• La faille du temps Nouv.

    Par une nuit de tempête, un afro-américain et son fils sont témoins d'un terrible crime. Un homme a été tabassé à mort. Quelques mètres plus loin, à l'abri : un nourrisson dort paisiblement. Abasourdis, craignant la police, les deux hommes décident de fuir en emportant avec eux la mystérieuse petite fille. Dans cette libre adaptation du Conte d'hiver de Shakespeare, Jeanette Winterson offre une superbe réflexion sur le pouvoir destructeur de la jalousie et de l'avidité.

  • Quai numéro 7 Nouv.

    Il est quatre heures du matin dans la gare de Peterborough, en Angleterre. Un renard solitaire trotte sur les voies tandis que le silence est parfois rompu par le lent crissement d'un train de marchandises. Un homme se croyant seul se dirige vers une partie isolée de la gare, au bord du quai numéro 7, et se jette sur les rails. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il est observé par Lisa Evans, ou plutôt par son fantôme : elle aussi est décédée au même endroit, dix-huit mois plus tôt.
    Deux décès en dix-huit mois : pourraient-ils être liés ? Personne n'est plus désespéré de comprendre ce qui les relie que Lisa Evans elle-même. Après tout, elle a été la première des deux à mourir. Et elle est bien décidée à comprendre ce qui a poussé cet inconnu à commettre l'irréparable.
    Quai numéro 7 décrit la mécanique implacable qui peut faire basculer les vies dans la tragédie, et transformer l'amour en une relation d'emprise et de manipulation. Louise Doughty explore les zones d'ombre présentes au coeur de nos vies.

  • Super hôte Nouv.

    Bennett Driscoll avait jadis un nom dans le monde de l'art londonien. Depuis que sa femme l'a quitté et que sa fille vole de ses propres ailes, il a décidé de mettre en location sur AirBed sa maison devenue trop grande pour lui. Pas loin de devenir accro aux commentaires laissés sur le site par ses hôtes, Bennett, à cinquante-cinq ans, est retranché dans l'atelier au fond du jardin avec la nette impression de faire du surplace. Est-ce l'image d'Alicia, par la fenêtre, qui le renvoie à sa propre solitude ? Celle d'Emma à ses obsessions et à ses angoisses d'artiste ? Ou celle de Kirstie à son incapacité à rebondir ? Sa rencontre avec Claire, serveuse dans un bar à vins de Soho, est peut-être l'occasion de faire un pas en avant ; encore faut-il lui expliquer pourquoi il est un étranger dans sa propre maison.

    Dans ce roman au sarcasme et à la liberté de ton savoureux, Kate Russo nous fait presque oublier, par sa légèreté, la profondeur des maux qu'elle dépeint.

  • Au secret de chacun Nouv.

    Dix récits, dix vies ou destins. À une même époque, dans diverses villes d'un même pays, ont vécu un brodeur, une actrice, une photographe, un dessinateur, une choriste, un sculpteur, une danseuse, une cinéaste, un musicien et un auteur. On n'aura pas nécessairement entendu parler d'eux. Leurs noms ne sont d'ailleurs pas mentionnés. Les dix artistes dont il est question forment une société réellement secrète - méconnue de ses membres mêmes. Leurs préoccupations sont liées les unes aux autres par d'innombrables attaches invisibles, peut-être encore plus solides que celles qui lient les membres d'un même milieu. Ce livre est ainsi le récit des affinités réelles mais inconnues. Chacune de ces vies partage le même sentiment (à son insu) de se trouver à la périphérie des choses plutôt qu'en leur coeur. Ces existences forment une société ténue, insaisissable : celle, précisément, dont elles pensaient manquer.
    C'est l'histoire de cette société imperceptible, manquante, qui est racontée, à travers les aspirations et tribulations particulières de ces artistes. Une société réellement secrète, dont le secret est si bien gardé que ses membres ne font que l'entrapercevoir dans leurs moments de plus grande solitude. Comme dans À l'OEil Nu avec les témoignages de strip-teaseuses, Alice Roland essaie de penser la littérature depuis un dehors - ici, parler de l'art non pas depuis l'intérieur du milieu de l'art, mais à travers des gens qui ne peuvent pas ou préfèrent ne pas entrer dans ce milieu.

  • Canoës Nouv.

    Canoës

    Maylis de Kerangal

    « J'ai conçu Canoës comme un roman en pièces détachées : une novella centrale, «Mustang», et autour, tels des satellites, sept récits. Tous sont connectés, tous se parlent entre eux, et partent d'un même désir : sonder la nature de la voix humaine, sa matérialité, ses pouvoirs, et composer une sorte de monde vocal, empli d'échos, de vibrations, de traces rémanentes. Chaque voix est saisie dans un moment de trouble, quand son timbre s'use ou mue, se distingue ou se confond, parfois se détraque ou se brise, quand une messagerie ou un micro vient filtrer leur parole, les enregistrer ou les effacer. J'ai voulu intercepter une fréquence, capter un souffle, tenir une note tout au long d'un livre qui fait la part belle à une tribu de femmes - des femmes de tout âge, solitaires, rêveuses, volubiles, hantées ou marginales. Elles occupent tout l'espace. Surtout, j'ai eu envie d'aller chercher ma voix parmi les leurs, de la faire entendre au plus juste, de trouver un «je», au plus proche. ».
    (M. de K.)

  • Sois la bienvenue Nouv.

    « Cette histoire, c'est la mienne, celle de ma grand-mère Marcelle surtout, mais aussi celle de Malou, mon arrière-grand-mère. Trois histoires entremêlées et reliées à René Char par des sentiments aussi simples et opposés entre eux que la haine et l'amour. Tout avait commencé par un drame d'une incroyable banalité. De ceux qui étaient moins dus à l'inconduite des filles qu'à la lâcheté des hommes. Marie-Louise Bègue, dite Malou, était une enfant abandonnée. Une pupille de l'Assistance comme on dirait plus tard. Elle avait grandi, comme l'écrasante majorité des enfants assistés, dans la souffrance, la solitude et l'humiliation. Mais à 17 ans, elle avait connu l'amour. Un amour aussi bref et puissant que l'aphorisme d'un poète, ou le ressac d'une vague. Un court instant volé à l'insouciante jeunesse, une histoire terminée avant d'avoir commencé. »De cet amour caché avec René Char alors âgé de 25 ans, Malou, employée au service de la famille Char, a donné naissance à Marcelle en 1933, après avoir été chassée de L'Isle-sur-la-Sorgue par la mère de René Char. Marcelle, adulte, a retrouvé son père, à qui elle a rendu des visites régulières, aux Busclats, sa demeure de L'Isle-sur-la-Sorgue, avec qui elle a échangé une correspondance sur plusieurs années. Mais elle n'a pas été reconnue officiellement. Alice a entrepris une reconnaissance d'ADN, par un laboratoire américain, grâce à un timbre d'une lettre de René Char, et la salive de sa grand-mère. Résultat après observation des marqueurs génétiques des deux échantillons : la probabilité que René Char soit le père de Marcelle est de 99,9913%.C'est par amour pour sa grand-mère, par besoin que la vérité soit faite, qu'Alice Casado enquête : elle raconte l'histoire familiale qu'elle a ainsi reconstituée, et une histoire de la société française qui court sur le XXe siècle.

  • Les femmes qui craignaient les hommes Nouv.

    La banlieue de Manchester abrite une maison pas comme les autres : une résidence sécurisée réservée aux femmes. Ici, elles sont nombreuses à vivre loin de ceux qui ont fait de leur quotidien un cauchemar. Alors, quand le corps de Katie, leur conseillère et amie dévouée, est retrouvé dans la rivière et que l'inspecteur Whitworth entreprend de les interroger, leur réflexe est de se cacher, de se taire.

    Pourtant, elles vont devoir parler. Si elles ne le font pas, la police classera l'affaire en suicide. Comment ces femmes terrorisées pourront-elles jamais se confier à un homme ? Et comment livrer ce qu'elles savent sans risquer de faire tomber l'une d'entre elles ? Car chacune détient une pièce de ce puzzle macabre, et révéler la clé du secret pourrait mettre à l'épreuve leur solidarité, ce dernier lien qui les protège dans une société qui semble les avoir oubliées...
    Que vaut la vie d'une femme ?

  • Vies dérobées Nouv.

    1936, Jaffa, Palestine. Ibrahim et Abraham, deux marchands de tissu voisins, l'un musulman d'Istanbul et l'autre juif d'Odessa, s'associent pour l'achat d'un précieux lot de coton égyptien. Mais lors d'un massacre, la famille d'Abraham est anéantie. Ibrahim, pour ne pas perdre son investissement et récupérer la part d'Abraham, décide d'usurper son identité. Miriam, sa femme, tente en vain de s'y opposer. Ibrahim, devenu Abraham, inventera, pour lui et pour sa fille, une variante inédite du marranisme. L'imposture aura plus tard des conséquences sur le destin de deux autres femmes.
    1938, en Italie. Giuditta, élevée dans une totale laïcité, découvre son appartenance juive alors que les lois raciales entrent en vigueur et l'obligent à la dissimuler pour affronter une vie pleine de dangers.
    En 1991, Esther, sa fille et troisième héroïne de ce roman, se voit proposer un drôle de mariage et sera prise malgré elle dans un imbroglio identitaire aux conséquences imprévisibles.
    D'Istanbul à Djerba, de Bâle à Miami, d'Ancône à Rome, ces vies dérobées tissent la trame d'un roman qui pose une question tout à fait contemporaine :
    De quoi nos identités sont-elles constituées ?

  • La comete Nouv.

    Jaillie de l'ombre du Soleil, la comète noire DU3 se dirige droit vers la Terre. Une collision semble inévitable, ce qui provoquerait une véritable Apocalypse. Un jeune spécialiste de l'aéronautique, Ben Schwartz, est nommé à la tête d'une équipe internationale censée trouver le moyen de faire dévier l'énorme bolide céleste de sa trajectoire. Réunis sur la base de Kourou en Guyane, coupés de leurs proches, des hommes et des femmes de tous horizons rivalisent d'ingéniosité pour affronter ce défi sans précédent. Mais contre toute attente, ce n'est pas l'exploit technologique qui se révèle le plus difficile ; en temps de crise, les passions humaines s'exacerbent, comme sur ce bateau brise-glace en route vers l'Arctique où un photographe baroudeur se rapproche d'une biologiste solitaire.
    Alors que le temps vient à manquer, chacun se montre sous son vrai jour.
    La Comète est un page-turner addictif qui met en scène l'humanité face à son heure de vérité.

  • Trinity, trinity, trinity Nouv.

    Tokyo se prépare à l'arrivée de la flamme olympique. Mais de loin en loin, depuis quelque temps, on assiste à un étrange phénomène. Les anciens, hommes et femmes, mus par une force magnétique, apportent dans des lieux publics des pierres radioactives. Et dans la mégapole en proie à cette étrange menace terroriste, une quadragénaire assiste au déclin de sa mère, chaque jour plus mystérieuse. Le travail envahit son quotidien. Les amours se font virtuelles. Sa fille adolescente devient étrangère. Les souvenirs sont voués à l'oubli.
    Profond et trouble, Trinity, trinity, trinity dépeint dans une langue acérée les vies de trois femmes, trois générations qui font face à un monde en mutation où le passé et la mémoire réclament avec puissance leur place.

  • Harvey Nouv.

    Harvey

    Emma Cline

    Harvey a mal partout. Le bracelet électronique n'arrange rien, il a les chevilles fragiles et l'escalier tapissé de la villa qu'on lui prêtée est difficile à manoeuvrer. Demain c'en sera fini, il sera disculpé de tout ce qu'on lui a mis sur le dos dans le seul but de lui nuire. Dès demain il pourra se lancer dans de nouveaux projets. Entre deux coups de fil à ses avocats, qu'il parvient à ne pas envoyer complètement balader, il aperçoit Don de Lillo dans le jardin voisin. Adapter son chef-d'oeuvre, Bruit de fond, au cinéma. Voilà. C'est LE moment de faire ce film, braille-t-il au téléphone. En attendant, le médecin doit venir lui faire une perfusion, une nouvelle thérapie, à la pointe. Devant le miroir, Harvey songe qu'il doit se faire blanchir les dents.
    Il demandera à son assistante de lui prendre rendez- vous, et de lui arranger une entrevue avec de Lillo. Ah, et sa fille Kristin vient dîner ce soir avec Ruby, sa petite-fille. Tout le monde semble penser qu'il joue sa vie, demain. Il ne voit pourtant pas de raison de s'inquiéter, surtout quand il lit les commentaires de soutien sur internet - il y en a - et surtout après la perfusion, qui le fait dériver dans l'espace. Il a tout le temps devant lui.

  • Sous le signe des poissons Nouv.

    Rien ne va plus pour Lucy : alors que sa thèse sur Sappho est au point mort, elle vit une grande rupture amoureuse et touche le fond de la dépression. Pour l'aider à remonter la pente, sa soeur lui propose de garder sa maison de Los Angeles le temps d'un été, à deux conditions : s'occuper de Dominic (son chien diabétique) et prendre soin d'elle.
    Voici Lucy enrôlée dans un groupe de parole de femmes au bord de la crise de nerfs aussi drolatique que cruel, mais qui est loin de résoudre ses problèmes. Tout change un soir où Lucy rencontre en bord de mer un homme merveilleux - à bien des égards.
    Tour à tour hilarant, cru et émouvant, Sous le signe des Poissons fait voler en éclats les injonctions au bonheur et à la résilience. Avec une franchise qui n'aurait pas déplu au Philip Roth de Portnoy et son complexe, Melissa Broder nous offre un roman d'amour inoubliable, celui d'une femme combattant l'appel du vide.

  • Et nous aurons l'éternité Nouv.

    En 2051, une époque où les populations subissent les dérèglements climatiques, les pénuries et un contrôle social accru, une romancière au crépuscule de sa vie se prépare à quitter son appartement de l'Écusson à Montpellier, un quartier voué à la destruction, pour achever sa vie dans un établissement de retrait.
    Déterminée à profiter d'un délai et à choisir sa fin, Norma accepte de donner une série d'interviews à une jeune étudiante en fin de cycle qui s'intéresse à sa vie de « fictionneuse » dans une société où le livre existait encore.
    Pour Norma qui achève son dernier roman, toutes les fictions sont bonnes pour prolonger ce récit...
    Hommage à la littérature et à l'eau devenue ressource rare, à l'amour et à la nature à jamais disparue, ce portrait d'une femme qui aborde les derniers jours de sa vie est une véritable et excellente surprise.

  • Méthode Nouv.

    Méthode

    Mary Dorsan

    La narratrice de ce nouveau roman est ergothérapeute, et décide d'animer des permanences syndicales. Dès la première fois, elle se trouve désemparée. Un homme se présente, et livre son désarroi intime et professionnel. La narratrice décide de nommer Méthode ce premier homme rencontré lors de sa première permanence. Quelques jours avant, un fait divers l'a bouleversée : le calvaire vécu par Méthode Sindayigaya, paysan burundais qui, en France, à Ville-d'Avray, est esclavagisé par un diplomate pendant dix ans. Il ne sort plus, dort au sous-sol, ne mange plus à sa faim. Dix années pendant lesquelles il ne peut plus maintenir de contact avec sa famille, son pays. L'ancienne femme de ménage d'un voisin raconte avoir vu une ombre sortir les poubelles de la résidence du diplomate. Méthode pèse quarante kilos. Le voisin fait un signalement à la Police. Tente de délivrer l'esclave. Mais Méthode a peur, il ne se résout pas à briser ses chaînes. Méthode devient pour la narratrice la méthode, en quelque sorte, pour tenter de dire, dénoncer l'injustice et le désarroi humain, social. « La littérature commence souvent là où la parole devient impossible », rappelle Mary Dorsan. Tout son livre en est comme l'exploration précise. Elle rend compte de plusieurs histoires humaines douloureuses qui forment une langue de combat, de conscience, pour rendre une parole aux humiliés d'aujourd'hui. « Méthode est un homme humilié. Ce récit est sa revanche. Évidemment, il ignore tout de mon travail d'écriture », écrit Mary Dorsan.

  • Blood and sugar Nouv.

    Juin 1781. Un cadavre pendu se dessine au travers des brumes de la Tamise. Tad Archer, brillant avocat abolitionniste a été torturé et porte les marques de torture réservés aux esclaves rebelles.
    Son plus vieil ami, le capitaine Harry Corsham se voit chargé par la soeur du défunt de trouver le coupable. Avant sa mort, Tad enquêtait sur un secret qui pouvait, selon lui, causer des dommages irréparables à l'industrie esclavagiste britannique.
    Menaçant sa carrière de parlementaire, Harry Corsham reprend l'enquête pour comprendre qui a pu le mutiler ainsi. Il doit alors se confronter à la réalité brutale de la traite négrière : c'est sur le sanglant commerce du sucre que se font et se défont les fortunes. C'est sur lui que la ville et l'empire sont construits.

    Laura Shepherd-Robinson signe un immense et addictif thriller sur l'Angleterre du xviiie siècle, tiraillée entre esclavagistes et abolitionnistes.

  • L'idiote Nouv.

    Université de Harvard, 1995. Selin, une jeune Américaine d'origine turque, entame des études de lettres et de langues. Selin se sent à part. Elle ne maîtrise pas les codes, sa gaucherie lui fait honte et ses amours avec Ivan, un étudiant en mathématiques hongrois, sont rapidement déçues. Pétrie d'illusions, elle envisage sa vie au miroir de la littérature, en particulier les romans russes, dont elle raffole. Don Quichotte des temps modernes, Selin comprend peu à peu que la réalité ne ressemble pas à ce qu'en disent ses livres favoris.

    Au terme de ce magnifique roman d'apprentissage plein d'humour et d'autodérision, une jeune femme trouve sa voix dans l'écriture, unique manière raisonnable, selon l'auteur, de supporter le monde réel.

  • Autoportrait de Calcutta Nouv.

  • L'entropie des sentiments Nouv.

    Fin juin 1995. Aux côtés de parents dépassés par un frère cadet en souffrance, Kate, étudiante en première année de lettres, se sent prisonnière de la vie raisonnable qu'elle s'impose depuis toute petite. Et pourtant, elle porte en elle le désir vibrant de trouver enfin l'amour (Sam l'incarnera-t-il ?), l'envie irrépressible d'exister dans un monde d'adultes qui l'ignore, et le besoin impérieux de se libérer d'une cellule familiale chaotique où il va devenir urgent de faire entendre sa musique intérieure pour ne pas qu'elle s'éteigne.

    Avons-nous trop vite oublié la jeune femme que nous avons été ? Avec beaucoup de tendresse et d'humour, Véronique Gallo épouse les pas d'une jeune femme qui s'autorise enfin à dire "je". Roman d'apprentissage dans la lignée de L'Étudiante avec Sophie Marceau, L'Entropie des sentiments raconte ce qu'il y a de plus personnel et universel à la fois : l'éveil à la sexualité et l'éclosion d'une femme.

  • Le sortilège de Stellata Nouv.

    « Je sais que tu ne crois pas à ces choses-là, mais tu n'as qu'à regarder ce qui s'est passé dans notre famille. D'abord Giacomo, avec ses manies, qui a fini pendu à une poutre. Ensuite Achille, il voulait jouer aux héros et c'est un miracle s'il n'est pas mort fusillé. Et ta tante Edvige ? Elle a détruit deux familles. Et ma soeur Adele, qui s'est retrouvée à l'autre bout de la planète, avec ses fantaisies d'amour, et veuve presque tout de suite. N'oublie jamais, Guido... si nous ne les contrôlons pas, les rêves finiront par nous apporter une tragédie. Et elle sera pire que tous les malheurs que nous avons déjà connus. C'est notre ancêtre, la Tsigane, qui l'a vu dans ses cartes. Elle ne se trompait jamais ».

    L'histoire commence en 1800, à Stellata, dans la plaine du Pô, le jour où Giacomo Casadio tombe amoureux. Peut-on contrôler son destin ? Faut-il renoncer à ses rêves ? Une saga à l'italienne, somptueuse comme un fleuve.

  • Cafés de la mémoire Nouv.

    Depuis son enfance, Lisa est fascinée par les cafés : vitrines sur la ville ou repaires secrets. À son arrivée à Bordeaux où elle vient étudier la philosophie, elle peut enfin fréquenter ces lieux complices de son émancipation et de ses errances, témoins de son cheminement... La jeune fille s'en remet au hasard des rencontres et des ivresses pour faire son apprentissage. De la lecture de Beauvoir au bar des Quatre-Soeurs, à l'émotion d'apercevoir celle-ci plus tard à Paris en compagnie de Sartre à La Coupole, ces Cafés de la mémoire dessinent l'itinéraire d'un esprit libre.

  • Les ingratitudes de l'amour Nouv.

    Dulcie Mainwaring vient de rompre ses fiançailles avec Maurice... Bien déterminée à ne pas laisser cet échec sonner le glas de ses aspirations romantiques, cette pimpante trentenaire décide de se rendre à un colloque, histoire de se changer les idées et, pourquoi pas, faire des rencontres.
    Et ça marche ! Sitôt arrivée, elle tombe sous le charme du séduisant Aylwin Forbes, rédacteur en chef d'une revue littéraire. Mais elle n'est pas seule : Viola, jeune femme fougueuse, un brin pimbêche, est elle aussi éprise du bellâtre.
    L'union fait la force. Avec pour alibi, une ambitieuse entreprise d'indexage d'ouvrages savants, Dulcie et Viola se lancent dans une enquête aussi comique que risquée afin d'en savoir plus sur leur bien-aimé. Tout cela en rêvant secrètement de mariage... ou pas !

  • L'absente de tous bouquets Nouv.

    « Tu n'as jamais cultivé ton jardin. » C'est avec ces mots adressés à sa mère récemment disparue que s'ouvre le nouveau livre de Catherine Mavrikakis.
    Arrivée au Québec en 1957, pour épouser un homme fantasque qu'elle passera sa vie à attendre - dont on peut lire le flamboyant portrait dans La Ballade d'Ali Baba (2014), de la même autrice -, la jeune femme originaire du bocage normand ne cultivera en effet que l'ennui et la nostalgie d'une France à laquelle Paris Match et TV5 la reliaient en permanence.
    Dans ce journal de deuil, tenu par sa fille pendant une année après sa mort, les souvenirs de cette mère possessive, repliée sur son passé et refusant de voyager comme de s'intéresser au monde, sont comme filtrés par le chagrin en des fragments mélancoliques et tendres. En émerge le portrait d'une femme obsédée par la Seconde Guerre mondiale qu'elle a vécue enfant - elle était née en 1925 -, mais qui, les bons jours, acceptait de livrer quelques anecdotes de ses heureuses années cinquante à Saint-Germain-des-Prés.
    Avec cette Absente de tous bouquets, Catherine Mavrikakis nous offre également, en creux, un pudique autoportrait, où s'éclairent bien sûr sa propre fascination pour les fantômes et son goût de la solitude, acquis pendant une enfance vécue sous cloche, mais surtout son amour immodéré pour les mots. Car, dans sa détestation du Canada, sa chère maman entretenait aussi bien son accent français - hors de question pour la petite Catherine de parler devant elle avec une intonation autre que parisienne - qu'un formidable florilège d'expressions idiomatiques et surannées. « Tu n'étais ni zazou, ni bécasse, ni gourgandine, ni gigolette, ni goton. Mais pour toi, moi j'incarnais toutes ces greluches avec joie » lui confie l'écrivaine...
    Par-delà les portraits en miroir de ces deux femmes liées à jamais, ce beau livre explore avec une très grande finesse l'ambiguïté d'une relation filiale tissée de silence, de culpabilité et d'incompréhension, qu'illustre superbement la métaphore botanique courant au fil des pages, la mère n'aimant que les fleurs coupées, alors que la fille s'émeut à l'apparition du premier crocus et s'évertue de planter sur la tombe maternelle un parterre luxuriant.

  • Les soeurs Van Apfel ont disparu Nouv.

    Été 1992, dans une lointaine banlieue de Sydney, en lisière du bush. Un été caniculaire que Tikka, onze ans, n'a jamais oublié : celui où les soeurs Van Apfel ont disparu.
    Les trois filles du pasteur - Hannah, l'aînée, Cordelia, la fantasque, et la petite Ruth - se volatilisent à l'entracte du spectacle de l'école. Le corps de la plus jeune sera retrouvé coincé entre deux rochers... Vingt ans plus tard, Tikka retourne chez ses parents pour prendre soin de sa grande soeur, malade. Un séjour qui sera l'occasion d'affronter avec elle les fantômes qui les hantent. Leurs amies se sont-elles enfuies pour échapper au joug de leur fanatique de père ou ont-elles été victimes d'un prédateur ? Y a-t-il une chance pour qu'Hannah et Cordelia soient toujours en vie ?

  • Café vivre : chroniques en passant Nouv.

    Des chauffeurs de taxi, des héroïnes de faits divers, des amoureux traversent ces pages et croisent Colette, Roland Barthes, Patti Smith ou Corto Maltese, sans oublier quelques figures chères de mon enfance... On peut lire ces Chroniques en passant comme un journal de voyage, si l'on croit que chaque matin contient une occasion de départ et une chance d'aventure.

    J'ai écrit les textes ici réunis de 2014 à 2018 pour le journal Sud Ouest. Et à la fin, en me retournant, j'ai senti qu'ils formaient un livre. Le voici.

    C.T.

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