Libretto

  • Un homme tombe amoureux fou d'un visage, ou plutôt du mystère que celui-ci révèle ou dissimule, c'est selon. Récit de la fureur qu'engendre le désir, cette quête ne peut avoir d'autre issue que tragique. Si le plaisir se partage, le désir, comme la folie, est voué à la solitude. Et cette boîte en os dont on rêve ici de forcer la serrure n'est autre que le crâne humain qui ne laisse échapper aucun de ses secrets.
    Ce livre paru en 1941 est longtemps resté dans l'ombre. En 1984, Phébus le remet en lumière. La presse de l'époque déclare, déjà, son émerveillement.

  • Janina Doucheyko, ingénieure en retraite, enseigne l'anglais dans une petite école et s'occupe, hors saison, des résidences secondaires de son hameau au coeur des Sudètes. Elle se passionne pour l'astrologie et pour l'oeuvre de William Blake, dont elle essaie d'appliquer les idées à la réalité contemporaine. Aussi, lorsqu'une série de meurtres étranges frappe son village et les environs, y voitelle le juste châtiment d'une population méchante et insatiable. La police enquête. Règlement de comptes entre demi-mafieux dus aux trafics frontaliers avec la Tchéquie ? Les victimes avaient toutes pour la chasse une passion dévorante. Quand Janina Doucheyko s'efforce d'exposer sa théorie - dans laquelle entrent la course des astres, les vieilles légendes et son amour inconditionnel de la nature -, tout le monde la prend pour une folle. Mais bientôt, les traces retrouvées sur les lieux des crimes laisseront penser que les meurtriers pourraient être... des animaux !

  • La sorcière d'Exmoor

    Margaret Drabble

    • Libretto
    • 15 Septembre 2011

    LE LIVRE :
    Frieda Haxby, romancière et excentrique vieille dame, a du mal à supporter la normalité de ses contemporains. Déçue par les méfaits et une société qu'elle rejette en bloc, elle a tout quitté pour s'installer dans une demeure délabrée, totalement isolée et accrochée à la falaise au bout d'un pays perdu nommé l'Exmoor. Les membres de sa famille, dignes représentants de la bourgeoisie anglaise, voient leur univers se fissurer quand ils découvrent que la vieille dame indigne joue avec de surprenants secrets dont la révélation pourrait radicalement changer leur ordinaire.

    " Un vrai bonheur de lecture. " FLORENCE NOIVILLE, LE MONDE.

    " Cette satire féroce se lit avec délectation. " C. J., LE NOUVEL OBSERVATEUR AUTEUR :
    Margaret Drabble est née en 1939 à Sheffield, Yorkshire. Auteur de nombreux romans, Le Point de glace (Stock, 1979), Le Milieu de la vie (Stock, 1981), La Phalène (Phébus, 2003), La Voie radieuse (Libretto n° 158, 2004), La Mer toujours recommencée (Phébus, 2008), elle est aujourd'hui considérée, des deux côtés de l'Atlantique, comme l'une des romancières majeures de sa génération.

  • Edgar et Blanche Gaveston mènent une existence paisible, rythmée par les repas et le thé, entourés de leurs enfants, Justine, Mark, Clement, Aubrey, et de Dudley, le frère célibataire d'Edgar. Mais des événements inattendus ne tardent pas à troubler cette belle ordonnance : Dudley annonce un beau matin qu'il hérite une fortune de son parrain, et que Maria Sloane, une amie de la famille, vient passer quelques jours parmi eux. Alors, le statu quo se fissure peu à peu, entraînant drames et bouleversements. Dans ce huis clos familial publié en 1939, où tous les rapports sont des rapports de force, il n'est question que d'argent, et de variations sur le thème « la véritable générosité consiste à recevoir, et non à donner ». La romancière scrute les personnages avec une plume d'une modernité inouïe, dépourvue de toute fioriture, où le dialogue sert à faire passer la cruauté masquée derrière la banalité de la vie quotidienne.

  • Le jour enseveli

    Rosamond Lehmann

    LIVRE : Deux soeurs se retrouvent après de nombreuses années de silence, et la
    rencontre s'annonce douloureuse. Toutes deux ont aimé le même homme. Il vient
    de mourir. Et l'ombre de ce dernier ne cesse d'obscurcir ces retrouvailles
    placées sous le signe d'une pénible recherche de la sincérité. L'une tente
    désespérément de sauver les apparences derrière lesquelles elle a camouflé le
    vide de sa vie, l'autre voudrait avouer le tourment autodestructeur qui la
    ronge et qui l'a conduite à la marginalité. Sur le thème indémodable de la
    confusion des sentiments, Rosamond Lehmann trace des portraits tout en finesse
    de personnages complexes, profondément insatisfaits, à qui leur vie échappe
    d'une façon ou d'une autre. AUTEUR : Découverte en 1927 avec Poussière (Phébus,
    «Libretto», 2009), évocation pleine d'ambiguïté des souffrances et des amours
    de l'adolescence, Rosamond Lehmann (1901-1990) sera jusque dans les années
    soixante l'une des romancières anglaises les plus lues de par le monde.

  • Metisse blanche

    Kim Lefevre

    • Libretto
    • 17 Janvier 2008

    Fruit des amours illégitimes d'une Tonkinoise et d'un militaire français qui l'abandonne, la petite Kim naît à Hanoi à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Cette naissance marque la mère du sceau de l'infamie, de la transgression raciale et de la collaboration avec le colonisateur. La petite fille puis l'adolescente doit, elle, surmonter la triple difficulté d'être femme (un proverbe vietnamien dit "Cent filles ne valent pas un garçon"), bâtarde et métisse pour conquérir son indépendance. Deux grandes figures de femmes, placées sous le signe de l'opprobre mais conquérantes, se dessinent ainsi. Dans cette poignante autobiographie qui avait connu un succès fulgurant lors de sa sortie (Éditions Bernard Barrault, 1989), l'auteur revient sur les vingt premières années de son existence au Viêt-Nam, avant son départ salvateur pour la France. À une époque où le métissage n'était pas perçu comme une richesse mais comme une "monstruosité", la jeune Kim a dû faire face à nombre de quolibets, de rejets - y compris par sa propre famille -, et à la fascination malsaine qu'elle inspirait aux hommes. Ni jaune ni blanche, elle décrit avec autant de sensibilité que d'intelligence ce douloureux "entre-deux".

  • Le secret des soeurs Brontë ? Leur frère Branwell. La clé de leur précocité inouïe, de leur imaginaire étrangement porté vers toutes les fièvres ? Branwell encore. Leur lien ? L'amour jaloux quelles ne cesseront de vouer à ce frère maudit mais préféré à elles, qui leur avait insufflé son génie et qui, parvenu à l'âge adulte et avant depuis belle lurette brûlé toutes ses cartouches, n'eut plus que la force de se détruire (le beau et inoubliable Heathcliff des Hauts de Hurlevent, c'est lui). Branwell est le prince des Brontë. Déchu, car ses soeurs, elles, peuvent mettre en oeuvre leur talent quand lui peine à créer. Il est le grand sacrifié des Brontë, la part d'ombre de cette famille. L'ouvrage de Daphné Du Maurier (1960) est à la fois une étude formidablement documentée et le plus troublant des romans vrais.

  • Moi, Marina la Malinche (première édition : Lattès, 1994) se présente comme une biographie romancée du personnage historique de la Malinche, indienne qui devint la compagne d'Hernan Cortès et son alliée dans la conquête du Mexique au XVIe siècle. À l'embouchure du fleuve Tabasco, Cortès et ses troupes se heurtèrent à une tribu d'Indiens hostiles. Une fois vaincus, ceuxci leur offrirent des vivres, des bijoux, des tissus et un groupe de vingt esclaves. Parmi eux, se trouvait Malintzin, que les Espagnols appelèrent Marina, une femme d'exception qui allait se révéler déterminante dans la conquête du Mexique, de par sa grande intelligence, sa capacité à parler les langues maya et náhuatl, sa connaissance de la psychologie et des coutumes indiennes et sa fidélité indéfectible envers les Espagnols. Sans elle, il est possible que la conquête ait pris dix ou vingt ans de plus et se soit révélée beaucoup plus meurtrière pour les Espagnols. La Malinche fut l'interprète, la conseillère et l'amante de Cortès, à qui elle donna un fils, Martín, appartenant à la première génération de métis mexicains. Haïe des indiens, trahie par Cortès et oubliée des Espagnols, Marina tira un bilan amer de sa participation à la colonisation du Nouveau Monde. Ce récit à la première personne donne une voix à Marina, une figure du XVIe siècle aussi fascinante que controversée, devenue le symbole de la traîtrise féminine dans le monde latino-américain. Kim Lefèvre, riche de sa propre histoire, dresse le portrait sensible et lucide d'une femme écartelée entre deux cultures patriarcales et ethnocentriques au moment de la rencontre coloniale.

    Enfant d'une mère vietnamienne et d'un père militaire français qu'elle n'a pas connu, Kim Lefèvre est née en 1935 fille, bâtarde et métisse : un triple handicap au Viêt Nam au temps de la colonisation française. Métisse blanche (éd. Bernard Barrault, 1989 - 35 000 ex. vendus) raconte les vingt-cinq premières années de sa vie tandis que Retour à la saison des pluies (1990) évoque son retour au pays natal après trente ans d'exil. En outre, Kim Lefèvre traduit en français l'oeuvre de romanciers vietnamiens contemporains tels Duong Thu Huong et Nguyên Huy Thiêp.

  • Une anglaise non-conformiste et risque-tout se lance sur les pistes du mexique profond - lequel vit encore (on est dans les années 50) comme au temps de zapata et de pancho villa.
    Le voyage est mouvementé, la dame n'a pas les veux dans sa poche, et déploie un talent particulièrement acidulé à l'évocation de tout ce qui la choque, la révolte, la séduit - beaucoup de choses, finalement, arrivent à la séduire (et d'abord la cuisine). et pour parachever le tout. voici que don otavio vient nous ouvrir sa porte : une visite que le lecteur n'est pas près d'oublier. un classique absolu de la littérature voyageuse.

  • La voie radieuse

    Margaret Drabble

    • Libretto
    • 14 Février 2004

    Publié en 1987 (et l`année suivante en traduction française).
    La voie radieuse est sans doute le roman le plus ambitieux de margaret drabble -celui en tout cas qui a conquis le plus large public. la descente aux enfers d'une femme à qui tout jusque-là semble avoir réussi. un classique de la quête de soi et la démolition sans pitié de cette construction en trompe-l'oeil qu'on appelle le succès.

  • Suite (et fin) de consuelo, ce roman de la musique que les français ont si peu lu et qui est pourtant, aux côtés de la correspondance, l'évident chef-d'oeuvre de george sand : le plus russe des romans français selon dostoïevski, amoureux inconditionnel du livre.

    Après venise et ses fastes rococo, la cour de vienne à l'époque de porpora et de haydn, c'est au terrible frédéric ii de prusse que s'affronte à présent consuelo, la petite tsigane qui n'a que sa voix pour fortune. elle connaîtra les prisons de ce despote qui se pique de protéger les arts, bravera mille dangers, et se retrouvera enfin dans sa chère bohème, près du comte albert de rudolstadt - à la fois l'ami, l'amant mystique, l'époux.
    Et son initiateur aux mystères de la fraternité des invisibles.
    Le climat de cette fin de partie, oú l'aventure rejoint une fantasmagorie nimbée de gnose maçonnique, évoque le mozart de la fin : celui de la flûte enchantée et du requiem. on songe aussi à hoffmann, et aux pages romantiques de goethe : le philosophe alain n'hésitait pas à voir dans la comtesse de rudolstadt une sorte de wilhelm meister français.

  • Consuelo

    George Sand

    Dans les années où éclosent, en Europe, les forces qui renverseront l'Ancien Régime, à Venise, une jeune femme, Consuelo, fille d'une pauvre chanteuse bohémienne, apporte au théâtre, avec sa voix exceptionnelle, son génie.
    Roman historique, roman d'amour, roman musical, composé sans plan, au fil de la plume, chaque mois, pour paraître en feuilleton, en 1842, dans la Revue indépendante que George Sand venait de fonder avec le socialiste Pierre Leroux et Louis Viardot, Consuelo est aussi l'oeuvre où l'auteur exprime le plus librement, et fortement, sa conception de l'histoire.
    Ce « roman de formation » incarne le désir de connaissance des femmes.
    Ici est mise en voix la nouvelle vénitienne qui fut la matrice du roman et de sa suite, La comtesse de Rudolstadt.

  • Elle

    Martine Roffinella

    • Libretto
    • 28 Janvier 1999

    À l´âge où naissent les désirs, une jeune lycéenne s´éprend de sa professeure de français. Durant trois ans, elle va l´observer, employer son énergie à lui cacher son ardeur amoureuse, l´attendre. Un temps bien long, quand les sens sont en émoi, le plaisir sans cesse différé. Lorsque l´enfant devenu femme se livrera, la violence des sentiments exprimés sera à la mesure de la retenue qui aura précédé l´aveu.

    Elle, encensé par Bernard Pivot sur le plateau d´Apostrophes, fit scandale à sa publication en 1988. C´est aujourd´hui un classique de la littérature amoureuse.


     

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