Des Femmes

  • Voici en collection de poche, « Qui êtes-vous, Antoinette Fouque ? », un livre d'entretiens avec le journaliste et essayiste Christophe Bourseiller, initialement paru en 2009 chez Bourin éditeur dans la collection « Qui êtes-vous ? ».
    Cette collection a pour but de « questionner les rares penseurs inclassables qui éclairent l'époque présente ».

    Facilement accessibles, courts et synthétiques, plus qu'une introduction à Antoinette Fouque, ces entretiens sont un témoignage unique sur la vie, la pensée et le parcours de l'une des plus importantes militantes et intellectuelles d'aujourd'hui. Ils permettent de découvrir ou de redécouvrir une des pensées contemporaines les plus anticonformistes et les plus créatrices sur le rôle des femmes dans le monde actuel et l'alternative dont elles sont porteuses à travers l'expérience de la procréation.

    Christophe Bourseiller présente ainsi l'ouvrage « On sait que le mouvement des femmes se divise depuis l'origine en deux branches. La première privilégie le social et milite pour les droits des femmes. La seconde est plus philosophique. Elle s'interroge : qu'est-ce qu'une femme ? C'est tout le travail d'Antoinette Fouque. En quoi consiste l'être-femme ? [...] Tout se tient dans le saut qualitatif. On change de registre. On interroge la substance. [...] Peut-on concevoir recherche plus enthousiasmante ? Il en va de notre avenir à tous ».

    La presse en a parlé « Antoinette Fouque mena un travail intense sur le terrain qui, loin d'attiser la guerre entre les sexes, voulait les réconcilier afin qu'ils vivent dans une société où l'indépendance sexuelle, économique et politique des femmes ne serait plus mise en question. (...) Un petit livre extrêmement riche parce qu'il dit l'essentiel. Il nous livre la trame d'une vie sur laquelle se sont fixés durablement tant de généreux motifs. » Edmonde Charles Roux, La Provence, Mai 2010 « J'ai trouvé ce livre aussi facile d'accès que passionnant. Il fait vivre de l'intérieur toute une atmosphère intellectuelle propre aux années 60, l'ébullition de mai 68 par le prisme de l'engagement du MLF, avec des aperçus sur l'évolution du panorama et des luttes politiques. (...) Une vie inspirante de femme de pensée autant que d'action. » G.C. Blog Chroniques de livres écrits par des femmes

  • Voici enfin en édition de poche le deuxième recueil d'essais de féminologie d'Antoinette Fouque, paru initialement en 2007, après "Il y a deux sexes. Féminologie I" (Gallimard, coll. « Le Débat », 1995 - 2004 ; Folio 2015) et avant "Génésique. Féminologie III" (éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2012) qui sort en même temps au même format de poche.

    La pensée et l'action pionnières d'Antoinette Fouque ont imprégné le monde contemporain d'une conception positive de la différence des sexes et de l'existence des femmes, De tous ses livres, "Gravidanza" qui réunit plus d'une trentaine d'écrits, d'interventions, d'entretiens entre 1968 et 2007, est sans doute celui dans lequel la cofondatrice du Mouvement de libération des femmes développe le plus longuement ses propositions psychanalytiques. Elle y critique la théorie freudienne de « l'envie de pénis » chez les petites filles en affirmant l'existence d'une envie d'utérus chez les hommes qui se traduit notamment par la tentative de maîtriser et de contrôler ce qui leur échappe : la procréation. Elle y déconstruit l'affirmation d'une libido unique, mâle, qui donne lieu au célèbre postulat de Lacan « La femme n'existe pas », rappelle que les femmes, avec une sereine insistance, continuent le mouvement infini de l'humanité. Elle expose comment, au plan politique, une démocratie paritaire permettrait à l'humanité, enfin adulte et féconde, d'accéder à sa maturité.

    « Au début, cette voix, je ne l'avais pas bien perçue, tant elle était couverte par le bruit des campagnes et des polémiques. Mais depuis ma première lecture de Il y a deux sexes, je l'ai constamment entendue, plus nette, plus audible que les autres. C'est une voix à la fois insistante et retenue, chargée de passion, pleine d'une imagination créatrice, et révélatrice de secrets, une voix que je n'ai trouvée que dans Rimbaud... Ce que j'essaie ici de dire va beaucoup plus loin que reconnaître l'importance d'une des tendances du féminisme ; il s'agit de percevoir le passage, faut-il dire la mutation, d'une culture à une autre, dans laquelle ce nouveau féminisme a joué un rôle central. » Alain Touraine (Préface)

  • Voici enfin en édition de poche le troisième recueil d'essais de féminologie d'Antoinette Fouque, paru initialement en 2012, après "Il y a deux sexes. Féminologie I" (Gallimard, coll. « Le Débat », 1995 -2004 ; Folio 2015) et "Gravidanza. Féminologie II" (éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2007) qui paraît en même temps au même format de poche.

    « La pensée qui m'a poussée à agir, en créant le Mouvement de libération des femmes en octobre 1968 avec Monique Wittig et Josiane Chanel, questionne [...] la compétence de procréation de toute femme comme productrice de richesse, comme moteur de l'évolution de l'Homo erectus à aujourd'hui », écrit Antoinette Fouque en introduction à "Génésique".

    Dans cet ouvrage, qui regroupe des textes écrits entre 1974 et 2012, elle poursuit son questionnement sur ce qu'est une femme, à travers une pensée originale de la gestation comme « paradigme de l'éthique » c'est-à-dire de l'accueil de l'autre, de l'hospitalité charnelle.

    De la gestation pour autrui comme levant « la forclusion sur le corps d'une femme comme producteur de vivant », à l'élaboration d'une écologie humaine qui n'oublie pas que le premier environnement de l'être humain est le corps d'une femme, et s'attache à souligner la transmission entre mère et fille, Antoinette Fouque pose les bases d'une alternative à l'économie phallique dominante et affirme : « Libérer la libido creandi de chaque femme, c'est donner sens, signification et orientation, à ce qui vient, à l'Avenir. Du creux du corps à la sculpture la plus accomplie, de l'oeuvre d'être à l'oeuvre d'art, la génésique, à la fois nature et culture, transcende la capacité spécifique des femmes en compétence symbolique, en mouvement de civilisation. »

  • Il y a cinquante ans, en 1968, naissait en France le Mouvement de libération des femmes (MLF) qui allait transformer radicalement la société, la culture et la conception que les femmes et les hommes ont d'eux-mêmes et de leurs relations réciproques.
    Au coeur de ce mouvement qu'elle a cofondé, Antoinette Fouque a créé une pratique de pensée et d'action inédite, Psychanalyse et politique, qui en a fait l'originalité et la modernité. MLF- Psychanalyse et politique, 50 ans de libération des femmes, entend transmettre la vitalité et l'énergie transformatrice de cette pratique qui a lié de manière inédite l'inconscient et l'histoire, le subjectif et le politique.

    Volume 1 : les premières années À travers des archives retrouvées, des témoignages, des documents tirés de l'oubli, le premier volume de cet ouvrage documente et restitue à l'Histoire le moment le plus créateur et le plus fécond d'un mouvement dont l'oralité a été la première expression. On y suit l'élaboration d'une pratique pionnière qui, en articulant engagement politique, inconscient et révolution intime, procréation et création, a levé la censure sur le corps des femmes et libéré une parole jusque-là enfouie.

  • "Poète... vos papiers !" rassemble 27 textes d'auteur-e-s, poètes, journalistes français et étrangers, écrits en solidarité avec l'écrivaine et journaliste turque, Asli Erdogan, et en faveur de la liberté d'expression et de création. Tous les droits d'auteur et les bénéfices du livre lui seront reversés.

    Avec les contributions de Paola Authier, journaliste, conseillère littéraire, Ella Balaert, écrivaine et critique littéraire, Christiane Baroche, écrivaine, Violaine Bérot, écrivaine, Gaëlle Bidan, éditrice, Veronika Boutinova, écrivaine, dramaturge, Georges-Olivier Châteaureynaud, écrivain, Chantal Chawaf, écrivaine, Didier Cornaille, auteur, Pierrette Fleutiaux, écrivaine, Cathy Fourez, universitaire, Antonis Georgiou, écrivain chypriote, Sylvie Germain, écrivaine, Nedim Gürsel, écrivain turc, Jean Jauniaux, écrivain, Charles Juliet, poète, Vénus Khoury-Ghata, poète franco-libanaise, Jacqueline Merville, écrivaine, poète, artiste plasticienne, Daniel Mesguich, comédien, metteur en scène, écrivain, Timour Muhidine, maître de conférence à l'INALCO, directeur de la collection « Lettres turques » chez Actes Sud, Emmanuel Pierrat, avocat, écrivain, président du Pen Club français, Anne Provoost, romancière, Susana Romano Sued, écrivaine et poète argentine, Inna Shevchenko, leader du Mouvement international FEMEN, essayiste, Romy Strassenburg, journaliste allemande, Lucien Suel, poète, Catherine Weinzaepflen, écrivaine et poète.
    Préface de Guy Fontaine, créateur de la villa Marguerite Yourcenar et universitaire.
    Dessin original d'Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien.

  • « Je dis depuis longtemps que la gestation est le paradigme de l'éthique parce qu'elle est accueil, dans le corps d'une femme, d'un corps étranger. C'est l'hospitalité charnelle. C'est dire oui à l'autre qui vient. » A.F.

    Les femmes ne seraient-elles pas toutes des exilées dans un monde où elles représentent la figure de l'Autre, rejetée, exclue, rendue invisible ? Et pourtant cette Autre est celle du premier accueil, de « l'hospitalité charnelle », selon un concept d'Antoinette Fouque. Ce livre est le fruit d'une table-ronde organisée par les éditions des femmes lors de l'édition 2016 des Rendez-vous de l'Histoire de Blois qui ont eu pour thème, « Partir ».

    Avec Taslima Nasreen, écrivaine ; Élise Boghossian, présidente d'Elisecare ; Inna Schevchenko, présidente du mouvement international Femen ; François Guery, philosophe ; Mireille Calle-Gruber, universitaire, écrivaine ; Collectif Psychanalyse et politique.
    Et des textes d'Antoinette Fouque sur L'hospitalité charnelle.

  • Femme de pensée et d'action, co-fondatrice en 1968 d'un Mouvement de Libération des Femmes dont elle a été le coeur battant à travers les décennies, Antoinette Fouque est une figure majeure de notre temps : par sa pensée foncièrement novatrice sur la différence des sexes, par ses créations incessantes et originales - éditions des femmes, journaux, librairies, galeries, ONG, actions de solidarité -, par l'écoute et l'appui qu'elle n'a cessé d'offrir aux femmes et à leurs révolutions, en France et dans le monde.
    Elle nous a quittés le 20 février 2014. Depuis, des centaines de messages de remerciements lui ont été adressés : merci pour son courage, sa force, sa générosité, l'enthousiasme qu'elle a transmis aux femmes sans relâche, merci pour le sol symbolique et réel qu'elle leur a donné. De multiples lieux, politiques, intellectuels, culturels et militants, des femmes et des hommes qui l'ont connue se sont réunis, le 5 avril 2014, pour témoigner, avec une grande liberté et un ton personnel de leurs souvenirs intimes ou collectifs avec elle, de leur amitié, de l'empreinte qu'elle laisse sur eux et sur le monde. Un éclairage inédit et d'une grande humanité.

    Avec : Aung San Suu Kyi, Édith Cresson, Alain Touraine, Michèle André, Georges Kiejman, Nicole Ameline, Blandine Kriegel, Claude du Granrut, Francine Demichel, Christine Clerc, Delphine Batho, Irina Bokova, Sonia Rykiel, Armelle Le Goff, Hélène Cixous, Jacqueline Merville, Isabelle Huppert, Pierre Nora, Julie Debazac, Lio, Chantal Chawaf, Dominique Issermann, Julie Lopes-Curval, Jocelyne Sauvard, Mireille Calle-Gruber, Catherine Weinzaepflen, Michèle Ramond, Jeanne Hyvrard, Séverine Auffret, Laurence Zordan, Roger Dadoun, Odile Leclaire, Marcel Gauchet, Elisabeth Roudinesco, Jean-Joseph Goux, Patricia Rossi, Marie-Hélène Devoisin, François Guery, Anne-Marie Planeix, Lidia Falcón, Muriel Rouyer, Mengue M'eyya, Françoise Barret-Ducrocq, Marie-Claire Pasquier, Hélène de Gunzburg, Charlotte Dudkewicz-Sibony, Kate Millett, Rosiska Darcy de Oliveira, Taslima Nasreen, Khadija Cherif, Lena Vandrey, Colette Deblé, Catherine Lopes-Curval, Sophie Bassouls, Irmeli Jung, Yolande Robveille, Natalie Mei, et d'autres encore...

  • Elles avaient seize, vingt ou trente-trois ans en 1968. Venues de tous milieux, de divers pays, elles ont créé ou rejoint le MLF. Ce mouvement a transformé leur vie et celle de millions de femmes et d'hommes et engendré une mutation de notre civilisation.

    Aujourd'hui, une cinquantaine d'entre elles se souviennent et, toujours en mouvement, imaginent les libérations à venir, affirment que les femmes sont la force émergente du XXIe siècle. Les témoignages sont accompagnés de documents d'époque et d'une chronologie inédite, de la naissance du MLF (octobre 1968) à nos jours.

    Génération MLF a été élaboré sur un temps long, au rythme des réunions, rencontres, universités d'été séminaires, proposés, animés, dirigés par Antoinette Fouque. En ont assumé la responsabilité avec elle : Sylvina Boissonnas, Catherine Guyot, Michèle Idels, Marie France Llauro, Elisabeth Nicoli, Jacqueline Sag, avec Françoise Borie, Joëlle Guimier, Marie-José Le Magourou, Janine Manuceau, et bien d'autres militantes.

  • Octobre 2004, le corps de Ghofrane Haddaoui, vingt-trois ans, est découvert sur un terrain vague de Marseille, couvert de multiples blessures, le crâne défoncé. Profondément atteinte, sa mère entreprend alors avec une détermination et une force peu communes de découvrir la vérité, une façon de se battre pour sa fille et de permettre à sa famille de traverser l'épreuve debout. Parallèlement à l'enquête de police, elle crée un vaste mouvement de solidarité et commence ses propres recherches. Pour que justice soit faite.

    « Ma fille n'avait pas été giflée. Ma fille avait été LAPIDÉE. [...] Comment était-il possible qu'une fille soit lapidée à Marseille, en France, pays des droits de l'homme ? C'était tout simplement intolérable. Malgré le traumatisme, malgré la douleur, dès ma visite à la morgue, mon deuil s'est mué en combat. L'heure n'était pas aux pleurs, il fallait comprendre. Pour cela, il fallait chercher les informations dans la rue, au plus proche des tortionnaires de ma fille. » M.H.

  • Être maghrébine, musulmane et séropositive : une gageure que Hacina relève depuis bientôt quinze ans. Contaminée par son mari alors qu'elle n'a que dix-neuf ans, elle se retrouve atteinte d'une maladie dont elle ne connaît pas le nom et dont elle ne perçoit, des années durant, aucun symptôme. Jamais une jeune femme issue de l'immigration maghrébine n'a osé faire le récit de sa vie avec le sida. Il faudra quatorze ans à Hacina pour se dresser contre ces préjugés, se révolter contre ces croyances mortifères, oser rencontrer sa maladie et accepter de la combattre. Ce témoignage est l'histoire de sa renaissance. Un récit pudique qui s'adresse à tous ceux qui risquent de mourir deux fois : à cause du virus et à cause du silence.

    « Plus je parle, plus je dérange. Plus j'ai l'impression de faire du mal autour de moi. Me taire c'est garder ma place dans la famille, ma place d'aînée, de soeur courage [...] C'est bien simple, pour eux je ne PEUX PAS être malade. » H.Z. et M.M.

  • écrits de prison

    Zana Leyla

    « Je voudrais, par ce recueil, transmettre aux femmes kurdes comme à toutes les autres, le même message de combat : Parlez ! Prenez la parole ! Exprimez-vous par tous les moyens ! Que nul ne puisse plus jamais nous dire : "Femme, tais-toi !" Refusons de nous taire ! Parler librement c'est déjà une avancée décisive sur le chemin de la liberté. » Leyla Zana, 25 mai 1995

  • Ce livre est né d'une collaboration et d'une amitié entre deux femmes. L'une est indienne, l'autre est française et parle elle aussi les trois langues indispensables à toute connaissance approfondie de l'Inde. Elles nous transmettent, au fil des interviews, classées selon un axe de lecture destiné à faire pénétrer le lecteur de plus en plus profondément dans l'univers indien, des lignes de force spécifiques de la psyché de la femme indienne. Toutes deux ont découvert avec émotion une soif de parole, d'expression, un désir d'en finir avec les clichés occidentaux ou les tabous indiens, dont la marque se retrouve au sein de ce livre brûlant et parfois violent, imprégné de chaleur, de passion, d'espoir. Car Sita n'est pas l'unique modèle féminin : Devi ou Parvati, la déesse guerrière, salvatrice du cosmos en ses temps mythiques, la femme emblématique aux multiples noms et aux visages divers, semble se réincarner en ces femmes d'aujourd'hui pour créer l'Inde de demain.

  • Préfaces de François Mitterrand et Vaclav Havel Se libérer de la peur rassemble les textes et discours politiques d'Aung San Suu Kyi durant la période où elle a pris la tête du mouvement démocratique birman, entre août 1988 et juillet 1989. Quatre essais, plus anciens, les précèdent, dont une biographie de son père, Aung San, héros de l'Indépendance birmane, une présentation historique de son pays, et deux études sur l'histoire intellectuelle de la Birmanie. La dernière partie est consacrée à sa vie.

    « Ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l'exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime... Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. » A.S.S.K

  • Les espoirs et les luttes des femmes durant la Révolution sont les prémisses d'un débat toujours très actuel sur la citoyenneté des femmes. La réédition de ce livre s'imposait donc, à l'heure du Bicentenaire de 1989. Différents textes sont venus l'enrichir :
    Une préface de Madeleine Rebérioux (1920-2005), qui fut professeure à l'Université de Paris VIII et membre de la Commission scientifique de la Mission du Bicentenaire, replace avec brio ces écrits dans leur contexte historique.
    Les déclarations et écrits de Théroigne de Méricourt, Etta Palm d'Aedlers et Claire Lacombe dont les positions témoignent d'une grande lucidité sur les enjeux révolutionnaires.
    Cette nouvelle édition propose une lecture plus complète du parcours politique des femmes entre 1789 et 1793, qu'appuient une chronologie détaillée et plusieurs notes biographiques.

  • Les sept nouvelles réunies ici sont l'oeuvre de sept femmes, Indiennes, qui se sont exprimées hors du cadre de la littérature anglophone, trop généralement considérée comme la seule écriture indienne moderne. Elles écrivent en sept langues différentes : bengali, tamoul, marathi, gujarati, hindi, urdu et anglais.
    Histoires, donc, de destins. Expériences, instants de vie de femmes : Muniyakka, l'étudiante occidentalisée côtoie ici Jashoda, la nourrice ancestrale, Shakun l'artiste, Matilda, femme de pêcheur... Diversité aussi dans les voies qu'emprunte la fiction, de l'introspection à la parabole, du lyrisme au fantastique, pour faire surgir sous nos yeux la mosaïque de la vie indienne d'aujourd'hui.
    Ces sept visages de l'Inde, citadine, rurale ou provinciale, tentent de transmettre le difficile pari du passage à la modernité dans un pays où règnent encore avec force les traditions des croyances religieuses.

  • Préface de Jeannine Auboyer « Ni roman ni fiction, ce livre est à la fois un document psychologique d'une rare qualité et une étude historique de première main. C'est l'histoire vraie d'une jeune Française née à Mulhouse en 1908, mariée en 1927 à un jeune aristocrate musulman de l'Inde méridionale. Autobiographie écrite par sa propre fille à l'aide de lettres et de récits, cette tranche de vie est la description fidèle d'une société qui a réellement existé dans l'état de Hyderabad, moins bien connu des historiens occidentaux que les remuantes principautés de l'Inde du nord. C'est le mérite de Bilkees Latif d'avoir su, avec une grande habileté, à la fois décrire la vie personnelle de sa mère et le cadre événementiel où son existence s'est déroulée. Elle l'a fait avec un sens anecdotique séduisant et une parfaite connaissance de sa mère et de son pays. » J. A.

    Jeannine Auboyer (1912-1990) a été conservatrice en chef honoraire du musée Guimet.

  • Union ouvrière

    Flora Tristan

    L'Union Ouvrière est l'oeuvre maîtresse de Flora Tristan, publiée grâce à une souscription qui la conduisit à un porte-à-porte militant auprès de personnalités comme de simples travailleurs et travailleuses. Pour faire entendre cet appel à la constitution de la classe ouvrière, elle accomplit un tour de France où son enthousiasme généreux est mis à rude épreuve et au bout duquel, seule et épuisée, elle meurt, à quarante et un ans. L'Union ouvrière est le premier manifeste politique cohérent d'une femme qui ne dissocie pas la lutte des femmes de la lutte ouvrière. C'est aux plus démunies, aux plus exploitées d'entre elles qu'elle adresse cette apostrophe qui nous touche encore aujourd'hui : « Mes soeurs, je vous jure que je vous délivrerai. » C'est aussi, quelques années avant Marx et Engels, l'un des premiers appels à l'union internationale de la classe ouvrière.

  • À partir de Causes célèbres, revue mensuelle publiée de 1773 à 1789, Isabelle Vissière a réuni en anthologie les procès dans lesquels apparaissent des femmes. Ainsi se constituent, sous nos yeux, les portraits de celles qui ne sont habituellement pas représentées, humbles visages de paysannes illettrées et de petites bourgeoises. Par-delà la variété des provinces, des fortunes, des états, des rangs sociaux, se dessinent des constantes dans les mentalités, les comportements et les jugements à l'égard des femmes. Ce qui paraît dominer, c'est la violence multiforme avouée ou hypocrite, brutale ou feutrée, sournoisement dissimulée derrière les grands sentiments. Le procès libère la parole et apparaissent en pleine lumière la situation réelle de la femme et son statut juridique. Les procès de femmes sont aussi un plaidoyer en leur faveur. Les avocats - futurs avocats de le Révolution française - combattant, au nom du droit et de l'humanité, toutes formes d'oppression.

  • Des portraits de femmes, Italiennes impliquées dans la lutte armée, des entretiens avec des partisanes antifascistes, des lettres de femmes allemandes engagées dans les groupes clandestins, des documents sur leurs conditions de détention...

    Cet essai-document ne cherche pas à donner une interprétation du « terrorisme », mais veut expliciter le rapport du mouvement des femmes aux formes de violence « armée ». Il fournit des éléments pour comprendre comment s'articule violence d'État et violence masculine, lutte armée contre l'État et lutte des femmes contre le pouvoir masculin. L'ouvrage fait clairement apparaître les contradictions de celles qui ont choisi la lutte armée contre toute autre forme de lutte, de pensée, de prise en compte de la subjectivité.

  • L'histoire de Marli était celle de bien d'autres Brésiliens de la Baixada Fluminense, grande banlieue de Rio où la samba et la vie le disputent à la misère et au chômage... Jusqu'en 1979, où, une nuit d'octobre, Paulinho, son frère, est enlevé et assassiné par un escadron de la mort. Ce sont ces groupes d'extermination que dénonce et démasque le témoignage de Marli, enregistré par deux journalistes de Rio, Maria Teresa Moares et Maria Alice Rocha, toutes deux actives dans le mouvement des femmes.

    Marli raconte sa lutte contre les bandes de policiers qui rançonnent la population et assassinent impunément. Sa fermeté dans son combat a permis l'arrestation de membres de « l'escadron de la mort » et encouragé d'autres femmes à se défendre et à dénoncer le fascisme tristement quotidien qui terrorise les Noirs et les chômeurs de la Baixada Fluminense. C'est toute la vie de Marli qui est ici retracée : une vie de femme brésilienne de classe populaire, dans une langue orale, rapide et colorée.

  • En pleine dictature militaire, plus de deux cent femmes, venues de tout le Chili pour leur quatrième rencontre, organisée par le Département Féminin de la Coordination Nationale Syndicale, se sont réunies clandestinement dans un couvent près de Santiago en décembre 1981.
    Deux militantes du MLF International répondaient à leur l'invitation et recueillaient des témoignages.
    Pendant deux jours, toutes ont exposé et analysé leur situation, programmé des actions pour survivre et lutter contre la dictature.

  • En 1975, des Indiennes, ex-intouchables, étudiantes, employées, ouvrières, prenaient conscience, amorçaient des luttes qui devinrent aussitôt essentielles et politiques.
    Dans son livre, Gail Omvedt fait le récit de dix mois de rencontres et de militantisme avec ces femmes indiennes. Elle aborde successivement tous les aspects de la vie quotidienne des femmes : la division du travail, les classes, les castes, les interdits et les traditions qui oppriment les filles et les femmes, le travail harassant des paysannes et des ouvrières, le carcan culturel dans lequel vivent les étudiantes, les contradictions entre les luttes des femmes et la gauche - ancienne et nouvelle -, la répression sauvage des luttes ouvrières et paysannes, les luttes nationales et celles des Aborigènes indiens...

empty