Rivages

  • Là où nous dansions

    Judith Perrignon

    • Rivages
    • 6 Janvier 2021

    Detroit : le vacarme des usines, le son Motown sur lequel on chaloupe, les choeurs d'une communauté que l'on sacrifie sur l'autel du capitalisme... C'est aux bruits de cette ville que Judith Perrignon offre un écho dans ce roman choral fort et bouleversant.

  • C'est en 1910 que Virginia Woolf rencontra Roger Fry pour la première fois. Leurs liens amicaux, intellectuels et même familiaux furent dès lors très étroits. Au cours d'une de leurs conversations, Roger Fry avait lui-même suggéré à son amie qu'elle donne l'illustration de ses théories sur l'art du biographe en dressant son portrait littéraire. Ainsi, dans une oeuvre de maturité qui navigue entre la biographie, le portrait et le roman, Virginia Woolf a recréé la vie d'un artiste peintre et critique qui, comme elle, fut un personnage central du groupe de Bloomsbury. «La Vie de Roger Fry» est le dernier texte de Virginia Woolf publié de son vivant.

  • Troisième volume de la trilogie de Jane Smiley, «Un siècle américain», best-seller en Amérique et dans toute l'Europe. Dans ce dernier épisode avec la famille Landgon, les membres du clan doivent faire face à des changements sociaux, économiques et personnels profonds. On traverse main dans la main avec ces personnages attachants les années 80, les scandales des années 90, la montée du cynisme et la prise de pouvoir de Wall Street. Mais pour Jane Smiley, il ne s'agit jamais de se livrer à une rétrospective historique ou politique. Son prisme est celui de l'intime, de l'émotion, de la bouleversante fragilité de l'âme humaine face au monde. 

  • Dans ce nouveau livre, Vivian Gornick revient sur les auteurs qui ont marqué sa vue, lus et relus à différentes périodes. L'occasion pour elle de combiner son génie de lectrice et sa capacité à se raconter. C'est la première fois que le public français pourra apprécier un de ses talents majeurs, la critique littéraire, après avoir plébiscité son travail autobiographique. A ses côtés, on arpente sa bibliothèque intime - Colette, Duras, Doris Lessing, etc. - et, en pointillés, son existence. Un livre singulier, qui pétille d'intelligence et d'humour. 

  • Bacchantes

    Céline Minard

    Céline Minard revisite avec brio les codes du film de braquage autour de la thématique du vin pour distiller un cocktail explosif où l'ivresse se mêle à la subversion. Voilà cinquante-neuf heures que la brigade de Jackie Thran encercle la cave à vin la plus sécurisée de Hong Kong, installée dans d'anciens bunkers de l'armée anglaise. Un groupe de malfaiteurs est parvenu à s'y introduire et garde en otage l'impressionnant stock qui y est entreposé. Soudain, la porte blindée du bunker Alpha s'entrouvre. Une main gantée apparaît, pose une bouteille sur le sol. Un pied chaussé d'un escarpin noir sort de l'entrebâillement et pousse le corps de verre sur la chaussée. L'acier claque à nouveau...

  • Au cours de sa longue existence (Budapest 1929- Budapest 2019), Agnes Heller aura connu quatre systèmes différents: la société autocratique de classes, les totalitarismes nazi puis communiste, la démocratie libérale. Dans les dernières années de sa vie, forte de son expérience, elle se tourne contre le nationalisme renaissant et la démocratie illibérale. Dans ce kaléidoscope d'expériences défilent les plus grands noms de la pensée du XXe siècle, de Foucault à Derrida, d'Adorno à Löwenthal, de Jonas à Habermas, de Taubes à Bauman. Une vie intense, mouvementée, traversée par une constante et courageuse quête de liberté. Une vie intense, mouvementée, traversée par une constante et courageuse quête de liberté.

  • Dans ce nouveau roman, Barbara Kingsolver interroge la place des femmes dans la famille et dans l'histoire à travers deux héroïnes : Willa Knox, journaliste indépendante qui doit aider son fils en pleine crise existentielle et Mary Treat, scientifique émérite largement oubliée malgré sa proximité intellectuelle avec Darwin. Ce qui lie les deux femmes : un charisme irrésistible, un intense besoin de liberté et... une maison. D'une époque à l'autre, du XXIe siècle au XIXe siècle, Barbara Kingsolver dresse un portrait saisissant de vérité de l'Amérique, mêlant avec brio le romanesque et le politique. 

  • Dans le décor sauvage et grandiose des Appalaches, «Un été prodigue» tisse trois histoires de femmes. Celle de Deanna, employée par l'office des forêts, dont la solitude va être bouleversée par l'arrivée d'un jeune chasseur. Celle de Lusa, une intellectuelle qui, devenue veuve, décide de rester dans la vallée et de gagner le coeur d'une famille hostile. Celle de Nannie, enfin, dont les opinions en matière de religion ou de pesticides suscitent des querelles de voisinage. Dans ce roman foisonnant et généreux, Barbara Kingsolver traite du thème qui lui est le plus cher - le respect de la nature - avec un charme et une grâce qui suscitent l'enthousiasme.

  • La terre des femmes

    Maria Sanchez

    • Rivages
    • 4 Mars 2020

    Un livre et une femme incroyables : María Sánchez, vétérinaire, poétesse, porte-parole de territoires et d'individus oubliés, déclassés, mal-aimés. «La Terre des femmes »est un récit intime, familial, politique à sa manière, qui redonne leur place aux femmes dans le monde rural, à leurs mains, à leurs gestes. Une histoire de filiation et de destin. De transmission. Et un pas de côté pour réfléchir à nos propres vies. Phénomène en Espagne, avec plus de 6 réimpressions, le livre a enthousiasmé la critique et bouleversé les lecteurs.

  • Tout à la fois chimère, fantaisie drapée dans un réalisme saisissant, bestiaire hitchcockien et subtile fable politique, ce texte atteste du grand talent de Stéphanie Hochet. Une romancière est invitée à un festival littéraire dans le sud de la France. Après un séjour étrange dans une maison isolée en pleine campagne, elle finit par rencontrer un personnage important de la région : le maire de la ville de Marnas, Vincent Charnot. Plus qu'un édile, Charnot est une sorte de gourou, un illuminé qui voudrait marquer son époque. Il commande alors à la romancière un texte sur un sujet saugrenu : la biographie d'une espèce disparue depuis plusieurs siècles, l'aurochs, animal préhistorique emblématique des chefs-d'oeuvre de l'art pariétal, qui a fasciné les nazis, lesquels tentèrent en vain de le ressusciter. Elle devient vite le rouage d'une machination qui la dégoûte autant qu'elle la fascine... 

  • Pacifique

    Stéphanie Hochet

    • Rivages
    • 4 Mars 2020

    Dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale, sur un porte-avions de l'empire du Japon, le soldat Kaneda s'apprête à mourir. Il a pour mission de s'écraser contre un croiseur américain. Ainsi il contribuera à l'éradication de l'homme occidental, l'ennemi civilisationnel, l'ennemi intime. Mais Isao Kaneda doute. Il pressent que la guerre est perdue et que son sacrifice ne sauvera pas le pays. Isao devra puiser dans son passé, dans son éducation et les coutumes ancestrales pour trouver la force d'aller jusqu'au bout. Le matin du départ, il exécute les ordres et monte à bord de son chasseur Zero. En plein vol, une avarie l'oblige à atterrir en urgence sur une petite île de l'archipel. Alors, loin de la guerre, au coeur d'une nature éternelle et divine, le mot pacifique prendra tout son sens...

  • Les altruistes

    Andrew Ridker

    • Rivages
    • 28 Août 2019

    Andrew Ridker, 25 ans, est la nouvelle sensation du roman américain. Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d'un Franzen pour les portraits de famille et l'esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d'autres...), il le fait avec un sens de l'humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d'une époque tiraillée entre deux aspirations contradictoires : l'individualisme triomphant et l'empathie nécessaire. De ce combat entre les cyniques et les candides, Ridker a fait un roman aussi drôle qu'attachant. Une révélation qui a suscité l'engouement de 9 éditeurs français. Bataille remportée par Rivages. 

  • Après le succès d'«Attachement féroce», Vivian Gornick revient avec un deuxième récit autobiographique. Elle arpente toujours la ville et ses souvenirs. Mais à présent, sa mère n'est plus. Vivian déambule seule dans cette New York qui lui sert de confidente, d'amie et d'inspiration. Un grand livre sur l'identité, la solitude et la vieillesse.

  • Le nom de Virginia Woolf est indissociable du quartier de Bloomsbury. Mais ses promenades dans Londres dépassaient de loin ce cadre étroit. On se souvient des rues bruyantes parcourues par Clarissa Dalloway pour aller chercher - elle-même - ses fleurs, et des cloches de Big Ben que l'on entend, de près ou de loin, sonner les heures, de Westminster à Bond Street. Romancière de génie, Virginia Woolf était aussi une essayiste prolifique. Les quinze essais proposés ici portent la trace de sa connaissance intime de la capitale, de son regard amusé ou amoureux. Dans ces textes de détails sur des quartiers bien précis (Hampstead ; Wembley ; Bloomsbury ; Oxford Street) ou des vues d'ensemble (« En avion au-dessus de Londres »), retrouve toute son intelligence du contemporain, son regard humaniste et son sens aigu du style. Edition illustrée et complétée par des cartes des différents quartiers.

  • David Lodge nous fait l'honneur de publier 2 nouvelles inédites pour célébrer la nouvelle édition de «L'Homme qui ne voulait plus se lever», un des best-sellers de la maison, avec plus de 116 000 exemplaires vendus. Dans ce recueil, on retrouve la quintessence du talent de Lodge : le sens de l'observation aiguisé, le génie de la comédie de moeurs, les personnages attachants et hilarants... 

  • Becky, Harry, Leon. Ils sont jeunes, hésitent entre le cynisme et le besoin éperdu d'utopie. Chacun a des rêves, des aspirations, que la ville nourrit et feint d'encourager pour mieux les broyer. Ce roman résonne des bruits et du rythme de notre époque, dans la prose incandescente de Kate Tempest, star du hip-hop, poétesse et artiste déjà légendaire à 30 ans à peine, admirée par Virginie Despentes, Lola Lafon ou Don DeLillo. Best-seller international, ce livre impose la jeune Anglaise comme une voix majeure de la scène littéraire d'aujourd'hui. 

  • Dans le monde de Shirley Jackson, rien ne paraît sortir de l'ordinaire. De petites villes, des couples, des maisons, des  gens qu'on croise dans le bus ou chez l'épicier.  Au premier abord, tout est normal. Puis un détail sème le doute. Un autre fait tout déraper vers des zones noires et troubles, qui suscitent une profonde inquiétude chez le lecteur. Voici une douzaine de nouvelles entièrement inédites, toutes plus déstabilisantes les unes que les autres, ainsi que le chef-d'oeuvre de Jackson, «La Loterie» (adapté par Miles Hyman sous forme de roman graphique), dans une nouvelle traduction. 

  • Un homme court à travers la campagne pour échapper aux chiens qui ont flairé sa piste et à l'hélicoptère qui tourne dans le ciel. Le fuyard s'appelle Parker, il vient de braquer une banque. Au sommet d'une colline, il tombe sur un inconnu en tenue de chasseur qui le fait monter dans sa voiture et l'emmène chez lui par des chemins forestiers, échappant ainsi aux barrages de la police. Lindahl - c'est le nom du chasseur - vit dans un garage converti en habitation. L'intérieur est sommairement meublé. Sur le poste de télévision allumé en permanence, trône une grande cage abritant un perroquet. Lindhal est un homme en colère et il voit en Parker l'occasion d'assouvir une vengeance. La présence de Parker va bouleverser sa vie à un point qu'il n'imaginait pas. « Qu'est-ce qui peut expliquer que ces romans soient si plaisants à lire (ou à relire) ? Au final, c'est Parker. Même quand on sait ce qu'il va faire, c'est tout simplement fascinant de le regarder faire. » (Lawrence Block) « Les romans consacrés à Parker, le professionnel du crime, sont à mon avis des chefs-d'oeuvre qui transcendent la fiction policière pour la hisser au rang de littérature. » (John Banville)

  • 1917, quelque part dans la campagne anglaise. Anna Whig, bourgeoise lettrée, mère d'un petit garçon de deux ans, Jack, persuade son mari Edward d'embaucher par courrier pour sa garde d'enfant une certaine George (comme George Eliot, pense-t-elle). Le jour où elle va chercher George à la gare, elle découvre qu'il s'agit d'un homme. Celui-ci va faire preuve d'un réel instinct maternel à l'égard de l'enfant, et finira pas susciter la jalousie d'Edward, qui pressent l'amour naissant entre George et Anna.
    Dans ce roman à la fois pudique et tourmenté, Stéphanie Hochet traite avec beaucoup de finesse le thème de l'ambiguïté sexuelle, avec son lot de non-dits et de paradoxes, dans ce cadre post-victorien qui rappelle tant Virginia Woolf, tout en restituant le climat d'inquiets atermoiements qui régnait en Angleterre lors de cette période troublée.

  • Construite par un riche industriel du XIXe siècle, Hill House est à l'image de son créateur: labyrinthique, monstrueuse, ténébreuse à souhait. De plus, on la dit hantée. Fasciné par les phénomènes paranormaux, le docteur Montagu invite des sujets réceptifs au surnaturel à passer l'été à Hill House afin de mener une enquête. Une enquête qui va tourner au cauchemar...

  • Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles sont mères avant d'apprendre leurs tables de multiplication. Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. Mais, dans le désert de l'Oklahoma, sur le parking d'un bar, elle trouve une petite Indienne. Ce mystérieux cadeau du destin va changer radicalement son existence.

  • Dans les Appalaches, au coeur de la forêt, Dellarobia Turnbow aperçoit une lumière aveuglante. La vallée semble en feu. Mais ces reflets rougeoyants n'ont rien à voir avec des flammes. Ce sont les ailes de centaines de milliers de papillons qui recouvrent le feuillage des arbres.
    Cette étrange apparition devient un enjeu collectif : la communauté religieuse de la ville y reconnaît un signe de Dieu, quand certains scientifiques invoquent une anomalie climatique. Toute l'Amérique se met à observer ce coin isolé, ancré dans les traditions rurales : Dellarobia comprend que de simples papillons vont bouleverser sa vie, et peutêtre l'ordre du monde.

  • « Suis-je snob ? » : de cette question cruciale, la géniale romancière a fait le thème d'une méditation joyeuse et enlevée, exposée à la fin des années trente devant ses amis du Memoir Club. La réponse, évidemment, est affirmative. Car l'acuité du regard de Virginia Woolf impose tout autant à ses romans une sévère critique sociale qu'à sa vie une vigilance absolue en matière de goût.
    L'esthétique de l'existence, que Wilde faisait jouer contre la morale, prend chez elle la valeur absolue d'une exigence à l'égard du réel. Tout alors se réenchante : des « Réflexions sur une voiture » à celles sur « La nouvelle robe », les autres textes qui composent ce volume montrent Virginia Woolf qui laisse libre cours à ses émotions de jeune fille, tout en maîtrisant pleinement son art d'écrivain. Et pourquoi pas ? L'émerveillement ici n'est pas celui d'une consommatrice moderne et ne s'attache pas aux objets ; il signale l'agrandissement du champ de l'expérience. « Le rire, l'humour et la comédie » lui donnent le ton. C'est ainsi qu'avec les instruments de la fiction comme de la théorie, Woolf volette autour de toutes choses, s'enthousiasme, s'extasie, et termine en contemplant en face « La Mort du Papillon ».

  • Composé autour d'un « impubliable fragment » pornographique retrouvé en 2001, ce recueil de textes entièrement inédits en français explore la découverte, par la grande auteure de nouvelles fantastiques, des merveilles du sexe nu. Dans les pages de « Beatrice Palmato », Edith Wharton signe une scène unique, mais incandescente, qu'elle complète par un résumé plus audacieux encore. « J'ai dans la manche, se vantait-elle mystérieusement, un synopsis d'inceste qui ferait passer [tous les livres contemporains] pour des comptines de jardin d'enfants. » À cette lumière, les nouvelles « L'ermite et la sauvageonne » et « Le prétexte » révèlent des nuances rares, comme si depuis toujours, l'écriture de Wharton avait langui d'évoluer dans la splendeur aveuglante des enchantements charnels.
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