Pygmalion

  • Initiée : mémoires d'une sorcière Nouv.

    Initiée par sa mère lorsqu'elle avait treize ans, Amanda Yates Garcia n'est réellement devenue sorcière qu'au moment où elle l'a décidé. Après avoir connu la pauvreté, le travail du sexe, elle décrit son cheminement pour se réapproprier son corps, exploiter son pouvoir et créer le monde auquel elle aspire. Parsemé de mythologie, d'histoires de déesses et de magiciennes de tout temps, ce texte est une ode au nouveau féminisme qu'est la sorcellerie.

  • "Avez-vous observé à quel point chaque jour, les médias et les réseaux sociaux nous énumèrent des mauvaises nouvelles ? Avez-vous ressenti, comme moi, une sensation d'impuissance ? Vous êtes-vous dit : On ne peut rien y changer. Ce n'est pas moi, à mon petit niveau, qui vais faire la différence. J'ai eu les mêmes interrogations et découragements. Puis, petit à petit, une force de vie m'a poussée à m'informer, à chercher des solutions, à m'impliquer.
    J'ai compris que si je suis alignée intérieurement, les actes que je pose ne sont plus des efforts initiés par la peur mais des évidences. Et j'ai envie de croire que tout est possible".

  • Octave est un jeune homme simple qui a consacré l'essentiel de sa vie à sa petite soeur, Ariane. Son existence n'est pas parfaite mais faire le bonheur de la fillette lui suffit. Alors, le jour où une licorne débarque sous son toit pour lui demander de l'aider à sauver une sorcière, son monde vole en éclats. Octave et Ariane découvrent un univers mystérieux et magique dont ils ne soupçonnaient pas l'existence...
    Et, pauvres mortels, ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

  • Corée du Sud, années 1930.
    Sur l'île de Jeju, la plongée et la pêche sous-marine rythment le quotidien des femmes. Dans cette société matrifocale, les haenyeo travaillent pour subvenir aux besoins de leur famille pendant que les hommes s'occupent des enfants. Unies par leur amour de la mer, Mi-Ja et Young-sook, deux filles aux caractères opposés, aspirent à prendre la relève de leurs aînées.
    Au fil des ans, elles nouent une amitié profonde jusqu'à se considérer comme soeurs. Mais alors que la Seconde Guerre mondiale ébranle l'île, les premières dissensions apparaissent...

  • Qu'on ne s'y trompe pas : la sorcière n'est pas le sorcier au féminin. Elle est d'une autre nature. Quand bien même parviendrait-on à faire l'inventaire exhaustif des actes, des prodiges, des maléfices, des mirages relevant de la sorcellerie, on n'aurait pas encore mis à nu le mystère de la sorcière. Dans nos contrées d'Europe, trois ou quatre siècles durant, leur rendant l'hommage flamboyant et purificateur du bûcher, on a consumé des sorcières par dizaines de milliers.
    Mais, ce faisant, a-t-on réduit en cendres "la" sorcière, l'amante des songes obsessionnels de clercs et de juges qui en perdaient la raison ?

  • Contemporaine d'Anne Frank, elle a disparu à Auschwitz en 1943. Sylvie Germain nous fait découvrir le cheminement spirituel de cette jeune femme hors du commun.

  • Alexandra David-Néel est considérée comme la plus grande exploratrice du XXe siècle. Mais que sait-on de la femme, de l'épouse ? Et d'abord de l'enfant, écartelée entre un père tourangeau proscrit et une mère bruxelloise intransigeante et désabusée, se déchirant sur le destin de leur fille, indépendante et un peu trop fugueuse à leur goût ? Jeune fille éprise de liberté, elle s'imprégna de la pensée du géographe Élisée Reclus, grand voyageur, mais avant tout anarchiste, alors banni de France pour avoir pris part à la Commune. Rien d'étonnant alors si, libre-penseur et libertaire, Alexandra David-Néel s'associa à tous les combats, notamment pour la libération de la femme. Et à ce propos, quels furent ses véritables liens avec la franc-maçonnerie ? À peine revenue d'un premier voyage aux Indes, elle parcourut le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, où elle rencontra Philippe Néel, directeur des chemins de fer qu'elle épousa.Mais les dames de la théosophie étaient plus douées pour les voyages que pour les liens conjugaux ! Elle repartit pour le Tibet, franchissant l'Himalaya, dans la neige et à pied, afin de parvenir à la ville sainte et interdite de Lhassa. Mais s'y rendit-elle vraiment ? Gilles van Grasdorff dévoile les rapports houleux de l'exploratrice avec les missionnaires français d'Asie, avec le gouvernement britannique des Indes, qui la prenait pour une espionne au service de la France.
    Année après année, de révélation en révélation, il déroule la vie intime d'Alexandra David-Néel, ses amitiés, ses amours féminines. Le portrait qu'il nous en dresse aujourd'hui est fascinant, éclairant de l'intérieur un siècle d'une vie passionnante et hors du commun. Or, dans toutes ses aventures, Alexandra David-Néel ne perdit jamais le goût de la sagesse, restant fermement attachée à la théosophie bouddhiste. Son dernier article, écrit à cent ans, fut consacré à son maître, le Bouddha.

  • Marie Mancini fut-elle une intrigante, le jouet des visées égoïstes de son oncle Mazarin, ou l'objet d'un amour sincère de la part du jeune Roi-Soleil? Pour l'histoire, ce destin éphémère et tumultueux, aux incidences politiques incertaines, reste un épisode mal élucidé de la vie sentimentale de Louis XIV.
    À l'aube du règne, la rencontre fortuite du jeune roi et de la nièce du cardinal, Italienne sensible, tourmentée et fière, se révèle le prélude à plusieurs années d'intrigues et à une passion brisée par la raison d'État. Pour Marie, éloignée de la Cour, à jamais déchirée par l'abandon du roi qui lui avait promis le mariage, commence alors une cruelle et incessante errance: une vie de souffrances en dépit du bref et brûlant intermède d'un fol amour qu'elle éprouve pour un noble italien devenu son mari, mais que bientôt elle rejette et fuit, irrémédiablement déçue.
    Plus que jamais frondeuse et solitaire, esclave de ses chimères, très longtemps menacée du couvent ou de l'emprisonnement, elle va poursuivre ses pérégrinations à travers l'Europe jusqu'à sa mort en Italie. C'est ce périple tortueux et pathétique, mais aussi le bouleversant voyage intérieur d'une femme dévorée par l'amour et l'ambition trahie, que fait revivre Françoise Mallet-joris avec une sobriété et un pouvoir d'évocation exemplaires.

  • Dans l'histoire de la France, les femmes, et avant tout les reines, ont souvent régné sur le coeur et l'esprit de leur peuple, bien qu'elles n'aient pas toujours.
    Exercé le pouvoir. Pendant quinze siècles, certaines ont joué un rôle prépondérant en se montrant plus lucides, plus préoccupées du bonheur de leurs sujets, sinon plus attentives au rayonnement de la monarchie. Si les rois ont fait la France, on peut dire que les reines l'ont sans doute aimée davantage. Héritière des Médicis, belle-fille de François II, épouse d'Henri H, mère de François II, de Charles IX et d'Henri III, elle tient pendant trente ans la barre de l'État, dont quatorze de pouvoir absolu.
    Confrontée à huit guerres de religion, aux luttes des Guise et des Bourbons pour s'arroger le pouvoir, aux interventions de l'Espagne et de l'Angleterre, elle se bat avec un courage admirable contre tous les facteurs de désintégration. Mais, on ne peut laisser dans l'ombre ses fautes - dont la Saint-Barthélemy au premier rang - ni ses erreurs politiques, sa méconnaissance des thèses économiques des premiers mercantilistes, ses dépenses inconsidérées et ses guerres.
    Jean-Pierre Poirier signe ici une biographie magistrale qui remet en lumière la grandeur et les lacunes d'une reine hors pair.

  • Soeur de Louis XVI, de Louis XVIII et de Charles X, Madame Élisabeth a-t-elle été un ange ? Certains ont pu le croire en assistant à sa mort édifiante sur l'échafaud, en 1794.
    Contrairement à ce qu'on a pu dire, elle ne fut pas du tout une princesse effacée, mais au contraire une femme de caractère, perspicace et courageuse. Monique de Huertas en propose un émouvant et fidèle portrait et convainc sans peine de son intelligence vive et sensible, de sa générosité, de sa piété, de sa foi profonde. S'informant de tout, lisant presque en cachette libelles et brochures, Aladame Élisabeth suivit de très près les faits et les événements de son époque.
    Ses réflexions, nourries de bon sens et de raison, fusaient à l'improviste, prenant souvent son entourage au dépourvu. Aux heures les plus tragiques, lucide mais impuissante, pas un instant elle n'envisagea d'abandonner le malheureux Louis XVI, même lorsqu'elle releva avec douleur ses erreurs politiques, même lorsqu'elle comprit que le destin funeste des Bourbons était scellé. Fidèle jusqu'à son dernier souffle, digne, intrépide, elle marcha au sacrifice sans jamais faiblir.
    Comment ne pas admirer et aimer cette princesse royale si injustement occultée par l'histoire ?

  • En 1954, paraît un roman fulgurant, Bonjour Tristesse : au succès phénoménal se mêle un puissant parfum de scandale ! Une nouvelle star est née : Françoise Sagan dont les journaux vont sarracher limage. Dès lors, son mode de vie où largent coule à flots,

empty