Pocket

  • Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
    Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. Une aventure aux confins de la jouissance, à lire d'urgence.

  • Un mot peut tuer !
    Pour déstabiliser et détruire, les armes de la malveillance, de la manipulation et de la persécution sont innombrables. La perversité ordinaire d'un conjoint, d'un parent, d'un supérieur peut briser un couple, défaire une vie, ruiner une carrière professionnelle. La loi du plus fort règne le plus souvent dans la famille, l'entreprise, la société. L'agresseur mène patiemment son oeuvre paralysante et meurtrière. Sa victime se laisse peu à peu enfermer dans le piège prévu pour son supplice.
    Comment comprendre, analyser, vaincre le harcèlement psychologique ? Quelles solutions, quelles parades y opposer ?

  • Tous les jours, près de chez vous, un bon père de famille couche avec sa petite fille de neuf ans. Ou parfois elle lui fait juste une petite fellation. Ou c'est une grande soeur avec sa petite soeur. Dans cette anthropologie de l'inceste, Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l'inceste est couramment pratiqué dans l'intimité des foyers français.
    À la faveur du réel, et de la banalité des abus sexuels commis sur les enfants, l'inceste se révèle structurant de l'ordre social. Il y apparaît comme un outil de formation à l'exploitation et à la domination de genre et de classe. Cinq ans d'enquête ethnographique sont restitués dans ce livre : un voyage subversif au coeur de familles que rien, ou presque, ne distingue des vôtres.

  • « Je vais me permettre de te tutoyer, tu ne m'en veux pas? On ne se connaît pas, c'est vrai. Mais vu ce qu'il vient de t'arriver, je crois qu'on a quelques points communs. (...) Alors on va faire un truc, si tu veux bien: je t'écris maintenant, et toi, tu me lis quand tu veux. D'accord? Moi, j'ai des choses à te dire. Toi, sens-toi libre d'en faire ce que tu veux. D'ailleurs, c'est peut-être par là que je devrais commencer: sens-toi libre de tout, tout le temps, et surtout de refuser. Ton «non» est un droit élémentaire. Au-delà de respectable, il est inaliénable. Même si on vient de te le piétiner. Alors, par exemple, tu peux dire: «Non, Giulia, je ne te lirai pas, pas tout de suite, et peut-être même jamais.» Mais je vais juste poser ça là. »

  • Champollion l'affirmait : on peut apprécier le degré de civilisation d'un peuple selon la place qu'il accorde aux femmes ! De ce point de vue, l'Égypte antique fut remarquable : égales des hommes dès les origines, elles ont tenu un rôle majeur, et pas uniquement comme épouse et mère.
    Au fil des dynasties et des plus hautes fonctions aux plus modestes, elles ont façonné la société égyptienne. D'illustres figures, telles les pharaons Hatchepsout, Néfertiti et Cléopâtre, côtoient d'autres Égyptiennes, moins célèbres mais tout aussi libres et flamboyantes.
    Toutes ces personnalités ont un point commun : elles sont les héritières de la déesse Isis, qui détenait le secret de la résurrection et donnait aux femmes cette place essentielle.

  • Pourquoi « féminisme » est-il encore considéré comme un gros mot ? Comment s'y retrouver dans la jungle des courants féministes ? Les Spice Girls ont-elles piétiné l'héritage militant du girl power ? Comment s'expliquent les inégalités salariales entre les hommes et les femmes ? Qu'est-ce que le mansplaining, le slut shaming, l'empowerment ? Toutes ces questions trouvent des réponses claires et décomplexées dans cet abécédaire.

  • Dix-neuf femmes, dix-neuf vies - et une seule cause : la liberté. À chacune de raconter « sa » révolution et « sa » guerre. D'école en hôpital, de manifestation en reportage, c'est le moment pour ces femmes de prendre la parole. Mais qui pour les entendre ? Elles sont prises dans un étau qui, de massacres en tortures, se referme sur elles. La révolte elle-même se dérobe sous leurs pieds. Bientôt, l'horreur... Bientôt, l'exil... Dix-neuf voix pour raconter leurs histoires, leur Histoire. Dix-neuf voix pour mémoire.

  • « Mère, retourne dans tes appartements, reprends tes travaux [...] discourir est l'affaire des hommes. » Ainsi dans l'Odyssée d'Homère, Télémaque s'adresse-t-il à Pénélope. Révolte adolescente ou misogynie systémique ?
    Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puise dans l'histoire de Méduse, d'Elizabeth Ire ou d'Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l'égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l'on a des femmes qui s'expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable.

  • Dans cet essai passionnant, fruit d'innombrables entretiens et d'une longue et minutieuse enquête, la journaliste féministe Betty Friedan met des mots sur l'indicible malaise féminin : loin de la plénitude de la femme au foyer célébrée par l'American Way of Life, la femme noie ses frustrations, intellectuelles, culturelles, sexuelles, dans l'alcool et les psychotropes, réduite au rôle de procréatrice silencieuse par un système patriarcal sournoisement oppressant, coupable d'être malheureuse dans une société qui prétend tout faire pour la combler.
    Plus de cinquante ans plus tard, la voix de Betty Friedan résonne toujours. Une lecture essentielle pour mesurer le chemin parcouru et comprendre les enjeux de notre époque. Le combat n'est pas terminé !

  • Quel meilleur moyen de connaître ce qui se cache sous la peau des bêtes que de s'y glisser ? Une par une, ce sont elles qui nous parlent. De leurs émotions, de leur évolution, de leurs étonnantes capacités cognitives parfois. Ici, le chat tombe son masque de champion mignon d'Internet : c'est un tueur froid. Le poulpe cogite neuf fois plus que nous. Et le moustique piquera notre curiosité. Fort des derniers résultats de la recherche animale, ce curieux bestiaire laissera le lecteur Homo sapiens sans voix... Pour une fois !

  • La lune est à l'origine de tous les mythes, de toutes les religions. Permanente, rassurante, inquiétante aussi, elle change de forme, de couleurs, fait gonfler l'océan, pousser les plantes et danser les farfadets.
    Déesse ou dieu, on l'a depuis toujours vénérée, écoutée. La lune parle, elle dit le temps. Le temps qui passe, le temps qu'il fait. Elle rythme et dirige la vie de l'humanité.
    La lune est un roman.

  • « C'est un fait divers comme la France en compte des centaines chaque année. Quand, au hasard d'une conversation, j'évoque "mon cousin condamné pour le meurtre de sa femme", je m'étonne de la surprise des gens. Les crimes et délits saturent les journaux et nourrissent nos imaginaires. Ils doivent bien trouver leur réalité quelque part.
    Elle est la mienne et celle de ma famille depuis ce soir de juillet 2004.
    Pierre a tué un dimanche matin avant de cacher le cadavre de sa victime. Par les multiples atteintes portées au corps de sa femme, mère de ses deux enfants, il a contraint le monde à parler d'elle au passé. Trois jours plus tard, le temps d'une mise en scène grossière révélée par l'enquête, l'affaire envahissait nos vies.
    La famille est un organisme vivant. Qu'un seul élément l'intoxique et le corps entier entre en lutte. » J.R.

  • Mazarine Pingeot, de l'ombre à la lumière, du silence à l'écriture, et d'un président socialiste à l'autre...

  • Qu'y a-t-il de commun entre Yvonne de Gaulle, la prude, et Carla Bruni-Sarkozy, la délurée ; Anne-Aymone Giscard d'Estaing, la discrète, fille de princesse, et Valérie Trierweiler, la twitteuse, fille d'une caissière ; Bernadette Chirac, la catholique, et Danielle Mitterrand, la laïque ; Claude Pompidou, fidèle pendant trente ans à la mémoire de son mari, et Cécilia Sarkozy, qui a quitté le sien cinq mois seulement après son élection ? Entre Julie Gayet qui a refusé le statut et le rôle de Première dame et Brigitte Macron qui, non contente de le réinvestir, l'a réinventé ?
    Toutes ont connu un destin exceptionnel auquel elles n'étaient ni prédestinées ni préparées. Comment ont-elles vécu cette existence hors du commun ? Quelle a été leur influence ?
    Au terme de plusieurs années d'enquête, Robert Schneider nous fait pénétrer l'intimité de ces dix femmes, loin des clichés sur papier glacé. Des portraits savoureux.

  • Syrie, 2011. Prise en étau entre les exactions d'un dictateur et la barbarie de l'État islamique, Raqqa souffre en silence. Sur Facebook, pourtant, une jeune femme prend la plume. C'est une résistante, une intellectuelle, une amoureuse. Elle raconte l'enfer d'un peuple, son quotidien de combats, de terreurs - son espoir aussi. Le symbole d'une ville, d'un pays tout entier. Antigone moderne, elle en partagera le destin : dénoncée en 2015, elle mourra exécutée dans les geôles de Daech.
    Journal de bord et testament, Seule dans Raqqa est plus qu'un témoignage : un chant de liberté.

  • Automne 2008, Marie-Laure Picat apprend qu'elle est atteinte d'un cancer fatal à court terme. Sa première pensée est pour ses enfants : que deviendront-ils après sa mort ? Résolue à assumer son rôle de mère jusqu'au bout, elle choisit elle-même une famille d'accueil. Aussitôt, elle se heurte à une fin de non-recevoir : ce n'est pas à elle de décider du futur de ses enfants, un juge s'en chargera. Et rien ne garantit que les frères et soeurs seront élevés ensemble, ni qu'ils resteront là où ils ont grandi. Révoltée par l'aberration de la situation, Marie-Laure alerte les médias : un extraordinaire mouvement de solidarité se met alors en place et la jeune maman reçoit un soutien inespéré. C'est pour laisser une trace que Marie-Laure a voulu écrire ce témoignage, pour ses enfants d'abord et aussi pour montrer qu'il faut assouplir le carcan administratif imposé aux familles dans la détresse. Pour que son combat ne meure pas avec elle.

  • « Nous, les femmes arabes, vivons dans une culture qui nous est fondamentalement hostile. » Face à ce constat, la journaliste égyptienne Mona Eltahawy, elle-même emprisonnée, battue, sexuellement agressée sur la place Tahrir en 2011, a décidé de prendre la parole.
    Dire la difficulté de vivre dans une société patriarcale qui diabolise la femme.
    Dire la situation de ces femmes forcées de porter le hijab ou le niqab, battues, violées, mutilées.
    Parler pour libérer la parole féminine. Car comme nous le rappelle Mona Eltahawy :
    « L'acte le plus subversif qu'une femme puisse commettre est de parler de sa vie comme si elle importait réellement. »

  • - C'est un truc de filles?- Non, messire, c'est une révolution.Et une vraie de vraie. Une burnée, si je peux me permettre. ça fait soixante ans que ça dure si on commence à compter à partir du droit de vote. Et c'est pas fini. Une révolution, je vous dis, depuis que les meufs sortent du tiroir.Elles font leur "coming out" d'être humains. Historiquement, les femmes ont joué le rôle de bétail, de monnaie d'échange, de moyen de transport, d'allégorie, de muse, de jouet sexuel et de vache à lait, mais d'être humain, rarement.à première vue, ça n'a l'air de rien, ils se disent que ça nous passera avant que ça les reprenne. Tant que la bouffe est prête et le linge repassé, ça lui en touche une sans bouger l'autre, à Raoul...Mais ça chamboule tout. C'est logique. La question des femmes est la question de tout le monde. Des femmes, des hommes et de l'avenir de l'humanité.Isabelle Alonso

empty