Felin

  • A qui s'adresser si l'on se sent l'âme ou l'esprit chavirés ? Comment s'orienter et se repérer dans le dédale des pratiques et des méthodes ? Mon trouble relève-t-il de la médecine ? De la psychologie ? De la philosophie ? De pratiques spirituelles empruntées aux méthodes de développement personnel ? Ou, pourquoi pas, de la religion ? Mais aussi, qu'est-ce qu'un thérapeute ? Est-ce un médecin ? Un directeur de conscience ? Un gourou ? Un éducateur ? Un charlatan ?

  • Ecrit par un individu masculin, le livre ne porte pas directement sur la féminité. Il interroge les regards que les hommes, en Occident, ont dirigé sur les femmes. Il questionne les manières dont elles ont été figurées et, le plus souvent, défigurées. À partir de peintures, de sculptures, de discours liés à ces oeuvres, il décrit des images de la femme. Ces figurations constituent souvent des instruments qui instaurent la discorde et parfois la haine entre les sexes, rendent les femmes plus malheureuses et par conséquent briment aussi les hommes. L'ouvrage se présente comme une parodie de dictionnaire. L'article Coupeuses de tête suit l'article Cornes et précède l'article Culotte. Il y a aussi Joueuses, Judith, Labyrinthe, Laurier, Leçon de miroirs, Seins, Soeurs, Suicidée de la société, Supplices, Suzy, etc...

  • A Paris, dans les années 1905, Colette fait scandale au music-hall. Simultanément elle devient un écrivain reconnu. Elle gagne sa vie grâce au journalisme et les spectacles l'accaparent. Il y a là une frénésie qui la concerne de près, c'est une question de mouvement, de jeu, de rythme, de variations, de gravité aussi. Elle assiste aux succès du vaudeville Guitry, Labiche, Feydeau comme elle est curieuse des Ballets russes, d'Ibsen et d'Artaud (Les Cenci). Elle dessine les portraits de Marguerite Moreno, Mistinguett, Raimu, Michel Simon, sans oublier ses " souvenirs de Pâques ". Intelligence des situations, émotion discrète, acuité du style : telles sont ces chroniques retrouvées.

  • Une femme-licorne, une mante religieuse mécanique ou encore
    une machine à peindre l'étreinte amoureuse, des images de l'intérieur d'un corps impressionnant le spectateur, une artiste se couvrant de sang, de plumes, de fleurs ou de boue, des images pornographiques brodées sur toile, de gigantesques araignées : autant de représentations qui suscitent, par leur singularité, un questionnement sur l'identité. Ces oeuvres de Rebecca Horn, Mona Hatoum, Ana Mendieta, Ghada Amer et Louise Bourgeois, réalisées entre les années 1970 et le début du xxie siècle, permettent de réévaluer des évidences et de voir comment le « naturel » ou l'« essence » peuvent masquer une construction du mythe.
    L'hybridité et la métamorphose sont au coeur de nombreux mythes grecs : les viriles Amazones, Danaé fécondée par une pluie d'or, l'accouplement de Léda et d'un cygne, Daphné prenant racine, Arachné devenue animal... Nous assistons à un travail du mythe dans l'art contemporain, entre reconduction et opérations de déplacement.
    Être une artiste et une femme, avec comme ligne d'horizon de « prêter son corps au mythe ».

  • En écoutant Bach jouer de l'orgue un jour de 1720, Anna Magdalena, fille de musicien et musicienne elle-même, sait qu'elle fait la rencontre d'un génie. Cette première émotion ne la quittera plus et la conduira à être l'écoute la plus fidèle et la plus attentive de la passion et des tourments du Cantor.
    Ce sont ces échos intimes et quotidiens que fait résonner La Petite Chronique d'Anna Magdalena Bach : l'exigence et la bonté de Bach à l'égard de ses élèves, ses relations difficiles avec des collègues envieux et des autorités chicanières, sa passion pour l'orgue, sa virtuosité, ses enfants, ses lectures.
    Plus que l'écriture d'une vie, La Petite Chronique d'Anna Magdalena Bach est le regard intimiste et profondément amoureux d'Anna sur Sebastian, mari, père, professeur et maître.

    Musicologue et spécialiste de Bach, Esther Meynell avait choisi l'ano­­nymat pour publier ce livre en 1925, prêtant complètement sa voix à celle d'Anna Magdalena. Mais son succès rapide, dû à l'authenticité d'une parole aimante, l'obligea à se dévoiler quelques années plus tard.

  • Qu'est-ce que la vie ? Ce problème s'est posé à l'homme depuis des millénaires, et malgré les immenses progrès de la biologie, le statut du vivant reste, quoiqu'on en pense, toujours aussi incertain : les tentatives de réduction de l'organique au physico-chimique laissent toujours un résidu inexplicable, tandis que les définitions de la spécificité du vivant hésitent entre la tautologie et l'irrationnel. Francis Kaplan prend ces problèmes à bras le corps et fournit une introduction philosophique sans équivalent aux avatars du concept de vie depuis l'Antiquité grecque jusqu'aux controverses actuelles sur le hasard et la nécessité, l'émergence de la vie et les rapports entre conscience et matière. Il montre que ni la finalité théologique ni la réduction de la vie à la matière, ni les théories vitalistes n'apportent une réponse satisfaisante à l'énigme de la finalité biologique, qu'il n'y a pas de concept adéquat et que cette finalité relève en fait d'un bricolage intellectuel. Entre le danger d'une dérive théologique et le carcan de la stricte orthodoxie darwinienne, il y a donc une place pour l'explication de la vie par un concept bricolé qui rende mieux compte du. travail effectif des biologistes.

  • Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'Église catholique ne considérait pas un avortement fait avant le quarantième jour comme un homicide. Depuis, la situation a changé et l'embryon est devenu le symbole de nombreuses crispations, à la fois scientifiques et religieuses. S'appuyant sur les dernières avancées de la biologie, Francis Kaplan tord le cou à de nombreuses idées largement répandues : non, l'embryon n'est pas un être vivant et humain en puissance puisqu'il dépend de sa mère pour se développer. Voici un essai qui remet les pendules à l'heure de la science et de l'épistémologie.

  • En ouvrant les portes de la Maison Blanche à Barack Obama le 4 novembre 2008, les Américains ont manifesté un profond désir de changement. Un désir essentiellement justifié par les difficultés que rencontre la première puissance mondiale, tant en ce qui concerne les questions intérieures (crise financière, économique et sociale) que sur la scène internationale : deux guerres en cours, et une détérioration inquiétante de l'image de Washington dans le monde.
    Cette élection est souvent qualifiée d'historique, en raison du profil du 44e président américain bien sûr, mais aussi du fait que Washington se trouve à la croisée des chemins. Une nouvelle ère s'ouvre pour les États-Unis, avec de nouveaux visages au sommet de l'exécutif et de nouvelles orientations. Mais quels sont les changements tant annoncés, et quelle sera la marge de manoeuvre de la nouvelle administration ? Entre désir de changement et nécessité de conserver certains acquis - à commencer par le leadership mondial -, les défis du nouveau président sont multiples et offrent, une nouvelle fois, l'occasion de s'interroger sur l'avenir de l'hyperpuissance américaine.
    Un ouvrage essentiel pour comprendre les États-Unis aujourd'hui.

  • «Comment était-il possible de s'évader lorsqu'on était esclave des nazis et ce fait rarissime ne se terminait-il pas toujours par l'arrestation, suivie de l'exécution du coupable?
    Et pourtant, Yvonne Pagniez nous a livré son témoignage, épisode singulier de sa propre histoire. Femme de caractère, d'un courage peu commun, elle apporte une grande précision dans la description d'événements vécus qui se déroulent dans une ambiance tragique qu'elle restitue d'une manière étonnante. C'est en effet au cours d'un transport en wagon à bestiaux que notre compagne s'est évadée. Suivra une longue errance dans les ruines de Berlin, souvent sous les bombardements, dans la brume glacée de l'automne.
    Sa parfaite connaissance de l'allemand est sa seule force et bien souvent, harassée et repérable, elle est étreinte par la peur car la Gestapo est omniprésente. Elle n'oublie pas les interrogatoires subis rue des Saussaies à Paris et la sinistre réputation du Strafblock de Ravensbrück.» Extrait de la préface de Jacqueline Fleury

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