Editions De L'olivier

  • L'inconnu de la poste Nouv.

    « La première fois que j'ai entendu parler de Thomassin, c'était par une directrice de casting avec qui il avait travaillé à ses débuts d'acteur. Elle m'avait montré quelques-unes des lettres qu'il lui avait envoyées de prison. Quand il a été libéré, je suis allée le voir. Routard immobile, Thomassin n'aime pas bouger hors de ses bases. Il faut se déplacer. Je lui ai précisé que je n'écrivais pas sa biographie, mais un livre sur l'assassinat d'une femme dans un village de montagne, affaire dans laquelle il était impliqué. Mon travail consistait à le rencontrer, lui comme tous ceux qui accepteraient de me voir. » F. A.

    Le village, c'est Montréal-la-Cluse. La victime, c'est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait. Ce livre est donc l'histoire d'un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes - tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l'enquête policière, L'Inconnu de la poste est le portrait d'une France que l'on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d'entre eux la dignité d'un destin.

  • Après Disent-ils (2016) et Transit (2018), acclamés par la critique, Rachel Cusk conclut son ambitieuse trilogie.

    Dans ce troisième volet, nous retrouvons le personnage de Faye, romancière britannique, divorcée et mère de deux enfants. Elle passe quelques jours en Europe pour participer à un festival littéraire et promouvoir son travail. De cette ville où a lieu l'événement, nous ne saurons rien ou presque, tant l'essentiel est ailleurs dans le projet romanesque de Rachel Cusk.

    Faye est le point névralgique du roman, la chambre d'échos, recueillant la parole des hommes et des femmes qu'elle croise sans en dévoiler beaucoup sur elle-même. Cette observatrice singulière regarde le monde avec une précision tranchante. D'un livre à l'autre se dessine un autoportrait en filigrane de l'auteur. Tout l'art de Cusk est d'interroger notre rapport au réel à travers des scènes de la vie quotidienne, des rencontres, des conversations. Le lecteur tisse alors avec Faye une relation fascinante, oscillant entre intimité et distance.

  • Lorsqu'elle se retrouve seule, à l'abri des regards, Anna entend des voix, aperçoit des lumières derrière les rideaux, surprend des ombres dans le couloir. Elle sait qu'elle appartient à un autre monde, qui n'obéit pas aux mêmes lois que le monde ordinaire.

    Cela l'effraie, et la remplit de honte.

    Est-ce pour la protéger d'un danger que, depuis l'âge de douze ans, Anna doit avaler des comprimés prescrits par un certain Georg ? De quelle maladie souffre-t-elle ? Dans quel état se retrouverait-elle si elle abandonnait le traitement ?

    Une bête aux aguets est l'histoire d'une jeune fille qui découvre qu'elle est habitée par la peur : celle de se métamorphoser en une créature dont elle n'ose prononcer le nom. Mais ce phénomène qu'elle ne peut expliquer est peut-être la promesse d'un autre changement. Dans ce roman voué à l'inquiétante étrangeté, Florence Seyvos nous conduit au coeur du mystère qu'elle ne cesse d'explorer, de livre en livre, avec obstination.

  • Lors d'un été caniculaire marqué par une invasion de mouches, une adolescente connaît ses premiers émois auprès d'un ouvrier australien engagé par son père.

    Une enseignante explore les vicissitudes des rencontres amoureuses en ligne alors que la fin du monde approche.

    Un ancien mannequin revient dans sa ville natale pour travailler dans un lieu qui n'a de station-service que le nom...

    Les huit nouvelles de Dans la joie et la bonne humeur déroutent et interrogent. Si les femmes qu'elles mettent en scène sont souvent cantonnées à des rôles trop étriqués pour elles, elles ne sont pourtant jamais dupes.

    Nicole Flattery est l'une des grandes voix irlandaises d'aujourd'hui. Elle manie l'humour noir et l'étrange comme personne.

  • Les mendiants terribles ont pris le pouvoir. Du monde passé, il ne reste plus grand-chose. Il n'y a plus d'électricité, des oiseaux à taille humaine se mêlent aux survivants. Les immeubles tombent en ruine et les rues sont vides.

    Accompagnée de sa fidèle chienne Loka et avec l'aide de Myriam Agazaki, mi-sorcière mi-voyante, Kree essaie d'oublier ses existences antérieures et de ne pas sombrer dans un nouveau cauchemar.

    Portée par un puissant souffle romanesque, Manuela Draeger poursuit dans ce nouveau roman l'élaboration d'un univers unique en son genre.

  • Une femme porte en permanence un ruban vert autour du cou et refuse que son mari le touche, quelle que soit la situation.

    Une autre fait l'« inventaire » de ses amant(e)s tandis qu'autour d'elle, un fléau plonge les États-Unis dans l'angoisse.

    Une autre encore fait une curieuse découverte dans une boutique de robes de bal : les objets familiers et usuels recèlent peut-être une vérité terrifiante...

    Les nouvelles de Carmen Maria Machado ne sont d'aucun genre : tour à tour fantastiques, fantaisistes ou proches de la science-fiction, elles préfèrent le trouble à la certitude, l'ombre à la clarté, l'inventivité au classicisme. Elles partagent cependant une ambition commune : dire la réalité de l'expérience des femmes et la violence qui s'exerce sur leurs corps.

  • Tout n'est pas si facile dans l'« État ensoleillé » qu'est la Floride. Derrière les images de carte postale se cachent des situations souvent ambigües comme l'attestent les nouvelles de ce recueil.

    On y croise une famille dont la vie se voit brutalement perturbée par la présence hypothétique d'une panthère, une femme qui, durant une tempête, reçoit la visite de fantômes venus de son passé, deux petites filles abandonnées sur une île qui doivent réinventer leur vie à l'état sauvage, une écrivaine floridienne de passage en Normandie pour écrire sur Maupassant, ou encore une femme qui décide soudain de changer de vie et de devenir vagabonde...

    La faune et la flore, les ouragans déchaînés propres à la Floride influent sur le destin de tous ces personnages. Mais Lauren Groff semble nous dire ceci : les menaces les plus dangereuses, et les perturbations les plus puissantes viennent rarement de l'extérieur, mais des recoins les plus isolés de notre intimité.

  • L'Amérique, dans un futur proche.

    Les U.S.A., le Canada et le Mexique ont formé une fédération surpuissante, et la Société du Spectacle a gagné : les habitants ne vivent plus qu'à travers la télévision, les médicaments, l'ultra-consommation et le culte de l'excellence. Parmi eux, la famille Incandenza, avec les parents James et Avril et leurs trois fils - dont Hal, un tennisman surdoué promis à un brillant avenir. Mais de dangereux séparatistes québécois, en lutte contre la fédération, traquent cette famille singulière pour mettre la main sur une arme redoutable : L'Infinie Comédie, une vidéo réalisée par James Incandenza, qui suscite chez ceux qui la regardent une addiction mortelle...

    Livre culte dès sa parution aux États-Unis en 1996, ce texte prophétique a fasciné ses lecteurs dans le monde entier. Considéré comme l'un des cent meilleurs romans du XXe siècle, L'Infinie Comédie est enfin publié en France.

  • "Ma mère est morte au moment où je suis née, aussi toute ma vie n'y a-t-il jamais rien eu entre moi et l'éternité ; dans mon dos soufflait toujours un vent lugubre et noir. Je ne pouvais pas savoir, au début, que ce serait comme ça".
    Xuela Claudette Richardson est née dans un village des Caraïbes, d'un père métis et d'une mère caraïbe. Au soir de sa vie, elle raconte sans tabous son enfance passée dans le deuil d'une mère qu'elle n'a jamais connue, et sa vie de femme incapable d'aimer.
    Les hommes, les colonisateurs, les puissants ont toujours été maîtres de son destin : son père, un ami de la famille, un amant, jusqu'à son époux Philip. A travers la voix de Xuela, Jamaica Kincaid expose dans un cri magnifique et universel la condition des opprimées.

  • Dans son dernier recueil de treize nouvelles, Alice Munro met en scène ces instants de non-retour qui influent définitivement sur nos vies : une jeune femme s'enfuit de chez elle, un père est rongé par un désir inconvenant, une mère délaisse son enfant, un soldat et sa fiancée peinent à se retrouver... L'amour, la perte, la culpabilité, autant d'émotions violentes que Munro ausculte, avec la grâce d'un « Tchekhov de notre temps », allant jusqu'à se confier pour la première fois sur sa propre vie dans une ultime nouvelle. Avec son écriture précise et sensible, Alice Munro est, plus que jamais, l'écrivain de l'âme humaine.

  • Elles avançaient vers leur avenir, et leur avenir, c'était la Révolution.
    Dans les années 70, deux soeurs défilaient dans les rues de Paris en chantant des slogans, et vibraient en entendant le mot « Camarades » qui scandait les discours militants.
    Anna Jacob avait quinze ans quand, pour la première fois, elle s'est rendue à un meeting avec sa soeur Molly. De leurs combats qui les ont menées jusqu'au Mexique pour entrer dans la lutte armée, Anna a tiré un livre. Molly ne lui pardonne pas de s'être approprié leur histoire pour en faire un roman. Pour Anna, la Révolution se pense, se rêve et s'écrit. Pour Molly, se révolter, c'est se frotter à la rugosité du quotidien.
    Aujourd'hui, Anna traverse une période de grand dénuement. Recueillie par Molly, elle retrouve les cahiers auxquels elle a confié ses pensées autrefois. Les figures de ses compagnons de combat ressurgissent : Marek, l'homme qu'elle a tant aimé, mort en prison, et Boris, qui continue à se battre en vain.
    Peu à peu, émerge la vraie question, obsédante : que reste-t-il de leurs idéaux ?

  • Les hommes et les femmes" On peut considérer que ce fut grâce à son mari que madame Izarra rencontra le lieutenant Taïbo. " Car c'est lui, Gustavo Izzara, qui, revenant de vacances un soir d'octobre 1997, appelle la police pour qu'elle vienne constater que sa somptueuse villa de Villanueva avait été cambriolée. Un vol pour le moins étrange puisqu'aucun objet n'a été dérobé et que les intrus, apparemment familiers des lieux, se sont contentés d'habiter la maison en l'absence du couple. Vida Izzara va peu à peu sortir de son silence et dévoiler au lieutenant Taïbo la vérité : Paloma, sa fille unique de 18 ans, s'est évaporée du jour au lendemain avec Adolfo, un mystérieux (dangereux?) jardinier, et elle la soupçonne d'être revenue - par effronterie, insolence, nostalgie ?- hanter la demeure familiale.Les vies d'oiseaux, ce sont celles que mènent ces quatre personnages dont les trajets se croisent sans cesse. Chacun à sa manière, par la grâce d'un nouvel amour, est conduit à se défaire de ses anciens liens - conjugaux, familiaux, sociaux - pour éprouver sa liberté d'exister. Sans plus se soucier d'où il vient ni de là où la vie le mène. Avec Des vies d'oiseaux, Véronique Ovaldé continue à explorer les rapports qui lient les hommes et les femmes.

  • - Portrait(s) de femme(s)Répondant sans hésiter à la question qui définit la collection Figures libres (" quel est votre héros favori ? "), Maryline Desbiolles a entrepris de faire le portrait de Zouc, cette comédienne totalement atypique, de son vrai nom Isabelle von Allmen, célèbrissime pendant les années 70, et qui depuis a disparu de la scène à la suite d'une maladie nosocomiale.Zouc, femme sans âge, corpulente, toujours vêtue de la même robe noire, pourvue d'un accent suisse et d'une voix capable de monter très haut dans les aigus lorsqu'elle se livre à l'une de ses incarnations ( car on ne saurait parler d' imitations sans diminuer son talent) : en scène, elle joue tous les rôles, elle est la petite fille capricieuse, la mère exaspérée, la maîtresse d'école, la paysanne du Jura... Drôle, Zouc ? Disons : drôle à faire peur. A l'arrière-plan des sketches de son one-woman show s'ouvrent des abîmes - la solitude que l'on devine, l'asile psychiatrique où elle a fait plusieurs séjours -, et pourtant nulle tristesse chez elle. De la gravité.Légèreté/gravité, humour/sérieux, le livre de Maryline Desbiolles oscille entre ces deux extrêmes dans ce livre qui , en suivant le fil d'Ariane du souvenir, explore son propre passé. Souvenirs d'une enfance niçoise -la rue Masséna, les camarades de classe -, mais aussi savoyarde, avec la ferme où l'on passe les vacances et le lapin qu'on saigne. Et surtout portrait de sa mère, cette " femme drôle " qui est comme l'image inversée de Zouc.Avec, pour finir, une méditation sur un tableau énigmatique d'Holbein, " Portrait de femme avec un écureuil et un étourneau ", qui réconcilie toutes ces images de la féminité.Ce texte envoûtant est un vrai bijou.

    - Maryline Desbiolles est née à Ugine, en Savoie. Elle vit dans l'arrière pays niçois. Elle considère la poésie comme " son école d'écriture ". Poésie qu'elle a expérimentée dans les recueils et dans des revues qu'elle a créées, mais qui lui semble désormais inséparable de ses romans : La Seiche (1998), Anchise (Prix Fémina 1999), ou encore La Scène (2010) publiés dans la collection " Fiction & Cie " aux Éditions du Seuil. Elle met aussi à l'épreuve son écriture en la confrontant à la peinture, à la sculpture (Nous rêvons notre vie, Éditions du Cercle d'art, 2003 ; Les Draps du peintre, Seuil, 2008) ou dans des pièces radiophoniques.

  • Jérôme est un homme calme. C'est du moins ce qu'il croit. Lorsque l'amoureux de sa fille Marina meurt dans un accident, il tombe dans une profonde agitation.

    Que faire du chagrin de Marina ?

    D'autres secousses, de plus en plus fortes, viennent ébranler la vie de Jérôme. Il doit alors se rendre à l'évidence : de lui-même et de ses origines, il ne sait rien, sinon qu'il fut recueilli jadis, errant dans les bois, par un couple qui l'adopta. D'où vient Jérôme, l'enfant sauvage ?

    Pour le savoir, il lui faudra plonger à nouveau dans la nuit brune, guidé par un étrange mentor.

    Dans ce livre, un homme doit se confronter à des forces qui le dépassent, et qui portent des noms si anciens qu'ils ont presque perdu leur sens, comme Éros ou Thanatos. Pour lui, l'Histoire est vraiment un cauchemar dont il essaie de s'éveiller. Usant de toutes les ressources du romanesque, sans se priver de celles du conte, Agnès Desarthe ne cesse de nous surprendre et de nous enchanter.

  • Photo de famille. Avec ce deuxième titre de la collection " Figures libres ", Agnès Desarthe joue complètement le jeu et nous livre plus qu'un autoportrait : une radiographie de son imaginaire personnel - et familial. Elle écrit : " Peut-être ferais-je mieux de commencer par expliquer que mon grand-père n'est pas mon grand-père. Bouz, Boris, Baruch n'est pas le père de ma mère. Le père de ma mère a été tué à Auschwitz en 1942. B.B.B. - appelons-le ainsi, pour le faire court - est l'homme avec qui ma grand-mère, la vraie, a refait sa vie...si l'on peut dire. "Né à Cernowitz , à moins qu'il ne s'agisse de Kichinev, dans ces lointaines provinces de l'empire des Habsbourg qui furent successivement roumaines, soviétiques ou ukrainiennes, B.B.B. traverse le siècle sans déranger personne. En occupant la place laissée vacante par le grand-père disparu, il joue désormais un rôle à la fois discret et nécessaire. Ce vieux monsieur excentrique est la pièce manquante du puzzle familial. Agnès lui doit d'avoir compris une bonne partie de son identité, longtemps occultée, comme chez certains personnages d'I.B. Singer." Je voulais écrire sur un homme exemplaire ", dit encore l'auteur. Exemplaire, mais de quoi, de qui ? Et pourquoi la figure d'un homme héroïque, le Dr Janus Korczak, qui sauva les orphelins du ghetto de Varsovie, surgit-elle soudain en surimpression ? Avec tendresse, avec humour, avec obstination, Agnès Desarthe déchiffre le palimpseste de la mémoire dans ce qui restera, à l'évidence, comme un de ses plus beaux textes.

  • Les autres choses ? la passion qui entraîna rose, jeune ouvrière du textile, de troyes à paris, sa plongée dans un monde bouillonnant, la découverte de la photographie, du cinéma, de l'engagement.
    Tout cela se passait dans les années 80. aujourd'hui, leur amour semble définitivement brisé, comme leurs illusions. au moins le croit-on jusqu'à la disparition étrange de vito stern, aperçu pour la dernière fois dans une lointaine banlieue parisienne, en pleine nuit, au pied de la tour oú il louait un studio. amour et politique, mensonges et trahisons, rose doit tout démêler pour comprendre ce qui s'est passé.
    Entre roman noir et confession d'une enfant du siècle, revivre la bataille est le troisième livre de juliette kahane.

  • Egypt farm

    Rachel Cusk

    Le jour où le balcon de sa maison s'écroule et manque de le tuer, Michael décide qu'il est temps de changer d'air. Sa femme Rebecca, une trentenaire névrosée et dépressive, est soulagée de le voir partir une semaine avec leur fils de trois ans pour Egypt Farm. Michael va y retrouver les Hanbury, figures mythiques de sa jeunesse. Mais les fêtes d'hier sont terminées, et l'excentricité bohème de la famille Hanbury a tourné au cauchemar. Autour de Paul, le patriarche malade, de sa nouvelle femme, Vivian, et de son fils, Adam, tout n'est plus que déception, échec, et renoncement. Egypt Farm est le roman des illusions perdues. Rachel Cusk y fait déjà preuve d'un sens inné de la comédie humaine, avant Arlington Park, qui confirmera ses talents d'observatrice et son humour ravageur.

  • Insolente, rebelle, Ronit a quitté l'Angleterre et la communauté juive orthodoxe à dix-huit ans, direction New York. Refusant de se plier au destin tout tracé de mère de famille et d'épouse, elle a désobéi à son père, le grand Rav Krushka.

    À la mort de ce dernier, quinze ans plus tard, Ronit est rappelée auprès de sa famille à Hendon. Elle retrouve Esti, qui fut sa petite amie, et son cousin Dovid. Eux n'ont pas désobéi. Dovid, choisi par Rav Krushka dès son adolescence pour être son successeur, est devenu rabbin presque malgré lui. Esti a nié son attirance pour les femmes et suivi les préceptes de la Torah : elle a épousé Dovid. sans cesser d'aimer Ronit. Le retour de l'enfant maudite dans ce monde replié sur lui-même va provoquer une onde de choc.

  • Sait-on jamais avec qui l'on vit ?
    Lancelot ne cesse de se heurter à cette question depuis que sa femme, Irina, a été victime d'un accident qui l'a précipitée au fond de la rivière Omoko. Déjà ébranlé par sa mort, il va vivre un « Très Grand Choc Supplémentaire » en découvrant que des mystères entourent cette disparition. Un à un se dévoilent les secrets que sa femme avait pris soin de lui cacher. Dès lors, il ne lui reste qu'à mener l'enquête et élucider cette énigme : que faisait Irina, ce jour-là, à Catano, au volant d'une voiture qui ne leur appartenait pas et dont le coffre contenait des objets pour le moins suspects...

    Véronique Ovaldé nous entraîne dans le tourbillon de son imagination et nous offre un roman noir en trompe l'oeil. De livre en livre, elle bâtit son univers, qu'elle habite par sa fantaisie et son goût pour le merveilleux. Les histoires qu'elle raconte sont de celles que l'on ne trouve que dans les livres.

  • Dans les années 80, alison a connu son heure de gloire comme mannequin à new york.
    Mais le rêve a tourné court et s'est transformé en ballade de la dépendance. la drogue, l'argent facile et les succès éphémères l'ont détruite.
    Vingt ans plus tard, alison subsiste à new york en faisant quelques heures de ménage chez un ancien amant. elle replonge dans le tourbillon de ses souvenirs. l'enfance, les relations avec son père, l'amitié rédemptrice avec l'excentrique veronica, morte du sida...
    Tout revient, tout s'entremêle. alison nous entraîne à sa suite dans ce "conte de fées pour adultes" brillant et pervers.

  • Elles sont venues seules et se retrouvent côte à côte dans la salle des naissances.
    Pour l'une comme pour l'autre, ce jour doit inaugurer un nouveau départ. la très jeune émilie accouche sous x et espère "tout recommencer à zéro ". judith, elle, attend avec une impatience teintée d'inquiétude la naissance de son fils, camille, un miracle après tant d'années de grossesses déçues. mais, pour l'une comme pour l'autre, rien ne se passe comme prévu. judith perd son bébé et, dans un geste de détresse, enlève l'enfant promis à l'abandon de la chambre voisine.
    Dès lors, le destin de ces deux femmes est irrémédiablement lié. karine reysset explore tout en finesse les promesses que recèle pour les mères l'arrivée d'un enfant, les inévitables blessures et la folie qui s'empare d'elles quand la maternité leur est refusée. un récit mené tambour battant, un sujet qui bouscule, un suspense prenant: comme une mère ressemble à ces contes maléfiques et merveilleux qui vous hantent longtemps

  • Les femmes d'Arlington Park - une banlieue résidentielle en Angleterre - ont tout pour être heureuses : mari, enfants, maison, ami(e)s. Une existence confortable. Mais il n'en est rien. Derrière cette façade complètement artificielle, frustrations, jalousies, déceptions règnent sans partage. Juliet Randall, Maisie Carrington, Amanda Clapp, Solly Keir-Leigh : chacune a le sentiment d'être passée à côté de sa vie. Chacune tente de se révolter, de résister à la banalité, au passage du temps qui émousse le désir, fane la beauté et affaiblit les êtres.

  • 52 semaines.
    52 histoires, comme les morceaux d'une mosaïque, les fragments d'une fresque. Ou les chapitres d'un roman. Ce roman, c'est d'abord ce que disent les femmes - Akka, Mélissa, Nouk, Carlotta et les autres - quand elles se retrouvent au café ou qu'elles se téléphonent. De quoi parlent-elles ? De tout : un général tortionnaire, un bébé qui pleure, les cheveux frisés, Rosa Luxemburg, un terrible 15 août, a las cinco de la tarde.
    De rien : une fille muette, Bruce Chatwin, l'amour en fuite, les tombes à deux places, un homme, le goût à jamais perdu de l'enfance. Car nous sommes des êtres amphibies. Nous sommes d'ici et d'ailleurs, les pieds sur terre et la tête dans nos rêves, comme des arbres déracinés, immergés dans le flot incessant de nos fantasmes, de nos utopies. C'est cela, la seconde vie : cet espace où nous passons la majeure partie de notre existence, où le dedans et le dehors, l'intime et le politique ne cessent de se mêler.
    Inépuisable champ d'exploration que Geneviève Brisac propose à notre regard, dans ce livre d'une extraordinaire virtuosité, empruntant à chaque genre littéraire tout ce qui peut servir son propos : dévoiler ce qui nous meut et nous émeut, à notre insu.

  • Roderick Nathaniel Potter est né le 7 janvier 1922 dans le village d'English Harbour, sur l'île d'Antigua. Il est âgé de cinq ans lorsque sa mère, Elfrida Robinson, l'abandonne et se noie. L'orphelin, confié à Mr. et Mrs. Shepherd, est mal nourri, délaissé jusqu'à ce qu'il soit assez grand pour apprendre à conduire. Il devient alors chauffeur, et conduire sera sa vocation durant les soixante -dix ans de sa vie.
    Avec Annie Richardson, il aura une fille, Elaine Cynthia, qu'il ne reconnaîtra pas. Cette enfant, la narratrice, est née « barrée d'une ligne tracée en travers d'elle », car le nom de son père n'apparaît pas sur son acte de naissance, tout comme Mr. Potter et son père avant lui ont vécu « barrés d'une ligne tracée en travers d'eux ».
    Lorsque Annie Richardson quitte Mr. Potter, il poursuit l'unique projet qu'il eut jamais conçu, celui d'acheter sa propre voiture. Ainsi vécut Mr. Potter, qui ne savait ni lire ni écrire, une existence vide de sens, vide de désir, vide de mots.
    En écrivant cet admirable « tombeau » d'un père qu'elle connut à peine, Jamaica Kincaid poursuit le travail généalogique qu'est, à ses yeux, toute littérature. Mais cette fois, c'est aussi d'une enquête sur le langage qu'il
    s'agit, sur ses pouvoirs et sa pauvreté.

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