Seuil

  • Le temps joue pour nous : les AMAP, la Bio et les circuits courts apparaissent de plus en plus dans les médias comme dans nos assiettes - l'opinion publique est acquise. Si chaque consommateur change ses habitudes alimentaires, si chaque agriculteur se forme à l'agroécologie, alors la victoire est au bout de la fourchette.

    Ceci est une fable.

    L'appel à la responsabilité individuelle, ce « chacun doit faire sa part », ne mettra jamais fin au modèle alimentaire industriel et marchand. Celui-ci est une machine à produire artificiellement au moindre coût, une machine à confisquer les savoirs et savoir-faire, à enrichir les industries technologiques, à déshumaniser.

    Il est temps d'échapper à notre enfermement dans les niches d'un marché alimentaire réservé aux classes aisées et de reprendre entièrement la terre aux machines. Ce manifeste propose de sérieuses pistes de rupture.

    L'Atelier Paysan accompagne la conception et le colportage des technologies paysannes. Les auteurs, paysans, syndicalistes et militants, sociétaires de la coopérative, font le constat que les alternatives paysannes, aussi incroyablement riches soient-elles, s'avèrent totalement inoffensives face au complexe agro-industriel, plus prédateur que jamais.

  • La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.
    Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.
    L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?
    Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?
    Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...

    Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants.

  • L'actualité le montre de plus en plus souvent, le dérèglement climatique tue, et il tue les plus pauvres et les plus fragiles de la planète.
    Un article de la revue de Nature (janvier 2015) a établi que pour rester sous la barre des + 2° C (seuil au-delà duquel les évolutions peuvent s'avérer catastrophiques), il faudra laisser inexploités dans le sous-sol près des 2/3 des réserves d'énergie fossile actuellement connues. Or nous n'en prenons nullement le chemin : l'extraction de fossiles bat son plein et les négociations climatiques en vue de la Conférence de Paris en décembre 2015 abandonnent l'objectif de tout faire pour rester sous ce seuil critique.
    Ce livre porte la voix de personnalités du monde entier, mais aussi celle d'innombrables victimes, réfugiés climatiques, de collectifs en lutte et de chercheurs conscients de l'impasse actuelle (climatologues, spécialistes des réfugiés environnementaux ou du droit de l'environnement, etc.). Tous nous rappellent la réalité du réchauffement climatique en cours, les souffrances qu'il produit et tracent les voies pour sortir de l'âge des fossiles.

    Une palette de personnalités de la société civile mondiale, mobilisées sur les enjeux climatiques et la nécessité de changer de modèle de développement : Naomi Klein, Vandana Shiva, Jean Jouzel, Susan George, Desmond Tutu, Bill McKibben, Geneviève Azam, Maxime Combes, Pablo Solon et Nnimmo Bassey.

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