Puf

  • Nul ne s'émancipe de vingt-cinq siècles d'une conviction dualiste qui, depuis Platon, oppose radicalement l'âme et le corps et formate à notre insu nos catégories de langue et de pensée. Tout de l'expérience psychanalytique pourtant, celle de ce « corps étranger interne » qu'est l'inconscient, contribue à brouiller des distinctions trop claires. Il n'est de processus « psychique » qui, à l'image de l'angoisse ou du plaisir, ne dispose de son trajet somatique.
    Mais Psyché ne se contente pas de passer par le corps, elle en détourne les fonctions, à l'image de la faim de la boulimique, de la constipation chronique de l'obsessionnel ou de l'hypertension du patient « psychosomatique ». La psychanalyse navigue entre deux écueils, celui d'une différence de nature entre corps et psyché à l'image du dualisme cartésien, ou inversement, celui d'une identité à la Groddeck, qui en vient à supprimer l'hétérogénéité du corps, du soma biologique.
    Le premier écueil ignore à quel point Psyché est corporelle, le second réduit toute pathologie somatique (cancer compris) à un phénomène psychique. Où s'arrête le corps de Psyché, où commence le soma du biologiste ? « Psyché est corporelle, n'en sait rien ». Sous la direction de Jacques André, Catherine Chabert et Françoise Coblence. Contributions de Jacques André, André Beetschen, Isée Bernateau, Catherine Chabert, Françoise Coblence, Alexandrine Schniewind, Gérard Szwec.

  • Cités a pour tâche de relever le défi d'une réorientation de la philosophie politique vers les débats contemporains, tout en conservant un ancrage indispensable dans l'histoire de la pensée. L'ambition intellectuelle de cette revue vise à associer le retour au réel et l'ouverture au possible. Par le retour au réel, on s'efforce de décrire et d'analyser les faits sociaux, politiques ou économiques dans ce qu'ils ont de plus rude et de plus irréductible. Le travail de l'analyse sera donc risqué dans des domaines en général peu fréquentés par les philosophes. Par l'ouverture au possible, on montre comment les choses pourraient ou devraient être autrement. Face à l'histoire réelle, on fait intervenir la dimension critique du possible.
    La revue tente de concilier deux exigences : la rigueur du travail de l'analyse et la clarté de l'écriture, L'un de ses caractères principaux est la pluridisciplinarité réelle : celle qui se réalise dans le travail du concept.
    Elle est largement ouverte aux débats contemporains et à tous ceux qui les animent.
    Les numéros sont plurithématiques (avec un thème principal). Dans sa structure, la revue comporte plusieurs rubriques : témoignage, débat, critique du discours politique, analyse de quelques événements significatifs, actualité de la recherche, recensions, bibliographie politique...


  • Cet ouvrage a été réalisé en partie à partir des communications faites dans le cadre d'un séminaire animé par Jacques André (Sainte-Anne, 2002-2003).
    Les débats actuels : différence des sexes, différence des genres, intéressent évidemment la psychanalyse. Reste que l'altérité plus que la différence constitue l'originalité de l'objet de l'inconscient. L'anthropologue, le sociologue comme le psychanalyste, dépensent beaucoup d'énergie pour tenter d'y voir clair.

  • Cet ouvrage est le dernier temps d'un dialogue commencé depuis quelques années entre Jacques André et Alexandrine Schniewind dans le cadre d'une recherche universitaire dont le point de départ fut la Verständigung, le « se faire comprendre » que Freud installe au principe de la première rencontre humaine, entre le cri de l'infans et sa réception par le Nebenmensch, l'être-humain-proche en charge du nouveau-né. Dans quelle mesure la psychanalyse, le dispositif d'écoute qu'elle propose, est-elle l'héritière de cette scène originaire ? C'est une des questions qui court tout au long de ce livre.
    Les textes rassemblés font suite à une Journée sur ce thème organisée par le CEPP (Centre d'études en psychopathologie et psychanalyse, université Paris-Diderot) en janvier 2011.

  • Désir d'un enfant, désir de l'enfant, de l'enfance, de l'infantile.
    Ces mouvements du fantasme ne se confondent pas, même s'ils ne demandent qu'à condenser leurs effets. ainsi se tracent les voies des sexualités primitive et oedipienne. du triomphe de his majesty the baby à la mélancolie de l'enfant mort, en passant par tous ces enfants qu'engendrent les sexualités partielles, l'enfant du désir est aussi polymorphe que la sexualité infantile. la clinique de l'infertilité, comme l'expérience analytique du transfert, multiplient les figures de ces désirs d'enfant, entre renoncement et accomplissement.

empty