Archipoche

  • Mrs Dalloway

    Virginia Woolf

    Le roman le plus lu de Virginia Woolf.

    « Mrs Dalloway dit qu'elle se chargerait d'acheter les fleurs. » De cet incipit, resté aussi célèbre que ceux de Camus ou Nabokov, découle la journée d'une femme, Clarissa Dalloway, au rythme des heures qui s'égrainent, entraînant le lecteur dans les sinuosités joyciennes de son inconscient et de ses monologues introspectifs.
    À contre-sens des canons de la littérature victorienne, Mrs Dalloway n'en reste pas moins, en dépit de son avant-gardisme, un des romans les plus appréciés de Virginia Woolf, celui dont elle dira, dans son Journal d'un écrivain, qu'elle y avait exprimé « bien plus complètement que de coutume ce qu'elle voulait dire ».
    Outre une technique d'écriture novatrice, Mrs Dalloway se propose de « critiquer le système social, le montrer à l'oeuvre dans toute son intensité ». Virginia Woolf pose un regard critique sur la condition bourgeoise, l'évolution des moeurs, l'avenir des femmes, mais aussi sur la folie à travers le personnage de Septimus.
    Mrs Dalloway, qui n'a rien perdu de sa modernité, ouvre par effet de miroir quelques portes d'entrée dans la psyché de son auteur.

  • Un classique de la littérature anglaise en édition collector Jane Eyre, orpheline à dix ans, est maltraitée par les Reed chez qui elle a été placée. Envoyée à Lowood, une institution rigide, elle y souffre de privations et de nouvelles brimades. Elle s'y fait une amie, Helen Burns, emportée par une tuberculose due aux mauvaises conditions sanitaires de l'internat - tout comme Maria Brontë, morte en bas âge à Cowan Bridge.
    Jane saura pourtant s'adapter et - tout comme Charlotte Brontë - devient professeur après six ans d'études. Une annonce passée dans un journal lui permet de devenir gouvernante : la voilà chargée de l'éducation d'Adèle, la protégée de Mr Rochester, riche propriétaire du château de Thornfield-Hall... dont elle s'éprend sans savoir qu'il est marié à une folle enfermée au grenier. Elle l'apprendra le jour même de leurs noces...
    Hors de toute geste héroïque, Jane Eyre se révolte à sa manière contre la fatalité de sa condition et, dans une certaine mesure, contre l'ordre social. Charlotte Brontë ne s'est jamais cachée d'avoir emprunté à sa propre vie dans ce roman (1847) dont le sous-titre français - Mémoires d'une institutrice - est éloquent.

  • Jamaïque, 1753. Deirdre, la fille de Nora - l'héroïne de L'Île aux mille sources - et de l'ancien esclave Akwasi, vit dans la plantation de sa mère et de son beau-père.

    Tous les garçons de l'île, fascinés par la beauté de la jeune métisse, ne cessent de lui tourner autour. Mais Deirdre n'a que faire de leurs avances.

    La jeune femme en aime un autre : le Dr Victor Dufresne, qui ne tarde d'ailleurs pas à la demander en mariage.

    Après une superbe cérémonie, tous deux prennent le bateau pour rejoindre Saint-Domingue, une autre île des Caraïbes. Ce qu'ils devront affronter sur place changera leur destin à tout jamais...

  • Par l'auteure de Les oiseaux se cachent pour mourir.

    Après Meggie, dont tombe amoureux le père Ralph de Bricassart dans les Oiseaux se cachent pour mourir, après Mary, la douce héroïne de Tim, après Honora, l'infirmière crucifiée d'Un autre nom pour l'amour, Colleen McCullough a créé un nouveau et superbe personnage romanesque : Missy.
    Missy a trente-quatre ans. Elle vit auprès de sa mère et de sa tante et rêve du grand amour...
    Mais, dans la petite ville perdue au fond de l'Australie où elle s'ennuie à mourir, quel espoir Missy a-t-elle de rencontrer jamais l'homme de ses rêves ?
    Jusqu'au jour où un certain John Smith - on murmure que c'est un ancien forçat - vient s'installer dans la vallée, près de Missalonghi...
    Précédente édition : l'Archipel, 2003.

  • L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.
    Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham... Quel drame s'obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?
    Publié en 1848, La Dame du manoir de Wildfell analyse la place des femmes dans la société victorienne. Considéré comme l'un des tout premiers romans féministes, il entretient de nombreux liens avec Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë et s'inspire de la descente aux enfers, de l'alcoolisme et de la débauche de leur frère Branwell, mort entre leurs bras.

  • Le courage en héritage.

    Voilà un an (30 juin 2017) que Simone Veil nous a laissé son courage en héritage. Libre et véhémente, exigeante et sereine, elle n'aura cessé d'être une combattante. Que ce soit pour la cause des femmes, l'adoption, l'IVG, le droit des enfants, ou encore pour l'Europe et en faveur de la mémoire : toujours, elle s'est engagée. Totalement. Sans oublier la culture, qu'elle aura défendue avec passion, sans attendre d'être élue à l'Académie française.
    Son destin a côtoyé les extrêmes : Auschwitz, la marche de la mort, Bergen-Belsen, la disparition des siens. Il l'aura conduite aux plus hautes responsabilités, de l'administration pénitentiaires au ministère de la Santé, puis à la présidence du Parlement européen.
    Une femme simple et forte. Insoumise. Devenue une figure tutélaire, la conscience des Français. Une femme qui n'aura cessé de conserver son mystère, sa retenue et, parfois, ses doutes. Autant de traits mis en relief dans ce portrait fidèle et documenté.

  • Le roman retrouvé de la "quatrième soeur Brontë" !

    Mary, Gwendolen et Alice sont les filles de James Cartaret, pasteur du village de Garth, dans le High Moor. Ce père rigide et macho leur impose une discipline de fer. Les trois soeurs étouffent sous cette chape puritaine, génératrice de frustrations.
    Quand le docteur Stephen Rowcliffe s'installe en ville, il apparaît comme la lueur d'espoir qui pourrait sortir les jeunes femmes de leur torpeur. Cet homme expérimenté éveille en elles une passion trop longtemps étouffée, qui surgit comme la révolte d'une sensualité bridée par la morale religieuse et sociale.
    Alice, surtout, la plus jeune, semble incapable de résister aux tourments de sa chair. Sa souffrance est si vive qu'elle tombe gravement malade et que l'on doit appeler à son chevet... le Dr Rowcliffe. Mais celui-ci tombe amoureux de Gwenda au premier regard. Tandis que Mary, la plus sage, attend son heure...
    Si ces trois soeurs ne sont pas sans rappeler le trio Brontë, il s'agit avant tout pour May Sinclair d'écrire "une tragédie d'une beauté spéciale s'inspirant de leur solitude et de leur désolation morale" (Edmond Jaloux). Avec pudeur et mélancolie, la romancière décrit l'ennui patent de jeunes femmes soumises au joug masculin, mais dont l'esprit brûle de désirs et de rêves. Un roman qui aborde le désir sexuel avec un réalisme psychologique digne de Thomas Hardy...

  • Redécouvrir la célèbre romancière britannique dans une nouvelle traduction de Nicolas Porret-Blanc Publiés après la mort de Jane Austen en 1817, les trois oeuvres posthumes présentées dans ce volume sont ici restituées dans une nouvelle traduction de Nicolas Porret-Blanc, professeur spécialiste de littérature anglaise du XIXe siècle à l'Université Paris 13.
    Lady Susan met en scène une veuve souhaitant privilégier sa liberté. Désargentée, elle est contrainte d'emménager chez son beau-frère, un riche banquier, et cherche à tout prix un bon parti. Or, au jeu de l'amour, les conventions sociales l'emportent souvent...
    Dans Les Watson, Emma doit retourner vivre parmi les siens, en plein Surrey, après de longues années d'absence. Mais comment combler le fossé qui s'est creusé entre eux... et espérer rencontrer l'amour ?
    Sanditon, roman inachevé, s'amuse de la prétention des Parker, décidés à faire de leur bourgade un lieu à la mode...
    Ces trois textes sont une introduction rêvée à l'oeuvre de la grande romancière anglaise, dont ils préfigurent la fine ironie et un sens hors du commun de l'observation.

  • Ma vie d'esclave

    Nazer-M

    Le récit vrai d'une esclave d'aujourd'hui
    Avec ses quatre frères et soeurs, Mende menait une enfance heureuse dans son village des monts Nuba, au centre du Soudan. Vive et intelligente, elle allait à l'école où elle apprenait l'arabe, les mathématiques et étudiait le Coran. Mais sa vie a basculé en une nuit : des brigands fondent sur le village et capturent les habitants. Mende est enlevée, violée puis vendue à un couple de Khartoum, sans savoir quel sort a été réservé aux autres membres de sa famille. Elle n'a alors que douze ans. Désormais, il lui faut travailler jour et nuit sous les coups, les humiliations et les brimades de Rahab, sa maîtresse, qui lui mène une vie infernale. Après sept ans de captivité, Mende est envoyée à Londres chez la soeur de Rahab, épouse d'un diplomate de l'ambassade du Soudan. Si les conditions de vie y sont tout aussi dures, elle ne subit plus de maltraitances physiques. La jeune femme raconte comment ces années d'esclavage lui ont fait perdre toute confiance en elle, toute volonté. Heureusement, l'espoir renaît quand sa " famille d'accueil " s'absente pendant plusieurs semaines. Mende est alors confiée à une autre famille. Cette dernière, ignorant tout de sa situation, laisse la jeune femme aller et venir à sa guise, et l'envoie même seule faire les courses. Mende reprend courage et ose aborder dans la rue un homme qui semble être un Soudanais. Grâce à cet homme, qui contacte un membre de son ethnie, Mende échafaude un plan et prépare sa fuite.
    C'est le récit de sa vie qu'elle nous livre ici, le témoignage d'une esclave moderne.

  • Femme libre de toute appartenance, Annie Girardot a fait sa vie sans donner de leçons, mais sa vie est, à bien des égards, une leçon. D'audace, de liberté, de fraîcheur, d'insoumission. Surtout, ce fut une vie dérangée. Un père mort quand elle avait 18 mois et qui n'était pas le mari de sa mère. Une petite enfance chez un couple inquiétant et étranger, loin de Raymonde Girardot, mère célibataire étudiant pour devenir sage-femme. Une enfance en Normandie, entre les bombardements, la peur et la tendresse d'une maman enfin retrouvée. Le théâtre comme une évidence. Le cinéma comme un défi. Alzheimer, le mal du siècle, pour dernier chemin de croix. Comme un nouveau rôle endossé à son insu. Un ultime personnage, loin de tous les autres, loin d'elle-même.
    « Elle était, écrit Pascuito, toutes les femmes du monde. Et toutes les Françaises à la fois. Ni la plus belle, ni la plus sensuelle, ni la plus inoubliable. Et c'est pour cela sans doute que nous ne pourrons pas l'oublier. Elle était Annie Girardot. La fragile putain de Rocco et ses frères, l'épouse trahie de Vivre pour vivre, la Vieille Fille séduite par Philippe Noiret, la mère tendre et fofolle d'Isabelle Adjani dans La Gifle, le docteur Françoise Gailland, frappée par le cancer... »

  • Un visage d'ange, un esprit brillant : Colin Ash est la coqueluche de la haute bourgeoisie de Boston, qui ne se doute évidemment pas qu'il n'en est pas à son premier meurtre.
    Tuer est devenu pour lui un loisir, presque un plaisir. Dans un registre, il note les circonstances exactes de ses forfaits. Mais qui pourrait soupçonner ce jeune homme bien mis d'être un psychopathe ?
    Dorothea Deverell, la veuve dont Colin s'est épris ne se doute de rien. Elle aime un homme plus 'gé qu'elle, marié à une femme jalouse et voit sa carrière menacée par un collègue de bureau sans scrupule.
    Colin s'efforce alors de lui faciliter la vie, sans hésiter à éliminer les gêneurs. Tandis que l'amour de Colin se fait de plus en plus pressant, Dorothea découvre bientôt que derrière le sourire de l'ange se cache un... démon.
    Joyce Carol Oates excelle dans l'analyse psychologique de ses personnages. L'apparence, la névrose, l'amour, le sexe font partie de ses thèmes favoris. La dualité aussi, dont elle étudie ici les aspects les plus sombres.

  • Rue Paradis

    Aguillon-A

    Rachid, cancre et tombeur de filles, entre par effraction dans la vie de Charlotte, institutrice sage. Drôle, sensuel, provocateur, il fait voler en éclats toutes ses certitudes. L'amour romantique explose avec des mots crus d'aujourd'hui, un ballon de foot et une moto en guise d'épée et de cheval blanc.
    Sur fond de campagne électorale et de « plan vigipirate » les vieux démons se réveillent. Des Quartiers Nord aux beaux quartiers, en passant par la prison des Baumettes, Arlette Aguillon offre une fantasia érotique dans un Marseille chauffé à blanc par la canicule.
    Ce livre, publié sous le pseudonyme de Charlotte Roude en 1986 aux éditions Belfond, a été adapté à la télévision sur un scénario d'Edouard Molinaro.

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