Archipoche

  • Un classique de la littérature anglaise en édition collector Jane Eyre, orpheline à dix ans, est maltraitée par les Reed chez qui elle a été placée. Envoyée à Lowood, une institution rigide, elle y souffre de privations et de nouvelles brimades. Elle s'y fait une amie, Helen Burns, emportée par une tuberculose due aux mauvaises conditions sanitaires de l'internat - tout comme Maria Brontë, morte en bas âge à Cowan Bridge.
    Jane saura pourtant s'adapter et - tout comme Charlotte Brontë - devient professeur après six ans d'études. Une annonce passée dans un journal lui permet de devenir gouvernante : la voilà chargée de l'éducation d'Adèle, la protégée de Mr Rochester, riche propriétaire du château de Thornfield-Hall... dont elle s'éprend sans savoir qu'il est marié à une folle enfermée au grenier. Elle l'apprendra le jour même de leurs noces...
    Hors de toute geste héroïque, Jane Eyre se révolte à sa manière contre la fatalité de sa condition et, dans une certaine mesure, contre l'ordre social. Charlotte Brontë ne s'est jamais cachée d'avoir emprunté à sa propre vie dans ce roman (1847) dont le sous-titre français - Mémoires d'une institutrice - est éloquent.

  • Mrs Dalloway

    Virginia Woolf

    Le roman le plus lu de Virginia Woolf.

    « Mrs Dalloway dit qu'elle se chargerait d'acheter les fleurs. » De cet incipit, resté aussi célèbre que ceux de Camus ou Nabokov, découle la journée d'une femme, Clarissa Dalloway, au rythme des heures qui s'égrainent, entraînant le lecteur dans les sinuosités joyciennes de son inconscient et de ses monologues introspectifs.
    À contre-sens des canons de la littérature victorienne, Mrs Dalloway n'en reste pas moins, en dépit de son avant-gardisme, un des romans les plus appréciés de Virginia Woolf, celui dont elle dira, dans son Journal d'un écrivain, qu'elle y avait exprimé « bien plus complètement que de coutume ce qu'elle voulait dire ».
    Outre une technique d'écriture novatrice, Mrs Dalloway se propose de « critiquer le système social, le montrer à l'oeuvre dans toute son intensité ». Virginia Woolf pose un regard critique sur la condition bourgeoise, l'évolution des moeurs, l'avenir des femmes, mais aussi sur la folie à travers le personnage de Septimus.
    Mrs Dalloway, qui n'a rien perdu de sa modernité, ouvre par effet de miroir quelques portes d'entrée dans la psyché de son auteur.

  • L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.
    Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham... Quel drame s'obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?
    Publié en 1848, La Dame du manoir de Wildfell analyse la place des femmes dans la société victorienne. Considéré comme l'un des tout premiers romans féministes, il entretient de nombreux liens avec Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë et s'inspire de la descente aux enfers, de l'alcoolisme et de la débauche de leur frère Branwell, mort entre leurs bras.

  • Un visage d'ange, un esprit brillant : Colin Ash est la coqueluche de la haute bourgeoisie de Boston, qui ne se doute évidemment pas qu'il n'en est pas à son premier meurtre.
    Tuer est devenu pour lui un loisir, presque un plaisir. Dans un registre, il note les circonstances exactes de ses forfaits. Mais qui pourrait soupçonner ce jeune homme bien mis d'être un psychopathe ?
    Dorothea Deverell, la veuve dont Colin s'est épris ne se doute de rien. Elle aime un homme plus 'gé qu'elle, marié à une femme jalouse et voit sa carrière menacée par un collègue de bureau sans scrupule.
    Colin s'efforce alors de lui faciliter la vie, sans hésiter à éliminer les gêneurs. Tandis que l'amour de Colin se fait de plus en plus pressant, Dorothea découvre bientôt que derrière le sourire de l'ange se cache un... démon.
    Joyce Carol Oates excelle dans l'analyse psychologique de ses personnages. L'apparence, la névrose, l'amour, le sexe font partie de ses thèmes favoris. La dualité aussi, dont elle étudie ici les aspects les plus sombres.

  • Rue Paradis

    Aguillon-A

    Rachid, cancre et tombeur de filles, entre par effraction dans la vie de Charlotte, institutrice sage. Drôle, sensuel, provocateur, il fait voler en éclats toutes ses certitudes. L'amour romantique explose avec des mots crus d'aujourd'hui, un ballon de foot et une moto en guise d'épée et de cheval blanc.
    Sur fond de campagne électorale et de « plan vigipirate » les vieux démons se réveillent. Des Quartiers Nord aux beaux quartiers, en passant par la prison des Baumettes, Arlette Aguillon offre une fantasia érotique dans un Marseille chauffé à blanc par la canicule.
    Ce livre, publié sous le pseudonyme de Charlotte Roude en 1986 aux éditions Belfond, a été adapté à la télévision sur un scénario d'Edouard Molinaro.

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