Arts et spectacles

  • Créée en 1982 par l'éditeur Robert Delpire, la collection Photo Poche compte aujourd'hui 159 titres. Quand une centaine sont consacrées à des hommes, seules une dizaine à des femmes, non par un choix délibéré mais bien par manque de reconnaissance accordée aux femmes photographes par les institutions et le marché de la photographie. Les "grands noms" qui s'imposent au fil des expositions et des publications sont bien majoritairement masculins. Pourtant, les femmes photographes existent dès la première heure et sont nombreuses ! Conscient de ces disparités, Robert Delpire souhaitait leur consacrer un coffret de trois volumes couvrant toute l'histoire de la photographie. La sélection des photographies a été réalisée par Sarah Moon.

  • Ce recueil, conçu comme une carte du tendre, une lente progression amoureuse déployant un récit subtil, de poèmes en chefs-d'oeuvre de la peinture, alterne les regards des poètes et des poétesses pour dessiner en creux, tout en finesse, des portrait de femmes, multiples, complexes, nuancés.
    Les poèmes de Sappho, Pétrarque, Marie de Brabant, Pierre de Ronsard, Marceline Desbordes-Valmore, Victor Hugo, Louise Colet, Charles Baudelaire, Emily Dickinson, Arthur Rimbaud, Anna de Noailles, Stéphane Mallarmé, Marie Nizet... dialoguent avec les oeuvres de Rosalba Carriera, Titien, Cranach, Rubens, Renoir, Van Gogh, Corot, Burne-Jones, Greuze, Berthe Morisot, Manet, Lehmann...
    Guidé par les artistes, hommes et femmes, le lecteur est invité à une promenade littéraire et visuelle. Agencée en thématiques (la maternité, le travail, le rêve/fantasme, l'amour, la création), qui dévoilent les élans et les moment de la vie du femme, et grâce à des rapprochements inattendus entre les oeuvres, cette anthologie subjective renouvelle le plaisir de lire de la poésie et d'observer la peinture, pour mettre en valeur, in fine, une inépuisable source d'inspiration et de fascination.

  • En 2017, le mouvement #MeToo invitait à la libération de la parole des victimes de harcèlement sexuel. Des millions de femmes de tous pays avaient alors parlé d'une seule voix pour témoigner des abus qu'elles avaient pu subir. Aujourd'hui, quel bilan pouvons-nous tirer de cet épisode ? Si notre société semble s'engager dans une réflexion nécessaire sur la condition féminine, avec pour horizon l'égalité entre les femmes et les hommes, le respect des droits de chacune est encore loin d'être garanti en France comme aux quatre coins du globe. Sélectionnés par Cartooning for Peace, 120 dessins de presse internationaux dressent un état des lieux de la situation des femmes à travers le monde. Tout en participant à la dénonciation des injonctions et des violences faites aux femmes, ils soutiennent les combats féministes et leurs enjeux déterminants.

  • She-Bam Pow Pop Wizz ! retrace l'histoire ouverte d'une génération de femmes européennes et nord-américaines qui ont contribué avec audace et flamboyance au pop international. Leurs oeuvres, à l'image des bandes dessinées, regorgent de couleurs arc-en-ciel et vibrantes. Par des voies plurielles, elles envisagent un monde autre, aux formes rêvées, et parient sur la construction d'un monde meilleur.
    Love is all we need !

  • Blonde sous un gratte-ciel, Marilyn joufflue, écolière perdue ou succulente bibliothécaire, glaciale blonde ou carré sombre, clown tragique ou sinistre MILF... Cindy Sherman a endossé tous les rôles. Depuis trente ans, elle n'a cessé de montrer son corps et son visage comme seul motif de son oeuvre. La Fondation Louis Vuitton lui rend un vibrant hommage à travers l'ensemble de ses espaces.
    Beaux Arts Éditions s'attachera à rendre compte de toutes les métamorphoses d'une artiste qui se plaît à interroger les stéréotypes sociaux et culturels en reproduisant leurs modes de représentations. Son parcours frappe par sa drôlerie et son extravagance, mêlées à une part plus sombre. Ainsi, nous reviendrons sur la faune artistique new-yorkaise au milieu de laquelle elle émerge, dans un New-York Underground ; puis nous interrogerons sa relation au cinéma et au stéréotype féminin véhiculé par le cinéma et la société ; sur les enjeux féministes de ses images et sur son travail plus récent, notamment à travers son Instagram.

  • 400 femmes artistes

    Collectif

    • Phaidon
    • 3 Octobre 2019

    Cinq siècles de créativité féminine révélés par plus de 400 oeuvres d'arts fascinantes réunies dans un ouvrage de référence.
    Cet ouvrage est le plus complet et le plus illustré jamais publié sur les femmes artistes. 400 Femmes artistes reflète une époque où l'art réalisé par les femmes occupe une place plus importante que jamais. Dans les musées, les galeries et sur le marché de l'art, les artistes d'hier et d'aujourd'hui, jusque-là négligées, sont enfin reconnues et appréciées à leur juste valeur. Présentant plus de 400 artistes, chacune à travers une de ses oeuvres clé et un court texte, ce volume essentiel dévoile une histoire parallèle, mais tout aussi fascinante de l'art sur une période caractérisée par une immense diversité d'expressions.
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  • Chaque année, des milliers de photographies (tirages, négatifs, plaques...) entrent dans les collections publiques françaises. Musées nationaux ou régionaux, grandes institutions culturelles, Frac, centres d'art ou d'archives, bibliothèques... enrichissent leurs fonds sans pour autant donner à voir leurs acquisitions au public. Cette publication y remédie en opérant une sélection d'images, tant actuelles que patrimoniales. Du fonds Marc Riboud acquis par le musée Guimet aux photographies réalisées par Émile Zola, d'albums de photos de famille au portrait du dernier «cannibale» des îles Marquises ou à d'intenses clichés issus de la Première Guerre mondiale et des registres de déportation, +Photographie revisite l'histoire de cet art visuel, depuis ses origines jusqu'à ses champs contemporains.

  • Yayoi Kusama

    Collectif

    • Phaidon
    • 27 Octobre 2017

    Yayoi Kusama est mondialement connue pour son travail d'avant-garde sur des thèmes comme l'infini, l'image de soi, la sexualité et la répétition. Repérée sur la scène artistique new-yorkaise des années 1960, elle crée des oeuvres alliant psychédélisme, culture pop et répétition de motifs, sous forme d'installations et de séries de peintures. Cette nouvelle édition de la monographie parue en 2000, qui reste l'une des études les plus exhaustives de son oeuvre, est enrichie d'un texte de Catherine Taft et d'une série de nouveaux poèmes de l'artiste.
    - Akira Tatehata est un poète et critique d'art, lauréat, en 2005, du prix Takami Jun Award for Literature.
    Laura Hoptman est conservatrice au Museum of Modern Art de New York.
    Udo Kultermann, ex-conservateur de musée et historien de l'art, a enseigné à la Washington University de Saint Louis.
    Catherine Taft est directrice adjointe du LAXART de Los Angeles.
    En 2016, Kusama a été élue par le Time Magazine l'une des cent personnalités les plus influentes du monde et par Art Magazine l'artiste la plus appréciée internationalement, au regard du nombre de visiteurs de ses expositions dans le monde.
    - Des expositions récentes organisées en Corée du Sud, Chine, Russie, Argentine, France, Espagne, Angleterre, Amérique du Nord, Norvège, Suède et au Danemark, Japon, Brésil, Mexique, Chili.
    - Une popularité qui l'a amenée à travailler pour des marques telles Coca-Cola, BMW et Louis Vuitton.
    - En 2017-2018, une grande exposition organisée aux États-Unis sur l'évolution de ses Infinity Mirror Rooms, notamment au Hirschhorn Museum and Sculpture Garden, au Seattle Art Museum, au Broad Museum de Los Angeles, à l'Art Gallery de l'Ontario et au Cleveland Museum of Art.

  • Où sont les femmes ? Toujours pas là ! » affirme régulièrement la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (sacd). Cette inégalité entre les hommes et les femmes dans le spectacle vivant est aujourd'hui injustifiable. À la Renaissance, on pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de compositrices. Aujourd'hui, certes, elles sont plus nombreuses, mais elles restent encore très minoritaires ; ainsi en France, elles ne représentent que 10 % des compositeurs de musique.
    Après la publication en 2017 de La mémoire en acte. Quarante ans de création musicale, les Éditions MF et le Centre de documentation de la musique contemporaine ont décidé d'un deuxième ouvrage autour de la situation des compositrices en activité en France. Ce livre rassemble 53 portraits de compositrices accompagnés des points de vue de la philosophe Geneviève Fraisse et des musicologues Jacques Amblard, David Christoffel, Florence Launay... Plus d'une soixantaine de contributions inédites sont ici réunies.
    Le livre sera présenté sur les chaînes de Radio France (France Culture, France Musique, France Bleu), il fera l'objet de nombreuses rencontres dans les festivals de musiques contemporaines (Présences Radio France, Musica de Strasbourg...).

  • Camille Claudel est née le 8 décembre 1864, il y a cent cinquante ans. Cet anniversaire a suscité une ambitieuse exposition à La Piscine de Roubaix du 8 novembre 2014 au 8 février 2015. Cette artiste attachante, au destin tragique, méritait une nouvelle réflexion sur son oeuvre, dirigée par deux grands spécialistes auteurs de son catalogue raisonné : Bruno Gaudichon et Anne Rivière. Avec de prestigieux prêts, consentis par d'importantes collections publiques et privées, françaises et internationales et notamment grâce à un partenariat exceptionnel avec le musée Rodin et les musées de Nogent et Poitiers, l'exposition regroupe un ensemble remarquable d'oeuvres. Le parcours suit un chemin moins traditionnel que celui qui est généralement proposé. Les commissaires ont mis en évidence un certain nombre de points forts dans l'inspiration et le travail de Camille Claudel, qui rythment le déroulé en séquences thématiques et chronologiques. Le circuit dans l'oeuvre de Camille Claudel est accompagné par un second niveau, construit avec d'autres artistes qui, à la même époque, ont partagé les mêmes sujets, la même manière et les mêmes inspirations. Le japonisme, l'Art nouveau, le naturalisme, l'expression de la chorégraphie sont développés pour mieux situer Camille Claudel dans les grands enjeux esthétiques de sa génération. L'exposition réunit plus de cent cinquante oeuvres de Camille Claudel, de Rodin et d'artistes comme Alfred Boucher, Jules Desbois, Bernhard Hoetger, pour dresser un tableau le plus exhaustif possible de cette étonnante artiste, de son milieu et de son temps.

  • Présentation de sculptures, peintures et objets rituels que l'exploratrice a rapportés de ses différents séjours au Tibet, où elle fut, en 1924, la première femme européenne à avoir séjourné

  • « Le sommeil de la raison engendre des monstres » : la légende de la célèbre planche des Caprices, dans laquelle Goya se représente assoupi à sa table de travail et entouré d'animaux nocturnes, pourrait servir d'épigraphe à cet ouvrage comme à l'exposition qu'il accompagne. Profondément endormie ou veillant à demi, la raison s'abandonne aux forces obscures ou simplement inconscientes dans les estampes fantastiques qui dévoilent la face sombre de l'art graphique du XIXe siècle. De Goya à Redon, la veine fantastique traverse le siècle du positivisme et du matérialisme bourgeois grâce à un mode d'expression privilégié : l'estampe. Le répertoire fantastique, d'inspiration littéraire, macabre, diabolique ou cauchemardesque, investit l'art du noir et blanc, langue par excellence des visionnaires. Les maîtres de l'estampe, Eugène Delacroix, J.-J. Grandville, Gustave Doré, Rodolphe Bresdin, Charles Meryon, Odilon Redon ou Félicien Rops, mais aussi des artistes moins connus que l'exposition permet de découvrir tels Alphonse Legros, François Chifflart, Félix Buhot, Eugène Viala ou encore Marcel Roux, partagent une virtuosité à manier les noirs, au service d'un romantisme qui se nourrit de la matière même de l'encre d'impression.
    Les cimaises du Petit Palais accueillent cent soixante-dix oeuvres issues des collections du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, présentées suivant un parcours chronologique qui suit les trois mouvements du romantisme : celui, historique, de la génération de Delacroix ; le néoromantisme du Second Empire incarné, entre autres, par Doré ; et enfin le post-romantisme fin de siècle, terreau du symbolisme, marqué par les noirs de Redon. L'ouvrage publié par la BnF à l'occasion de cette exposition reproduit une centaine de pièces choisies parmi les plus emblématiques et accompagnées de textes qui en relèvent l'intérêt esthétique, historique ou encore biographique. Gageons que ce catalogue permette ainsi au lecteur de prolonger durablement le plaisir de la visite en lui octroyant le moyen d'approfondir sa vision et sa connaissance de ces estampes à tous égards fantastiques.

  • "De Caron, dont nous restent si peu de disques, de Bréval, dont il n'en reste aucun, regardez les yeux qui flamboient et vous saisirez sinon la voix même, du moins son feu. Apprendre à compléter l'oreille par l'oeil, pour imaginativement plus à plein réincarner la tragédienne qui ne viendra plus. Le bel exercice ! Puisse, par contagion, nous en venir un peu de ce feu sacré dont l'histoire ne nous donne plus d'exemples. Voyez les visages, voyez les regards, complétez par les voix, si trace en reste ; ou des regards induisez le timbre et la vibration, et figurez-vous l'ensemble, le rapport magique. Et voici : les Tragédiennes sont revenues... " André Tuboeuf, extrait de la préface.

  • Cindy sherman

    Collectif


    Ce catalogue d'exposition retrace le parcours de Cindy Sherman et rassemble plus de 250 reproductions de ses photographies qui sont présentées par séries et de façon chronologique.


  • Eija-Liisa Ahtila

    Collectif

    • Hazan
    • 1 Février 2008

    Figure majeure d'une génération qui a rapproché cinéma et vidéo, récompensée en 1999 à la Biennale de Venise, la Finlandaise Eija-Liisa Ahtila (née en 1959) est internationalement connue en tant qu'artiste multimédia et cinéaste. Ses films et installations vidéo, qui ont tantôt le caractère du documentaire, du témoignage, du long métrage de fiction, du clip ou de la publicité télévisuelle, s'inscrivent clairement dans le domaine du récit. Cette narration par le texte et l'image qui, parfois, peut évoluer vers le fantastique, explore avec une grande intensité émotive les sentiments des personnages, l'amour, la colère, la jalousie, mais aussi la mort et le deuil qui les frappent. En allant au-delà des clichés enracinés dans la mentalité des pays nordiques, tels que la lumière, la mélancolie et la folie, Eija-Liisa Ahtila tente de traduire les états psychologiques, les émotions et les modes de vie de ses personnages et de rendre visible leurs rêves et leur inconscient, sans pour autant effacer la frontière entre le réel et l'imaginaire.
    Elle investit les espaces d'exposition en présentant des films, des photographies ou encore des installations réunissant plusieurs écrans vidéo qui proposent simultanément ou en alternance leurs images. Idéal pour le propos d'Eija-Liisa Ahtila, le dispositif d'écrans multiples, grâce à une mise en scène démultipliée, provoque la sensation d'une narration éclatée, d'une forme d'irréalité et c'est au spectateur, qui se trouve au milieu de l'action, de construire l'histoire.
    Première monographie publiée en France, ce catalogue présente les différents aspects du travail d'Eija-Liisa Ahtila en insistant particulièrement sur son oeuvre récente et inédite, dont le film Where is Where?, produit à l'occasion de l'exposition au Jeu de Paume.

  • L'oeuvre de Mona Hatoum, artiste britannique d'origine palestinienne, est internationalement reconnue. La grande exposition que le Centre Pompidou lui consacre à Paris prend la forme d'un panorama. Elle explore les thèmes et les supports de ses créations - performances, vidéos, dessins, photographies, sculptures et installations. Premier musée en France à l'avoir accueillie en 1994, le Centre Pompidou permet aujourd'hui au public de prendre la mesure d'un extraordinaire travail mêlant abstraction et réalisme poétique, engagement et minimalisme, singularité et universalité.

  • Jean Seberg

    Collectif

    De son Iowa natal au Paris de la Nouvelle Vague, Jean Seberg (1938-1979) a incarné un idéal féminin pour toute une génération. À la fois Américaine et Française, elle connaît son premier triomphe avec le personnage de Jeanne d'Arc qu'elle incarne dans le film d'Otto Preminger (Saint Joan, 1957) - elle a à peine 18 ans. De ce moment-là, son destin est scellé : de Bonjour Tristesse (1958, de Preminger et d'après le roman de Françoise Sagan) à À bout de souffle (1960, de Jean-Luc Godard, avec Jean-Paul Belmondo pour partenaire), elle devient célèbre grâce à sa fraîcheur, sa beauté et sa spontanéité.

  • Le Dictionnaire des femmes créatrices est né de la volonté de mettre en lumière la création des femmes à travers le monde et l'histoire, de rendre visible leur apport à la civilisation. Pensé comme une contribution inédite au patrimoine culturel mondial, il a été rendu possible par plus de quatre décennies d'engagements et de travaux en France et dans tous les pays, qui ont permis de renouer avec une généalogie jusque-là privée de mémoire.
    Il entend recenser les créatrices connues ou encore méconnues qui, individuellement ou ensemble, ont marqué leur temps et ouvert des voies nouvelles dans un des champs de l'activité humaine. Son chantier d'étude couvre tous les continents, toutes les époques, tout le répertoire traditionnel des disciplines (artistiques, littéraires, philosophiques aussi bien que scientifiques) et il s'étend des sportives aux femmes politiques, en passant par les interprètes, les conteuses, les artisanes, fussent-elles anonymes.à toutes celles qui ont fait oeuvre originale.
    Le terme de « création » est ici entendu dans son sens le plus vaste.

  • Kristin McKirdy, céramiste

    Collectif

    • Norma
    • 19 Septembre 2012

    Née au Canada de parents américains, mais vivant en France depuis son plus jeune âge, Kristin McKirdy s'est abreuvée aux sources des différentes cultures auxquelles elle s'est trouvée confrontée. Elle a suivi des études d'histoire de l'art à Paris et de beaux-arts à l'université de Californie, Los Angeles (UCLA). Sa vocation de céramiste fut pour elle le moyen de réaliser une synthèse libre et enrichissante d'influences parfois antagonistes.
    Son itinéraire professionnel se vit comme une suite de défis et de questionnements. La connaissance approfondie de l'histoire de sa discipline et la parfaite maîtrise de ses savoir-faire conditionnent à ses yeux l'épanouissement d'une production originale et puissante.
    Tout en demeurant convaincue que son art devait rester ancré dans ces traditions, elle a appris des artistes céramistes, notamment Adrian Saxe et Kenneth Price, que le temps était venu pour la céramique de s'affranchir de son enfermement dans le monde des arts décoratifs pour s'inscrire dans la grande nébuleuse des arts plastiques.
    Étrangère au débat d'arrière-garde qui agite la scène européenne, elle bâtit sa carrière avec une foi et un détachement absolu de qualité indispensable pour transformer toute inquiétude existentielle ou métaphysique en un terreau fertile, aux origines de toute création. Forte et fragile, Kristin McKirdy livre une oeuvre savante et spontanée, rigoureuse et sensible. Jouant avec virtuosité des archétypes universels (vases, coupes, bols, amphores) qui peuplent sa discipline, elle fait naître de ses mains des pièces dont le biomorphisme mesuré est vecteur de sens et d'émotion.
    La Cité de la céramique donne carte blanche à Kristin McKirdy pour réaliser un rapprochement historique et esthétique entre son travail et certaines pièces conservées dans les collections nationales.
    Une exposition monographique « Kristin McKirdy. Vingt ans de création » présente à la fois les créations de ses quatre années de résidence à Sèvres entre 2008 et 2012 et une sélection de pièces parmi les plus représentatives des vingt dernières années provenant de collections privées.
    Parallèlement à l'exposition à Sèvres, les créations réalisées lors de la résidence de Kristin McKirdy seront mises en vente à la galerie parisienne de Sèvres, au Palais-Royal. Les galeries Pierre-Marie Giraud à Bruxelles et Jousse à Paris présenteront aussi des pièces.
    Le livre servira de catalogue.

  • Letizia Galli

    Collectif

    • Silvana
    • 16 Octobre 2012

    Née à Florence en 1944, diplômée de la faculté d'Architecture, Letizia Galli enseigne le dessin à des enfants avant de s'installer à Milan et y écrit son premier livre pour enfant en 1975. Elle décide par la suite, après son installation à Paris dès 1990, de se consacrer alors à l'illustration d'ouvrages destinés à la jeunesse.
    Reconnue au niveau international, elle collabore avec plusieurs éditeurs étrangers et réalise plus de soixante albums qui sont publiés dans le monde entier. Ses thèmes d'inspiration sont variés, notamment l'histoire de l'art. De nombreuses expositions, du Centre Pompidou, à Paris en passant par Moscou, Naples ou encore Londres, lui ont été consacrées.
    En 2010 elle fait don au musée de l'illustration jeunesse, de 2.906 dessins originaux venant enrichir le fonds du musée.
    Ainsi, sa monographie permet à un large public d'apprécier le parcours de Letizia Galli, de ses débuts, pour la presse et la publicité, à son passage à l'illustration, et nous offre une meilleure connaissance de son travail d'illustratrice citoyenne du monde.

  • Professeur d'histoire de l'art à l'université de Hambourg de 1926 à 1934, Erwin Panofsky est étroitement lié à Ernst Cassirer et à Aby Warburg, mais il s'intéresse également aux courants formalistes issus de l'école de Vienne. Son nom est associé au décryptage de la représentation picturale au moyen de l'iconographie et à un important recours aux sources littéraires. Il émigre aux Etats-Unis en 1934 et, à partir de là, il est considéré comme l'un des grands maîtres de l'histoire de l'art. La postérité de sa pensée a suscité un questionnement sur ses fondements mêmes : existe-t-il une vérité historique en matière d'oeuvres d'art et dans quelle mesure sommes-nous capables de la saisir ? Les communications réunies dans cet ouvrage, ainsi que la traduction pour la première fois en français de la postface à la réédition allemande de l'Hercule à la croisée des chemins, s'articulent autour de cette interrogation et invitent le lecteur à reconsidérer l'oeuvre de Panofsky comme un apport capital à l'historiographie de l'art et des civilisations. Enfin, un choix de lettres inédites offre un panorama succinct, mais capital pour comprendre les relations entre Panofsky et la France, sujet rarement abordé par la critique. Pour tous ceux qui s'intéressent à l'oeuvre de Panofsky, ce recueil constitue désormais un outil indispensable.

  • Josette Rispal

    Collectif

    Josette Rispal est sculpteur autodidacte. Par de curieux assemblages de matériaux, elle crée un monde extravagant auquel nous donne accès cet ouvrage.
    S'il arrive à la plasticienne de créer avec les matériaux les plus nobles - sculptures en bronze ou masques et fleurs lunaires en verre de Murano - c'est surtout avec des éléments de bric et de broc qu'elle compose : d'un rien faire naître l'enchantement. Ainsi peut-on admirer ses Chiffonnettes, poupées de tissus ornementées de petites trouvailles - plumes, perles, boutons, fleurs artificielles... -, ses Verres non déformés, assemblages de fragments d'objets sauvés d'une mort certaine - bouchon de carafe, grappe de raisin, tête de cheval... -, ou encore ses Vestiges, mannequins richement revêtus de guenilles et breloques les plus folles - masques de carnaval, perruques, corsages et jupons de tulles et de dentelles, bas filés, colliers de ressorts et de coquillages... -, qui se veulent quant à eux une caricature de notre société de consommation.
    Avec les années, les techniques et les matériaux se sont multipliés, complexifiés, suscitant une profusion d'oeuvres qui, en prenant place dans son atelier-résidence, forment en soi une gigantesque création : un lieu magique, Le Monde Enchanté de Josette Rispal, que cet ouvrage vous propose de découvrir.

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