Phebus

  • Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.

    Dans ce nouveau roman, la célèbre romancière danoise Helle Helle dit simplement et avec humour la croisée des chemins, les petits bruits de la forêt et les battements du coeur - mais aussi la fatigue, l'effroi, l'angoisse d'un jogging ordinaire qui vire au cauchemar.

  • S'appuyant sur des témoignages et des archives, F Cloarec reconstitue le parcours chaotique de M Storr (1911-1976). Dessinateur autodidacte, il imagina ses propres villes et sa propre vie en créant une série de cités utopiques fourmillant de détails. Une exposition consacrée à cet artiste est organisée en octobre 2010 au Musée des arts modestes de Sète.

  • Si loin de vous

    Nina Revoyr

    • Phebus
    • 7 Mai 2009

    1964 : Au crépuscule de sa vie, Jun Nakamaya, qui fut au début du XXe siècle une star du muet, est tiré de sa retraite par un jeune scénariste. Premier acteur japonais à se produire à Hollywood, Jun connut l'excitation des débuts du cinéma, les fêtes fastueuses sur Sunset Boulevard, la passion de quelques comédiennes et l'hystérie des fans. avant d'être confronté à la montée du racisme et à la fin des films muets. Est-ce pour ces deux raisons que sa carrière fulgurante s'arrêta brutalement en 1922 ?
    Le scénariste et son producteur aimeraient faire tourner Jun de nouveau, mais celui-ci se montre très réticent, redoutant que son retour à la lumière ne remue la Lire la suite...

  • Agnès va mourir

    Renata Viganó

    • Phebus
    • 26 Mars 2009

    Roman néoréaliste, Agnès va mourir frappe par sa puissance et son authenticité. Inspiré de l'expérience de résistante de son auteur, il suscita dans l'Italie de 1949 de vives polémiques à l'instar de nombreux récits publiés si tôt après la guerre. Il fait aujourd'hui figure de classique., au même titre que La Storia d'Elsa Morante. Il est habité par le personnage d'Agnès, une femme simple, une femme forte que le combat va révéler. Cette lavandière mène une vie sans histoire jusqu'au jour où son mari., communiste est déporté par les Allemands. Elle rejoint alors les partisans, pour lesquels elle se dévoue tout entière et devient une véritable mère...

  • Ici et à jamais

    Sue Woolfe

    • Phebus
    • 13 Mars 2008

    Ils sont père et fille. Il est peintre et a été célèbre, elle est son apprentie, son souffre-douleur, sa créature. Il a connu la chute, emprisonné pour le meurtre de sa femme, artiste peintre au moins aussi talentueuse que lui, et secrètement révoltée contre son pouvoir malsain. Libéré, il est retourné vivre auprès de sa fille, toujours aussi violent, aussi exigeant, aussi injuste envers elle. Véritablement sous son emprise, celle-ci voit en lui à la fois un dieu et un démon. Mais tous deux partagent plus qu'un lien de filiation et de dépendance mutuelle:un terrible secret...

  • Qui est la mystérieuse nouvelle locataire de Wildfell Hall ? On ne sait pas d'où vient cette artiste qui se fait appeler Mrs Graham, se dit veuve et vit comme une recluse avec son jeune fils. Son arrivée
    alimente toutes les rumeurs dans la petite communauté et éveille l'intérêt d'un cultivateur, Gilbert Markham. Celui-ci réussit à se lier d'amitié avec Mrs Graham. Naît entre eux un amour qu'elle
    refuse de toutes ses forces. La famille de Gilbert est opposée à cette relation et petit à petit, Gilbert lui-même se met à douter de sa secrète amie. Pourquoi un voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si
    jalousement sur elle ? Entretiendraient-ils une liaison ? Après que les deux hommes se sont battus, Mrs Graham confie son journal à Gilbert pour lui apprendre qui elle est vraiment et ce qu'elle a fui.
    Celle qui s'appelle en réalité Helen Huntingdon s'est mariée très jeune à un bel homme aussi fascinant que dépravé, Arthur (ce personnage tient autant de Lord Byron que de Branwell, le frère
    d'Anne). La pieuse Helen espérait que son amour guérirait Arthur de ses penchants pour l'alcool et les femmes, mais ceux-ci n'ont fait que s'aggraver. Elle a pris la courageuse et scandaleuse
    décision de quitter son foyer le jour où elle a découvert qu'Arthur inculquait à leur jeune fils ses mauvaises habitudes. Elle a alors trouvé refuge dans le village où résidait son propre frère, Frédérick.
    Après la mort d'Arthur - et quelques rebondissements -, Helen et Gilbert pourront convoler en justes noces.

  • On sait désormais qu'Elizabeth Crane a une prédiclection pour les personnages déjantés, cruels, pervers et d'une foudroyante lucidité sur eux-mêmes et leurs contemporains. Dans son nouvel opus, Banana Love, la tension et l'humour montent d'un cran, sinon de dix. La plume carnassière de Crane croque des couples dont l'enfer est le quotidien, des handicapés participant à un show télévisé, une insignifiante épouse se muant en zombie, un artiste peintre qui se rend compte que les couleurs ont disparu du monde, une fille obsédée par l'odeur du citron, un type qui ne supporte pas les bananes... Banana Love est donc du pur Crane : féroce à souhait. Absolument hilarant.

  • Marion Campbell, blonde directrice d'une agence de voyages au Cap, mène une vie assez solitaire, entrecoupée de visites à son vieux père, John. La découverte d'un portrait déclenche en Marion une vague de souvenirs perturbants et confus. Les traits de cette femme noire lui rappellent vivement ceux de Tookie, la bienveillante servante qui s'occupait d'elle enfant. Tookie jouait un rôle peu conforme à celui d'une domestique dans la maisonnée, et notamment auprès de la mère de Marion, la distante et rigide Helen. Marion en a l'intuition: elle ignore quelque chose à propos de sa propre identité et Tookie est l'une des clés de l'énigme... Les hypothèses se bousculent dans sa tête: aurait-elle été adoptéeoe aurait-elle un lien de parenté avec Tookieoe Par le truchement de son émouvante enquête familiale, puis d'un narrateur omniscient adoptant le point de vue de la défunte Helen, et enfin des confessions de John, les secrets du passé sont dévoilés. Dans le contexte de l'Apartheid, les Noirs Helen et John avaient formé le rêve de changer de couleur. Leur carnation particulièrement claire leur aura permis de se constituer après leur mariage une fausse identité blanche: un jeu de dupes qu'ils auront payé le prix fort, rompant avec leurs familles, leurs amis et leur religion, rechignant à faire un enfant, se surveillant sans cesse et nourrissant l'angoisse d'être un jour démasqués. Une vie de mensonges et de cruels efforts qui n'aura valu d'être vécue que pour assurer l'avenir de Marion.

  • De ses mains

    Harding Dr

    • Phebus
    • 27 Septembre 2007

    Publié anonymement dans la revue Atlantic Monthly en avril 1861, Life in the Iron Mills (De ses mains) fit sensation. Il est considéré par de nombreux spécialistes comme un texte clé qui marqua la fin du romantisme et le début du réalisme dans la littérature américaine. Son naturalisme annonce l'oeuvre de Zola.
    Le premier récit de Rebecca Harding Davis est ancré dans le site sidérurgique de Wheeling (Virginie occidentale). La narratrice (qui est sans doute l'auteur elle-même) adopte volontairement le point de vue des ouvriers. Elle présente des êtres misérables et exténués, au corps rompu par le labeur, à l'esprit embrumé par la poussière et les vapeurs d'alcool, mais vibrants d'humanité. Le héros de cette histoire, Hugh Wolfe, jeune homme d'origine galloise, partage un logement étroit et crasseux avec son père et sa cousine bossue. Il travaille le métal en fusion dans une fonderie qui borde la rivière Ohio. Avec les résidus - de couleur chair - il sculpte des statues très réalistes. L'une de ses créations, une femme grandeur nature, attire l'attention de bourgeois en visite. Leurs réflexions condescendantes - ils se demandent comment une statue aussi fascinante peut être l'oeuvre d'un ouvrier sans instruction - éveillent à la fois la conscience politique et les espoirs de Hugh. Mais ses admirateurs entretiennent ses espoirs sans pour autant lui offrir d'aide concrète. Une série de décisions malheureuses précipitent la fin tragique de Hugh.

    L'écrivain et journaliste Rebecca Harding (1831-1910) est considérée comme la pionnière du réalisme littéraire aux États-Unis. Sa famille, établie à Wheeling en 1836, a été le témoin de la rapide transformation de la petite ville en cité ouvrière. Cela a fortement influencé la vision et les thèmes que l'auteur développa plus tard dans son oeuvre. Ses nouvelles furent saluées par les cercles littéraires de l'époque et connurent un large succès. Plume engagée, Rebecca Harding Davis collabora au New York Tribune et au New York Independant.

    Le premier roman naturaliste, un classique des lettres américaines!
    Un document exceptionnel sur la condition ouvrière au XIXe siècle, doublé d'une réflexion originale sur le statut d'artiste.


  • Unes

    Martine Roffinella

    • Phebus
    • 7 Octobre 2005

    Nina, la " dominante ", ne veut pas seulement séduire Doris - qui ignore encore quelle sera tout à l'heure la " dominée ".
    De leur rencontre érotique, Martine Roffinella ne dissimule rien : aucun geste, aucune parole, aucun fantasme - car les fantasmes, ces trésors par excellence cachés, inavoués, ne demandent à l'heure de l'amour qu'à être anis dans la lumière la plus crue, à se dire et à se montrer. Partage de l'inavouable. Conçu comme une lente montée vers le plaisir, Unes voudrait rappeler - Martine Roffinella y tient, quitte à choquer la bonne conscience féministe de ses soeurs - que l'acte d'amour entre deux femmes ne se différencie en rien de celui qui lie à l'ordinaire un homme et une femme.
    Et que la " petite mort " n'est pas le privilège des garçons.

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