Puf

  • Un serviteur qui venait l'hiver nous apporter en ville des oeufs frais de notre maison de campagne me raconta qu'il avait vu, au milieu du jardin, devant la maisonnette qui m'appartenait à moi toute seule, "un couple" désireux d'entrer, mais qu'il avait éconduit. Quand il revint la fois suivante, je lui demandai des nouvelles du couple, sans doute parce que l'idée qu'ils avaient dû depuis souffrir du froid et de la faim m'inquiétait : "Où ont-ils bien pu aller ? Eh bien, m'annonça-t-il, ils ne se sont pas éloignés.
    Alors ils sont toujours devant la petite maison ? Eh bien, ce n'est pas cela non plus : ils se sont complètement transformés, ils sont devenus de plus en plus minces et petits ; ils se sont tant amenuisés qu'ils ont fini par s'effondrer complètement." Car, un matin qu'il balayait devant la maison, il n'avait plus trouvé que les boutons noirs du manteau blanc de la femme, et, de l'homme, il ne restait plus qu'un chapeau tout bosselé ; mais le sol à cet endroit était encore couvert de leurs larmes glacées.

  • Totem et tabou

    Sigmund Freud

    L'établissement de concordances entre la névrose individuelle et les interdits
    religieux et sociaux préoccupait Freud depuis longtemps. L'idée d'un travail
    sur la psychologie des religions n'a pas encore abouti en 1911, mais dans une
    lettre à Jung du 12 février, Freud laisse entendre qu'une « assez vaste
    synthèse » est en gestation. Le projet se précise suffisamment pour que, le 11
    août, il écrive à Ferenczi : « Je suis tout entier Totem et tabou. » Se
    référant à Totem et tabou en 1914 dans « Contribution à l'histoire du mouvement
    psychanalytique », Freud se demandait si ses conclusions résisteraient à la
    critique. Il finit par tenir ce livre pour l'un de ses plus importants. Il
    attachait une valeur particulière au quatrième essai, composé, disait-il, avec
    la même force de conviction que L'interprétation du rêve. Il déclara même à
    James Strachey qu'il considérait ce quatrième essai comme « son oeuvre la mieux
    écrite ». Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication
    : André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy.
    Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy.
    Préface de Christophe Dejours.

  • " Au-delà d'une simple recension des " vocables " psychanalytiques, ce Vocabulaire propose une réflexion, allant du plus simple au plus complexe, sur l'ensemble des concepts que Freud et d'autres à sa suite ont progressivement élaborés, pour rendre compte des découvertes de la psychanalyse. Notre commentaire a tenté, à propos des notions principales qu'il rencontrait, d'en lever ou tout au moins d'en éclairer les ambiguïtés, d'en expliciter les éventuelles contradictions. Il est rare que celles-ci ne débouchent pas sur une problématique susceptible d'être retrouvée dans l'expérience même. " (J. Laplanche, J.-B. Pontalis).
    Ce Vocabulaire, fut publié pour la première fois en 1967 dans une version reliée, puis repris dans la collection Quadrige et son succès, tant en France (plus de 100 000 exemplaires vendus) qu'à l'étranger (des éditions en dix-sept langues, de l'anglais au japonais, du suédois au turc et à l'arabe) ne s'est jamais démenti, preuve de la pertinence de ce travail " encore bien présent, même s'il serait améliorable... Il ne s'agissait pas de faire le tour de Freud mais de lancer des coups de sonde, d'approfondissement. Le contraire même d'une mise en manuel : une mise en problème " selon les termes de J. Laplanche.

  • Une première ébauche de cet essai fut écrite entre mars et mai 1919. Freud avait travaillé en même temps à " L'inquiétant, dans lequel apparaissait déjà le terme de " contrainte de répétition ". L'essai fut achevé en juillet 1920 et publié en décembre sous la forme d'un volume de l'Internationaler psychoanalytischer Verlag. Ce livre occupe une place essentielle parmi les grands écrits métapsychologiques de Freud, annonçant les oeuvres de la dernière période et particulièrement Le moi et le ça de 1923. Il est également dans la continuité des " Formulations sur les deux principes de l'advenir psychique ", de " Pour introduire le narcissisme " et de " Pulsions et destins de pulsions ". Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy. Préface de Jean Laplanche.

  • Gradiva : ein pompejanisches Phantasiestück avait été publié en 1903 par Wilhelm Jensen (1837-1911), auteur de nouvelles fantastiques et de romans historiques. L'étude de Freud parut en mai 1907, inaugurant la série des Schriften zur angewandten Seelenkunde, dont elle constituait le premier cahier.
    Ce fut sa première analyse approfondie d'une oeuvre littéraire, si l'on excepte son commentaire sur La Justicière de Conrad Ferdinand Meyer et ses notations sur Oedipe Roi et Hamlet. En 1925, il confirmera qu'il a pu, en s'appuyant sur la nouvelle de Jensen, " mettre en évidence que les rêves nés de la fiction poétique autorisent les mêmes interprétations que ceux qui sont réels, que sont donc à l'oeuvre dans la production du poète les mécanismes de l'inconscient que nous connaissons à partir du travail de rêve ". Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : Pierre Cotet.
    Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduction par Janine Altounian, Pierre Cotet, Pascale Haller, Alain Rauzy et Christophe Jouanlanne. Préface de Christophe Jouanlanne.

  • C'est peut-être là ce qui explique le mieux pourquoi Meyer Schapiro ne reproche à Freud de construire une figure rêvée de Léonard.
    L'énigme et l'unique faisceau des hypothèses par quoi Freud pense l'avoir résolue peuvent bien exposer le livre à la critique d'être un « roman psychanalytique », mais le portrait n'est en rien le fruit d'un rêve ou d'un mythe. Laissons à Freud le soin de conclure : « Ne peut-on pas cependant être choqué par les résultats d'une investigation qui accorde aux hasards de la constellation parentale une influence si décisive sur le destin d'un être humain [.] ? Je crois qu'on n'en a pas le droit ; tenir le hasard pour indigne de décider de notre destin, ce n'est rien d'autre qu'une rechute dans la vision du monde pieuse, dont Léonard lui-même prépara le surmontement en écrivant que le soleil ne se meut pas.
    »

  • En décembre 1908, Granville Stanley Hall, président de la Clark University de Worcester, Massachusetts, avait invité Freud à faire une série de conférences à l'occasion du 20e anniversaire de la fondation de cette Université. Freud déclina d'abord l'invitation, mais, la date de la commémoration ayant été repoussée en septembre 1909, il décida de l'accepter. Après avoir retrouvé Brill et Jones à New York, il se rendit à Worcester où il prononça cinq conférences, du 6 au 10 septembre. Jones rapporte qu'il s'exprima en allemand, sans s'aider de notes et " d'un ton familier qui impressionna beaucoup l'auditoire ". Le texte publié connut constamment un vif succès dont témoignent les nombreuses rééditions et traductions. Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : André Bourguignon, Pierre Cotet. Préface, notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduit par René Lainé et Johanna Stute-Cadiot.

  • Le 21 décembre 1914, Freud écrit qu'il prépare " une théorie de la névrose avec des chapitres sur les destins de pulsions, le refoulement et l'inconscient ".
    Il commence en mars 1915 à composer ces trois essais qu'il présente, dans la lettre du 1er avril à Lou Andreas-Salomé, comme " une sorte de synthèse psychologique de ses conceptions antérieures ". La rédaction est achevée le 4 mai, en même temps que celle du Complément métapsychologique à la doctrine du rêve et de Deuil et mélancolie. Ces essais seront rassemblés en 1924 sous le titre Métapsychologie, dans le volume V des Gesammelte Schriften. Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication :
    André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy.
    Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet, Jean Laplanche et Alain Rauzy. Préface de François Robert.

  • Cet ouvrage reprend la nouvelle traduction publiée dans le cadre des ocf-p (å'uvres complètes de freud/psychanalyse) sous la direction scientifique de lean laplanche et la direction éditoriale de pierre cotet.

  • "Les mots et les expressions qui font leur apparition pour la première fois sont là pour le dire : défense, conversion, projection, fuite dans la psychose... Et au-delà des mots, les conceptions : du conflit psychique, de l'inconscient, du rôle de la sexualité... En même temps que se dessinent les contours de la chose, le mot se forge : de "l'analyse psychique" à "la psychoanalyse" dont la première occurrence se trouve dans un texte publié en français." (J. André in Préface). Les textes premiers et fondateurs de la psychanalyse dont on retrouve les échos dans la correspondance de Freud avec Fliess (nouvelle traduction publiée aux Puf, 2006)

  • Dora (2e édition)

    Sigmund Freud

    « La séance du 31 décembre 1900 sera la dernière. Dora annonce à Freud qu'elle
    ne reviendra pas. (...) Ainsi s'achève une relation qui, de l'affrontement de
    départ, a viré au ``combat'', jusqu'à prendre la dimension grandiose d'une
    ``lutte'' avec le démon. ``Celui qui comme moi réveille, pour leur livrer
    combat, les plus mauvais démons incomplètement domptés qui habitent un coeur
    humain, doit être prêt à ne pas rester lui-même indemne dans cette lutte''. En
    rompant, Dora est restée pour Freud le démon incomplètement dompté. » (Extrait
    de la préface de François Robert.) Traduit de l'allemand par Françoise Kahn et
    François Robert. Préface de François Robert.

  • Ces leçons sont les dernières que Freud ait prononcées à l'Université. Celles qu'il écrira en 1932, sous le titre de Nouvelle suite des leçons d'introduction à la psychanalyse, ne seront jamais lues devant un auditoire, mais elles prolongent les premières à la fois par leur numérotation et par le choix des thèmes abordés. Par l'agrément d'une présentation accessible, comme par la force persuasive et la variété d'un style tenant de l'entretien familier et du colloque, de la didactique et de la polémique, de la philosophie et de la science, les Leçons d'introduction à la psychanalyse ont largement contribué à la diffusion de la pensée de Freud. Sigmund FREUD. Directeur scientifique :
    Jean Laplanche. Directeurs de la publication : André Bourguignon, Pierre Cotet.
    Traduction par André Bourguignon, Jean-Gilbert Delarbre, Daniel Hartmann, François Robert. Notices, notes et variantes, contrôle du manuscrit : Alain Rauzy. Préface d'Alain Rauzy.

  • Pourquoi intervenir dans le débat sur sa nature et les problèmes qu'elle soulève ? d'abord la philosophie l'a longtemps délaissé ou abaissé.
    La pensée religieuse, sans doute mal comprise, lui a prêté son concours : le corps, source de plaisir, et de péché, y était tenu alors en suspicion. le philosophe lui a toujours opposé l'esprit. il lui préfère " les états de conscience ". pour lui, il lui semble plus aisé de se connaître (l'ego) que le corps. il ne rompt pas facilement avec le mentalisme. il abandonne volontiers le corps aux anthropologues, aux ethnologues voire aux médecins, ou pis encore, mais afin de le diminuer un peu plus, aux anatomistes (l'aspect cadavérique).
    /> La société contemporaine à la fois protège et exploite le corps. jusqu'à quel point ces interventions " technologiques " sont-elles acceptables ? comment éviter l'éclatement entre le corps subjectif et le corps objectif ? le philosophe se doit de revenir sur le corps " condition nécessaire de l'action ".

  • Comme Freud le précise dans la préface, les nouvelles leçons n'ont pas été réellement prononcées devant un auditoire. Elles constituent néanmoins un prolongement de la série initiale (les Leçons d'introduction à la psychanalyse), prenant en compte les développements considérables de la pensée freudienne depuis 1917 : c'est le cas particulièrement des XXXIe, XXXIIe et XXXIIIe leçons. Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche.
    Direction de la publication : André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet, J. Dupont, Alain Rauzy et Rose-Marie Zeitlin. Préface d'Alain Rauzy.

  • Rédigé par des juristes, des philosophes, des historiens, des anthropologues et des politologues, le Dictionnaire des Droits de l Homme présente les séculaires lettres, déclarations et chartes d humanité, dresse l état actuel des droits à travers le monde entier (du Canada à la Chine, des États-Unis à l Afrique, de la Scandinavie à la Turquie, des Pays arabes au Royaume-Uni, de l Allemagne à l Amérique latine, de la France au Japon...) et expose le bilan des difficiles conquêtes des droits sur les discriminations et violences (Femmes', Minorités', 'Homosexuels', 'Esclaves', 'Animal'...), découvrant le chemin qui reste à parcourir. Cette somme analyse aussi les racines des catastrophes de l humanité ('Nazisme', 'Génocide', 'Terrorisme', 'Crime contre l Humanité'...) et certains effets de la mondialisation et de la pauvreté ('Réfugiés'...). Il expose enfin le dialogue des droits avec les religions('Judaïsme', 'Christianisme', 'Islam') et les institutions laïques.
    Le Dictionnaire des Droits de l Homme s adresse au citoyen et au militant idéalement, la même personne -, qui y trouveront matière pour la réflexion et pour l action. Il comporte 274 entrées rédigées par 84 auteurs.

  • Face à une réalité sociale qui, se transformant en profondeur, résiste toujours davantage à nos grilles d'analyse traditionnel et rend ainsi opaques des univers que l'on croyait jusque là familiers, chacun ressent intimement le besoin de faire à nouveau le pointeur ce que nous savons de l'être humain et de la société. C'est pour relever le défi de la compréhension du temps présent que nous avons voulu forger cet outil inédit, né de l'articulation et du croisement des différentes sciences humaines. (Sylvie Mesure, Patrick Savidan) Anthropologie, sociologie, psychologie, psychanalyse, droit, économie, linguistique, histoire, géographie, démographie, science politique, philosophie... toutes ces disciplines constituent et construisent les sciences humaines. Pour conduire cette vaste enquête et décrypter notre monde contemporain, 350 auteurs français et étrangers se sont mobilisés. Ils ont rédigé 565 articles, monographies, essais ou synthèses, qui reflètent les orientations et les enjeux, mais aussi la fécondité des travaux actuels. Des corrélats, pour chaque article, structurent un véritable logiciel de navigation qui conduit le lecteur dans un parcours de mémoire et d'aventure, introduisent des relations suggérant ainsi des approches inhabituelles. Deux index, l'un concernant plus de 2000 notions, l'autre plus de 1000 noms, enrichissent ce " Dictionnaire des sciences humaines ", passionnante interrogation, vivant témoignage " sur ce que nous sommes devenus, ce que nous cherchons à être ".

  • Un choix de textes de Freud autour de la création littéraire, inédit en collection " Quadrige ", reprenant la traduction figurant dans les OCF-P : I.
    Réponse à une enquête : De la lecture et des bons livres II. Personnages psychopathiques à la scène III. Le poète et l'activité de fantaisie IV. Le motif du choix des coffrets V. Passagèreté VI. Quelques types de caractère dégagés par le travail psychanalytique VII. Un souvenir d'enfance de Poésie et vérité VIII. L'inquiétant IX. Dostoïevski et la mort du père X. Prix Goethe 1930 Sigmund FREUD. Un choix de textes établi par Pierre Cotet et François Robert. Traductions de Janine Altounian, André Bourguignon, Eva Carstanjen, Bernard Colomb, Pierre Cotet, J.-G. Delarbre, D. Hartmann, René Lainé, Jean Laplanche, Alain Rauzy, Marie-Thérèse Schmidt.

  • Pouvoir donner la mort implique de ne plus voir dans la victime un autre soi-même mais seulement un objet à supprimer pour servir des visées personnelles ou idéologiques. Or, si le criminel à l'échelle individuelle ou groupale peut prétendre ignorer l'énigme de son acte qui le dissocie de la solidarité humaine, c'est alors la société qui s'y trouve confrontée. Dans une absolue perplexité telle que la reflètent les médias, elle ne sait que multiplier les termes propres à la rejeter : « barbarie collective », « folie individuelle », autant de manières de répéter à l'infini la question sans se donner les moyens de répondre sur ce qui s'est effectivement passé et peut pourtant refaire surface à tout moment, en tous lieux et à toute époque. La psychanalyse apporte des éléments de compréhension sur la paralysie de la pensée liée à l'homicide, en vue de contribuer à le réintégrer dans une dimension qui permette de l'entendre, de le prévenir et de tenter de le soigner.

  • Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .


  • ce livre est une vue d'ensemble des développements dans la connaissance psychanalytique apportés par le travail de melanie klein.
    il est constitué d'articles, dont certains ont été présentés dans le cadre de la société britannique de psychanalyse, rédigés par melanie klein et par trois autres analystes, joan rivière, paula heimann et susan isaacs, ayant, comme elle et avec elle, cherché à approfondir l'oeuvre freudienne.

  • " ma thèse est que l'économie moderne s'est retrouvée considérablement appauvrie par la distance qui a éloigné l économie de l'éthique.
    " cet ouvrage, qui regroupe plusieurs conférences prononcées à berkeley en 1986, est l'exposé le plus complet": et le plus accessible de la pensée d'amartya sen. il témoigne de son exigence d'inscrire les critères éthiques au coeur de l'analyse économique et de ses recherches sur les causes de la famine ou sur l'inégalité sociale entre les sexes. en soutenant, comme aristote le faisait déjà, que l'économie se rapporte aux fins humaines, amartya sen examine quelques graves réalités économiques de notre temps, telles d'aggravation des inégalités ou la famine, en des termes qui sont ceux de nos délibérations morales
    />

  • Les textes de ce volume, choisis et rassemblés par Daniel Lagache, ont été publiés en 1953 dans la collection " Bibliothèque de psychanalyse ". On y trouve de nombreuses indications, recommandations, principes et règles formulés par Freud entre 1904 et 1919. " Ce choix de textes a l'avantage d'une grande cohérence, non seulement quant aux préoccupations de Freud à cette époque vis- à-vis de la pratique du métier de psychanalyste, mais aussi par rapport au cadre théorique " (C. Dejours, Préface à cette édition). Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduction par Janine Altounian, Johanna Stute- Cadiot, Pierre Cotet, Pascale Haller, Daniel Hartmann, René Lainé, Alain Rauzy, Anne de Rubercy, Eike Wolff. Préface de Christophe Dejours.

  • « Publié en février 1926, Inhibition, symptôme et angoisse a été écrit au début de l'été 1925, avant d'être revu et corrigé en décembre : le déséquilibre du titre est un indice des difficultés rencontrées par Freud dans l'unification de son ouvrage. Inhibition, symptôme et angoisse est un texte sur l'angoisse, sur la théorie de l'angoisse ; le symptôme et surtout l'inhibition n'y occupent qu'une place réduite. Le recours aux « suppléments » - lesquels remettent à chaque fois en cause la totalité - ajoute à cette impression d'une insatisfaction au moins partielle devant les conclusions. Ce sentiment mitigé devant l'ouvrage, Freud le confie à Jones : «Il contient plusieurs choses nouvelles et d'importance, annule et corrige de nombreuses conclusions antérieures, et de façon générale n'est pas bon.» Sans doute faut-il faire dans ce jugement la part, courante chez Freud, de l'autodépréciation ; elle ne supprime cependant pas l'insatisfaction. » (J. André, Préface)

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