Librairie Generale Francaise

  • « Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

  • Corentin, personne n'en voulait. De foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu'au jour où sa mère l'abandonne à Augustine, l'une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l'aïeule, une vie recommence.
    À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n'en finit pas d'assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps. Quelque chose se prépare.
    La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Guidé par l'espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d'un monde désert, et la certitude que rien ne s'arrête jamais complètement.

  • « Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre. ».
    Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise qui fut exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit les dérives d'une époque et d'un microcosme littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.

  • A six ans, tandis que l'Angleterre s'incline devant le roi George VI décédé, Mary Ward, fille d'un fermier du Suffolk, comprend que, malgré les apparences, elle n'est pas une petite fille. Dès lors, elle s'efforcera de devenir Martin, un garçon hardi, tendre et viril. Au fil des années, elle poursuit son rêve, du Suffolk à Londres, de l'Angleterre des Beatles à l'Amérique profonde. Rêve impossible ? Peut-être.
    Mais ceux qui l'entourent, de sa grand-mère, morte en planeur, à Walter, le garçon boucher qui veut devenir chanteur de country, ne sont-ils pas eux aussi à la recherche de leur royaume interdit ?

  • Elles avaient tout : la beauté, l'intelligence, l'élégance, la fortune. En épousant les richissimes Onassis et Niárchos, elles ont cru atteindre leur idéal. Elles ignoraient que ces séducteurs, hommes d'affaires redoutables et ennemis jurés, ne vénéraient qu'un dieu : l'argent.
    De New York et Paris aux somptueuses villas de la mer Égée, les soeurs Livanos illuminent les soirées de la jet-set. Elles se jalousent, s'adorent, se détestent tandis que leurs maris s'affrontent à coups de pétroliers, de palais, d'oeuvres d'art, de manipulations politiques ou mondaines. Mais, derrière les flashs des paparazzis et les sourires envoûtants de Jackie Kennedy, Maria Callas, Gianni Agnelli ou Marilyn Monroe, un drame se joue.

  • Shirin a huit ans quand, au lendemain de la révolution islamique en Iran, elle s'installe à Paris avec ses parents pour y retrouver sa famille maternelle. Dans cette tribu de réfugiés communistes, le quotidien n'a plus grand-chose à voir avec les fastes de Téhéran. Shirin découvre que les idéaux mentent et tuent ; elle tombe amoureuse d'un homme cynique ; s'inquiète de l'arrivée d'un petit frère oedipien et empoisonneur ; admire sa mère magicienne autant qu'elle la méprise de se laisser humilier par ses redoutables soeurs ; tente de comprendre l'effacement de son père... et se lie d'amitié avec une survivante de la Shoah pour qui seul le rire sauve de la folie des hommes.
    Ce premier roman teinté de réalisme magique nous plonge au coeur d'une communauté fantasque, sous l'oeil drôle, tendre, insolent et cocasse d'une Zazie persane qui, au lieu de céder aux passions nostalgiques, préfère suivre la voie que son désir lui dicte. L'exil oserait-il être heureux ?

  • Eszter est une comédienne célèbre. Pourtant, les frustrations de son enfance renaissent et s'exacerbent quand elle découvre qu'Angela, la petite fille trop parfaite de son village natal, est l'épouse de l'homme qu'elle aime. Dès lors, la rancoeur et l'amertume seront ses compagnes diaboliquement fidèles.
    Le Faon dit la jalousie, plus encore, la haine, vécues comme un maléfice, à l'égard d'un être qui symbolise tout ce que la jeune femme n'a jamais connu. Eszter se confesse et expie dans un monologue intense, tranchant, étrange vocifération qui grave le portrait d'une femme possédée par la fureur et ses pulsions.

  • Née à Dublin au début des années 1940 dans une famille de neuf enfants, Nuala O'Faolain se décrit comme « l'lrlandaise type : une pas grand-chose, issue d'une longue lignée de pas grand-chose, de ceux qui ne laissent pas de traces ». Devenue chroniqueuse à l'lrish Times, après un brillant parcours universitaire et journalistique, elle raconte ici, avec simplicité, spontanéité, humour et beaucoup de modestie, comment elle n'est pas devenue une Irlandaise type. Ce n'est cependant pas une success story, bien au contraire : au fil des aventures sentimentales sans lendemain, des plongées dans l'alcool, elle dit avec une honnêteté scrupuleuse son extrême solitude, son incapacité à se détacher du modèle maternel et l'impossibilité de trouver l'âme soeur qu'elle cherche avec un sentimentalisme souvent à l'opposé d'un féminisme exacerbé... Avec ses contradictions (qu'elle pointe avec humour), ses doutes, ses enthousiasmes, ses excès, ses souffrances et ses passions, Nuala O'Faolain construit un livre qui est davantage qu'une histoire individuelle.
    On s'est déjà vu quelque part ? lui a valu en Irlande et dans le monde entier la reconnaissance d'un nombre considérable de lecteurs qui la reçoivent comme leur alter ego.

  • Tu étais libre et sauvage. D'une beauté à couper le souffle. Tu n'étais plus une enfant, pas encore une adulte quand tu enflammas la pellicule du Dernier Tango à Paris, un huis clos de sexe et de violence avec Marlon Brando.
    Tu étais ma cousine. J'étais une petite fille et tu étais célèbre. Tu avais eu plusieurs vies déjà et de premières fêlures. Tu avais quitté ta mère à quinze ans pour venir vivre chez mes parents. Ce Tango marquait le début d'une grande carrière, voulais-tu croire. Il fut le linceul de tes rêves. Tu n'étais préparée à rien, ni à la gloire, ni au scandale. Tu as continué à tourner, mais la douleur s'est installée.
    V. S.

  • Antonia est mariée sans amour à un bourgeois de Palerme, elle étouffe. À la mort de sa grand-mère, elle reçoit des boîtes de documents, lettres et photographies, traces d'un passé au cosmopolitisme vertigineux. Deux ans durant, elle reconstruit le puzzle familial, d'un côté un grand-père juif qui a dû quitter Vienne, de l'autre une dynastie anglaise en Sicile. Dans son journal, Antonia rend compte de son enquête, mais aussi de son quotidien, ses journées-lignes. En retraçant les liens qui l'unissent à sa famille et en remontant dans ses souvenirs d'enfance, Antonia trouvera la force nécessaire pour réagir.
    Rythmé de photographies qui amplifient sa puissance d'évocation, Antonia est le roman sans appel d'une émancipation féminine dans les années 1960.

  • « Vous êtes-vous déjà demandé combien de fois dans votre vie vous aviez réellement dit merci ? Un vrai merci. L'expression de votre gratitude, de votre reconnaissance, de votre dette. À qui ?
    On croit toujours qu'on a le temps de dire les choses, et puis soudain c'est trop tard. ».
    Après Les Loyautés, Delphine de Vigan poursuit dans Les Gratitudes son exploration des lois intimes qui nous gouvernent.

  • Comédien de seconde zone, Pax Monnier a renoncé à ses rêves de gloire, quand son agent l'appelle : un grand réalisateur américain souhaite le rencontrer sans délai. Passé chez lui pour enfiler une veste, il entend des bruits de lutte venant de l'étage supérieur. Il se persuade que ce n'est rien d'important et file à son rendez-vous. À son retour, il apprend qu'un étudiant, Alexis Winckler, a été sauvagement agressé.
    Un an plus tard, le comédien fait la connaissance de l'énigmatique Emi Shimizu, et en tombe aussitôt amoureux - ignorant qu'elle est la mère d'Alexis. Bientôt le piège se referme sur Pax, pris dans les tourments de sa culpabilité. Qui n'a jamais fait preuve de lâcheté ? Quel est le prix à payer ? Quand tout paraît perdu, que peut-on encore sauver ?
    La domination du désir et de la peur, les vies fantasmées et le dépassement de soi sont au coeur de ce livre fiévreux qui met en scène des personnages d'une humanité bouleversante et vous accompagne longtemps après l'avoir refermé.

  • Elle a vingt ans, et son premier roman vient d'être accepté par un éditeur.
    Ce jour d'été, au bord de la mer, aurait dû être le plus heureux de sa vie, si Beau-Père ne l'avait pas réduite à un corps dont la beauté serait le seul atout. Debout, au-dessus d'elle, il a lancé devant tous les invités : « Avec le corps qu'elle a, ça va être facile pour elle... » Ces mots vont fracasser l'existence de Gwendoline pendant des années et la mener au bord du gouffre.
    Dans ce roman, Christine Orban explore, avec une grande sensibilité et des accents fitzgéraldiens, les « blessures invisibles » d'une jeune femme, et sa difficulté d'être elle-même dans un monde où triomphent les apparences et la domination masculine.

  • Elles sont quatre soeurs, elles ont entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d'être mannequin ; Bernadette l'indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs ; Pauline qui rêve d'écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère « écouteuse » et vivent à La Marette, une maison entourée d'un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s'y brouille et s'y réconcilie, mais avant tout on s'y sent bien.
    Avec Les Quatre Filles du docteur Moreau, Janine Boissard fait revivre L'esprit de famille, saga culte des années soixante-dix, en lui donnant les couleurs d'aujourd'hui. Poussez la porte de La Marette, entrez dans cette famille. C'est la vôtre.

  • Hiver 1663. Armand, marquis de Canilhac, est prêt à tout pour retrouver le saphir entrevu au cou de cette jeune Amérindienne, croisée dans un salon parisien. Il a reconnu la pierre que portait son frère Loup. Loup, trahi par Armand vingt ans plus tôt, condamné aux galères, et que tout le monde croit mort. Hanté par son passé, le marquis embarque avec son fidèle Valère pour la Nouvelle-France.
    Entre la France et l'Iroquoisie barbare se tisse l'histoire de Loup, un homme hors du commun, dont le portrait se précise lentement, et dont l'ombre plane, de plus en plus palpable, sur ceux qui le cherchent. Et si Loup avait trouvé un destin à sa mesure au pays des Sauvages ?

  • Mourmansk, au nord du cercle polaire. Sur son lit d'hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient encore en vie : alors qu'il n'était qu'un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique, a été arrêtée sous ses yeux par la police stalinienne. La blessure ressentie alors, puis l'absence douloureuse de Klara ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils, Iouri, qui choisira l'exil en Amérique pour tourner la page d'une enfance meurtrie.
    Vingt-trois ans après, celui-ci répond pourtant à l'ultime appel de son père et à la mission que celui-ci lui confie : interroger l'Histoire, fouiller le passé. Ne pas oublier Klara...
    Dans son enquête, Iouri explore les zones d'ombre de sa famille et découvre les liens cachés qui ont uni plusieurs générations.

  • Claire Castaigne est embauchée dans un prestigieux office notarial. Elle a trente-deux ans, elle roule à moto dans Paris, elle porte des tatouages, vit seule, lit Marguerite Duras pendant ses pauses déjeuners, est inscrite sur un site de rencontre. Mais, dans son travail, rien ne transparaît de cette vie solitaire, secrète et différente : elle se consacre à celle de ses clients, elle est touchée par leurs drames. Tout le monde entre un jour chez un notaire pour acheter un appartement, signer un contrat de mariage, divorcer, faire face à un décès ou préparer une succession.
    L'argent et les sentiments se mêlent. C'est violent, cruel, tragique, poétique et comique. Cécile Guidot raconte l'envers du décor, ce monde feutré, passionnant.

  • Dans une petite ville australienne, Miki, dix-sept ans, vit coupée du monde avec son frère. Lorsqu'elle fait la connaissance de Leon, qui partage sa passion pour la nature, un monde nouveau s'ouvre à elle. Leurs promenades en forêt seront une révélation pour Miki et lui permettront de trouver le courage de s'émanciper.
    Aux côtés de la jeune fille et du garde forestier de l'inoubliable Mémoire des embruns, Karen Viggers nous fait pénétrer au coeur des forêts d'eucalyptus et des majestueuses montagnes de Tasmanie, signant une ode à la nature et à son pouvoir de guérison.

  • Brillante avocate, Solène tente de se reconstruire après un burn out. Acceptant une mission bénévole d'écrivain public, elle est envoyée au Palais de la Femme, un foyer au coeur de Paris. Les résidentes s'appellent Binta, Sumeya, Cvetana, Salma ou la Renée et viennent du monde entier. Lorsqu'elles voient arriver Solène, elles se montrent méfiantes. Mais Solène est bien décidée à trouver sa place auprès de ces femmes aux destins tourmentés...
    Un siècle plus tôt, Blanche Peyron oeuvre en faveur des démunis. Elle a voué sa vie à l'Armée du Salut et rêve d'offrir un refuge à toutes les exclues de la société. Le chemin est ardu, mais elle ne renonce jamais.
    Laetitia Colombani donne vie à ces victorieuses anonymes, à Blanche l'oubliée, à toutes celles qui refusent de se résigner.

  • 1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisée à l'idée que l'on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s'exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l'étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l'hostilité des autres goûteuses. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c'est à la fois vouloir survivre et accepter l'idée de mourir.
    Inspiré de l'histoire vraie de Margot Wölk, La Goûteuse d'Hitler a été couronné en Italie par le prestigieux prix Campiello.

  • Maxine, vieille dame excentrique, s'échappe de sa maison de retraite, avec un projet bien mystérieux.
    Alex, jeune homme introverti au coeur brisé par un chagrin d'amour, décide sur un coup de tête de faire un covoiturage.
    Réunis dans une Twingo hors d'âge, les voici qui s'élancent à travers le pays.
    Mais quand Maxine est signalée disparue et que la police s'en mêle, leur voyage prend soudain des allures de cavale inoubliable. C'est le début de la plus belle aventure de leur vie...
    PRIX MAZARINE BOOK DAY 2018.
    EN BONUS : Retrouvez Maxine dans UNE NOUVELLE INÉDITE : Amour, cercueils, etc...

  • C'est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu'au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
    Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l'autre. La vraie. Alors elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l'existence. Elle fait diversion, passe entre les coups, et conserve l'espoir fou que tout s'arrange un jour.

  • « Nous finissons tous ainsi, après tout, et c'est doux. C'est doux parce que c'est commun. Il y aura eu bien des injustices, bien des secousses, bien des dangers ; il y aura eu des joies, des rires, des peurs, des amours, des haines, des ressentiments, des passions ; il y aura eu des accidents, des voyages, des crises, des maladies... Nous aurons été chacun à notre manière déformés par la vie. Il restera les os humains - ce que nous avons été au minimum, ce que nous avons tenté d'être au maximium. ».
    C'est l'histoire de trois femmes : Ba, sa fille et sa petite-fille - l'auteure elle-même. Une histoire qui commence dans les années 1960, pendant la seconde guerre d'Indochine, sous les bombes d'un village vietnamien. Ces trois générations de femmes traverseront trois combats : celui de la guerre, celui de l'exil et celui de la maladie.

  • Une romancière participe à une émission littéraire télévisée à l'occasion de la parution de son premier livre. Elle ne se doute pas qu'au même moment son image à l'écran bouleverse un employé des Espaces verts de la ville de Nogent-le-Rotrou. Repris de justice pour un crime commis il y a trente ans, menant désormais une vie bien rangée, ce dernier est confronté de façon inattendue à son passé, à son geste, à sa faute.
    Car la romancière est la fille de sa victime. Et, dans cinq jours, elle viendra dédicacer son ouvrage dans la librairie de la ville. Un compte à rebours se déploie alors pour cet homme solitaire, dans un climat à la fois banal et oppressant, en attendant le face-à-face qu'il redoute mais auquel il ne pourra se dérober.

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