Anacaona

  • Insoumises

    Conceição Evaristo

    Treize histoires, treize femmes dans un portrait magistral de la fraternité féminine. Fil directeur de ces portraits pleins d'empathie: une narratrice en visite, qui toque aux portes pour écouter des histoires. Elle rencontre ces femmes qui acceptent de se conter et de se confier, librement, parfois pour la première fois. Elles nous livrent leurs rêves et angoisses, leurs sexualités et leurs amours, leurs conquêtes...

    La résignation ne trouve aucune place dans les vies de ces femmes : elles résistent, insoumises aux pressions et aux agressions du racisme, du sexisme et des conventions sociales d'une société encore patriarcale.

    Conceição Evaristo est la plus importante voix de la littérature afro-brésilienne, et plus particulièrement féminine. Ses deux précédents romans L'histoire de Poncia et Banzo, mémoires de la favela, se sont vendus à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires au Brésil.

  • "La favela souffrait à l'unisson. Une seule crainte, un seul désespoir : sa démolition." Dans cette favela d'une autre époque, Tite-Maria, négrillonne pleine de rêves et d'espoirs, raconte. Entre misères et grandeurs, pauvreté et solidarité, elle crée une histoire plus grande, celle de la favela. "Un jour, elle raconterait, libérerait, ferait résonner les voix, les murmures, les silences, les cris étouffés de chacun et de tous. Tite-Maria écrirait un jour la parole de son peuple." Le deuxième roman de Conceição Evaristo, écrit-racine, est aussi un roman témoignage et une chronique sociale.
    Conceição Evaristo, afro-brésilienne, est la grande voix féministe et mémorialiste au Brésil. 

  • La trajectoire, les errances, les rêves et les désenchantements de Poncia, petite-fille d'esclaves, de la campagne à la favela. Dépossédée de ses racines en même temps que de sa famille, cherchant la reconstitution de sa mémoire et de son identité, Poncia tombe peu à peu dans une torpeur d'aliénée.
    Témoignage de la souffrance et de la résistance du peuple Noir, L'histoire de Poncia libère la mémoire des Afro-brésiliens.
    « Ponciá Vicêncio était esclave. Esclave d'une vie qui se répétait. Esclave du désespoir, du découragement et d'un horizon bouché ; esclave, oui ! Et incapable d'inventer une autre vie, une nouvelle vie. »

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