Payot

  • Le livre le plus célèbre de Freud, cinq conférences prononcées par Freud en 1909, lors de son voyage aux Etats-Unis, devant un public de non-spécialistes.
    On y trouve un récit simple et vivant des origines de la psychanalyse inventée par l'hystérique Anna O., mais aussi une introduction aux problèmes centraux : la sexualité infantile, l'interprétation des rêves, le complexe d'OEdipe. Freud conclut sur la nature des névroses et le refuge dans la maladie. Les Cinq leçons sur la psychanalyse sont suivies de Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique, où Freud retrace les débuts difficiles de la psychanalyse et les résistances qu'elle rencontra.

  • « L'amour et les sentiments ne suffisent pas à faire vivre notre sexe ».

    Une majorité de femmes souffrent - souvent sans le savoir - de ne pas avoir la vie sexuelle qu'elles souhaitent : être à l'aise avec les sensations, pouvoir les ajuster à celles du partenaire, bénéficier ainsi des vertus reconstituantes du partage amoureux.

    Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l'approche transgénérationnelle, le docteur Flaumenbaum, gynécologue et acupunctrice, s'appuie sur plus de quarante ans d'expérience pour expliquer comment les femmes d'aujourd'hui construisent leur sexualité, la place qu'y tient la mère, pourquoi le plaisir ou même le désir sont si peu souvent au rendez-vous, et comment faire pour y remédier.

    Un livre qui devrait revigorer les hommes et dynamiser les femmes.

  • Rassurant, précis, efficace : ce livre est pour les femmes qui ne se sentent pas épanouies dans leur vie sexuelle. Elles ont mal, ou peur, leur libido est en berne, ça les ennuie. Souvent, elles finissent par se passer de sexe et se réfugient dans la tendresse. S'appuyant sur de nombreux témoignages et sur leur expérience de sexologues, Heidi Beroud-Poyet et Laura Beltran racontent la vie secrète du sexe féminin, ses entraves et les manières de se libérer. Leur message est clair : parler des difficultés permet de dédramatiser et de trouver des solutions. Car nommer les galères sexuelles, c'est aussi une chance : l'occasion d'aller à la découverte de soi, de son plaisir, de son rythme - bref, de s'ouvrir à son potentiel érotique et de choisir une façon personnelle, à soi, d'aimer la sexualité.

  • "Les pages qui suivent consistent en des évocations de mon insouciante jeunesse... dès mon plus jeune âge j'ai tâté de radeaux faits de planches et de rondins. Que par la suite, et durant maintes années, j'ai consacré à la voile toutes mes heures de loisir, toutes mes vacances d'été. Des dériveurs, d'abord, et autres coques de noix. Jusqu'au jour où on m'a confié un vrai bateau." Ella Maillart, grande voyageuse à travers les terres d'Asie, amie d'Alain Gerbault, fut la première femme à disputer les jeux Olympiques en épreuves de yachting, à Paris en 1924.

  • La grande voyageuse que fut Odette du Puigaudeau a consacré sa vie au Sahara occidental, mais c'est parmi les marins et la population des îles bretonnes que l'aventure a commencé pour la fille de Ferdinand du Puigaudeau, peintre de l'école de Pont-Aven et ami de Gauguin. En 1944, elle décide de rassembler dans «Grandeur des îles» ses notes et articles rédigés douze ans plus tôt sur Ouessant, Groix, l'archipel de Molène et Sein, autant de "fragments d'humanité amenés là par quelque rude et mystérieux hasard".

  • L'orgueil humain a reçu trois grands démentis, souligne Freud dans l'Introduction à la psychanalyse : Copernic a montré que la terre n'était pas au centre de l'univers, Darwin que l'homme était un animal parmi d'autres et maintenant la psychanalyse fait apparaître que le "moi" n'est pas maître chez lui. Une affirmation que la psychanalyse fonde par la prise en compte de phénomènes (rêve, lapsus, symptômes) et par le recours à certains concepts (inconscient, préconscient). La pensée de Freud n'a rien d'ineffable : elle peut se transmettre. Telle est la visée de cette série de conférences (1915-1917), où Freud fait preuve de son talent à exposer ses idées. Rien d'obscur ou de désincarné, mais le mouvement de la psychanalyse où apparaissent tous les problèmes majeurs qu'elle aborde (interprétation des rêves ou théorie de la névrose) ainsi que les notions qu'elle a forgées (libido, transfert). Nous sommes ainsi guidés au coeur de la révolution psychanalytique, aussi bouleversante que celle de Copernic.

  • Quel est le plus important : avoir des droits ou des devoirs ? Chef d'oeuvre de la pensée politique, «L'Enracinement» est un livre engagé sur le patriotisme, les déracinements et notre besoin vital d'appartenances, mais aussi de vérité. Il peut se lire comme un "manuel de citoyenneté" qui prône une société où l'épanouissement de chacun est la norme, où des principes moraux nous guident, et où l'argent et la technique ne font plus la loi.

  • Fille d'un peintre de l'école de Pont-Aven et ami de Gauguin, descendante d'armateurs et de marins, Odette du Puigaudeau (1894-1991) fut d'abord dessinatrice au Collège de France et styliste chez Jeanne Lanvin. Puis elle participa à des campagnes de pêche sur des thoniers bretons et devint journaliste, jusqu'en janvier 1934, moment où elle se lança, avec sa compagne la journaliste et exploratrice Marion Sénones, « pieds nus à travers la Mauritanie ». Ce voyage fut une révélation : Odette consacra dès lors sa vie au Sahara occidental, vie d'aventures au temps des derniers rezzous, puis vie scientifique et littéraire tournée vers le peuple maure. Ce livre préfacé par Théodore Monod est la seule biographie de cette grande dame du désert, qui en défendit le fragile écosystème et ses civilisations nomades menacées.

  • Ce texte est une référence mondiale des études sur les féminicides et les violences de genre. Ciudad Juarez, à la frontière du Mexique et des Etats-Unis, a la réputation d'être la capitale mondiale du crime. Plus de 200 000 ouvrières y travaillent. Entre 1993 et 2003, on s'en souvient, plus de 4 000 jeunes femmes y furent assassinées avec une hallucinante sauvagerie. Personne n'y comprenait rien. On finit par faire appel à une anthropologue, Rita Laura Segato, pour saisir le sens de cette vague de violence dirigée contre les femmes. "Pourquoi certaines filles, certaines femmes, sont-elles assassinées ? Ce n'est pas par haine, car celui qui les tue ne les connaît pas. Alors, qu'est-ce que cela signifie ?"

  • Quels sont les liens entre la lune et la femme ? Que signifient-ils ? Peut-on en déduire les archétypes de la psychologie féminine ? À travers le symbolisme de la lune sous toutes ses formes et à toutes les époques, Esther Harding, psychologue américaine formée par Jung, se livre ici à une interprétation de « l'âme féminine » selon la méthode jungienne de déchiffrement des mythes, des légendes et des rêves.

  • Savoir saisir, pour soi-même ou pour autrui, ce qui survient comme par la chance d'un hasard heureux, c'est faire l'expérience de la sérendipité. Entre espérance et action, cette ouverture d'esprit, qui s'apprend et s'entretient, peut renverser les situations et vous sauver la vie. La créatrice de la psychogénéalogie revient sur son incroyable parcours marqué par la sérendipité et le plaisir de vivre. Elle aborde de nouveau les transmissions invisibles. Elle montre tout ce que l'analyse transgénérationnelle peut apporter aux malades, en particulier à ceux qui souffrent d'un cancer. Et elle explique pourquoi la guérison passe si souvent par les petits plaisirs que l'on doit ne jamais oublier de s'offrir.

  • Très claire introduction au phénomène du totalitarisme, ce livre rassemble deux textes de Hannah Arendt qui se situent dans le sillage immédiat de son ouvrage majeur, «Les Origines du totalitarisme» (1951), qu'il contribue à éclairer et à approfondir. « La nature du totalitarisme » (1954) est une conférence où Arendt traite de la spécificité du régime totalitaire par rapport au despotisme et aborde les thèmes de l'idéologie, de la terreur, de la tyrannie, de la solitude. « Religion et politique » (1953) est un essai où Arendt discute des religions politiques et séculières, et où elle réfléchit à la question de l'autorité.

  • Se soucier des autres n'est pas une caractéristique féminine. C'est un travail. Apporter une réponse concrète aux besoins des autres, telle est, aujourd'hui, la définition du care, ce concept qui ne relève pas, comme on l'a longtemps cru, du seul souci des autres ni d'une préoccupation spécifiquement féminine, mais d'une question politique cruciale recoupant l'expérience quotidienne de la plupart d'entre nous. Première synthèse sur cette notion d'une très grande ampleur après les travaux fondateurs de Carol Gilligan dans les années 1980 puis de Joan Tronto dans les années 1990, ce livre concerne aussi bien le domaine du travail que ceux du genre, de l'éthique et de la santé.

  • Quel est le but ultime du féminisme ? Les femmes se battent-elles pour l'égalité ou pour la liberté ? Emma Goldman, anarchiste russe née en 1869, développe une pensée féministe incroyablement contemporaine dans deux conférences méconnues en France : «Woman suffrage» [«Le Droit de vote des femmes»] et «The Tragedy of Woman's Emancipation» [«La Tragédie de l'émancipation féminine»], au cours desquelles elle rappelle que le but du combat féministe ne doit pas être seulement l'égalité formelle mais bien la liberté réelle : la liberté pour chaque femme de vivre une vie choisie, sans avoir à payer, par une vie de solitude et d'inconfort, le prix de ce combat et de ce choix, et sans avoir à renier ses désirs profonds (vie amoureuse, désir d'enfants, maternité, sexualité heureuse, etc.). Une pensée lumineuse et profondément humaniste, traduite et préfacée par Thibaut de Saint Maurice, chroniqueur de la « Petite philo du Quotidien » dans l'émission «Grand bien vous fasse» sur France Inter. Dans le même format que «La liberté d'être libre» de Hannah Arendt.

  • « Je ne dois pas me promener seule au Népal. Je ne l'ignore pas mais je ne vise qu'à éluder cette servitude. Moi, j'ai mauvais caractère, je n'admets pas les entraves à ma liberté. » (Alexandra David-Néel).

    Au début du XXe siècle, le Népal est encore pratiquement interdit aux étrangers. Grâce à ses amitiés et à une connaissance subtile de l'âme orientale, Alexandra David-Néel parvient à y entreprendre le plus étonnant des voyages. Publié en 1949 mais longtemps demeuré introuvable, Au coeur des Himalayas relate le pèlerinage que « Jétsunema » (la « Dame-Lama ») effectua durant l'hiver 1912-1913 sur les lieux mêmes où vécut le Bouddha. Son récit éclaire une civilisation à la fois cruelle et mystique qui échappe à tous les critères d'analyse de la pensée occidentale. C'est une très riche leçon d'histoire humaine autant qu'une captivante expérience vécue.

  • « On a longtemps dit que j'étais réservée, voire "muette comme une tombe". En fait, il ne s'agissait ni de froideur ni d'indifférence. J'étais en deuil. Et je ressentais comme une nécessité d'habiter un monde lisse, impersonnel et protecteur vis-à-vis, non pas de la mort, mais de la séparation qu'elle inflige avec la disparition de l'autre. » Ginette Raimbault a consacré sa vie aux questions du deuil et de la mort. Ce n'est pas un hasard. Dans ce livre limpide, émouvant, probablement l'un des plus personnels qu'elle ait écrits, elle donne la parole aux endeuillés et explore le « cataclysme intérieur » provoqué par la mort de l'être aimé.

  • L'Orient utilisait bien avant nous racines, graines et fruits aux mille vertus, mais c'est en Occident que le désir d'épices servit de prétexte à l'exploration du monde. Cette quête d'horizons lointains se joua comme une course de relais dont Rome, Byzance, Alexandrie et Venise se passèrent le témoin, jusqu'à ce que les Portugais inventent la route africaine et remportent la mise... que les Hollandais leur ravirent à leur tour.

  • Devenir grand-mère aujourd'hui, c'est se sentir habitée d'une énergie nouvelle, c'est vivre un "deuxième printemps". C'est aussi, plus qu'on ne le croit, un moment de fragilité et de transformation intérieure, et la parole est capitale pour que chacun trouve sa place dans la famille : les grands-parents, les enfants devenus parents, les gendres, les belle-filles et, bien sûr, les petits-enfants. Les grands-mères d'aujourd'hui sont devenues des "passeuses d'histoires". Quelles valeurs et quels secrets doivent-elles apprendre à transmettre à leurs petits-enfants pour les propulser dans la vie ?

  • Oublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s'interpréter comme des manifestations de l'inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêvé était la voie royale d'accès à l'inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.

  • L'antisémitisme, le judaïsme et la guerre : deux nouvelles de Zweig, écrites l'une alors qu'il a vingt ans, l'autre sur la fin de sa vie, explorent l'ambivalence à l'égard de ses origines de celui qui se disait volontiers "juif par hasard". Dans un shtetl d'Europe centrale, au moment de fêter un mariage, les juifs doivent soudain fuir dans la nuit et la neige une bande de tueurs : «Dans la neige», récit peu connu de 1901, livre comme une préfiguration des persécutions nazies. Il est suivi du «Chandelier enterré», longue nouvelle écrite en 1937, alors que les persécutions sont devenues réalité. Zweig y dépeint, à travers les pérégrinations du chandelier à sept branches du temple de Jérusalem aux Ve et VIe siècles, le désespoir du peuple en exil, l'oppression, l'injustice et la détermination des juifs à retourner en Terre sainte.

  • Sommes-nous faits pour le bonheur ? À lire cet essai de 1929 que Freud intitula d'abord Le Bonheur et la civilisation, puis Le Malheur dans la civilisation, avant de s'en tenir à Malaise dans la civilisation, on peut en douter, notre existence étant plutôt caractérisée, selon lui, par la violence, la souffrance et l'insatisfaction. Utilisant la théorie des pulsions élaborée dix ans plus tôt dans Au-delà du principe de plaisir (PBP n° 761), Freud explique pourquoi l'agressivité, l'hostilité et la cruauté sont inhérentes au genre humain, il dégage ce qui les relie au plaisir et à l'amour, et il montre à quelles conditions la culture permet de contrôler les pulsions de mort. Un livre terriblement actuel sur la violence dans notre société, mais aussi sur l'égoïsme et l'altruisme, le sentiment de culpabilité et la conscience morale, la possibilité même de liberté individuelle.

  • « J'aurais voulu respirer l'odeur de fleur de votre visage ».

    En juin 1939, alors que l'Europe s'apprête à basculer dans la guerre, Ella Maillart et son amie Christina (en réalité Annemarie Schwarzenbach) décident de partir au volant d'une Ford vers l'Afghanistan, pour découvrir « comment on peut vivre en accord avec son coeur ». Dans ces paysages somptueux, tout oppose les deux femmes, l'une robuste, l'autre blessée. Ella n'arrachera pas Christina à la souffrance et à la drogue, mais elle tirera de cette expérience un récit magnifique et poignant, un récit qui « fait travailler l'imagination » - son meilleur livre.

  • La solitude nous angoisse, et pourtant nous avons tous besoin d'être seuls pour nous ressourcer. C'est l'un des paradoxes de l'être humain. Et Winnicott est le premier psychanalyste à s'être penché sur cette question.
    Dans « La capacité d'être seul » (1958), il montre comment le petit enfant fait l'expérience de la solitude bien que sa mère soit à ses côtés. Il n'interroge donc pas, comme Freud, les conséquences de la séparation, mais l'aptitude à être seul psychiquement tout en ne l'étant pas physiquement. C'est, alors, la qualité de la présence maternelle qui compte, et la capacité d'être seul est le signe que l'enfant est mûr d'un point de vue affectif.
    Dans « De la communication et de la non-communication » (1963), Winnicott poursuit sa réflexion en explorant le fantasme d'être découvert et l'importance dans la cure de respecter le besoin, chez le patient, d'être « isolé ». L'interprétation compte moins, ici, que la possibilité de revivre l'expérience d'une solitude accompagnée et l'apaisement.

  • Surnommée "la dame de la mer", aventurière des mers, océanologue et pionnière de l'écologie, Anita Conti (1899-1997) embarque en 1952 sur le chalutier-saleur «Bois-Rosé» pour partager pendant six mois la dure vie des pêcheurs de morue à Terre-Neuve. Elle en tire ce livre époustouflant qui pose un regard de femme sur un monde d'hommes et qui devient aussitôt un best-seller.

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