Editions De L'aube

  • Algérie 1830-1962 : pendant 132 ans, madame Lafrance s'est installée sur « ses » terres pour y dispenser ses lumières et y répandre la civilisation, au nom du droit et du devoir des « races supérieures ». Face à elle, l'enfant, sentinelle de la mémoire, va traverser le siècle, témoin à la fois innocent et lucide.

  • ' Me couler dans le moule. Sourire quand j'avais envie de pleurer, me taire quand j'avais envie de crier. Mais c'était un autre temps. Le temps où le soleil éclairait encore le monde. Maintenant, je ne veux plus faire semblant. Que m'importent l'opprobre, l'exclusion ? Je n'ai plus rien à perdre puisque j'ai tout perdu. Puisque mon coeur est mort. ' Aïda, algérienne, divorcée, quarante-huit ans, et maintenant orpheline de son fils, assassiné. Pour ne pas perdre la raison, elle lui écrit dans des cahiers d'écolier. Et à travers ce dialogue solitaire, peu à peu elle avance, inexorable, vers son destin. Mektoub. Un roman fait d'ombres et de lumière - éblouissant.

  • « Enfin, elle est là. Au bout du chemin, dans la lumière qui décroît de ce jour finissant. Mes mains me font mal, certes, et je suis fatigué, mais elle est là. Elle m'attend. Elle m'accueille, du haut de ses quatre pilotis, avec sa structure de bois et son toit de tôle ondulé. Elle est là, tout près, surplombant son petit lopin de terre. Je vais pouvoir y entrer, m'y enfermer, m'y reposer. Elle est là et je ne l'ai pas choisie, c'est elle qui m'a piégé. » Dernier ancrage avant la mort annoncée, la maison de l'île ouvre ses bras de tendresse à un homme pétri de nostalgie - la jeunesse, la santé, les voyages, et surtout Flo, la femme qu'il n'a pas su garder - mais sans aucun regret, si ce n'est celui de savoir que l'île, sans cesse harcelée par tsunami et autres raz de marée, est condamnée, tout comme lui, à la disparition. Comme toujours, la vie sera malgré tout la plus forte, cette fois-ci concentrée dans le regard et les mains d'une mère et de son enfant...

  • Une histoire qui mêle le passé et le présent de cette femme à la tendresse grosse comme le monde, son enfance à Madagascar où ses parents ont été poussés à partir par le gouvernement français en 1951, le retour à La Réunion, son père alcoolique qui rêve toujours de l'impossible eldorado malgache, son époux trop souvent fataliste, ses quatre enfants dont l'une encore toute petite est morte du palu. « Oui, il en faudrait, des livres, des dizaines de rayonnages, des centaines d'ouvrages, des milliers de pages, pour la raconter, l'Histoire. Celle de tous ceux qui y croient encore ou qui y ont cru comme mes parents, comme moi je l'ai cru, au tremblé de la vague. » La douceur de la terre et l'esclavage, la végétation luxuriante et les nattes à même la terre battue, la lumière éblouissante mais aussi les orages qui ravagent... Un superbe récit, à l'écriture sobre et maîtrisée, dont la chaleur et la générosité estompent la douleur.

  • Sinh et Luu ne s'aiment plus. Ils entament donc une procédure de divorce, et chacun de son côté retrouve bonheur et passion. Mais le Parti ne l'entend pas de cette oreille...

  • L'Afrique est un continent imprévisible sur lequel certaines vérités ne sont pas bonnes à dire, et certaines jalousies pas bonnes à susciter... Martine Thévenot, une journaliste un peu trop fouineuse, un peu trop libre dans ses idées et dans ses comportements, est retrouvée morte un soir dans son jardin. L'assassinat ne fait guère de doute. Mais il faudra toute la sagacité d'Emna Ait Saada, archéologue distinguée et enquêtrice privée, pour dénouer l'écheveau des relations tissées entre les personnages les plus en vue du pays.

  • « Comme tu n'es pas mort, je ne peux pas t'offrir un anniversaire de décès digne d'un tel événement. Attends : je ne souhaite nullement ta mort, bien au contraire. Vis aussi longtemps que possible, si tel est ton souhait ! Je voudrais juste te convier à un festin. Et chez nous, tu n'ignores pas que les meilleurs festins sont ceux des anniversaires de mort. » « Ce livre reflète bien toute la richesse de la personnalité d'Anna Moï puisqu'elle y a réuni ses deux cultures : le texte est écrit en français mais la voix, la musique sont vietnamiennes. » Pascale Frey, Elle « La voix d'Anna Moï, tout en harmonie, a un sacré souffle. » Sylvie Guillot, Le Nouvel Observateur « Un recueil de nouvelles très humaines écrites avec poésie, humour, spiritualité et tendresse. » La Voix du Nord

  • Anna Moï raconte une existence pleine d'imprévu dans un pays où rien ne fonctionne comme
    ailleurs, où chacun invente sa vie entre tragédie et humour. Ses nouvelles sont des instantanés de
    charme, écrits avec pudeur et humour.
    « Dans ces fragments de vie tragi-comiques, écrits en français, Anna Moï raconte avec humour son
    Viet-nam. Pour oublier la peur et la mort, une seule solution : vivre dans un pays en paix. Et
    fabriquer ses doses d'endomorphine, l'hormone du bonheur, grâce au chant. La voix d'Anna Moi,
    toute en harmonie, a un sacré souffle. » Sylvie Guillot, Le Nouvel Observateur
    « C'est son écriture qui séduit d'abord. D'une simplicité totale, avec un air de ne pas y toucher
    enchanteur, pour mieux nous faire passer les choses graves derrière le rire des enfants. Un père
    qui est allé en prison, une amie au bagne de Poulo Condor, des vocations contrariées. Ce petit livre
    exquis vous laisse une impression douce-amère qui subsiste longtemps. Et la certitude d'avoir
    découvert un écrivain. » Danièle Mazingarbe, Le Figaro Madame.
    « Dans son recueil de nouvelles, Anna Moï dévoile sur le ton de la confidence sa vision intimiste du
    Viêt-nam actuel. Avec le calme, la grâce et la volupté que possèdent les femmes de ce pays. »
    Geneviève Dortignac, Atmosphères

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