Françoise D'Eaubonne

  • En faisant du capitalisme patriarcal le dénominateur commun de l'oppression des femmes et de l'exploitation de la planète, Françoise d'Eaubonne offre de nouvelles perspectives au mouvement féministe et à la lutte écologiste. Pour empêcher l'assassinat généralisé du vivant, il n'y a aucune alternative sinon l'écoféminisme. C'est le féminisme ou la mort. Longtemps inaccessible, ce texte devenu référence est introduit par deux chercheuses et militantes.
    A l'aune de leur engagements et d'une lecture croisée de ce manifeste visionnaire, Myriam Bahaffou et Julie Gorecki soulignent les ambiguïtés de ce courant en pleine résurgence et nous proposent des pistes pour bâtir un écoféminisme résolument radical, intersectionnel et décolonial.

  • Les philosophies orientales ne posent guère la question du rapport de l'homme et de la femme, puisqu'elles se réfèrent à un ordre immuable: l'homme dominant et positif, la femme dominée et négative.L'Occident seul a semblé pressentir qu'il y avait là un problème. Mais sa façon de le traiter en philosophie n'aboutit guère à un ordre différent. La hiérarchie est maintenue ; mieux encore, la misogynie, si elle ne va pas de soi, n'en est que plus argumentée, expliquée, justifiée. Pourquoioe Pourquoi le féminin n'est-il vu que sous l'aspect défavorable ? Pourquoi la femme n'est-elle qu'un homme diminué (paganisme), ou une diminutrice de l'homme (temps modernes)oe Françoise d'Eaubonne tente ici une explication et une réponse.

  • L'écoféminisme est une philosophie, une éthique et un mouvement fait de la conjonction des deux "surgissements du monde moderne" que sont l'écologie et le féminisme. Ce nouveau concept opère la synthèse entre l'idée d'une double exploitation : celle de la nature par l'homme, et celle de la femme par l'homme.

    Dans cet ouvrage en phase avec l'actualité, l'auteure remet radicalement en question la notion de croissance, économique et démographique, dénonçant le capitalisme comme stade ultime du patriarcat.

  • C'est tout d'abord à la science-fiction que l'on pense en commençant "Le satellite de l'amande". Ce jeune XXIe siècle où il ne reste que des femmes se reproduisant par ectogenèse, cette planète inconnue qu'elles explorent, ne sont-ce pas des thèmes classiques de l'anticipation ? Mais le lecteur qui ne s'est pas méfié se trouve tout à coup confronté au poème du symbole et à la configuration du fantasme plus que du fantastique. Il s'agit peut-être d'une subtile vengeance d'une femme écrivaine contre les corvées auxquelles l'a réduite une société désespérément mâle et capitaliste.

  • Du XVe au XVIIIe siècle, l'Europe chrétienne (catholique comme protestante) fut prise d'une brusque frénésie contre la sorcellerie. Des dizaines de lilliers de personnes, accusées à tort ou à raison de pratiques démoniaques, furent torturées avant de se retrouver dans les flammes des bûchers. La quasi-totalité des victimes furent des femmes. Ce ne peut être l'effet du hasard.
    Dans ce pamphlet rageur, l'auteur replace ces trois siècles de chasse aux sorcières dans le contexte général de la misogynie fondamentale du christianisme pour lequel toute femme incarne peu ou prou le mal.

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