L'herne

  • Dans la perspective du cinquantenaire de Mai 68, nous publions un ouvrage collectif centré sur la place occupée par les femmes dans ce mouvement. Ce livre souhaite donner la parole aux femmes tout en faisant revivre les enjeux et les défis qu'elles ont eu à relever. Il cherche aussi à rendre compte de l'héritage de Mai 68 tant sur les plans sociétal, politique, culturel que sur ceux de l'éducation et de l'enseignement et nous proposons d'offrir une réflexion sur la place, la représentation des femmes et l'évolution de leur statut dans l'Histoire contemporaine.
    Philosophes, romancières, artistes, actrices, historiennes, scientifique, chacune a eu son Mai 68 et partage avec nous le souvenir de ce vent de liberté, en mots et en images.

  • Cadeau de Noël

    Colette

    Noël et le jour de l'An sont l'occasion pour Colette de retrouver ses réveillons d'autrefois. De ressusciter par l'écriture l'attente de la dernière heure de l'année ou l'avènement de sa première aube, son enfance villageoise, sa maison heureuse et, bien sûr, celle qui en est l'âme, Sido, sa mère. De 1909 à l'automne 1948, c'est presque toute la carrière littéraire de Colette qui est jalonnée d'évocations de ces moments privilégiés. En femme qui sait et a compris la vie, elle se livre à une vraie méditation sur le monde de l'enfance et invite ses lecteurs à retrouver les « vraies fleurs de décembre que sont Noël et le premier Janvier ».

    Temps arrêté, rythme immuable, cycle des saisons. Dans ses textes sur les fêtes de fin d'année, Colette exprime sinon une philosophie de la vie, du moins une conduite de vie : recommencer et non répéter. Renaître à soi-même. Se transformer. En 1952, à 79 ans, deux ans avant de mourir, Colette confiait dans une note conservée à la Bibliothèque national de France : « Je voudrais : 1° recommencer 2° recommencer 3° recommencer... ». Ultime confidence d'une femme et d'un écrivain - impossible dans son cas de séparer les deux existences - qui voulut sans cesse éclore et qui trouva dans son enfance la source d'une éternelle re-création : « Plus que sur toute autre manifestation vitale, je me suis penchée, toute mon existence, sur les éclosions. C'est là pour moi que réside le drame essentiel, mieux que dans la mort qui n'est qu'une banale défaite... L'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. Le monde m'est nouveau à mon réveil chaque matin, et je ne cesserai d'éclore que pour cesser de vivre. »

  • Déclaration d'amour de Marguerite Duras à la cité de Deauville, accompagnée de textes rares, parmi lesquels Les petits pieds de la Chine, La route Paris-Rouen ou encore Théodora.

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