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Emilie Chazerand
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Miriam tient deux journaux intimes : l'officiel pour sa mère et l'officieux qui contient toute la vérité... ou presque.
Miriam a 17 ans. Elle est grousse , comme disent les mecs de son lycée. Grosse et rousse. Elle vit seule avec sa mère. Selon elle, c'est parce que son père n'a pas supporté la disparation de sa soeur, quand Miriam avait trois ans. En tout cas, il est parti. Après une tentative de suicide ratée, Miriam commence une thérapie, et elle est invitée à tenir un journal thérapeutique. Mais elle décide de rédiger deux carnets de bord. Deux journaux intimes parallèles.
Le premier, l'officiel, le factice, qu'elle rédige car elle sait que sa mère va le lire comme un Closer. Le second, le vrai, le cru, le savoureux, dans lequel on suivra ses quêtes et enquêtes, expériences, désillusions, et dans lequel elle dira toute, toute la vérité.
Sauf que la vérité de Miriam n'est pas LA vérité. Et que le lecteur se fera lui berner lui aussi. -
Dans son livre Le monde est à toi, qui forme avec Pompières et pyromanes un magnifique diptyque sur la maternité, Martine Delvaux écrit à sa fille : « Ce n'est pas parce que je t'ai mise au monde que tu m'appartiens. » Je n'ai cessé de penser à cette phrase en lisant Lettres pour ma fille, à la beauté des liens humains qui se réarrangent, se modifient avec le temps, comme les roches qui changent d'aspect selon la façon dont elles sont travaillées par l'océan, la chaleur ou le temps. Les relations parents-enfants, elles aussi, évoluent, mutent, s'adaptent et elles sont encore plus belles quand elles évacuent l'idée de domination, d'appartenance. Lettres pour ma fille m'a rappelé tout ce que mères et filles ont à s'apprendre, mutuellement, tout au long de leurs vies.
Dans son introduction, Émilie Chazerand explique que ce livre est et restera le livre le plus important de sa vie. Et qu'elle a mille choses à transmettre à sa fille préadolescente. Ou plutôt vingt-six, comme les lettres de l'alphabet. Chaque entrée permet d'aborder avec humour et émotion un sujet (la colère, le rapport au corps, à la parole...). L'autrice encourage sa fille à penser à elle, à ne pas devenir une femme sacrificielle, à faire respecter sa voix, à cultiver « une part d'insolence et de fierté ». À ne pas hésiter à aller contre ce que la société attend des femmes.
Lettres pour ma fille n'est jamais un exercice de pensée surplombant mais plutôt un dialogue ouvert et joyeux qui respecte et chérit l'enfance. C'est aussi une réflexion très fine sur la maternité, dans laquelle l'autrice s'invite elle-même à lâcher prise. Les dessins de Chien fou, poétiques et pleins de douceur, racontent leur propre histoire et nous parlent de la liberté de la préadolescence.
Lettres pour ma fille est une ode à l'humilité, à la curiosité, et à des liens familiaux qui laisseraient toute la place à la communication et à l'évolution. Et où chacun·e pourrait apprendre de l'autre, peu importe son âge. -
Autant de familles que d'étoiles dans le ciel
Emilie Chazerand, Clémence Sauvage
- La Ville Brûle
- 5 Janvier 2024
- 9782360121632
« LA » famille, cela n'existe pas ! Il y a DES familles, naturelles ou choisies.
C'est ce que montrent Émilie Chazerand et Clémence Sauvage dans cet album documentaire doux et poétique, à la fois émouvant et drôle, qui permet d'aborder avec les enfants cette notion bien plus complexe qu'elle en a l'air, et touchera en plein coeur celles et ceux qui grandissent - ou ont grandi - dans une famille atypique.
Elles donnent à la notion de famille et de lien entre les générations un sens nouveau, en célébrant toutes les formes de collectifs et mettant l'accent sur le fait que même quand on se sent seul·e au monde, on appartient à une famille.
La simplicité et la force des illustrations de Clémence Sauvage et les textes d'Émilie Chazerand, salutaires et percutants, font ce cet album un livre précieux. -
Dans ce merveilleux album plein d'humour, de tendresse (et de tenues incroyables!), Émilie Chazerand et Diglee conjuguent leurs talents pour raconter le quotidien d'un enfant qui grandit aux côtés de son père drag queen. Qu'est-ce que ça change ? Pas grand-chose : autant d'amour, autant de moments joyeux partagés, mais un peu plus de tolérance... et de paillettes !
Lady Papa est le premier album jeunesse français mettant en scène des drag queens. -
Albertine, onze ans, est plutôt transparente et fragile ; élève discrète et diabétique, elle peine à trouver sa place au milieu des ados du collège, où elle se fait harceler. Par chance, du côté de sa famille haute en couleurs, il y a tant d'amour et de fantaisie qu'elle n'a pas trop le temps de s'en préoccuper. La dernière fantaisie en date : cette maison étrange dans laquelle sa mère a décidé d'emménager. Une maison de conte pour enfant, fourmillante de mystères de la cave au grenier. Et dans la cave, justement... Dans la cave... il y a une porte, que seule Albertine a trouvé : une porte qui mène au Sous-Monde et ses habitants.
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Les jeunes enfants ne vivent pas au pays des Bisounours mais dans le même monde que nous : un monde où l'on peut être en colère, où l'on manifeste pour défendre ses droits, un monde où les adultes prennent l'apéro, font (parfois) la fête et sont (souvent) épuisés, un monde où les gens peuvent être tatoués et avoir les cheveux roses, où de mystérieux collages parsèment les murs de la ville, où l'on peut dîner d'une pizza vautrés sur un canapé, où les formes d'amour, de famille et de parentalité sont diverses.
C'est ce monde réel que l'on découvre au fil des pages de cet « imagier de la vraie vie », où se conjuguent la finesse, l'humour et le mordant des textes d'Émilie Chazerand et la beauté des illustrations d'Anna Wanda Gogusey.
L'imagier de la ville brûle est un imagier pas comme les autres, garanti sans doudou ni bavoir, mais fourmillant de détails tendres et cocasses. Il laisse la rumeur du monde pénétrer dans les chambres d'enfants afin qu'ensemble nous puissions échanger sur le monde dans lequel nous vivons toutes et tous. -
Un chromosome en plus, un roman choral sur la différence et l'amour familial !
Annie a 17 ans et, selon certains, elle est « différente » : la vie l'a dotée d'un chromosome en plus, mais aussi d'un coeur immense, de fantaisie à revendre et d'une passion pour les majorettes !
Quand la coach lui annonce qu'elle ne pourra pas prendre part au défilé de la fête du printemps car elle n'est pas au niveau, son monde s'écroule. Qu'à cela ne tienne, avec ou sans équipe, Annie sera de la partie. Une grand-mère loufoque, des parents stressés, un frère et une soeur en proie aux affres de l'adolescence : voilà de quoi monter une troupe certes nulle mais flamboyante ! Un événement qui pourrait même permettre de réparer cette famille, si parfaite en apparence et pourtant si fragile...
« Un roman touchant, drôle, tendre et captivant. » France Inter -
Une folle journée à la fête foraine
Emilie Chazerand, Anna wanda Gogusey
- La Ville Brûle
- 18 Octobre 2024
- 9782360121694
Jo, Jim, Jack, Bo, Bill, Ben, Sam et Swann vont à la fête foraine. Quelle belle journée en perspective... « On commence par le train fantôme ? ». Ils aiment sentir la peur redresser leurs poils et chatouiller leurs cous, quand ils doivent serrer les dents pour ne pas crier et qu'ils frissonnent de partout. Oui, vraiment, ils adorent ça... Mais cette fête foraine recèle bien des mystères, et la journée ne se passe pas exactement comme prévu.