Albin Michel

  • Moi aussi je sais voler

    Amy Reed

    Billy et Lydia n'ont pas grand-chose en commun si ce n'est leur ville oubliée du monde et l'absence d'une mère.
    Et pourtant, c'est ensemble qu'ils vont faire vaciller le monde. Alors que l'optimisme sincère et souvent naïf de Billy se heurte au cynisme de Lydia, leur amitié grandit. Pendant ce temps, les événements étranges se mutliplient : un brouillard épais enveloppe la ville, la maison de Billy semble se réveiller d'un long sommeil... Et Lydia recommence à danser, à vivre, à voler.

  • Magnat de la presse, de la finance et du pétrole, ami et complice de tous les chefs d'Etat, mais également mécène de toutes les causes, son influence sur le monde a été aussi néfaste qu'invisible.
    De la boue des tranchées aux hôtels de luxe à Monaco, de la répression des grèves à l'assassinat de Jaurès, de Cuba à la Namibie en passant par les Balkans, il a profité de tous les conflits armés et sociaux.
    Jusqu'à son dernier souffle, il a manoeuvré sans éthique et sans remords pour nourrir la guerre.
    Basil Zaharoff, éminence grise des grandes puissances, légendaire marchand d'armes du XXe siècle, est ce diable qui parle toutes les langues.

  • 1793. Un jeune orphelin, un prêtre comédien, un pêcheur reclus sur une des îles de la Loire, un évêque défroqué et deux femmes en déroute sont confrontés à la folie des temps, à l'enfer des combats, à la fuite éperdue des populations.
    Le fleuve, lieu de l'entraide, de l'amour, du sacrifice et de l'exil, est le passage révélateur de leur nature profonde.
    Avec Ceux du fleuve, Marie-Laure de Cazotte, nous livre une épopée humaniste aux accents féeriques qui éclaire d'un jour nouveau l'histoire si méconnue des premiers mois de la guerre de Vendée.

  • Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l'université pour y faire de brillantes études, il voit s'évanouir ses rêves d'avenir lorsque, à la suite d'une erreur judiciaire, on l'envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s'engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu'il s'agit en réalité d'un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d'amitié. Mais l'idéalisme de l'un et le scepticisme de l'autre auront des conséquences déchirantes.

    Couronné en 2017 par le prix Pulitzer pour Underdground Railroad puis en 2020 pour Nickel Boys, Colson Whitehead s'inscrit dans la lignée des rares romanciers distingués à deux reprises par cette prestigieuse récompense, à l'instar de William Faulkner et John Updike. S'inspirant de faits réels, il continue d'explorer l'inguérissable blessure raciale de l'Amérique et donne avec ce nouveau roman saisissant une sépulture littéraire à des centaines d'innocents, victimes de l'injustice du fait de leur couleur de peau.

    « Le roman de Colson Whitehead est une lecture nécessaire. Il détaille la façon dont les lois raciales ont anéanti des existences et montre que leurs effets se font sentir encore aujourd'hui. » Barack Obama

  • Elles sont trois soeurs, nées dans une famille catholique modeste à Aix-en-Provence. Sabine, l'aînée, rêve d'une vie d'artiste à Paris ; Hélène, la cadette, grandit entre son oncle et sa tante, des bourgeois de Neuilly-sur-Seine, et ses parents, des gens simples ; Mariette, la benjamine, apprend les secrets et les silences d'un monde éblouissant et cruel.
    En 1970, dans cette société française qui change, où les femmes s'émancipent tandis que les hommes perdent leurs repères, les trois soeurs vont, chacune à sa façon, trouver comment vivre une vie à soi, une vie forte, loin de la morale, de l'éducation ou de la religion de l'enfance.
    Cette saga familiale, qui nous entraîne de l'après Mai 68 à la grande nuit du 10 Mai 1981, est tout autant une déambulation tendre et tragique dans ce siècle que la chronique d'une époque où les consciences s'éveillent au bouleversement du monde et annoncent le chaos à venir.
    Il fallait le talent de l'auteure de Bakhita pour en saisir le souffle épique et visionnaire, et la justesse intime.

  • Les aérostats

    Amélie Nothomb

    « La jeunesse est un talent, il faut des années pour l'acquérir. »

  • « Il n'y a que trois règles ici, Rosa. La première : ne jamais tomber amoureuse. La deuxième : ne jamais voler l'homme d'une autre. La dernière : ne boire que du champagne millésimé. » Seule l'une de ces trois règles sera respectée.

    J'avais quinze ans quand j'ai pris la route ce matin-là, et une seule idée en tête : rejoindre le Pays Basque, devenir couseuse d'espadrilles, et échapper à mon destin. Jusqu'à ce que je rencontre les Demoiselles. Des femmes fantasques et mystérieuses vivant au milieu des livres, des jarretières et des coupes de champagne. Qui étaient-elles ? Quel secret cachaient-elles ? Libres et incandescentes, accompagnées d'un majordome plus grand qu'une cathédrale, d'un chauffeur louche et d'un perroquet grivois, les Demoiselles n'auraient jamais dû croiser ma route. Pourtant, ces femmes ont changé ma vie.

  • La mangeuse de guêpes

    Anita Nair

    En 1965, Sreelakshmi, une jeune écrivaine indienne critiquée dans son pays pour avoir osé évoquer le désir féminin en termes crus, met fin à ses jours. Nul ne sait pourquoi, sauf peut-être son amant, qui gardera religieusement l'os de l'un de ses doigts. Cinquante ans plus tard, une fillette découvre par hasard la boîte contenant la relique, et libère sans le savoir l'âme et le secret de Sreelakshmi.
    A travers ce destin, la grande romancière Anita Nair, l'auteure mondialement connue de Compartiment pour dames, évoque avec sensualité et audace la condition féminine en Inde et dans le monde. Une ode à la liberté et au désir.

  • « Je voulais raconter l'histoire d'une attirance irrésistible. Raconter l'échec de la morale confrontée au désir. Raconter un amour déplacé. » Christine Orban

  • Vanda

    Marion Brunet

    Personne ne connaît vraiment Vanda, cette fille un peu paumée qui vit seule avec son fils Noé dans un cabanon au bord de l'eau, en marge de la ville. Une dizaine d'année plus tôt elle se rêvait artiste, mais elle est devenue femme de ménage en hôpital psychiatrique. Entre Vanda et son gamin de six ans, qu'elle protège comme une louve, couve un amour fou qui exclut tout compromis. Alors quand Simon, le père de l'enfant, fait soudain irruption dans leur vie après sept ans d'absence, l'univers instable que Vanda s'est construit vacille. Et la rage qu'elle retient menace d'exploser.

  • Les lendemains

    Mélissa Da Costa

    Ce que la vie prend, elle le redonne aussi.

    Amande ne pensait pas que l'on pouvait avoir si mal. En se réfugiant dans une maison isolée en Auvergne pour vivre pleinement son chagrin, elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l'ancienne propriétaire des lieux. Guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, Amande s'attelle à redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s'ouvrir à des rencontres uniques. Et chaque lendemain redevient une promesse d'avenir.
    Dans ce roman plein de courage et d'émotion, Mélissa da Costa nous invite à ouvrir grand nos yeux, nos sens et notre coeur. Un formidable hymne à la nature qui nous réconcilie avec la vie.

  • Taches rousses

    Morgane Montoriol

    Leah Westbrook a disparu un après-midi de septembre, dans une petite ville de l'Oklahoma. Elle avait quatorze ans. Son corps n'a jamais été retrouvé. Depuis, sa soeur, Beck, a quitté la ville pour s'installer à Los Angeles. Elle vit par procuration le rêve de Leah, en tentant une carrière de comédienne. Sans aucun entrain. Contrairement à sa soeur, dont la peau était parfaitement unie, le visage de Beck est couvert de taches de rousseur. Des taches qu'elle abhorre et qui lui rappellent l'extrême violence de son père. Bientôt, des corps atrocement mutilés sont retrouvés dans le quartier d'Hollywood où elle a vécu. L'oeuvre d'un tueur en série que la police peine à attraper. Peut-être cet homme aux yeux terribles, qui suit Beck partout...
    Avec ce roman cru et fiévreux, Morgane Montoriol s'impose comme une voix singulière.

  • Et si en commençant son nouveau roman sur la magie noire par un accident de voiture fatal, la narratrice avait provoqué la mort de son amie Diane, guérisseuse et médium ?

    Dans la forêt de Brocéliande, où elles se retrouvaient l'été, les légendes celtes, la pratique de la sorcellerie sont toujours prégnantes. Le mystère grandit autour de Diane, sa tragique disparition et ses pouvoirs exceptionnels dont semble avoir hérité sa fille cadette, Soann, une adolescente sombre et troublante, hantée par le deuil et la certitude que sa mère a été assassinée.
    Habité par les mystères de la terre bretonne, Le Réveil des sorcières est sans doute l'un des romans les plus personnels et envoûtants de Stéphanie Janicot. L'auteur de La Mémoire du monde (Prix Renaudot poche) y interroge, à travers le personnage singulier d'une adolescente, les liens obscurs de la transmission et les limites entre la vie et la mort.

  • Soif

    Amélie Nothomb

    « Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

  • Le bal des folles

    Mas Victoria

    Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles.  Le temps d'une soirée, le Tout-Paris s'encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles - d'un côté les idiotes et les épileptiques ; de l'autre les hystériques, les folles et les maniaques - ce bal est en réalité l'une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

  • C'est un avis de recherche collé sous un abribus qui fait replonger Nathan au coeur de sa jeunesse. Le vieil homme qui a disparu s'appelait Gavril et il a enchanté son enfance, lui ouvrant les portes de la poésie, du rêve et de la joie alors qu'il menait une vie triste et morose auprès d'une mère qui ne l'aimait pas.Nathan décide alors d'enquêter sur l'ami prodigieux, dont il ne savait pas qu'il était roumain et qu'il avait été emprisonné dans les goulags de l'après-guerre, et il dénouera au fil de son enquête les secrets bien gardés de son histoire familiale.

  • Récits, hommage à ses parents disparus, dont tout lecteur ne peut que ressentir la puissance, l'émotion et la beauté.
    Dans Variations sibériennes, Sylvie Germain évoque un voyage dans le Transsibérien juste après la mort de sa mère. Tout en s'imprégnant de cette « terre qui dort » où reposent mammouths et princesses de l'Altaï, elle convie les poètes Pasternak, Akhmatova, Cendrars, Mandelstam, mais aussi les esprits, les légendes, tout ce qui fait l'âme d'un peuple, et fait offrande de ce paysage enténébré, douloureux, vivant et magnifique à sa mère qui ne le verra plus.
    Dans Kaléidoscope, c'est le père qu'elle convoque. Issu d'une lignée d'horticulteurs qui recherchaient le secret de la rose noire, il cultivait les mots et les paysages intimes dont elle retrouve le mystère dans les tableaux de Piero della Francesca ou de Patinir.

  • La vie adulte

    Virginie Mouzat

    1973. Une famille dans la banlieue ouest de Paris. Père radiologue, mère au foyer, deux ados dont la narratrice. La mère, une jolie femme qui aime porter un vison, jambes dénudées, en fumant des blondes, s'en va sans un mot.. La vie reprend : triste ennui des villes nouvelles où rien n'arrive jamais. Seule ouverture, les week-ends chez une amie boulevard Raspail, puis des cours de photo. Et un jour, l'adolescente voit sa mère dans une manifestation de femmes. Début de la vie adulte.
    Un roman où l'apparente atonie des sentiments de l'héroïne renvoie au mystère de la mère disparue, image repliée sur soi dans cette autre image que représentait le « way of life » des années soixante. Ce vide-là, ce ballet d'ombres, cet ennui quotidien, Virginie Mouzat les explore sans pitié, avec pudeur et sobriété, un style minimaliste, un rythme sourd, une tension inquiétante dont on pressent qu'elle va craquer inexorablement.

  • "Arrête avec ces chaises ! ... Nous sommes des gens civilisés, nous souffrons avec des règles, chacun retient son souffle, pas de tragédie. Pourquoi au fond ? Je n'en sais rien, mais c'est comme ça. Toi et moi, nous participons à cet effort de dignité..."

  • "Je fais de l'argent. J'en gave mes fils qui sont deux nullités, c'est sûrement le plus mauvais service que je peux leur rendre, mais au moins je m'épargne artificiellement le souci que me cause leur indigence. Je n'ai jamais douté que ma vie était ailleurs."

  • La première édition de ce roman tragique et burlesque fut publiée en février 2003.
    Il avait pour titre le patronyme du personnage principal. adam haberberg, écrivain sans renom et hypocondriaque qui se confronte par hasard a une ancienne camarade de lycée. son titre originel hommes qui ne savent pas être aimés regretté par l'auteur, préféré par certains éditeurs étrangers, disait sans doute mieux son universalité et sa vérité profonde, c'est pourquoi cette nouvelle édition le reprend aujourd'hui.

  • A quinze ans, shéhérazade croyait être une jeune française comme les autres.
    Son entrée dans un lycée prestigieux lui fait découvrir la différence, l'amitié, le secret, la violence et le drame. cette année de seconde, elle va l'enfouir au plus profond de sa mémoire. il lui faudra comme la shéhérazade des contes en dérouler les épreuves, les effrois et les joies pour rompre avec ce sentiment d'inaccompli et d'imposture qui longtemps la hantera.

  • Après avoir fui la Yougoslavie en guerre au début des années 90, Tania Lusic se retrouve professeur à l'université d'Amsterdam. Elle y enseigne la littérature à de jeunes compatriotes exilés comme elle, la plupart d'entre eux vivant d'expédients, et notamment de la fabrication d'objets SM pour le compte du " Ministère de la douleur ", un sex-shop bien connu dans la capitale des Pays-Bas.
    Soucieuse d'éviter que ses étudiants serbes, croates et bosniaques ne laissent libre cours, dans la salle de cours, aux passions identitaires qui ont présidé à leur exil, Tania renonce bientôt aux devoirs de sa charge académique au profit d'un travail de groupe au cours duquel chacun est invité à témoigner de son expérience personnelle des souffrances liées à la guerre. Mais loin d'aboutir à ses fins, Tania se retrouve bientôt prise dans une spirale de violence qui la mènera à subir les pires humiliations, ce dont elle s'accommodera finalement dans la jouissance de son destin d'exilée.
    Un roman sans concession, provocant à bien des égards, jouant aussi bien de la critique d'un certain cynisme occidental que de la découverte de l'impasse à laquelle conduit immanquablement la fidélité à ses origines en terre d'exil.

  • Maria-Theresia von Paradis naît à Vienne, en 1759 sous d'heureux auspices. Fille unique du conseiller de l'Impératrice, admirée pour sa beauté et son talent précoce pour le piano, elle est atteinte encore enfant par une cécité brutale. A dix-sept ans, son père qui lui a déjà fait subir des traitements inopérants et douloureux la confie au célèbre magnétiseur Mesmer. Entre la patiente et le médecin le courant passe, magnétique et amoureux. Jusqu'à lui faire recouvrer la vue et l'envie de la reperdre. Car Maria-Theresia comprend vite ce dont sa cécité la protégeait : le pouvoir, le calcul, le ressentiment, l'avidité, tout ce qui agite les hommes et leur enlève toute sérénité.
    Elle préférera redevenir aveugle et pianiste émérite.
    La rencontre de ces deux êtres d'exception que sont Maria-Theresia von Paradis et Franz-Anton Mesmer (qui a découvert bien avant Freud le pouvoir du psychisme et de la suggestion pour guérir) est aussi fascinante qu'émouvante. De la passion à la détermination d'inventer sa vie en dépit des embûches, tout est dit dans ce roman court, maîtrisé, juste et envoûtant, qu'on peut lire comme un conte qui redonne foi en l'Homme et en ses ressources insoupçonnées.

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