Littérature francophone

  • Ce livre est né de plusieurs interrogations.
    Pourquoi y a-t-il, depuis quelques années, un emballement chez les universitaires, les médias et le grand public pour la question des réparations de " crimes " coloniaux ? pourquoi choisit-on de préférence la traite négrière, l'esclavage ou l'extermination de populations indigènes dans le cadre de la colonisation à d'autres " crimes ", lorsque l'on fait valoir que l'écoulement du temps n'efface pas les responsabilités de ceux qui, dans un passé souvent lointain, ont commis de tels actes ? comment en est-on venu à penser qu'une politique de réparation serait susceptible, mieux que l'aide au développement, de contribuer à réduire les inégalités nord-sud ? pourquoi ce déplacement d'accent de l'économie vers le politique et l'éthique ? l'originalité de cet ouvrage est de donner des réponses à ces questions en adoptant la perspective de l'histoire comparative de longue durée.
    Son auteur remonte jusqu'au xvie siècle pour retrouver, dans le vaste monde colonial, les racines des notions de crime et de réparation. il évalue l'importance des préjudices subis tant par les peuples autochtones d'amérique et du pacifique (dépeuplement et spoliation foncière) que par les africains et les noirs de la diaspora (traite négrière et esclavage). il établit la portée et les limites des demandes actuelles de réparation, censées redresser les injustices héritées du passé colonial et formulées par les indiens d'amérique, les aborigènes d'australie, les maoris de nouvelle-zélande, les noirs d'afrique et de la diaspora.

  • Le chômage, la pauvreté, la violence, mais aussi les dictatures ou les génocides, sont le lot de nombreux états postcoloniaux, qui cherchent à sortir de l'étau... Avec clarté et concision, Aminata Dramane Traoré, psychosociologue et femme d'entreprise, ex-ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, révèle la situation critique de l'Afrique noire, soumise à des réformes économiques et structurelles draconiennes. Questionnant les enjeux de l'ouverture économique et politique de l'Afrique subsaharienne à un monde qui se veut sans frontières, elle dénonce ici une mondialisation synonyme de négation et d'oppression. Poids exorbitant de la dette, rôle ambigu du FMI, ingérence extérieure... autant de problèmes brûlants auxquels elle tente de répondre, pour redéfinir le pari démocratique dans ces pays.
    Chronique sociologique et essai politique écrit "à coups de douleurs, de larmes et de pourquoi", ce texte résonne comme un véritable cri d'alarme.

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