Sciences humaines & sociales

  • Sa vie exemplaire, son amour des siens, sa fidélité sans faille aux valeurs de la République, son attachement à la cause des femmes, ont fait de Simone Veil un modèle de ce que doit être une personnalité politique de premier rang.
    À mesurer l'immensité des épreuves qu'elle a connues et surmontées, on comprend pourquoi tant de respect, d'admiration et d'affection entourent Simone Veil, la « mère courage » de notre génération.
    Robert Badinter.
    En dépit de sa pudeur, de sa réserve et à certains égards d'une réelle timidité, rares sont ceux, célèbres ou inconnus, qui n'ont pas trouvé auprès de notre mère une solution à leur problème, un conseil ou une écoute attentive et réconfortante. Jean et Pierre-François Veil.

    Combats pour la mémoire de la Shoah, pour l'Europe, pour l'émancipation des femmes..., cet ouvrage réunit les textes d'une vie d'engagements et de convictions que Simone Veil a souhaité partager.

  • Voici en collection de poche, « Qui êtes-vous, Antoinette Fouque ? », un livre d'entretiens avec le journaliste et essayiste Christophe Bourseiller, initialement paru en 2009 chez Bourin éditeur dans la collection « Qui êtes-vous ? ».
    Cette collection a pour but de « questionner les rares penseurs inclassables qui éclairent l'époque présente ».

    Facilement accessibles, courts et synthétiques, plus qu'une introduction à Antoinette Fouque, ces entretiens sont un témoignage unique sur la vie, la pensée et le parcours de l'une des plus importantes militantes et intellectuelles d'aujourd'hui. Ils permettent de découvrir ou de redécouvrir une des pensées contemporaines les plus anticonformistes et les plus créatrices sur le rôle des femmes dans le monde actuel et l'alternative dont elles sont porteuses à travers l'expérience de la procréation.

    Christophe Bourseiller présente ainsi l'ouvrage « On sait que le mouvement des femmes se divise depuis l'origine en deux branches. La première privilégie le social et milite pour les droits des femmes. La seconde est plus philosophique. Elle s'interroge : qu'est-ce qu'une femme ? C'est tout le travail d'Antoinette Fouque. En quoi consiste l'être-femme ? [...] Tout se tient dans le saut qualitatif. On change de registre. On interroge la substance. [...] Peut-on concevoir recherche plus enthousiasmante ? Il en va de notre avenir à tous ».

    La presse en a parlé « Antoinette Fouque mena un travail intense sur le terrain qui, loin d'attiser la guerre entre les sexes, voulait les réconcilier afin qu'ils vivent dans une société où l'indépendance sexuelle, économique et politique des femmes ne serait plus mise en question. (...) Un petit livre extrêmement riche parce qu'il dit l'essentiel. Il nous livre la trame d'une vie sur laquelle se sont fixés durablement tant de généreux motifs. » Edmonde Charles Roux, La Provence, Mai 2010 « J'ai trouvé ce livre aussi facile d'accès que passionnant. Il fait vivre de l'intérieur toute une atmosphère intellectuelle propre aux années 60, l'ébullition de mai 68 par le prisme de l'engagement du MLF, avec des aperçus sur l'évolution du panorama et des luttes politiques. (...) Une vie inspirante de femme de pensée autant que d'action. » G.C. Blog Chroniques de livres écrits par des femmes

  • Voici enfin en édition de poche le deuxième recueil d'essais de féminologie d'Antoinette Fouque, paru initialement en 2007, après "Il y a deux sexes. Féminologie I" (Gallimard, coll. « Le Débat », 1995 - 2004 ; Folio 2015) et avant "Génésique. Féminologie III" (éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2012) qui sort en même temps au même format de poche.

    La pensée et l'action pionnières d'Antoinette Fouque ont imprégné le monde contemporain d'une conception positive de la différence des sexes et de l'existence des femmes, De tous ses livres, "Gravidanza" qui réunit plus d'une trentaine d'écrits, d'interventions, d'entretiens entre 1968 et 2007, est sans doute celui dans lequel la cofondatrice du Mouvement de libération des femmes développe le plus longuement ses propositions psychanalytiques. Elle y critique la théorie freudienne de « l'envie de pénis » chez les petites filles en affirmant l'existence d'une envie d'utérus chez les hommes qui se traduit notamment par la tentative de maîtriser et de contrôler ce qui leur échappe : la procréation. Elle y déconstruit l'affirmation d'une libido unique, mâle, qui donne lieu au célèbre postulat de Lacan « La femme n'existe pas », rappelle que les femmes, avec une sereine insistance, continuent le mouvement infini de l'humanité. Elle expose comment, au plan politique, une démocratie paritaire permettrait à l'humanité, enfin adulte et féconde, d'accéder à sa maturité.

    « Au début, cette voix, je ne l'avais pas bien perçue, tant elle était couverte par le bruit des campagnes et des polémiques. Mais depuis ma première lecture de Il y a deux sexes, je l'ai constamment entendue, plus nette, plus audible que les autres. C'est une voix à la fois insistante et retenue, chargée de passion, pleine d'une imagination créatrice, et révélatrice de secrets, une voix que je n'ai trouvée que dans Rimbaud... Ce que j'essaie ici de dire va beaucoup plus loin que reconnaître l'importance d'une des tendances du féminisme ; il s'agit de percevoir le passage, faut-il dire la mutation, d'une culture à une autre, dans laquelle ce nouveau féminisme a joué un rôle central. » Alain Touraine (Préface)

  • Voici enfin en édition de poche le troisième recueil d'essais de féminologie d'Antoinette Fouque, paru initialement en 2012, après "Il y a deux sexes. Féminologie I" (Gallimard, coll. « Le Débat », 1995 -2004 ; Folio 2015) et "Gravidanza. Féminologie II" (éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2007) qui paraît en même temps au même format de poche.

    « La pensée qui m'a poussée à agir, en créant le Mouvement de libération des femmes en octobre 1968 avec Monique Wittig et Josiane Chanel, questionne [...] la compétence de procréation de toute femme comme productrice de richesse, comme moteur de l'évolution de l'Homo erectus à aujourd'hui », écrit Antoinette Fouque en introduction à "Génésique".

    Dans cet ouvrage, qui regroupe des textes écrits entre 1974 et 2012, elle poursuit son questionnement sur ce qu'est une femme, à travers une pensée originale de la gestation comme « paradigme de l'éthique » c'est-à-dire de l'accueil de l'autre, de l'hospitalité charnelle.

    De la gestation pour autrui comme levant « la forclusion sur le corps d'une femme comme producteur de vivant », à l'élaboration d'une écologie humaine qui n'oublie pas que le premier environnement de l'être humain est le corps d'une femme, et s'attache à souligner la transmission entre mère et fille, Antoinette Fouque pose les bases d'une alternative à l'économie phallique dominante et affirme : « Libérer la libido creandi de chaque femme, c'est donner sens, signification et orientation, à ce qui vient, à l'Avenir. Du creux du corps à la sculpture la plus accomplie, de l'oeuvre d'être à l'oeuvre d'art, la génésique, à la fois nature et culture, transcende la capacité spécifique des femmes en compétence symbolique, en mouvement de civilisation. »

  • Les manifestations de rue occupent aujourd'hui le devant de la scène politique et les écrans de télévision. Les liens étroits qui unissaient, au siècle dernier, les manifestations aux fièvres révolutionnaires ont, à cet égard, modelé la mémoire collective.
    Voilà longtemps, cependant, que manifestation ne rime plus avec sédition. En décryptant les formes et les mutations de la manifestation au XIXe et au XXe siècle, Danielle Tartakowsky montre que seules deux vagues de contestations, celle de février 1934 et celle de mai-juin 1968, ont contribué, en définitive, à déstabiliser les régimes en place.
    Malgré son cortège d'incidents et de désordres, la « manif » ne serait-elle ainsi qu'une expression de la vie démocratique, un signe de bonne santé ?

  • Premier ouvrage pour les éditions Cambourakis d'Émilie Notéris, qui a entre autres traduit l'anthologie de l'écoféminisme «Reclaim», ce texte tout à la fois politique et expérimental, court, incisif et grinçant s'attache à établir un relevé des violences policières et sexuelles à l'ère Macron, par le prisme de leur traitement médiatique et des discours politiques qui nient ces mêmes violences. Une chronique particulièrement d'actualité de la séparation entre les corps politiques et la politique exercée sur les corps.

  • Au coeur de Saint-Denis, il est un lieu où les femmes migrantes frappées par le sida trouvent refuge.
    Créée il y a vingt ans par Bernadette Rwegera, Rwandaise, l'association Ikambere parie sur la puissance de vie de ces femmes atteintes d'une maladie qui les isole, pour la plupart venues d'Afrique et confrontées aux aspects les plus durs de l'exil.
    Le livre s'appuie sur leur parole et sur celle des personnes qui travaillent dans l'association. Il décrit l'accueil inconditionnel et chaleureux, autour d'un repas, comme en famille ; le partage avec d'autres qui ont connu les mêmes difficultés ; l'acquisition des clés pour s'installer en France, comprendre et contrôler sa maladie ; l'importance des moments de fête et de joie.
    Peu à peu chacune reprend les rênes de sa vie, fait des projets et les réalise.
    Des illustrations ponctuent le texte, restituant la saveur du quotidien à Ikambere, l'ambiance des moments forts qui rassemblent les femmes : le repas, les séances d'esthétique ou de sport, etc. Elles offrent aussi de beaux portraits de femmes fortes.
    Cet ouvrage intéressera tous ceux qui se demandent comment mieux accueillir les immigrés les plus fragiles et leur donner les clés pour reprendre leur vie en main.

  • Le droit peut-il réduire la violence ? Monique Chemillier-Gendreau nous transmet ici de précieux outils intellectuels pour résister aux formes actuelles de la violence, celle des administrations étatiques, celle du capitalisme militarisé comme celle des contre-pouvoirs fanatiques qui se développent à l'échelle mondiale. Une analyse et un appel qui sonnent terriblement juste à l'heure où les états européens se rejettent l'accueil du bateau humanitaire l'Aquarius.  

  • Nadege Beausson-Diagne - Mata Gabin - Maïmouna Gueye - Eye Haïdara - Rachel Khan - Aïssa Maïga - Sara Martins - Marie-Philomène NGA - Sabine Pakora - Firmine Richard - Sonia Rolland - Magaajyia Silberfeld - Shirley Souagnon - Assa Sylla - Karidja Touré - France Zobda.

    Stéréotypes, racisme et diversité : 16 actrices témoignent.

  • «Dans cette anthologie, Mai 68 apparaît sous une forme paradoxale : intense et insignifiant, vivant et disparu, haï et regretté, utopie réaliste qui demande l'impossible, phénomène contradictoire qui agrège tous les imaginaires du temps sans jamais s'y limiter. Mais sa force réside encore aujourd'hui dans cette force de subversion et cette capacité de saper tout ce qui croyait pouvoir durer et qui, depuis, se sait provisoire. Une brèche fut ouverte. Mai aura cette année cinquante ans. L'âge des pères qu'il giflait, l'âge largement dépassé de la génération à laquelle il a donné son nom. Le temps de métamorphoser à force de discours la plaie en cicatrice.» Sophie Doudet.

  • Il y a cinquante ans, en 1968, naissait en France le Mouvement de libération des femmes (MLF) qui allait transformer radicalement la société, la culture et la conception que les femmes et les hommes ont d'eux-mêmes et de leurs relations réciproques.
    Au coeur de ce mouvement qu'elle a cofondé, Antoinette Fouque a créé une pratique de pensée et d'action inédite, Psychanalyse et politique, qui en a fait l'originalité et la modernité. MLF- Psychanalyse et politique, 50 ans de libération des femmes, entend transmettre la vitalité et l'énergie transformatrice de cette pratique qui a lié de manière inédite l'inconscient et l'histoire, le subjectif et le politique.

    Volume 1 : les premières années À travers des archives retrouvées, des témoignages, des documents tirés de l'oubli, le premier volume de cet ouvrage documente et restitue à l'Histoire le moment le plus créateur et le plus fécond d'un mouvement dont l'oralité a été la première expression. On y suit l'élaboration d'une pratique pionnière qui, en articulant engagement politique, inconscient et révolution intime, procréation et création, a levé la censure sur le corps des femmes et libéré une parole jusque-là enfouie.

  • Les hommes-lézards dirigent-ils le monde en secret ?
    Le concombre espagnol est-il un serial killer ?
    La laïcité est-elle, comme le pot-au-feu, une spécialité française ?
    Votre supermarché vous connaît-il mieux que vos parents ?
    Face à la complexité du monde, cet ouvrage, drôle, original, accessible et intelligent, propose en neuf chapitres une véritable initiation à l'esprit critique. Du discours des complotistes à celui des publicitaires en passant par ceux des politiciens, des scénaristes de séries télé, des pseudo-scientifiques ou des extrémistes de tout poil, il nous invite à décrypter toutes les formes de rhétorique susceptibles de nous influencer.
    Un livre essentiel, à l'usage des jeunes générations, mais aussi de tous ceux qui souhaitent combattre efficacement langue de bois, intox, raccourcis, amalgames, fausses rumeurs et psychoses en tout genre.

  • Carla Lonzi achève Crachons sur Hegel durant l'été 1970 et signe avec ce livre une rupture intellectuelle, artistique, politique et existentielle, qui s'accompagne d'un tournant décisif dans sa vie personnelle.
    Carla Lonzi considère que l'oppression des femmes et le dualisme homme-femme sont constitutifs de la culture occidentale. La dialectique maître-esclave de Hegel, et à sa suite le marxisme, ne font que mettre en sourdine l'oppression encore plus radicale qui réside dans le rapport homme-femmes et qui « se cache dans les ténèbres des origines ». C'est la culture patriarcale qui est dialectique. Carla Lonzi oppose à cette vision un mouvement de sortie décisif, qui exige de passer de l'autocritique à l'imagination, de la domination culturelle à la déculturation active.
    Si la survie est une valeur, alors la femme doit se reconnaître comme immanence, là où l'homme est transcendance et abstraction et néglige la vie. Ce qui existe est le présent, non le but.
    Le mouvement féministe des années 1970 trouve avec Carla Lonzi et son groupe Rivolta Femminile des femmes capables de renverser le sens des choses, et ce même à l'intérieur d'un mouvement historique de transformation des moeurs qui ne parvenait pas à briser le tabou ancestral de l'asservissement des femmes ; le sujet imprévu - relatif, aurait ajouté Simone de Beauvoir.
    Rendre la femme à elle-même est le parcours que Carla Lonzi dessine avec ce livre.

  • « Je dis depuis longtemps que la gestation est le paradigme de l'éthique parce qu'elle est accueil, dans le corps d'une femme, d'un corps étranger. C'est l'hospitalité charnelle. C'est dire oui à l'autre qui vient. » A.F.

    Les femmes ne seraient-elles pas toutes des exilées dans un monde où elles représentent la figure de l'Autre, rejetée, exclue, rendue invisible ? Et pourtant cette Autre est celle du premier accueil, de « l'hospitalité charnelle », selon un concept d'Antoinette Fouque. Ce livre est le fruit d'une table-ronde organisée par les éditions des femmes lors de l'édition 2016 des Rendez-vous de l'Histoire de Blois qui ont eu pour thème, « Partir ».

    Avec Taslima Nasreen, écrivaine ; Élise Boghossian, présidente d'Elisecare ; Inna Schevchenko, présidente du mouvement international Femen ; François Guery, philosophe ; Mireille Calle-Gruber, universitaire, écrivaine ; Collectif Psychanalyse et politique.
    Et des textes d'Antoinette Fouque sur L'hospitalité charnelle.

  • « L'homme est blanc, dominant, riche, musclé, performant sexuellement et pénétrant. La femme est blanche aussi, pauvre, pénétrée, elle attend qu'un homme la comble sexuellement (et si possible la comble aussi de cadeaux) ».
    Les romances érotiques se suivent et se ressemblent : la femme et l'homme répondent à des stéréotypes étriqués, leurs interactions sont autant simplistes que convenues et le désir féminin doit se cantonner à quelques clichés hyper réducteurs.
    Quant aux maisons d'édition friandes de ce genre littéraire, qui séduit de plus en plus de lectrices, elles empruntent à la production industrielle ses méthodes et ses cadences. Saviez-vous que chaque personnage doit avoir une blessure secrète ? Qu'il y a des tapis en poils de bête sur lesquels il ne fait pas bon faire l'amour ? Que six jours peuvent suffire à écrire une romance ? Ou encore que chaque personnage a une « fiche » consignée sur un tableau Excel ?... »

  • Les droits de la femme . A la Reine Date de l'édition originale : 1789-1793 Sujet de l'ouvrage : France (1774-1792, Louis XVI) Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Seul prix Nobel emprisonné à ce jour et symbole de la lutte pour la démocratie en Birmanie, la " Dame de Rangoon " est devenue une figure emblématique de tous les combats pour la défense des droits de l'homme dans le monde.
    Mais qui connaît vraiment l'histoire de cette " Mandela asiatique " de soixante et un ans, assignée à résidence par la dictature militaire pendant plus de onze ans au cours de ces dix-sept dernières années et dont la vie est aujourd'hui sérieusement menacée ? Grâce à des témoignages récents, exclusifs et souvent inédits de ses proches, ce livre raconte l'histoire d'une femme exceptionnelle inspirée par Gandhi, qui a toujours opté pour la résistance non-violente contre la barbarie.
    Une biographie destinée à sensibiliser l'opinion internationale sur les violations répétées des droits de l'homme en Birmanie et sur la situation de plus en plus préoccupante de la prisonnière politique la plus célèbre au monde.

  • Elles avaient seize, vingt ou trente-trois ans en 1968. Venues de tous milieux, de divers pays, elles ont créé ou rejoint le MLF. Ce mouvement a transformé leur vie et celle de millions de femmes et d'hommes et engendré une mutation de notre civilisation.

    Aujourd'hui, une cinquantaine d'entre elles se souviennent et, toujours en mouvement, imaginent les libérations à venir, affirment que les femmes sont la force émergente du XXIe siècle. Les témoignages sont accompagnés de documents d'époque et d'une chronologie inédite, de la naissance du MLF (octobre 1968) à nos jours.

    Génération MLF a été élaboré sur un temps long, au rythme des réunions, rencontres, universités d'été séminaires, proposés, animés, dirigés par Antoinette Fouque. En ont assumé la responsabilité avec elle : Sylvina Boissonnas, Catherine Guyot, Michèle Idels, Marie France Llauro, Elisabeth Nicoli, Jacqueline Sag, avec Françoise Borie, Joëlle Guimier, Marie-José Le Magourou, Janine Manuceau, et bien d'autres militantes.

  • Pavés, barricades, manifestations étudiantes et grèves ouvrières...
    Telles sont les images de mai 68 qui hantent encore les mémoires et nourrissent l'imaginaire collectif. tournant le dos à la mythologie, michelle zancarini-fournel propose un parcours exhaustif et documenté de toutes les interprétations et discours qui se sont construits autour de cette crise depuis 40 ans. en analysant de nombreux supports et modes de communication (télévision, affiches, journaux, documents privés), en mêlant histoire, sociologie, anthropologie et histoire culturelle, elle libère les " années 68 " de tout parti pris interprétatif, de toute option idéologique et réductrice.
    Une nouvelle périodisation s'instaure alors, qui replace l'événement dans le tourbillon des années soixante et qui redonne leur importance aux grèves et au mois de juin. une synthèse indispensable pour un événement majeur de l'histoire contemporaine, qui continue de susciter passions et interrogations.

  • Domination masculine omniprésente, silence, mutilations sexuelles, enfermement dans des lieux réservés - le marché, la cuisine, la maternité -, mais aussi réussites commerciales, initiatives citoyennes, actions solidaires, entraide et prises de parole... voilà ce que vivent, aujourd'hui, les femmes d'Afrique. Elles préparent ainsi le monde de demain. En Afrique comme ailleurs, car l'oppression qu'elles endurent est subie par toutes les femmes. Philosophe, mais aussi romancière et poétesse, Tanella Boni mêle ici personnages de fiction et scènes vécues, analyses sociales et réalités quotidiennes. Objectif : aider à faire le tour d'un monde déconcertant et proche, où se joue un combat essentiel.

  • clayborne carson, l'éditeur de ces textes, est historien et spécialiste des écrits de martin luther king.

  • Ce livre est né de plusieurs interrogations.
    Pourquoi y a-t-il, depuis quelques années, un emballement chez les universitaires, les médias et le grand public pour la question des réparations de " crimes " coloniaux ? pourquoi choisit-on de préférence la traite négrière, l'esclavage ou l'extermination de populations indigènes dans le cadre de la colonisation à d'autres " crimes ", lorsque l'on fait valoir que l'écoulement du temps n'efface pas les responsabilités de ceux qui, dans un passé souvent lointain, ont commis de tels actes ? comment en est-on venu à penser qu'une politique de réparation serait susceptible, mieux que l'aide au développement, de contribuer à réduire les inégalités nord-sud ? pourquoi ce déplacement d'accent de l'économie vers le politique et l'éthique ? l'originalité de cet ouvrage est de donner des réponses à ces questions en adoptant la perspective de l'histoire comparative de longue durée.
    Son auteur remonte jusqu'au xvie siècle pour retrouver, dans le vaste monde colonial, les racines des notions de crime et de réparation. il évalue l'importance des préjudices subis tant par les peuples autochtones d'amérique et du pacifique (dépeuplement et spoliation foncière) que par les africains et les noirs de la diaspora (traite négrière et esclavage). il établit la portée et les limites des demandes actuelles de réparation, censées redresser les injustices héritées du passé colonial et formulées par les indiens d'amérique, les aborigènes d'australie, les maoris de nouvelle-zélande, les noirs d'afrique et de la diaspora.

  • Ingrid

    Sergio Coronado

    • Fayard
    • 20 Février 2008

    Ingrid Betancourt a été prise en otage, en compagnie de Clara Rojas, le 23 février 2002 par les FARC. Elle se rendait à San Vicente del Caguàn pour témoigner de sa solidarité avec le maire - élu de son petit parti Verde Oxigeno - et les habitants de ce village qui avaient accueilli les négociations de paix. La fin des discussions entre gouvernement et guérilla allait laisser place à la violence des armes et replonger le pays dans ses affres. Pour honorer sa parole, Ingrid a défié la peur, le danger et la guerre. Elle a mené des combats, affronté les critiques, rêvé d'une autre Colombie. Je veux faire partager le souvenir lumineux de cette femme libre, courageuse, à l'idéal chevillé au corps. Livrer le récit de son engagement, de ses espoirs et de ses défaites dans une Colombie gangrenée par la violence et les méfaits de la corruption. Sa voix intransigeante résonne encore à l'adresse des FARC: "/No màs secuestros! Plus d'enlèvements!" S. C.

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