Pluriel

  • Autobiographie

    Bhutto-B

    Héritière de l'une des familles les plus puissantes du pays, Benazir Bhutto a grandi auprès de son père, Zulfiqar Ali Bhutto, devenu héros du peuple, démocratiquement élu au suffrage universel, premier chef du gouvernement issu d'un parti progressiste à avoir tenu tête aux militaires. Elle a repris, après l'exécution de celui-ci, le flambeau a la tête du parti du peuple pakistanais qu'elle portera au pouvoir à deux reprises, devenant ainsi la première femme Premier ministre dans un pays musulman. Ayant dû quitter le Pakistan en 1999 pour échapper une nouvelle fois à la prison, Benazir y rentre en 2007 pour conduire la bataille électorale de l'opposition démocratique. Elle est assassinée le 27 décembre 2007. En dépit de sa fin tragique, ses mémoires nous transportent, tant son incroyable destin dépasse la fiction.

  • Le Coran et les femmes

    Minces-J

    L'islam a été le fondement d'une grande civilisation et ne saurait être réduit à l'islamisme, courant politique violemment fondamentaliste dont l'objectif est la re-islamisation des pays musulmans " dévoyés " au contact de l'occident.
    Un des axes les plus spectaculaires de ce courant est de vouloir imposer aux femmes le retour à la stricte orthodoxie en affirmant, à l'instar de nombre de musulmans non intégristes, que l'islam a libéré la femme. certes, dans la société bédouine de l'arabie du viiè siècle, l'islam a constitué une avancée. qu'en est-il treize siècles plus tard ? si toutes les sociétés du bassin méditerranéen ont rigoureusement contrôlé les femmes, seuls les pays musulmans, dans leur grande majorité, continuent à leur imposer un statut infériorisant.
    Cette rigueur est-elle le produit de la tradition et de l'histoire ou est-elle contenue dans la parole révélée ? en examinant les versets du coran relatifs aux femmes, juliette minces les replace dans leur contexte historique et note que ce qui fut novateur dans l'arabie du viiè siècle se révèle aujourd'hui anachronique et de ce fait particulièrement contraignant.

  • Cherchant à pallier l'incapacité bien française à penser le marché dans ses dimensions morale et politique, Jean-Pierre Dupuy propose une relecture critique de la tradition libérale anglo-saxonne (d'Adam Smith à John Rawls). Cette synthèse passionnante d'un courant de pensée mal connu débouche sur une thèse audacieuse : le mérite du libéralisme est de concevoir la société marchande au plus près de sa décomposition toujours possible en foule panique. La société juste et bonne est alors celle qui contient (aux deux sens du mot) cette menace. De l'incapacité des théories libérales à penser la justice sociale sans s'abîmer dans des paradoxes et des contradictions, l'auteur tire des conclusions et éclaire la crise qui ébranle

  • Vers 3000 avant notre ère, la vallée du nil est le berceau de la civilisation pharaonique.
    Un etat politique fort et centralisé s'y développe, l'écriture hiéroglyphique se met en place. pendant trente siècles, le peuple de l'egypte travaillera au maintien de la grandeur de son pays.
    Ces hommes et ces femmes sont ici présentés dans la trame de leur existence, dans leur cadre domestique, leurs activités et leurs loisirs, honorant leurs dieux families, rêvant que leurs enfants échappent à la condition de paysan ou de carrier.
    En s'appuyant sur l'exceptionnelle documentation que constituent les découvertes archéologiques et les textes hiéroglyphiques, guillemette andrieu donne une image de l'egypte ancienne en marge des palais de pharaon : elle nous fait partager d'autres destins qui reflètent un monde simple, aimable, artiste.

  • En deux mille ans d'histoire, l'institution du mariage aura accompagné toutes les mutations de la civilisation occidentale. Religieuses ou civiles, forcées ou passionnelles, les noces ont été au centre du droit et de la mystique, de la littérature et de l'art européens. Abordant chroniques, rites et législations, s'appuyant sur des textes anciens comme sur des travaux récents, ce panorama étonnant, nourri de portraits et de récits, servi par une belle écriture, montre que le mariage a été et demeure un miroir fidèle de la société.
    Progressivement le mariage devient une institution sociale centrale, non sans conflits entre alliances patrimoniales, dynastiques, diplomatiques ou simplement familiales et choix individuels, entre mariage religieux et mariage civil. Au moment où de nouveaux débats viennent questionner le mariage - l'hypothèse du mariage homosexuel ou d'une simplification de la procédure de divorce -, il importe de faire le bilan de ce que fut le mariage dans son histoire.

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