Puf

  • Spécialisée dans l'histoire des femmes depuis ses premiers travaux universitaires à la fin des années 1990, C. Bard témoigne de son parcours d'historienne s'efforçant de renouveler les approches dans ce domaine et s'attachant à des objets inédits comme les antiféminismes, les garçonnes, les travesties ou encore le pantalon et la jupe. Elle évoque également les enjeux contemporains du féminisme.

  • Le rire des femmes Nouv.

    Le rire des femmes

    Sabine Melchior-Bonnet

    • Puf
    • 14 Avril 2021

    On a longtemps opposé rire et féminité. Faire rire était une prérogative des hommes.
    Car le rire possède un pouvoir de subversion, et la société se méfie des rieuses.
    Revanche des femmes à qui ont longtemps été refusées l'instruction, la parole et l'écriture, la conquête du rire leur offre un terrain de liberté. Mais le chemin a été long.
    Jusqu'à une époque récente, au théâtre, au cirque, dans la littérature, on ne trouvait pas de professionnelle du rire. Le rire des femmes était tenu sous contrôle : la bienséance, les règles de la conversation et de la séduction, la morale leur interdisaient de se laisser aller à rire ou à faire rire.
    C'est que l'esprit des femmes ne doit pas moins être couvert que leur corps : un coeur pur et un corps silencieux, telle est la vocation du féminin. Si la femme peut sourire, par attendrissement ou amusement, elle ne peut rire.
    C'est à cette conquête du rire, à cette lente et délicate prise de pouvoir que s'attache ce livre, de l'Antiquité, avec Aristote et Aristophane, jusqu'aux one woman show de nos jours, qui s'autorisent à être indifféremment drôles, jolies, bêtes ou méchantes - au risque, peut-être, de banaliser ce qui avait longtemps été défendu.

  • Un serviteur qui venait l'hiver nous apporter en ville des oeufs frais de notre maison de campagne me raconta qu'il avait vu, au milieu du jardin, devant la maisonnette qui m'appartenait à moi toute seule, "un couple" désireux d'entrer, mais qu'il avait éconduit. Quand il revint la fois suivante, je lui demandai des nouvelles du couple, sans doute parce que l'idée qu'ils avaient dû depuis souffrir du froid et de la faim m'inquiétait : "Où ont-ils bien pu aller ? Eh bien, m'annonça-t-il, ils ne se sont pas éloignés.
    Alors ils sont toujours devant la petite maison ? Eh bien, ce n'est pas cela non plus : ils se sont complètement transformés, ils sont devenus de plus en plus minces et petits ; ils se sont tant amenuisés qu'ils ont fini par s'effondrer complètement." Car, un matin qu'il balayait devant la maison, il n'avait plus trouvé que les boutons noirs du manteau blanc de la femme, et, de l'homme, il ne restait plus qu'un chapeau tout bosselé ; mais le sol à cet endroit était encore couvert de leurs larmes glacées.

  • Totem et tabou

    Sigmund Freud

    L'établissement de concordances entre la névrose individuelle et les interdits
    religieux et sociaux préoccupait Freud depuis longtemps. L'idée d'un travail
    sur la psychologie des religions n'a pas encore abouti en 1911, mais dans une
    lettre à Jung du 12 février, Freud laisse entendre qu'une « assez vaste
    synthèse » est en gestation. Le projet se précise suffisamment pour que, le 11
    août, il écrive à Ferenczi : « Je suis tout entier Totem et tabou. » Se
    référant à Totem et tabou en 1914 dans « Contribution à l'histoire du mouvement
    psychanalytique », Freud se demandait si ses conclusions résisteraient à la
    critique. Il finit par tenir ce livre pour l'un de ses plus importants. Il
    attachait une valeur particulière au quatrième essai, composé, disait-il, avec
    la même force de conviction que L'interprétation du rêve. Il déclara même à
    James Strachey qu'il considérait ce quatrième essai comme « son oeuvre la mieux
    écrite ». Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication
    : André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy.
    Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy.
    Préface de Christophe Dejours.

  • Les mères adoptives Nouv.

    Ce livre explore les différents aspects que la mère adoptive laisse entrevoir de sa réalité psychique, notamment : l'intérêt, voire la fascination envers les parents biologiques de son enfant et l'idéalisation de la mère de naissance, la transformant, puisqu'elle est inconnue et que la mère adoptive sacralise la venue au monde, en véritable incarnation de la figure mythique de la mère. Le livre présente un fait clinique remarquable : l'enfant adopté propose à sa mère le jeu de sa mise au monde, un vrai levier de la renaissance qu'il attend visiblement de son adoption.
    Cet ouvrage interroge les paradoxes du désir d'enfant chez la mère renonçant à l'enfant qu'elle a mis au monde et le syntagme de " déni de grossesse ". Il interroge la pratique de " don d'enfant " présente en Océanie, où la relation réelle entre la mère de naissance et la mère adoptive diffère de celle purement imaginaire entre les deux femmes en France.

  • " Au-delà d'une simple recension des " vocables " psychanalytiques, ce Vocabulaire propose une réflexion, allant du plus simple au plus complexe, sur l'ensemble des concepts que Freud et d'autres à sa suite ont progressivement élaborés, pour rendre compte des découvertes de la psychanalyse. Notre commentaire a tenté, à propos des notions principales qu'il rencontrait, d'en lever ou tout au moins d'en éclairer les ambiguïtés, d'en expliciter les éventuelles contradictions. Il est rare que celles-ci ne débouchent pas sur une problématique susceptible d'être retrouvée dans l'expérience même. " (J. Laplanche, J.-B. Pontalis).
    Ce Vocabulaire, fut publié pour la première fois en 1967 dans une version reliée, puis repris dans la collection Quadrige et son succès, tant en France (plus de 100 000 exemplaires vendus) qu'à l'étranger (des éditions en dix-sept langues, de l'anglais au japonais, du suédois au turc et à l'arabe) ne s'est jamais démenti, preuve de la pertinence de ce travail " encore bien présent, même s'il serait améliorable... Il ne s'agissait pas de faire le tour de Freud mais de lancer des coups de sonde, d'approfondissement. Le contraire même d'une mise en manuel : une mise en problème " selon les termes de J. Laplanche.

  • Une première ébauche de cet essai fut écrite entre mars et mai 1919. Freud avait travaillé en même temps à " L'inquiétant, dans lequel apparaissait déjà le terme de " contrainte de répétition ". L'essai fut achevé en juillet 1920 et publié en décembre sous la forme d'un volume de l'Internationaler psychoanalytischer Verlag. Ce livre occupe une place essentielle parmi les grands écrits métapsychologiques de Freud, annonçant les oeuvres de la dernière période et particulièrement Le moi et le ça de 1923. Il est également dans la continuité des " Formulations sur les deux principes de l'advenir psychique ", de " Pour introduire le narcissisme " et de " Pulsions et destins de pulsions ". Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy. Préface de Jean Laplanche.

  • Gradiva : ein pompejanisches Phantasiestück avait été publié en 1903 par Wilhelm Jensen (1837-1911), auteur de nouvelles fantastiques et de romans historiques. L'étude de Freud parut en mai 1907, inaugurant la série des Schriften zur angewandten Seelenkunde, dont elle constituait le premier cahier.
    Ce fut sa première analyse approfondie d'une oeuvre littéraire, si l'on excepte son commentaire sur La Justicière de Conrad Ferdinand Meyer et ses notations sur Oedipe Roi et Hamlet. En 1925, il confirmera qu'il a pu, en s'appuyant sur la nouvelle de Jensen, " mettre en évidence que les rêves nés de la fiction poétique autorisent les mêmes interprétations que ceux qui sont réels, que sont donc à l'oeuvre dans la production du poète les mécanismes de l'inconscient que nous connaissons à partir du travail de rêve ". Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : Pierre Cotet.
    Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduction par Janine Altounian, Pierre Cotet, Pascale Haller, Alain Rauzy et Christophe Jouanlanne. Préface de Christophe Jouanlanne.

  • C'est peut-être là ce qui explique le mieux pourquoi Meyer Schapiro ne reproche à Freud de construire une figure rêvée de Léonard.
    L'énigme et l'unique faisceau des hypothèses par quoi Freud pense l'avoir résolue peuvent bien exposer le livre à la critique d'être un « roman psychanalytique », mais le portrait n'est en rien le fruit d'un rêve ou d'un mythe. Laissons à Freud le soin de conclure : « Ne peut-on pas cependant être choqué par les résultats d'une investigation qui accorde aux hasards de la constellation parentale une influence si décisive sur le destin d'un être humain [.] ? Je crois qu'on n'en a pas le droit ; tenir le hasard pour indigne de décider de notre destin, ce n'est rien d'autre qu'une rechute dans la vision du monde pieuse, dont Léonard lui-même prépara le surmontement en écrivant que le soleil ne se meut pas.
    »

  • En décembre 1908, Granville Stanley Hall, président de la Clark University de Worcester, Massachusetts, avait invité Freud à faire une série de conférences à l'occasion du 20e anniversaire de la fondation de cette Université. Freud déclina d'abord l'invitation, mais, la date de la commémoration ayant été repoussée en septembre 1909, il décida de l'accepter. Après avoir retrouvé Brill et Jones à New York, il se rendit à Worcester où il prononça cinq conférences, du 6 au 10 septembre. Jones rapporte qu'il s'exprima en allemand, sans s'aider de notes et " d'un ton familier qui impressionna beaucoup l'auditoire ". Le texte publié connut constamment un vif succès dont témoignent les nombreuses rééditions et traductions. Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : André Bourguignon, Pierre Cotet. Préface, notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduit par René Lainé et Johanna Stute-Cadiot.

  • Le 21 décembre 1914, Freud écrit qu'il prépare " une théorie de la névrose avec des chapitres sur les destins de pulsions, le refoulement et l'inconscient ".
    Il commence en mars 1915 à composer ces trois essais qu'il présente, dans la lettre du 1er avril à Lou Andreas-Salomé, comme " une sorte de synthèse psychologique de ses conceptions antérieures ". La rédaction est achevée le 4 mai, en même temps que celle du Complément métapsychologique à la doctrine du rêve et de Deuil et mélancolie. Ces essais seront rassemblés en 1924 sous le titre Métapsychologie, dans le volume V des Gesammelte Schriften. Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication :
    André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy.
    Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet, Jean Laplanche et Alain Rauzy. Préface de François Robert.

  • « Définir » le féminisme est illusoire. Il plonge ses racines dans une contestation large, celle de l'inégalité des sexes, pour donner naissance à une multitude de réalisations, depuis les salons d'un Ancien Régime policé, jusqu'aux Femen d'un XXIe siècle revendicatif. C'est la raison pour laquelle cette définition prend ici la forme de 550 entrées. Elles sont biographiques, car le féminisme est fait de grandes figures, égéries conscientes ou non de la cause, et thématiques, car il est porteur d'une identité politique et culturelle qui a marqué la plupart des grands mouvements sociaux, politiques et philosophiques.
    Le féminisme a sans nul doute accompagné l'histoire de France en affirmant la volonté d'émancipation née des Lumières. Il fait aujourd'hui encore, par nécessité, partie de l'histoire en mouvement. C'est ce que nous démontrent les 200 collaborateurs de cet ouvrage, qui parcourt l'ensemble des thèmes liés à la cause des femmes, réaffirmant, parce qu'il le faut, qu'aucune question sociale ne se résoudra sans elles.

  • L'antiféminisme n'est pas une tare du passé. En ont récemment témoigné le « Printemps des pères », la « Manif pour tous », l'opposition à la « théorie du genre » ou encore, de manière tragique, l'attentat, à Toronto, d'un homme se réclamant du mouvement des « célibataires involontaires ». Ces phénomènes, pour être compris et combattus, doivent aujourd'hui être situés dans une perspective historique.
    En analysant différentes expressions de l'antiféminisme depuis le XIXe siècle, dont celui porté par des femmes, les auteurs réunis autour de Christine Bard démontrent la vitalité historique du combat contre les droits des femmes et ses divers points de contact avec l'homophobie et le racisme. Une attention particulière est portée aux controverses provoquées par le masculinisme, volontiers victimaire, au sujet des « droits des pères » et des violences entre les sexes.
    L'ensemble constitue une réponse inédite et nécessaire à un phénomène en pleine expansion.

  • La collection "Philosophies" dirigée par Ali Benmakhlouf, Jean-Pierre Lefebvre, maître de conférences à l'École normale supérieure, Yves Vargas, professeur au Lycée d'Arras et Pierre-François Moreau, professeur à l'École normale supérieure de Fontenay St-Cloud, se propose d'élargir le domaine des textes et des questions philosophiques pour en ouvrir l'accès à un public plus large. Chaque volume facilite la lecture d'une oeuvre ou la découverte d'un thème par une présentation appropriée au matériau philosophique.

  • Les textes présentés dans ce volume viennent compléter la connaissance que le lecteur français peut ainsi acquérir de la théorie freudienne de la sexualité. Ce ne sont pas des textes synthétiques mais des articles brefs témoignant d'un état de la réflexion de leur auteur sur deux dimensions majeures : le monde des représentations sexuelles et l'exploration de la sexualité dans son rythme temporel.

  • Les textes rassemblés dans ce volume jalonnent, de 1894 à 1924, l'évolution de la pensée freudienne concernant la psychopathologie.
    « Définition, délimitation, description des modes de défense spécifiques des névroses, des psychoses et des perversions, c'est la tâche centrale que se propose Freud tout au long de l'élaboration de sa psychopathologie ». (Jean Laplanche)

  • Cet ouvrage reprend la nouvelle traduction publiée dans le cadre des ocf-p (å'uvres complètes de freud/psychanalyse) sous la direction scientifique de lean laplanche et la direction éditoriale de pierre cotet.

  • Lacan, lecteur de Joyce

    Colette Soler

    • Puf
    • 27 Février 2019

    Avec son titre Joyce le symptôme, Lacan faisait un retour à Joyce pour lequel il avait déjà formulé un diagnostic en 1967, le rangeant parmi les Pères des « diologues », entre Moïse et Maître Eckart. Dire symptôme n'exclut pas la logique mais ajoute autre chose, le métabolisme de la jouissance. Tout ce qui dérive de l'OEdipe freudien en tient le père pour responsable. Lacan, lui, s'inscrit en faux, le discours analytique procédant sans « recours au nom du Père ». Ici se place son appel à Joyce.
    Ce que Lacan cherchait alors pour la psychanalyse, James Joyce l'a réussi par son art.
    Il fournit alors à Lacan l'exemple pour ainsi dire spontané, non analytique, qui apporte latéralement de l'eau au moulin de sa thèse d'une psychanalyse... réinventée, qui se passe du Père. Mais surtout il fournit un exemple qui montre ce qu'il faut bien appeler l'efficace du sujet, qui loin d'être seulement un effet du langage ou du discours comme il l'a d'abord développé, est aussi origine, origine possible d'un dire constituant.
    Exemple sans prix, dans notre époque de déploration des carences du discours.

  • Les textes concernant la psychanalyse écrits par S. Freud entre 1937 et 1939,
    en particulier le célèbre texte : L'homme Moïse, dans une nouvelle traduction
    des oeuvres complètes - Psychanalyse de S. Freud. Directeur scientifique : Jean
    Laplanche Directeurs de la publication : André Bourguignon - Pierre Cotet
    Traduit de l'allemand par Janine Altounian, Pierre Cotet, Pascale Haller,
    Daniel Hartmann, Françoise Kahn, Christophe Jouanlanne, René Lainé, Jean
    Laplanche, Alain Rauzy, François Robert.

  • La collection "Bibliothèque de psychanalyse", dirigée par Jean Laplanche, professeur émérite à l'Université de Paris VII, assisté de Jacques André, psychanalyste, a pour but de présenter au public les oeuvres françaises et étrangères susceptibles de le renseigner sur toutes les recherches importantes entreprises dans le domaine psychanalytique.

  • Plusieurs textes concernant la théorie des névroses sont réunis dans ce volume. Ils sont extraits de la nouvelle traduction des oeuvres complètes, tome III, augmentés d'une préface de Jacques André.
    Traduction réalisée pour les oeuvres complètes de Freud (OCF-P, tome III), publié sous la direction scientifique de Jean Laplanche.

  • Dora (2e édition)

    Sigmund Freud

    « La séance du 31 décembre 1900 sera la dernière. Dora annonce à Freud qu'elle
    ne reviendra pas. (...) Ainsi s'achève une relation qui, de l'affrontement de
    départ, a viré au ``combat'', jusqu'à prendre la dimension grandiose d'une
    ``lutte'' avec le démon. ``Celui qui comme moi réveille, pour leur livrer
    combat, les plus mauvais démons incomplètement domptés qui habitent un coeur
    humain, doit être prêt à ne pas rester lui-même indemne dans cette lutte''. En
    rompant, Dora est restée pour Freud le démon incomplètement dompté. » (Extrait
    de la préface de François Robert.) Traduit de l'allemand par Françoise Kahn et
    François Robert. Préface de François Robert.

  • Ces textes pour la plupart inaccessibles et inédits en français, ont été traduits à l'initiative de Jean Laplanche, directement à partir de l'allemand. Certains avaient été publiés dans des revues et sont considérés comme des jalons importants dans l'oeuvre de Freud.

empty