Cambourakis

  • Tout rendre au vent Nouv.

    Tout rendre au vent

    Marion Millo

    Dans son premier roman, Marion Millo entremêle les destins de trois femmes, de trois générations différentes, liées par une commune détermination à prendre en main leur destin et des secrets de famille sur plusieurs générations. Chacune à leur manière, Anna, Katel puis Lucie vont devoir faire front pour s'affirmer, déjouer les conventions et les préjugés de leur époque jusqu'à retisser les liens de parenté cachés qui les unissent et ainsi retrouver leur identité pleine et entière. Un roman féministe et sororal, qui témoigne de l'importance des luttes des femmes, en tant que militantes mais aussi des combats quotidiens, dans la vie familiale et professionnelle.

  • Athos le forestier Nouv.

    Édition de poche du premier roman de Maria Stefanopoulou paru en 2019. Ce roman d'une grande puissance littéraire nous plonge dans l'histoire et la nature grecque par le biais d'une famille disloquée par les suites de l'occupation allemande. À Kalavryta en 1943, le forestier Athos est en effet emmené par la Wehrmacht, comme tous les hommes de son village, pour être fusillé. Y réchappant par miracle, il est incapable de reprendre sa vie de famille et se réfugie dans les bois. 45 ans plus tard, sa fille et sa petite-fille reviennent à Kalavryta. Sa petite-fille décide de briser le mystère et de se lancer à la recherche de son grand-père.

  • Un ouvrage inédit de l'autrice du formidable recueil intitulé «Peau». Dans ce court texte éloquent et poignant, Dorothy Allison revient sur son enfance marquée par un climat de violence en Caroline du Sud, mais surtout sur les femmes qui l'ont entourée et guidée dans sa trajectoire, elle qui fut la première femme de sa famille à rejoindre l'université. Illustré de photos de la famille de Dorothy Allison, cet ouvrage rappelle la démarche d'Annie Ernaux dans «Retour à Yvetot» et souligne à quel point les petites histoires d'une génération contribuent à créer une légende pour les suivantes.

  • Après le succès de «La Maison dans l'impasse», réédition d'un nouveau titre de Maria Messina. Ici on suit la trajectoire de Severa, née dans une petite ville de la province de Bologne, qui s'efforce de se tracer un destin digne d'être vécu là où tout l'en empêche a priori. Ambitionnant de devenir modiste, elle met ses sentiments de côté avant d'être rattrapée par un amour inattendu et malheureux qui l'affectera durablement Ce roman incisif, d'une grande finesse et d'une âpre intensité, rend compte de façon bouleversante de la psychologie de ces femmes simples, faisant de l'épreuve du quotidien une tragédie épique au féminin.

  • Une traduction inédite en français de Stella Benson, admirée par Virginia Woolf et injustement méconnue en France. Dans la lignée d'oeuvres de romancières telles que Silvia Townsend Warner, son univers magique préfigure celui de Mary Poppins ou Harry Potter. Mêlant humour et sorcellerie dans le contexte social difficile de la première guerre mondiale, cette fiction inclassable propose un regard réinventé sur un Londres mi-réel, mi-fantastique, exaltant les vertus de l'indépendance et la fonction réparatrice de la magie.

  • Les orageuses

    Marcia Burnier

    Après Bâtir aussi et On n'a que deux vies, un premier roman de la collection Sorcières entre fiction, récit et texte de réflexion politique, produit dans les marges féministes et queer de la société française contemporaine. «Les Orageuses» raconte l'histoire d'une impossible réparation : celle d'une bande de filles ordinaires qui décident un jour de reprendre le contrôle de leur vie, ensemble, et de partir en quête de leur propre justice après avoir été violées. Un texte profondément d'actualité dans un contexte de visibilisation des violences sexuelles, tout à la fois sensible et radical, qui évoque «Dirty Week-end» de Helen Zahavi... en moins sanglant.

  • Après le succès de «Camarade Lune», une nouvelle traduction inédite de Barbara Balzerani. Dans cet ouvrage, elle retrace l'histoire de trois générations de femmes dans un XXe siècle italien marqué par les guerres et les révoltes, pointant le changement crucial qu'a représenté l'accès à l'université pour toute une génération: sa grand-mère paysanne qui a tenu sa famille tout en travaillant aux champs (développant une forte sensibilité à la nature environnante), sa mère également travailleuse mais ayant été à l'école primaire dont elle a gardé une curiosité pour l'apprentissage et le vaste monde, et Barbara elle-même, première femme de sa famille à avoir pu mener des études universitaires à leur terme. Un récit peuplé de souvenirs, en forme d'hommage à ces femmes qui, à leur manière, ont su tenir et résister dans un monde rude en même temps qu'un texte profondément écologiste avant l'heure, qui souligne avec émotion la manière les rapports autrefois spontanés que l'homme entretenait avec la nature se sont dégradés. 

  • Après «Le Pays sous le vent», «Braises», «Dans l'ombre la mer» et «Elias Portolu», nouvelle réédition d'un titre du prix Nobel de littérature 1916. Dans une maison noble de Sardaigne, la famille, dont les petits-fils ont quelque peu dilapidé la fortune, a perdu de son aisance. Annesa, jeune fille  recueillie dans la demeure il y a des années et qui en est devenue la domestique, est l'amante clandestine du plus jeune petit-fils. Pour sauver l'honneur de cette famille, elle ne va pas hésiter à commettre un acte désespéré. Peuplé de descriptions des fêtes sardes et des légendes de l'île, ce roman exalte les traditions et le folklore insulaire avant de nous plonger dans un drame où il sera question de décadence, de transgression et de rédemption que Grazia Deledda anime avec vigueur à travers ses personnages aux sentiments tiraillés. Une preuve supplémentaire qu'elle est la grande romancière du monde sarde.

  • Premier texte publié en coédition avec le musée des Confluences à Lyon dans le cadre de la collection "Récits d'objets". Simonetta Greggio a choisi une statuette inuite représentant un ours qui danse. Elle en tire un texte poignant et extrêmement documenté, dans lequel elle nous plonge dans le quotidien et la culture inuits. Elle y interroge notamment leur rapport aux animaux, par opposition au mode de vie moderne et occidental. Un texte d'une grande puissance émotionnelle, dans la lignée de «De pierre et d'os» de Bérangère Cournut et de «Croire aux fauves» de Nastassja Martin.

  • Première réédition d'un ouvrage de Maria Messina, grande autrice sicilienne du début du XXe siècle. Ce saisissant huis-clos familial en forme d'étrange « ménage à trois » (autour des personnages de deux soeurs qui cohabitent avec le mari et les enfants de l'aînée) décrit de manière implacable la situation des femmes siciliennes au début du XXe siècle et une certaine forme d'hypocrisie sociale installée. Une histoire poignante et cruelle servie par une écriture précise, analytique et suggestive.

  • Nouvelle traduction du premier roman féministe suédois qui a fait scandale à sa parution en Suède au milieu du XIXe siècle. Un texte d'une étonnante modernité, écrit par l'un des grands auteurs suédois de l'époque, sur le combat d'une jeune femme pour préserver sa liberté d'agir, son indépendance et sa franchise verbale. Une idylle atypique pour l'époque qui apparaît par conséquent résolument moderne.

  • Après la publication en 2018 de «Mrs Reynolds», le traducteur Martin Richet et les éditions Cambourakis continuent le projet de mise en lumière du travail de Gertrude Stein en France avec ce récit policier cubiste et cinglant.

  • Après «Le Pays sous le vent» et «Braises», réédition d'un autre roman de cette auteure qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1926. Maria-Maddalena, jeune veuve, servante, est fière de la réussite de son fils Paulo, devenu le curé du village. Pourtant, elle s'inquiète et le soupçonne. En effet, un soir elle voit son fils quitter la maison en pleine nuit et découvre qu'il rejoint Agnese, une jeune femme très riche qui vit seule. Par peur du scandale et du péché, elle l'exorte à renoncer à voir la jeune femme. Grazia Deledda expose ce dilemme moral et sentimental avec une intensité narrative maximale. Restituant l'atmosphère typique des villages de la Sardaigne, elle sonde avec sensibilité et subtilité les mouvements des âmes de ses personnages.

  • Nouvelle édition au format de poche, sans les illustrations, de ce texte marquant de Gertrude Stein dont la traduction française a paru en 2016 aux éditions Cambourakis. Ce petit «Livre de lecture»« »propose une vingtaine de leçons facétieuses, potentiellement destinées à un public enfantin, qui jouent avec la langue, la grammaire, les sonorités, et le sens. Sous leur allure désinvolte et ludique, ces courts textes questionnent avec une remarquable acuité notre pratique de la lecture et proposent un concentré de l'écriture de Gertrude Stein, figure tutélaire de la modernité littéraire américaine. 

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