Cambourakis

  • Les orageuses Nouv.

    Après le succès de l'édition grand format (près de 4000 exemplaires vendus), parution en poche du premier roman de la collection Sorcières, véritable ode à la sororité d'un groupe de filles ayant toutes subi un viol, qui se regroupent pour se faire justice elles-mêmes. Salvateur et libérateur.

  • Après le succès de la publication en grand format, édition de poche de ce premier roman percutant qui nous plonge au coeur de la Sacra Corona Unità, organisation mafieuse des Pouilles, dans les pas de son chef, Domenico Trevi (dit Mimi), fou de douleur après le suicide de son fils de 15 ans. Un texte puissant qui interroge le recours et le rapport à la violence ainsi que la part animale qui sommeille en chacun de nous.

  • Dures à cuire

    Till Lukat

    Nouvelle édition augmentée proposant le portrait en deux pages de 60 femmes hors du commun qui ont marqué l'histoire, qu'elles soient artistes, aventurières, sportives ou scientifiques. Avec entre autres les portraits supplémentaires de Jane Goodall, Greta Thunberg, Ruth Bader Ginsburg...

  • Réédition en poche de ce livre d'entretiens avec cette sociologue, féministe et écrivaine exilée en France, une des plus grandes intellectuelles turques contemporaines avec Asli Erdogan. Elle revient sur son parcours, ses engagements auprès des minorités et son soutien à diverses contestations. Elle témoigne surtout de son désir de décloisonner les luttes et d'élargir les coopérations au-delà des frontières.

  • Sensible

    Nedjma Kacimi

    À l'approche des soixante ans de l'Indépendance de l'Algérie, Nedjma Kacimi propose un premier récit dans lequel elle part du constat des discriminations dont elle a fait l'objet - longtemps sans même s'en rendre compte - pour disséquer une société française qui se remet difficilement de ses blessures post-coloniales et dans laquelle les "minorités visibles" se trouvent toujours largement déclassées. Un récit percutant où l'intime, la mémoire collective et le politique entrent en collision.

  • Premier roman de Fotini Tsalikoglou a être traduit en français, Huit heures et trente-cinq minutes est l'épopée sur plusieurs générations d'une famille de la diaspora grecque aux États-Unis qui interroge magnifiquement la transmission du trauma de l'Histoire et la manière dont on peut le surmonter.

  • écologies déviantes : voyage en terres queers Nouv.

    Les mouvements écologiques dans leur ensemble ont du mal à intégrer la question des minorités et notamment des minorités sexuelles. Certains adoptent même des discours ouvertement LGBTQIphobes, sur la PMA et la transidentité par exemple, qui les rapprochent des positions les plus réactionnaires. Nous plongeant dans les courants de pensées socialistes anglais du XIXe siècle, Cy Lecerf Maulpoix, journaliste engagé dans les luttes LGBTQI et dans les luttes pour la justice climatique, part à la recherche d'une histoire ignorée, celle des espaces, lieux et communautés dans lesquelles ont été expérimentées des modes de vies minoritaires qui sont autant de ressources pour aujourd'hui.

  • Ce nouveau roman de Wendy Delorme vient enrichir la liste de fiction de la collection Sorcières. Dans cette dystopie, se reflètent les crises que nous traversons aujourd'hui: une société totalitaire est mise en place après la disparition soudaine d'une partie de la jeune génération mobilisée pour le climat. Les livres sont interdits, les frontières fermées et les femmes appelées à procréer pour renouveler la population. Mais une communauté inspirée des «Guérillères» de Monique Wittig émerge pour résister à ce nouvel ordre imposé... Un roman choral incandescent, qui n'est pas sans rappeler «1984» de George Orwell ou «La Servante écarlate» de Margaret Atwood, où il est question d'émancipation des corps, d'esprit de révolte et de sororité.

  • Jack Kerouac raconté par celle qui partageait sa vie au moment de la publication de Sur la route. Un récit vivant qui apporte un nouvel éclairage sur la "Beat generation", du point de vue des femmes.

  • 3e texte de la collection "Récits d'objets", en coédition avec le musée des Confluences. A partir d'une machine à chiffrer (semblable à celle utilisée par les nazis pour crypter leurs échanges finalement décodés entre autres par Alan Turing) reçue par erreur par une jeune femme se retrouvant missionnée par de hautes instances internationales, Céline Curiol bâtit un facétieux roman noir en même temps qu'une réflexion sur la place des secrets, fortement menacés dans la société contemporaine incitant au dévoilement permanent.

  • Dans l'ombre portée par les noms, écrasants, d'Hugo Ball et Tristan Tzara, scintille celui d'Emmy Hennings (1885-1948), l'écrivaine, poétesse et actrice, qui donna l'impulsion décisive au mouvement dada en créant en 1916 son centre névralgique : le Cabaret Voltaire.
    Comète féminine et artistique à l'orée du XXe siècle, son existence sur scène, de Munich à Zurich en passant par Paris, se fait le catalyseur de l'univers bohème et intellectuel de l'époque. Maîtresse de sa misère comme de ses victoires, alternativement aidée et empêchée par des hommes, Emmy Hennings est une rêveuse insaisissable, une mélancolique qui aime dessiner des anges et observer les vagues, une adepte de la morphine qui la fait écrire. Bien plus que pour dada, c'est pour la liberté de créer en son nom et contre la facilité d'être une muse qu'elle bataille et vit sans relâche.

  • Après le succès de « Comme un million de papillons noirs », le nouveau livre de Laura Nsafou et Barbara Brun. Reprenant les codes du conte africain, elles proposent une histoire de formation et de tolérance autour de deux soeurs jumelles à la teinte de peau de couleur pourtant différente. Au cours d'une partie de cache-cache prolongée jusqu'à la nuit tombée, celle à la peau plus foncée découvrira que sa beauté, sans être semblable à celle de sa soeur, est bien réelle. Une formidable histoire de réconciliation sur la sororité et l'acceptation de soi peu courante en littérature jeunesse.

  • Laisse la mer entrer Nouv.

    Après le succès de «Camarade Lune», passage en poche du 2e roman de Barbara Balzerani traduit en français. Elle retrace l'histoire de trois générations de femmes dans un XXe siècle italien marqué par les guerres et les révoltes, pointant le changement crucial qu'a représenté l'accès à l'université pour toute une génération. Un récit peuplé de souvenirs, en forme d'hommage à ces femmes qui ont su faire face chacune à leur manière, mais aussi à la nature, avec lesquelles les liens des hommes se sont progressivement dégradés.

  • Réédition du roman posthume de la première ethnologue amérindienne, élève de Franz Boas, fondateur de l'anthropologie américaine moderne. Dans le sillage d'Oiseau bleu, femme sioux mariée précipitamment à un homme immature, et de sa fille Nénuphar, elle met en lumière de manière unique les conditions de vie et le rôle des femmes dans ces tribus.

  • Gunda est une sorcière qui aime manger des pizzas, jouer avec son ami le bélier, et surtout qu'on la laisse tranquille. Elle vit paisiblement au fond de la forêt, jusqu'au jour où elle a une nouvelle voisine : une princesse qui attend qu'on vienne la délivrer, chante, et attire les princes charmants. Gunda en a marre. Et si c'était elle qui délivrait la princesse ? Un album jeunesse féministe et rafraîchissant, où les filles se disent que finalement, elles se débrouillent très bien toutes seules !

  • Réédition en poche de l'ouvrage de Juliette Rousseau consacré aux luttes collectives: de la ZAD à la Palestine, de la marche pour le climat de New York aux camps de réfugié·es de La Chapelle, Juliette Rousseau part à la rencontre de collectifs féministes, antiracistes, LGBT, de justice climatique, etc., qui interrogent les différents rapports de domination liés à la classe, au genre, à la race ou encore à la condition physique et mentale, à l'oeuvre dans la société mais aussi dans les espaces militants. À partir de nombreux entretiens, ce livre invite à explorer les nouvelles formes d'organisation et de solidarité politique qui se nouent entre les personnes concernées par une même oppression et leurs allié·es ou complices.

  • Passage en poche du premier roman féministe suédois qui a fait scandale à sa parution en Suède au milieu du XIXe siècle. Un texte d'une étonnante modernité, écrit par l'un des grands auteurs suédois de l'époque, sur le combat d'une jeune femme pour préserver sa liberté d'agir, son indépendance et sa franchise verbale. Une idylle atypique pour l'époque qui apparaît par conséquent résolument moderne.

  • Lucide et vivifiant, Rêver l'obscur - Femmes, magie et politique c ampe l es fondements de la pensée de l'activiste californienne Starhawk, figure majeure du mouvement écoféministe initié en France par Françoise d'Eaubonne dans les années 1970. Pionnière des mouvements anti-militariste et anti-nucléaire dans les années 70, elle a participé à de nombreux mouvements de lutte - blocus contre la centrale de Diablo Canyon, bataille de Seattle, etc.
    - animant notamment des formations à l'action directe et à la non-violence. Plus de trente ans après sa parution aux États- Unis, cet essai n'a rien perdu de sa force dans un monde où l'être humain demeure coupé de la nature, coupé de ses semblables et de son propre corps.

  • La COP 21 a suscité un regain d'intérêt en France pour l'écoféminisme. Ce mouvement né dans les années 1980 dans les pays anglo-saxons et dans les Suds (Inde, Afrique, Amérique Latine...) a été initié par de nombreuses femmes qui ont fait le lien entre l'exploitation des ressources naturelles et l'exploitation qu'elles subissaient en tant que femmes. Cette prise de conscience a donné lieu à des actions et à des textes « écoféministes ».
    Cette anthologie proposée par la philosophe Emilie Hache, permet de découvrir des textes inédits des principales figures de ce mouvement : Vandana Shiva, Starhawk et bien d'autres...

  • Dernier texte de Grazia Deledda, paru en 1937 de manière posthume, «Cosima» est inédit en français. D'inspiration largement autobiographique, il rend compte de manière romancée de la vie de son autrice, depuis l'enfance jusqu'aux premiers succès d'écriture et au départ de Nuoro, sa ville natale, pour de plus vastes horizons. Un roman de formation précieux dans lequel transparaît déjà le fascinant pouvoir d'attraction d'une terre âpre et sauvage et des légendes aussi magiques que cruelles, sources de riches épopées populaires et terreau idéal pour toute l'oeuvre de l'autrice.

  • « Ne suis-je pas une femme ? », telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave, abolitionniste noire des États-Unis, posa en 1851 lors d'un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre devenu un classique les processus de marginalisation des femmes noires et met en critique les féminismes blancs et leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées.

  • Réédition en poche du journal d'Adel Tincelin, écrit au fil des mois, dans lequel il livre un récit sensible et subjectif de son parcours de transition. Au-delà des transformations liées à son identité de genre, tous les domaines de son existence se trouvent pris dans un mouvement de mutation et d'expansion : rapport au monde et aux mots, sexualité, parentalité, rien n'échappe à ce chemin de déconditionnement et de désidentification aussi soudain qu'inattendu.

  • Un ouvrage inédit de l'autrice du formidable recueil intitulé «Peau». Dans ce court texte éloquent et poignant, Dorothy Allison revient sur son enfance marquée par un climat de violence en Caroline du Sud, mais surtout sur les femmes qui l'ont entourée et guidée dans sa trajectoire, elle qui fut la première femme de sa famille à rejoindre l'université. Illustré de photos de la famille de Dorothy Allison, cet ouvrage rappelle la démarche d'Annie Ernaux dans «Retour à Yvetot» et souligne à quel point les petites histoires d'une génération contribuent à créer une légende pour les suivantes.

  • « En avril 2006, sur le site internet de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), je suis tombée sur un reportage tourné à Beyrouth en 1984.
    Les journalistes interrogeaient les habitants d'une rue située à proximité de la ligne de démarcation, qui coupait la ville en deux. Une femme, bloquée par les bombardements dans l'entrée de son appartement, a dit une phrase qui m'a bouleversée : 'Vous savez, je pense qu'on est quand même, peut-être, plus ou moins, en sécurité, ici'.
    Cette femme, c'était ma grand-mère ».

    Zeina Abirached revient sur l'histoire de son premier roman graphique, et du graffiti qui en a inspiré le titre, dans cette nouvelle édition augmentée d'un texte illustré.

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