne te lirai pas, pas tout de suite, et peut-être même jamais.» Mais je vais juste poser ça là. »

  • "À chaque héroïne qui a survécu à la violence d'un monde patriarcal. Cette fiction est basée sur une histoire vraie: celle de chaque femme qui s'est extraite de l'enfer, celle de Marilyn, la mienne et peut-être la vôtre." Ce récit à trois voix - le journal de Marilyn, l'enquête d'une journaliste belge (à la limite de l'autofiction) et les révélations d'une amie de la plus célèbre des actrices d'Hollywood, se lient, s'imbriquent, s'intriquent en forme d'enquête policière au service de la cause des femmes. Un talentueux réquisitoire contre la violence faite aux femmes.

    C'est aussi l'occasion de redécouvrir le tragique destin de Norma Jean Morrison...

    Cette "histoire de Marilyn Monroe" est fondée sur des faits réels. Néanmoins, certains événements et personnages sont issus de l'imagination de l'autrice. Notamment Margaret et Julie. Raison pour laquelle le présent ouvrage est présenté comme un roman.

  • En France, 250 femmes sont violées chaque jour. 32 % ont été victimes de harcèlement sexuel au travail. 1,2 million sont la cible d'injures sexistes chaque année. 6,7 millions de personnes ont subi l'inceste.
    Ces violences que subissent en France et dans le monde les femmes et les enfants ne sont pas une fatalité. Ce livre est un manuel d'action. Il donne à chacune et à chacun des outils pour que les violences sexistes et sexuelles s'arrêtent. Pour de bon. Tout simplement. Est-ce une utopie ? Non.
    Chacune et chacun d'entre nous a un immense pouvoir : celui de parler, de convaincre et d'intervenir pour faire cesser les violences. Et si nous sommes des milliers, voire des centaines de milliers à agir, nous pouvons les faire reculer.
    Ce superpouvoir, pour être activé, nécessite de connaître la réalité des violences (les chiffres, les définitions...), de comprendre les mécanismes et de disposer de techniques et d'outils pour agir dans nos familles, notre entourage, au travail, dans la rue.
    Identifier, comprendre, agir : trois étapes pour changer le monde.
    Avec pédagogie et humour, Caroline de Haas propose des outils clés en main, accessibles à toutes et tous.

  • «  Quand vous rentrerez, je veux que vous racontiez ce que vous avez vu. S'il vous plaît, soyez notre voix.  »  Jeanne, survivante de viol, République démocratique du CongoAutour du monde, le corps des femmes est un champ de bataille.Le viol, une arme de guerre stratégique utilisée à des fins de destruction des populations.C'est le constat sans appel établi par cette enquête, d'une ampleur inégalée, sur la violence sexuelle dans les conflits. Reporter de guerre depuis plus de trente ans, Christina Lamb a recueilli les témoignages des femmes au coeur des conflits, des esclaves yézidies aux victimes des camps de viol en Bosnie-Herzégovine en passant par les rescapées du génocide rwandais ou les «  femmes de réconfort  » japonaises.Si la qualification du viol en tant que crime de guerre date de 1919, une seule condamnation a été prononcée depuis. Les victimes, elles, se comptent par millions. La violence sexuelle n'est ni inévitable ni acceptable. Cet ouvrage, qui rend enfin audibles des survivantes presque systématiquement réduites à la honte et au silence, est un cri d'alarme lancé à l'humanité.
    Christina Lamb est correspondante en chef pour l'hebdomadaire britannique The Sunday Times et grand reporter depuis plus de trente ans. Parmi de nombreuses récompenses, elle a notamment été lauréate du prix Bayeux des correspondants de guerre. Elle est l'autrice de plusieurs livres dont Moi, Malala (Calmann-Lévy, 2013), et Nujeen, l'incroyable périple (HarperCollins, 2016).

  • Un livre incontournable qui plaide pour que la prise de conscience actuelle autour des agressions sexuelles sur mineurs se transforme en avancée législative historique.
    Avant la rue, le premier lieu d'insécurité pour de nombreux enfants est le toit familial. C'est souvent un père, un beau-père ou un oncle qui va, des années durant, abuser d'un enfant dans le silence profond et verrouillé d'une famille. Aujourd'hui, près d'un tiers de l'activité de nos cours d'assises est consacrée au jugement de viols sur des enfants, commis majoritairement dans le milieu familial. Pour répondre à ces actes destructeurs pour les victimes, la loi pénale doit être réexaminée. En matière d'inceste tout particulièrement, les interdits doivent être posés clairement pour ne pas laisser de place à un faux débat sur le consentement de l'enfant, qui ne devrait jamais être abordé. Forte de son expérience de magistrate et des nombreux cas qu'elle a suivis, la juge Marie-Pierre Porchy s'élève contre ces lacunes légales. Elle condamne en outre un fonctionnement judiciaire inadapté au recueil de la parole fragile de l'enfant et qui peut, à son tour, devenir traumatisant au lieu d'être réparateur. Un livre fondamental et nécessaire pour comprendre ce tabou de notre société, faire évoluer notre droit et contribuer à une justice plus humaine.

  • Viols et aristocratie

    Clémence

    Pendant longtemps, Clémence pensait avoir eu une enfance dorée, heureuse, au sein d'une famille aristocrate aimante. À 22 ans, les souvenirs ont refait surface, doucement. D'abord vaguement, puis de plus en plus précisément. Intrusions nocturnes, gestes déplacés, mensonges, abus, torture, violence, exploitation sexuelle... Des mots ont enfin pu être prononcés : « comportements incestueux ». Cette sortie d'amnésie violente et douloureuse, témoin de sa vie arrachée, lui a révélé les monstruosités que son frère et elle ont subies durant des années...
    Dans ce récit glaçant, Clémence, comtesse et victime, revient sur les 28 premières années de sa vie, dénonçant avec beaucoup de courage les atrocités qui lui ont été infligées et qui ont mené à la mort brutale de son frère, dans l'espoir que son histoire éveille les consciences sur l'horreur de l'inceste.

  • "Un livre sans tabou qui aborde la problématique de la marchandisation des corps dès le pus jeune âge. Composé de témoignages exclusifs et préfacé par une ancienne victime du réseau dans lequel Dutroux exerçait ses activités criminelles, ce livre nous entraîne au coeur des violences sexuelles les plus insoutenables."

  • Pousser la porte d'un commissariat permettra à une femme de faire cesser les violences conjugales. Enclencher une procédure judiciaire lui garantira protection et équité.
    Ça, c'est ce que l'on croit.
    Car, en réalité, trop souvent, la femme qui trouve le courage de se tourner vers la justice signe pour un nouveau calvaire.
    Céline Marcovici, avocate, connaît bien ces femmes qui osent dire stop mais se heurtent au labyrinthe de la justice, à ses rouages, à sa méconnaissance des violences conjugales, à son manque de moyens. Son livre est entrecoupé de témoignages bouleversants.
    Beaucoup ont entendu cet étonnement dans le cadre d'un tribunal : « Mais Madame, il fallait partir ».
    Tous les Grenelle du monde n'y changeront rien : le sort des femmes victimes de violences conjugales ne sera pas allégé tant que la justice ne sera pas réellement formée pour entendre leur souffrance, démultipliée au moment du confinement.

  • Une étudiante humiliée par l'un de ses professeurs, un jeune homme manipulé par celle dont il est tombé amoureux, un enfant négligé par une mère absente ou encore un salarié sans cesse critiqué par son employeur... Nous pouvons tous, à un moment ou un autre de notre vie, être exposés à des violences psychologiques, ces souffrances invisibles qui peuvent passer inaperçues, parfois pendant longtemps, car elles sont plus difficiles à cerner que les violences physiques.
    Cet ouvrage vous propose de décoder les mécanismes des violences psychologiques (chantage affectif, contrôle et emprise, mode passif-agressif, dépendance, harcèlement...). S'appuyant sur nombreux témoignages, il invite à se questionner sur ces relations destructrices et à mettre en place des stratégies efficaces pour s'en protéger ou y échapper.

  • L'autrice livre son témoignage de femme battue par son conjoint. Durant six années, elle a partagé la vie de Thomas qui l'a maltraitée physiquement et psychologiquement. Elle n'osait alors en parler à personne, alors elle écrivait chaque jour dans un carnet ce qu'elle vivait ce qu'elle ressentait. Le couple s'est séparé et c'est pour Marie l'occasion d'un nouveau départ : elle a déménagé, est devenue auxiliaire de vie scolaire et a commencé à prendre soin d'elle-même. Peu à peu, elle a retrouvé une liberté, rencontré d'autres hommes, et s'est installée en couple.

    Pour l'aider dans sa reconstruction et la thérapie qu'elle a débuté, Marie veut que son ex conjoint reconnaisse ce qu'il lui a fait subir. En échangeant avec lui, elle réalise le décalage qu'il y a entre son interprétation et ce qu'elle a vécu. Ils n'ont pas la même vérité. Alors elle prend la plume, pour dire haut et fort son histoire, dont son carnet de l'époque contient en détail les moindres faits.

    S'adressant à un large public, ce livre souhaite donner des outils pour aider les victimes à reprendre le contrôle de leur vie, mais aussi aiguiller les accompagnants pour une prise en charge efficace et non culpabilisante.

  • En octobre 2017, devant le déferlement monstre suscité par le mouvement #MeToo, il y avait urgence: une fois sortis du silence, ces récits ne devaient pas tomber dans l´oubli. C´est la raison pour laquelle Martine Delvaux, écrivaine, militante et professeure de littérature à Montréal, a lancé un appel. En quelques jours, près de cent témoignages de violence lui ont été confiés. Ce livre a été pensé comme un collage vivant, une chambre d´échos, un choeur, afin de faire résonner toutes ces voix dans leur unicité, dans leur multiplicité : « Voici ce que nous portons, tous les jours de notre vie. Sans déesses ni héroïnes en tête de file, des voix avancent. Nous faisons front commun.»

  • En mars 2019, Libertalia publiait la première édition d'Une culture du viol à la française.
    Ce livre a accompagné l'émergence d'une nouvelle génération féministe.
    En un an, la cause des femmes a considérablement avancé : mise au ban de la Ligue du Lol, révélations d'Adèle Haenel, mobilisations croissantes contre le féminicide, dénonciation du harcèlement dans le monde du cinéma, émergence de nouvelles figures iconiques, batailles pour la féminisation de la langue, etc.
    Cette nouvelle édition, actualisée et complétée, fait le point sur l'immense travail qui reste encore à accomplir pour en finir avec la culture du viol.
    Elle paraîtra en même temps que le second livre de Valérie Rey-Robert : Le Sexisme, une affaire d'hommes.

  • « Les chiffres sont effrayants : seule une victime de violences sexuelles sur dix porte plainte, seul un agresseur sur cent sera condamné par la justice. Cette impunité est un fléau qui ronge notre société et se nourrit du silence des femmes, et surtout de leurs peurs. Peur de n'être pas crue, pas entendue, pas respectée. Peur de perdre leur emploi, leurs ami(e)s, leur famille. [...] Briser la loi du silence est un remède qui peut être douloureux au début, mais qui aide à se réconcilier avec soi-même, à être plus forte ensuite. [...] Il n'y a pas de plus puissant facteur de libération des femmes que de défier cette forme de domination et de dénoncer ce dont nous pouvons être victimes.
    Parlons, sans haine et sans hargne, mais parlons. »

  • Jessica Stern, spécialiste reconnue en matière de terrorisme, met en regard pour la première fois son parcours professionnel remarquable avec un parcours personnel soigneusement tu jusque-là, marqué lui aussi, comme elle le dévoile, par la terreur : celle d'un viol subi à l'âge de quinze ans avec sa soeur, et celle de l'héritage d'un trauma générationnel marqué par la Shoah. Plus qu'un témoignage de victime, ce « mémoire » se révèle une enquête passionnante, menée sur plusieurs fronts, dont le résultat est un document original et explosif qui se lit comme un roman policier.

    La relation entre celle qui a été frappée par la violence d'une expérience intime traumatique et l'audacieuse professionnelle du terrorisme se tisse au fil de rencontres et d'entretiens déterminants que l'autrice nous fait partager et qui la font progresser dans sa recherche de vérité : avec des proches de son agresseur, dont elle découvre l'identité et apprend qu'il est décédé lors de la réouverture du dossier par la police plus de trente ans après les faits ; avec d'autres victimes de cet homme ; mais aussi avec celles d'un réseau de prêtres pédophiles que « son » violeur aurait sans doute, lui aussi, croisés sur sa route... Son enquête personnelle la conduit également à interroger son propre père, qui se livrera pour la première fois sur son passé de petit garçon juif dans l'Allemagne nazie des années 1930, ainsi que sur la mort de sa première femme, la mère de Jessica, décédée lorsque cette dernière était enfant. L'autrice se rend enfin à la rencontre d'elle-même : Dr. Stern enquête sur Jessica pour repérer avec une précision quasi chirurgicale les failles qui auront marqué sa vie de fille, de femme et de mère. Ce livre, dont chaque page a été arrachée à un silence intérieur, familial, sociétal, culturel et historique, et écrite au prix d'une lutte pied à pied avec le déni, est un livre rare et courageux.

  • Les violences sexuelles, familales, conjugales sont une réalité toujours peu prise en considération par les acteurs médico-sociaux et politiques. Or les conséquences psychotraumatiques de ces violences sont énormes en terme de santé publique. Cet ouvrage entend dénoncer ce silence et cette démission pour permettre aux victimes d'être réellement et efficacement traitées. Un livre document qui éclaire, explique et interpelle !

  • Le viol conjugal

    ,

    • Cnrs
    • 26 Septembre 2019

    Selon des représentations bien ancrées dans les esprits, le viol est commis dans un lieu isolé par un inconnu violent et armé. Pourtant en France, 9 fois sur 10, la victime connaît l'agresseur et dans ce cas une fois sur deux, le violeur est le conjoint ou un ex-conjoint.
    Depuis longtemps, le viol est considéré en France comme un crime. Le viol conjugal faisait exception. Le mari avait le droit d'avoir des rapports sexuels avec sa femme, y compris contre la volonté de cette dernière et par la force. Depuis la loi du 4 avril 2006, le code pénal reconnaît le viol entre conjoints comme un viol aggravé. Pourtant, les victimes portent rarement plainte et lorsqu'elles le font, les affaires sont souvent jugées, non pas en cour d'assises comme tous les crimes, mais au tribunal correctionnel.
    Le viol conjugal est occulté par son invisibilité, lorsqu'il a lieu entre les murs d'un domicile commun. Comme les autres violences sexuelles, il laisse peu de traces visibles : ni bleu, ni plaie. Le viol conjugal, crime du quotidien, est à l'opposé du fait divers.
    Peu propice aux raccourcis accrocheurs, le sujet est éclairé par les contributions d'un collectif multidisciplinaire associant médecins, psychologues, sociologues et juristes. Ce livre montre l'urgence d'un infléchissement des pratiques judiciaires.

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