Parascolaire

  • Chroniques madrilenes : cuentos madrilenos

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    • Langues pour tous
    • 30 Septembre 2021

    1. El atasco del siglo / L'embouteillage du siècle, Isaac Rosa.
    Madrid - et surtout la M30, son périphérique - est connue pour ses embouteillages quotidiens. Les médias annoncent régulièrement une naissance survenue dans un taxi ou une voiture coincée dans ces fameux embouteillages. L'auteur imagine dans ce texte le blocage total et inextricable de la ville et ses conséquences sur les habitants.

    2. Jaboncillos Dos de Mayo / Savons Dos de Mayo, Marta Sanz.
    La nouvelle se déroule dans le quartier de Malasaña, autour de la place principale Dos de Mayo, épicentre de la gentrification madrilène. Ce quartier, qui était il y a encore une dizaine d'années habité par des immigrés, des prostituées et des dealers, est devenu l'un des endroits les plus branchés de la ville. Les bars mal famés sont devenus des magasins de cupcakes ou des boutiques de savons artisanaux écologiques qui font le bonheur des jeunes Madrilènes aisés et des touristes. Mais cette transformation n'a pas eu que des effets positifs. C'est ce que révèle, avec malice, ce texte de Marta Sanz, à travers l'histoire du meurtre d'un propriétaire hipster d'une boutique de savons artisanaux, perpétré par un cocasse trio de commerçants « traditionnels » du quartier.

    3. Extraits de Circular 07. Las afueras, Vicente Luis Mora.
    « Circular » est le nom d'une ligne de métro madrilène qui encercle le centre de la capitale. Les extraits ont été choisis par l'auteur lui-même à partir de la thématique proposée. Il s'agit de 19 fragments qui portent tous le nom d'une rue de Madrid et qui sont autant de micro-récits évoquant de près ou de loin la vie dans la capitale.

  • La musica

    Marguerite Duras

    • Gallimard
    • 7 Février 2013

    Dossier et notes réalisés par Jean-Luc Vincent. Lecture d'image par Agnès Verlet

  • L'accompagnatrice

    Nina Berberova

    • Flammarion
    • 1 Décembre 2008

    Saint-Pétersbourg, 1919. Sonetchka, une jeune fille, est engagée par Maria, une cantatrice de la haute société, pour être son accompagnatrice. Maria est belle et talentueuse; Sonetchka est insignifiante et miséreuse. Parce que la soprano rayonne et qu'elle a tout, alors qu'elle-même n'a rien, Sonetchka, d'abord fascinée, entreprend bientôt de détruire le bonheur trop parfait de la chanteuse... Le dossier de l'édition permet d'analyser les procédés narratifs de l'écriture de soi. Il réunit également des articles de presse pour étudier la réception critique de l'oeuvre.

  • Aly est grand

    Bénédicte Heim

    • Contrebandiers
    • 2 Octobre 2008

    Ce livre retrace le rapport orageux de l'auteur à l'école. Entre détestation et passion, terreur et allégresse, dégoût et exultation, c'est un parcours d'élève puis de professeur qui nous est conté. Parcours jalonné d'épisodes douloureux voire destructeurs mais aussi d'émerveillements purs, d'éblouissements aussi violents qu'inespérés. On passe d'une paisible école de campagne à un lycée huppé et réputé de centre-ville pour finir dans la tourmente d'un collège de banlieue. Le rapport n'est jamais institutionnel, il ne va jamais de soi, car l'auteur est inadaptable et il lui faut emprunter des chemins de traverse, inventer son propre mode d'être dans ce monde qu'est l'école puisque les modèles proposés la rebutent et la blessent. Le chemin de croix se mue finalement en adhésion lumineuse. On croise des figures de professeurs puis d'élèves, tous hors normes qui ont favorisé cette conversion. Aly, à qui il est rendu hommage dans le titre, est l'un de ces élèves d'exception. En filigrane, on apprend comment la souffrance endurée fut le creuset de l'écriture ainsi que l'épreuve nécessaire pour accéder à une joie tout à fait démesurée, une extase puisque c'est bien d'une relation d'amour et d'un retournement mystique dont il est question.

  • L'hotel stancliffe

    Charlotte Brontë

    • Rocher
    • 8 Avril 2004

    Daté du 28 juin 1838, ce manuscrit récemment redécouvert au Brontë Parsonage Museum et inédit en France offre un exemple fascinant des premiers textes de Charlotte Brontë, alors âgée de vingt-deux ans, une dizaine d'années avant la publication de son chef-d'oeuvre, Jane Eyre.
    Cette novella, composée de plusieurs scènes d'une grande fraîcheur, se déroule dans un pays imaginaire, inventé collectivement par Charlotte, son frère et ses sueurs, pour leur propre distraction. Charlotte y laisse libre cours à son imagination en décrivant avec ironie les exploits et les intrigues des personnages décadents du royaume d'Angria, au centre duquel se détache la figure très byronienne du duc de Zamorna.
    Texte étonnant par ses licences - on y voit décrit avec beaucoup de réalisme les effets dévastateurs de l'opium - et sa modernité formelle, L'Hôtel Stancliffe permet de redécouvrir une dimension méconnue de l'oeuvre d'une des plus grandes romancières anglaises.

  • Isidora

    George Sand

    • Des femmes
    • 15 Mars 2004

    George Sand a quarante-deux ans quand elle écrit Isidora. Ce roman de la maturité est l'un des moins connus de son oeuvre, alors que, tant par sa composition que par son thème, il est particulièrement moderne et original. Il y a Julie l'ange et Isidora le démon. Jacques ne sait choisir entre l'une et l'autre jusqu'au jour où il découvre que Julie la vertueuse et Isidora la courtisane ne sont qu'une seule personne : reine et esclave, camélia blanc et rose enivrante, patricienne vêtue d'hermine, domino masqué de noir.

    « La femme est-elle ou n'est-elle pas l'égale de l'homme dans les desseins, dans la pensée de Dieu ?... L'espèce humaine est-elle composée de deux êtres différents, l'homme et la femme ?... Comment régler les rapports de l'homme et de la femme dans la société, dans la famille, dans la politique ? » « Elle répare tout le mal que l'autre a fait, et par-dessus le marché, elle lui pardonne ce que l'autre, agitée de remords, ne pouvait plus se pardonner à elle-même... » G.S.

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